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fredericgrolleau.com


exercices sur La Morale

Publié le 1 Mai 2020, 11:18am

Catégories : #Exercices philo

exercices sur La Morale
heure 1 :

Exercice d'entrainement, non noté (pour illustrer le cours, c est une préparation que vous gardez pour vous afin de vous auto-évaluer)
appuyez-vous sur le cours sur  la morale afin d'expliciter en un § que vous pourriez utiliser dans une dissertation le sens de la formule : "la loi morale en moi et le ciel étoilé au-dessus de ma tête"  chez Kant.
 
heure 2 :
à l'appui du cours vidéo  sur la morale et de celui en ligne ci-dessous :
 
veuillez vous confronter à cet exercice : proposez un plan développé en au moins deux parties sur : "Les valeurs morales sont-elles relatives ?"
 
 
Proposition de traitement de l'exercice n° 1 par Mlle Charlotte Afriat, lycée Albert-Ier de Monaco, TSTMG, mai 2020 : 

Dans la phrase : « Le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi », le ciel étoilé représente le monde extérieur et fournit la légitimité et la nécessité du monde sensoriel, tandis que ma loi morale est l' "invisible" de moi, "Infiniment" augmenté de ma valeur. Les personnes sont donc soumises à une double légalité, qui est naturelle d'une part et morale de l'autre.

Le ciel étoilé et la loi morale diffèrent l'un de l'autre comme l'extériorité diffère de l'intériorité. Mais tous deux font signe vers l'infini : celui du ciel étoilé renvoie à l'infinité des mondes et des temps ; celui de la loi morale à la valeur de la personne humaine. Kant distingue deux types de connexion entre le moi et ces deux univers : "simplement contingente" pour l'univers et "universelle et nécessaire" pour la loi morale.
Cela signifie que dans son rapport au monde, l'homme entretient une relation simplement contingente, qui pourrait être autre que ce qu'elle est. Il échappe, en effet, aux déterminations de la nature, il est libre. Mais en ce qui concerne son rapport à lui-même, il est, en vertu de son autonomie, dans une relation de nécessité : le devoir, en même temps qu'il libère l'homme des contingences fortuites de l'expérience sensible, crée une nouvelle nécessité, celle de l'action accomplie moralement, donc par respect pour la loi morale.

Pour Kant, l'homme est la seule créature à disposer de la capacité d'échapper au monde sensible. En tant qu'être raisonnable, il possède en lui la loi morale, c'est-à-dire qu'il peut se déterminer par devoir, en agissant conformément à celle-ci parce qu'elle est une loi, universelle, valable pour tous et partout. Les obligations du monde sensible ne pèsent sur lui que de manière relative, conditionnelle et hypothétique (nous pouvons toujours faire autrement, nous ne sommes jamais forcés à agir dans un sens plutôt qu'un autre). En outre, le devoir s'impose à l'homme comme un "il faut", ce que Kant appelle un impératif. Ce "il faut" est catégorique, c'est-à-dire inconditionnel. Pour être certain (mais nous ne le sommes jamais souligne Kant) que l'action n'est pas simplement conforme au devoir, mais faite par devoir, cet impératif doit être catégorique, c'est-à-dire qu'il doit se présenter comme une obligation absolue en vertu même de sa forme, de l'universalité de son commandement.

Le ciel étoilé à travers cette "multitude innombrable de mondes" symbolise cette universalité à laquelle l'homme accède par la loi morale. D'un côté, bien sûr, cette multitude présente une dimension écrasante, renvoie l'homme à sa condition de poussière à l'échelle de l'univers. Elle rabaisse son orgueil en lui faisant sentir qu'il n'est, au fond, qu'une "créature animale", marquée par la fin que constitue la mort.
Cependant, cette condition humaine fragile et périssable se trouve rehaussée de manière infinie par cette loi morale. Grâce à elle, l'homme peut acquérir une dignité, c'est-à-dire qu'il possède sa fin en lui-même et, en ce sens, peut avoir une vie "indépendante de l'animalité et même de tout le monde sensible".

La loi morale permet à l'homme de se déterminer de manière autonome par rapport à une fin et cette détermination ne s'arrête pas aux conditions et aux limites de sa vie, mais elle s'étend à l'infini en tant qu'elle fait signe vers la raison elle-même, c'est-à-dire à ce qui fait toute la dignité de la personne humaine, celle d'avoir la capacité libre de se déterminer d'après la raison.

 

Proposition de traitement de l'exercice n° 1 par Mlle Nathasha Perera, lycée Albert-Ier de Monaco, TSTMG, mai 2020 : 

Cet extrait est tiré de l’œuvre Critique de la raison pratique, il a été écrit par le philosophe Emmanuel Kant. La morale désigne un ensemble de règles permettant d’orienter nos actions en vue d’une vie bonne.
A partir de cet extrait proposé nous allons expliquer le sens de la formule suivante : « la loi morale en moi et le ciel étoilé au-dessus de ma tête ».

L’Homme peut renvoyer à deux aspects. On constate qu’on est entouré d’un monde extérieur et d’un monde interne propre à nous. Le ciel étoilé prend la connotation de la société, d’un monde extérieur qui est façonné à l’image de l’Homme. Le monde extérieur est une nécessité chez l’homme pour le rendre social, libre mais il est façonné à l’image de la société, c’est une semi-liberté. Le ciel étoilé représente la morale du plaisir. La morale peut ainsi se fonder non plus sur la notion de « plaisir », mais sur celle de « l’intérêt » , lequel désigne un plaisir plus rationnel et plus collectif. L’action morale, l’action bonne, devient alors l’action qui permet de satisfaire le plus grand nombre d’intérêts.

Pour Kant, le devoir s’impose à nous de façon évidente, sous la forme d’une « loi morale en moi ». Si nous ne sommes jamais tout à fait certains de ce qui nous rendrait heureux, nous savons toujours ce que nous devons faire. Pour le philosophe, ces devoirs se résument à un « impératif catégorique » nous imposant d’agir en ayant toujours en vue le respect de la personne, à savoir l’interdiction de la traiter comme une chose, un moyen.
Ici, il est donc suggéré que, même lorsqu’elle menace le respect de la personne, l’Homme est soumis a une double position : suivre une égalité naturelle où la société ne nous impose rien à part le naturel de la nature. « La loi morale en moi » correspond à nos décisions internes face à nos jugements, nos décisions. Pour l’auteur, tout être rationnel doit reconnaître la validité de la loi morale. Traiter une chose comme un moyen, c’est en faire un instrument. Les moyens ont une valeur conditionnelle, qui ne dépend que de leur utilité. Ce qui a une fin n’est qu’un moyen. Mais ce qui est une fin a une valeur inconditionnelle et ne peut être mis au service d’un autre but.

Le "ciel étoilé" est le monde dans lequel nous vivons sous des actes imposés, or seule notre moral sait ce qui est bien et mal.

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