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fredericgrolleau.com


Roberta Flack, "Killing me softly" - 1973

Publié le 2 Novembre 2019, 15:43pm

Catégories : #Philo & musique

Roberta Flack, "Killing me softly" - 1973

Killing Me Softly With His Song (Me Tuant En Douceur Avec Sa Chanson)

(Chorus)
(Refrain)
Strumming my pain with his fingers,
Grattant ma douleur avec ses doigts
Singing my life with his words,
Chantant ma vie avec ses mots
Killing me softly with his song,
Me tuant en douceur avec sa chanson,
Killing me softly with his song,
Me tuant en douceur avec sa chanson,
Telling my whole life with his words,
Racontant toute ma vie avec ses mots,
Killing me softly with his song...
Me tuant en douceur avec sa chanson...
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I heard he sang a good song, I heard he had a style.
J'ai appris qu'il chantait une bonne chanson, j'ai entendu dire qu'il avait du style.
And so I came to see him to listen for a while.
Alors je suis venue le voir pour l'écouter un moment.
And there he was this young boy, a stranger to my eyes.
Et là, il était ce jeune garçon, un étranger à mes yeux.

(Chorus)
(Refrain)

I felt all flushed with fever, embarrassed by the crowd,
Je me sentis toute rouge de fièvre, embarrassée par la foule,
I felt he found my letters and read each one out loud.
Je sentis qu'il avait trouvé mes lettres et lu chacune d'elle à voix haute.
I prayed that he would finish but he just kept right on...
Je priai pour qu'il finisse mais il continua inlassablement...

(Chorus)
(Refrain)

He sang as if he knew me in all my dark despair.
Il chanta comme s'il me connaissait dans tout mon sombre désespoir.
And then he looked right through me as if I wasn't there.
Et puis il regarda droit à travers moi, comme si je n'étais pas là.
But he just came to singing, singing clear and strong.
Mais est simplement arrivé à chanter, chanter d'une voix claire et forte...

(Chorus)
(Refrain)

He was strumming, oh, he was singing my song.
Il grattait (les cordes), oh, il chantait ma chanson.
Killing me softly with his song,
Me tuant en douceur avec sa chanson,
Killing me softly with his song,
Me tuant en douceur avec sa chanson,
Telling my whole life with his words,
Racontant toute ma vie avec ses mots,
Killing me softly with his song...
Me tuant en douceur avec sa chanson...
With his song...
Avec sa chanson...


Succès retentissant de l’année 1973, Roberta Flack Killing me Softly With His Song est l’aboutissement d’une longue histoire se mêlant à une légende urbaine. La première interprète de cette chanson, la chanteuse Lori Lieberman, a toujours prétendu s’être inspirée du titre Empty Chairs de Don McLean, entendu lors d’un concert au club Troubadour de Los Angeles en 1971. 
Cette histoire de rupture la renvoie à sa propre expérience : « Quand je rentrais chez moi, je constatais comme un grand vide dans la maison. Il n ‘y avait plus personne pour s’asseoir à côté de moi et raconter sa journée ».

Dès lors, la chanteuse débutante se met en tête d’immortaliser ses impressions dans une ballade dépouillée, prémices de la version de Roberta Flack Killing me softly. Pour ce faire, elle demande au parolier Norman Gimbel de lui concocter un texte sur mesure et de trouver un compositeur.


Roberta Flack Killing me softly

Comme de nombreux paroliers, Gimbel conserve dans des carnets des idées pour d’éventuelles chansons, tel le titre d’une nouvelle que son ami, le musicien argentin Lalo Schifrin (génial compositeur d’innombrables musiques de films et génériques de séries américaines dont le fameux Mission impossible), lui avait recommandé de lire : Killing Me Softly With His Blues.

Lori Lieberman et son auteur se mettent d’accord pour changer le mot blues par un autre plus universel, song. Gimbel n’a plus qu’à confier la musique à son partenaire attitré, Charles Fox, et le tour est joué. Une fois bouclée, la chanson est placée en pôle position du premier album de Lori Lieberman… mais retombe aussitôt dans l’oubli ! Au grand désespoir de la chanteuse, son titre fétiche ne passe pas en radio et son disque atterrit dans les bacs à soldes.

Roberta Flack Killing me softly
Roberta Flack Killing me softly
C’était sans compter sur un coup de pouce du destin qui glissa le titre dans la playlist d’écoute du vol long-courrier Los Angeles – New York, emprunté un beau jour de 1972 par Roberta Flack. Quand elle entend pour la première fois Killing Me Softly With His Song, elle n’en croit pas ses oreilles et griffonne les paroles.

À peine rentrée dans sa chambre d’hôtel, elle téléphone à Quincy Jones pour s’enquérir des informations relatives aux auteurs de l’objet musical non identifié. Le grand arrangeur et producteur, dont le carnet d’adresses est un véritable bottin mondain de la profession, lui fournit en un clin d’œil la réponse.

Pour Roberta Flack, il n’y a pas une minute à perdre, il lui faut absolument reprendre la chanson à sa façon. Rendez-vous est donné au bureau de « Mr. Q. » dans l’immeuble A&M Records, en présence de l’auteur et du compositeur. Ce jour-là, Gimbel et Fox en profitent pour placer d’autres chansons dont And The Feeling’s Good que la chanteuse reprendra sur un futur album.


Peu après, elle file à Kingston répéter le morceau avec son groupe et l’affaire s’arrête là. 

Jusqu’en septembre 1972, date à laquelle Roberta Flack assure la première partie d’un concert de Marvin Gaye. L’audience lui demandant plusieurs rappels, elle interprète alors sous l’invite de Marvin Gaye, ce nouveau titre. Le public est immédiatement conquis et enthousiaste. Marvin la prend alors dans ses bras et lui dit : «Ne joue plus jamais cette chanson en concert avant de l’avoir enregistrée !».

Elle écoutera son conseil. Roberta Flack passe trois mois en studio à peaufiner sa version, sous la houlette du producteur Joël Dorn. Une fois le single sorti, les autres morceaux qui composent l’album seront enregistrés dans la foulée mais au Regent Sound Studios (New York).

Pour l’enregistrement de ce cinquième album, qui inclut donc Killing Me Softly With His Song dont tout le monde pressent le succès, on met les petits plats dans les grands.

Pour le titre éponyme, outre Ron Carter, Taxe, Ellis et Deodato, un orchestre à cordes est convoqué. Il est également prévu dans un premier temps que la version enregistrée comporte un solo de guitare d’Eric Gale, comme c’est le cas en concert, mais cette option sera finalement rejetée pour préserver la continuité du morceau.


Ici comme sur ses précédents album, son âme est gospel, sa voix est soul, son esprit est jazz, et son style peut être pop. Figure forte de cette soul sophistiquée des 70’s, Roberta Flack est prise entre ses racines et les sons du moment. Un peu comme une Carole King black portée par un chant aux inflexions jazz comme sur les titres No Tears (In the End) ou I’m the Girl.

Elle est capable d’atteindre une sensation immaculée comme en témoigne sa reprise du classique Suzanne de Leonard Cohen pour clore ce quatrième opus.

Pour une artiste aussi sincère et perfectionniste que l’est Roberta Flack, cette réussite est le fruit d’un long travail personnel qui la voit polir chacune de ses chansons avant de l’enregistrer; cette lenteur n’est pas toujours du goût d’Atlantic qui souhaiterait sortir des albums à un rythme plus soutenu, et doit se contenter de publier des 45-t au compte-goutte en attendant la fin de chaque nouveau recueil.

L’album lui vaut en 1974 les Grammy Awards du meilleur album, de la meilleure chanson et de la meilleure chanteuse de l’année. Le single de Roberta Flack Killing Me Softly with His Song reste au sommet des charts des mois durant, tous genres musicaux confondus.

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Lors d’un vol entre Los Angeles New York, la chanteuse Roberta Flack cale les écouteurs et laisse dérouler la programmation musicale proposée par la compagnie. Ce jour là elle découvre la chanson « Killing me softly ».

A peine débarquée elle appelle son pote Quincy Jones et lui dit qu’elle veut enregistrer le titre en lui apportant une petite touche personnelle. Pendant plusieurs semaines elle tourne et retourne la mélodie dans tous les sens jusqu’à cette version définitive, devenue depuis, un des plus gros cartons de la décennie 70.

On doit l’original de « Killing me softly » à Lori Lieberman, une jeune artiste américaine poète à ses heures. C’est à l’issue d’un concert du troubadour Don MC Lean, auteur du tube monumental et planétaire « American Pie » que Lori, émue et toute émoustillée écrit « Killing me Softly with his blues ».
Le texte est à l’origine de cette chanson, classée N°1 de l’année 1973 et récompensée par une batterie de prix en tout genre.
Devenue universelle « Killing me softly » est adaptée partout dans le monde et dans toute les langues.  Et qui s’y colle pour la version française. Je vous pose la question ? C’est Gilbert Montagné, lui même, tout auréolé du carton de sa chanson « The Fool » deux ans plus tôt, qui la glisse en face B de son 6ème 45 tours « Dans mon piano y’a des oiseaux » mais oui ! Chez nous "killing me softly" devient « Elle Chantait ma vie en Musique ». 

On ne compte plus depuis longtemps les reprises de ce grand classique de la Pop, Franck Sinatra, Alicia keys, Dee Dee Bridgewater ou les Jackson 5 l’ont un jour emprunté. Mais c’est  avec les Fugees et en pleine révolution Rap et RnB que « Killing me Softly with This song » retrouve les sommets des Charts et des Tops Planétaires. C’était il en 1996,  Il y a plus de 20 ans.
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La chanson « Killing Me Softly With His Song » a été composée en 1971 par Charles Fox et Norman Gimbel, sur un poème de la chanteuse et poète Lori Lieberman. Celle-ci écrivit ce poème après un concert de Don McLean.

Lori Lieberman dit avoir été particulièrement touchée par la chanson « Empty Chairs » de McLean. Elle fut d’ailleurs la première à enregistrer la chanson en 1971, mais sans succès commercial.

C’est la version de Roberta Flack, chanteuse dotée d’une des plus belles voix et des plus apaisantes de l’industrie musicale, qui immortalisera la chanson et connaîtra un rayonnement mondial en 1973.  Son album « Killing Me Softly », qui contient la chanson du même nom, lui vaut en 1974 les Grammy Awards du meilleur album, de la meilleure chanson et de la meilleure chanteuse de l’année. Le single « Killing Me Softly » » reste au sommet des charts des mois durant, tous genres musicaux confondus !

Roberta Flack est une chanteuse américaine de soul, jazz et folk. C’est un événement inattendu qui la propulse sur le devant de la scène. En 1971, Clint Eastwood, alors réalisateur débutant, choisit une chanson du premier album de Roberta, « The First Time Ever I Saw Your Face », pour la bande originale de son palpitant « Play Misty For Me ». Le succès est immédiat et le single ressorti pour l’occasion atteint la première place des charts américains.

Il vous reste au moins deux choses à faire aujourd’hui. La première, écouter la chanson « Killing Me Softly With His Song » et la seconde, aller voir ou revoir l’excellent film de Clint Eastwood « Play Misty For Me »… En français « un frisson dans la nuit ».
 

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