Woody Allen : « Ho quasi 90 anni, e nessun rimorso. Nella vita si prendono soprattutto decisioni giuste, ma a quelle sbagliate diamo più peso » (Woody Allen : « J’ai presque 90 ans, et aucun regret. Dans la vie on prend surtout les bonnes décisions, mais on donne plus de poids aux mauvaises.»)

Publié le 19 Octobre 2025

Woody Allen : « Ho quasi 90 anni, e nessun rimorso. Nella vita si prendono soprattutto decisioni giuste, ma a quelle sbagliate diamo più peso » (Woody Allen : « J’ai presque 90 ans, et aucun regret. Dans la vie on prend surtout les bonnes décisions, mais on donne plus de poids aux mauvaises.»)

Corriere della Sera


di Matteo Persivale

17 ottobre 2025

Il giovane romanziere esordiente ha un aspetto familiare ; gli occhiali dalla montatura nera, la camicia azzurra con i bottoncini sul colletto, il maglioncino beige a V, l’espressione guardinga da scacchista, o da giocatore di poker. Ha una somiglianza impressionante con l’autore di cinquanta film, di piéces teatrali e libri di racconti e un’autobiografia di successo : Woody Allen. Che dice di “non avere rimpianti” attraverso una vita lunghissima e straordinaria e non sempre facile.

Ma perché un romanzo, proprio adesso ?
« È cominciato tutto, come sempre succede, con il personaggio, con l’idea di un personaggio» spiega Allen a 7. «Ci ho pensato, l’ho lasciato da parte per un po’, non ho cominciato subito a scrivere. Nel frattempo ho girato un film, ma finita la lavorazione mi sono accorto che continuavo a pensarci.
Uno scrittore in crisi, in crisi con la scrittura e con la moglie. Poi, da lì, si è formata una storia. Una storia che utilizzava quel personaggio. Ho trovato che Baum fosse interessante e Baum mi ha portato, mi ha accompagnato, a una storia interessante su di lui. Quella storia l’ho seguita tra un film e l’altro, quando avevo tempo per scrivere. La storia si è sviluppata progressivamente. Ma tutto è nato dal personaggio centrale del libro. Perché un romanzo e non un film? Per scrivere un romanzo bastano carta e penna, scrivo ancora sul blocco, ogni mattina ».

L’idea
Fin dalla prima pagina del libro il protagonista parla da solo, e questo continua per tutto il romanzo, non come un dialogo interiore ma a alta voce – Baum parla da solo, all’inizio fa ridere ma diventa presto straziante quando si capisce che non può più parlare con la moglie che una volta lo trovava geniale e ora lo disprezza.
« Sì, quel dialogo a alta voce con sé stesso è stato dall’inizio il nucleo del personaggio. E ho pensato che non sarebbe stato molto pratico utilizzare questo elemento in un film, e non sarebbe stato molto pratico neanche sul palcoscenico, per una piéce. Si potrebbe fare, ma non è l’ideale. Ma in un libro, dove puoi muoverti facilmente, con agilità, puoi lasciare che la mente di un personaggio vaghi ovunque. E non ci sono neanche le spese di location, set e attori. No, Baum si è formato naturalmente come protagonista di un libro. E dopo tanti anni il lavoro, per me, resta una distrazione. Mi impedisce di pensare a altro. A cosa? A quel che si sente al telegiornale, al passare del tempo ». […]


Au seuil de ses 90 ans, le réalisateur quatre fois oscarisé fait ses débuts avec un roman : « Baum, le protagoniste, parle beaucoup tout seul. Il aurait été trop compliqué de faire un film…»

par Matteo Persivale

17 octobre 2025 

Le jeune romancier débutant a un aspect familier ; les lunettes à monture noire, la chemise bleue avec des boutons sur le col, le pull beige en V, l’expression guindée du joueur d’échecs ou de joueur de poker. Il a une ressemblance frappante avec l’auteur de cinquante films, pièces de théâtre, livres, nouvelles et une autobiographie à succès : Woody Allen. Il dit « ne pas avoir de regrets » à travers une vie très longue et extraordinaire et pas toujours facile.

C’est la rentrée littéraire de l’année : et son premier roman à la veille des quatre-vingt-dix ans qu’il fête en novembre et pour lesquels une fête surprise sera organisée par sa femme Soon-Yi et ses deux filles. La fête, en attendant, est pour ses lecteurs : en marge de ses films parce que « actuellement les financements pour les types de films qui m’intéressent, à réaliser sans conditionnements sur le casting et autres, sont difficiles à obtenir». Le public d’Allen historiquement le plus nombreux en Europe peut maintenant lire Quelle mouche a piqué Baum ? (Le Navire de Thésée [Stock en France] ).

Mais pourquoi un roman maintenant ?
« Tout a commencé, comme toujours, avec le personnage, avec l’idée d’un personnage » explique Allen . « J’y ai pensé, je l’ai laissé de côté pendant un moment, je n’ai pas immédiatement commencé à écrire. En attendant, j’ai tourné un film, mais une fois le tournage terminé, je me suis rendu compte que je n’arrêtais pas d’y penser.

Un écrivain en crise, en crise avec son écriture et sa femme. Puis une histoire s’est formée à partir de là. Une histoire qui utilisait ce personnage. J’ai trouvé Baum intéressant et Baum m’a emmené vers, m’a accompagné jusqu’à, une histoire intéressante sur lui. Cette histoire, je l’ai suivie entre un film et l’autre, quand j’avais le temps d’écrire. L’histoire s’est développée progressivement. Mais tout est né du personnage central du livre. Pourquoi un roman et pas un film ? Pour écrire un roman, il suffit de papier et de stylo, j’écris encore sur un bloc papier, tous les matins ».

L’idée
Dès la première page du livre, le protagoniste parle tout seul, et cela continue tout au long du roman, pas comme un dialogue intérieur mais à haute voix – Baum parle tout seul. Au début, il est drôle mais il devient bientôt déchirant quand on se rend compte qu’il ne peut plus parler à sa femme qui le trouvait brillant et maintenant le méprise.
« Oui, ce dialogue à haute voix avec lui-même a été dès le début le noyau du personnage. Et j’ai pensé qu’il ne serait pas très pratique d’utiliser cet élément dans un film, et qu’il ne serait pas très pratique non plus sur scène, pour une pièce. On pourrait le faire, mais ce ne serait pas l’idéal. Mais dans un livre, où vous pouvez vous déplacer facilement, avec agilité, vous pouvez laisser l’esprit d’un personnage errer partout. Et il n’y a pas non plus de frais de location, de décors et d’acteurs. Non, Baum s’est naturellement constitué en tant que protagoniste d’un livre. Et après tant d’années, le travail reste pour moi une distraction. Il m’empêche de penser à autre chose. A quoi ? À ce qu’on entend aux infos, au passage du temps ». […]

frederic grolleau

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Publié dans #Echos d'Italie

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