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    <title><![CDATA[fredericgrolleau.com (critik BD)]]></title>
    <link>http://www.fredericgrolleau.com/categorie-380957.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;critik BD&quot; du blog &quot;fredericgrolleau.com&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 12:18:17 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 12:18:17 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.fredericgrolleau.com</copyright>            <category>critik BD</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Largo Winch, tome 16 : "La voie et la vertu"]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-26655605.html</link>        <description><![CDATA[
  <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #996600;"><img width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//wcv.jpg" height="297" class="DrteTexte">Quand
  Winch devint vain...</span></strong></span>
  <p class="spip" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">C</span></strong>ette fois ça y est, la déception est au rendez-vous. Autant les auteurs
    avaient&nbsp;non sans sagesse à peu près vaillamment tenu le choc jusqu’au quinzième tome, autant celui-ci, au moment même où les aventures de papier du golden boy aventurier sont adaptées au
    cinéma (connaissant d’ailleurs un certain succès), annonce clairement la couleur.<br>
    Devenu lui-même un (im)pur produit capitaliste, - retourne-toi dans ta tombe, Marx&nbsp;! - Largo Winch fait désormais dans l’esbrouffe jamesbondienne, cultivant l’art des relations
    superficielles quand bien même pseudo-teintées d’une fidélité à toute épreuve, le tout sur fond de spiritualiré obsolète. Marre du beau chevalier blanc et son hégélien complexe de la belle
    âme&nbsp;!</span>
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">S</span></strong>uite attendue de l’épisode «&nbsp;Les trois yeux des gardiens du Tao&nbsp;» (où Largo
    venu signer à Hong-Kong un ac­cord de <em>joint ven­ture</em> avec la Tsai In­dus­tries Corp. dis­pa­raissait, car&nbsp;devant honorer sa dette d’honneur envers une triade - dérober le Daodejing,
    manuscrit écrit de Lao Tseu, fondateur du taoïsme - et était déclaré mort par les cadres du groupe W), les diptyques ayant semble-t-il, Dupuis l’a bien compris, les faveurs du public plutôt que
    les séries interminables ou les one shot fugitifs, «&nbsp;La voie et la vertu&nbsp;» - qui porte fort mal son nom dans le contexte - surfe toujours sur la même vague archi poussive&nbsp;: le
    «&nbsp;milliardaire en blue jeans&nbsp;» s’échappe du piège qu’on lui tendait, rétablit la justice, se débarrasse des méchants et affiche son plus beau sourire Colgate après quelques cascades
    entouré de bimbos à moitié nues...<br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">S</span></strong>urnage seul dans ce pâle marigot le personnage saphique de Silky, la pilote d’avion du héros, qui semble s’autonomiser en
    diable face à son patron - encore que la fin du maigre suspense, une course entre un hélicoptère et un hydravion en trois pages à la fin de l’album, est expédiée en&nbsp;deux de&nbsp;coups de
    cuillère à pot guère crédibles&nbsp;! Bref, quand l’éthique se fait étique, le lecteur, à l’instar de l’hydravion susnommé, pique du nez.<br>
    Voilà qui n’a rien de palpitant, qui ne surprend aucunement et qui n’est acceptable somme toute que grâce à la maîtrise du dessin réaliste d’un Francq impeccable. Secondé par Fred Besson, le
    dessinateur nous livre des vues sompteuses en grand angle de la ville de Hong Kong, des dé­cors très dé­taillés aux cou­leurs éclatantes. Certes. Mais <em>quid</em> du scénario quand on pense que
    van Hamme est derrière une saga culte comme celle, entre autres, de <em>XIII</em>&nbsp;?</span>
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">A</span></strong> découvrir en lisant Livres Hebdos qu’il s’agit pourtant, en dépit de la morosité
    ambiante, du livre qui se vend le plus, tous genres confondus, les mots nous en manquent. La crise a belle et bien des effets pervers. C’ets à croire que plus les gens sont fauchés plus ils sont
    crédules puisqu’on peut alors leur fourguer n’importe quel ersatz de bonheur et de richesse ...à petit prix.</span>
  </p><a accesskey="j" name="access-j" href="" id="access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg"></td>
        <td class="e-h">
          <br>
          <strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">frederic grolleau</span><br></span></strong>
        </td>
        <td class="e-hd"></td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g"></td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;"><strong><span style="color: #888888;">Jean Van Hamme (Scénario), Philippe Francq (Dessin), Fred Besson
              (Couleurs), <em>Largo Winch</em>, tome 16&nbsp;: La voie et la vertu, Dupuis, 2008, 48 p. - 10,40 €.</span></strong></span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-bg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-b">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-bd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <img width="1" src="" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Jan 2009 13:35:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4dbab2cbdac7bcf29a69efd60ec705e7</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-26655605-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bouncer tome 6]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-23665218.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <b>Une plongée terrifiante dans les abysses de l’Ouest américain...</b>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;<img  width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//bouncv.jpg" height="300" class="GcheTexte"><span style="color: #ff9900;"><span style=
      "font-size: 14pt;"><span style="font-family: Verdana;"><strong>Au royaume des vilains à deux mains<br></strong></span><span style="font-family: Verdana;"><strong>le bon manchot dandy est
      roi</strong></span></span></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">L’</span></strong>heure est venue du retour de Bouncer Van Dorman et le moins que
      l’on puisse dire, c’est que l’ex bourreau manchot de Barro-City devenu le videur du saloon <em>l’Infernio</em> tient la dragée haute à toutes les gueules cassées du Far West. Après tous les
      tracas rencontrés dans le premier cycle où il a plus d’une fois failli laisser sa peau, le métis doit maintenant prouver aux Indiens qu’il est, par sa filiation paternelle, le digne gardien de
      leur sanctuaire. Ce n’est pas le moindre tracas de l’album qui regorge de crapules et canailles en tous genres, à commencer par le peu scrupuleux Axe-Head - qui doit son nom au fer de hache qui
      orne le coin de son crâne et qu’il ne peut retirer sans riquer de mourir - flanqué de ses cinq enfants, déjà meurtriers dans l’âme. Participent également à la saga Carolyn Harten, une veuve
      acariâtre assoifée de territoires apaches et l’officier de l’armée de l’Union, Callagher, prêt à tout pour se remplir les poches.<br>
      <br>
      <strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">T</span></strong>andis que l’intrigue se resserre autour de l’arrivée d’une nouvelle institutrice, Jodorowsky et Boucq signent avec ce
      western tragique un opus maîtrisé où la bassesse des personnages n’a d’égale que la beauté des paysages cadrés en panoramas magistraux. De manière encore plus efficace et rugeuse que dans les
      précédentes aventures du héros, ce&nbsp;sixième volet de <em>Bouncer</em> invite à une plongée terrifiante dans les abysses de l’Ouest américain&nbsp;: quand terreur et violence riment avec
      poussière, Jodorowsky et Boucq s’amusent à faire de l’ombre à <em>Blueberry</em> et renvoient <em>Chinaman</em> au vestiaire des chenapans.</span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="center">
      &nbsp;
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Personne à Barro-City n’échappe à la condamnation sans appel qui règne dans ces pages&nbsp;; tous, femmes, enfants, estropiés du coeur ou du
      corps, bandits de grand chemin, sont les tristes pantins qu’agite le noir vent du Destin. Pas facile dans ces conditions de témoigner d’une once de libre arbitre, soit d’humanité, quand les
      monstres sont partout&nbsp;!</span>
    </p>
    <p align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><strong><span style="color: #ff9900;">C</span></strong><span style=
      "font-size: 10pt; color: #000000;">e</span></span>tte poétique de la déréliction signale combien l’homme est petit face à son environnement et Boucq immense dans le monde du dessin réaliste. Si
      vous cherchez un univers sauvage "impitoyable" à la Eastwood où la compassion a fait ses valises depuis longtemps, avec le <em>Bouncer</em> vous êtes chez vous&nbsp;! Que l’on nous permette
      d’ailleurs d’observer cela&nbsp;: que les Humanoïdes Associés, actuellement en redressement judiciaire, puissent permettre à des auteurs de publier un tel travail est bien le signe de la
      qualité et de l’intégrité de cette maison à qui l’on souhaite de sortir très vite de l’ornière où elle s’est enlisée.</span>
    </p>
  </div><a id="access-k" accesskey="k" name="access-k" href="http://srv07.admin.over-blog.com/#access-k"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          frédéric grolleau<br>
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;"><b>P</b>Alejandro Jodorowsky et François Boucq, <em>Bouncer</em> - Tome 6&nbsp;: "La veuve noire", Les
              Humanoïdes Associés, 2008, 56 p. - 12,90 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Oct 2008 18:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">89a4beab03f7216da58dd3c93bc2b6e1</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-23665218-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mégalex]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-23642782.html</link>        <description><![CDATA[<p class="spip" style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <b>6 ans d’attente pour clôturer ce premier cycle. Retour sur la série.</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-size: 14pt; color: #ff9900; font-family: Verdana;"><strong><em>Mégalex sed lex</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;"><strong>C</strong></span>ela fait bientôt six ans que les aficionados
    attendaient la suite de Megalex, voici donc un tome 3 qui permet de clôturer le premier cycle de la série.<br>
    Retour sur la série...</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;"><img  width="180" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//megalex_tome1.jpg" height="244" class="GcheTexte">P</span></strong>lanète grise et infiniment uniforme, Mégalex est régie par un pouvoir totalitaire qui
    émane du roi Yod, momie reliée au grand ordinateur central, de la reine-mère Maréa et de la princesse Kavatah. Dans les immeubles-bunkers qui recouvrent l’astéroïde, des citoyens, résultats de
    manipulations génétiques, portent au creux de leur nuque, une bombe électronique qui les décapite lorsqu’ils ont atteint l’âge limite qui leur est imparti. Cet implant détermine le maigre espace
    de liberté laissé à chacun dans un monde aussi glauque qu’aseptisé et qui privilégie le factice sur le naturel, le virtuel sur le réel, l’absorption de drogues sur l’éveil à la vie, la
    standardisation sur le droit à la différence, et la répétition sur l’instinct.<br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">M</span></strong>onde déshumanisé où les policiers fabriqués par une matrice à clonage vivent tout au plus quatre cents jours quand des
    dirigeants sont à la tête de la cité depuis plus de quatre mille ans. La Forêt de Chem et l’Océan Mort résistent encore sur cette planète à l’annexion mortifère, ce que symbolise l’irruption dans
    la ville de racines rebelles désignant la résistance de la vie au métal et aux machines préprogrammées. Vient perturber surtout cet ordonnancement qui n’est jamais qu’une mort lente une série de
    perturbations, l’irruption d’un malàks, méduse-ange exterminateur, qui menace Megalex, et dont la destruction provoque la naissance dans les tuyaux du système d’une anomalie (insulte suprême au
    sens de l’organisation et du calibrage qui qualifient l’Ordre établi)&nbsp;: un policier géant de 3 mètres de haut, qui parvient à échapper aux robots éradicateurs (des militaires, mi-androïdes
    mi-crabes à la surprenante carapace qui ne sont pas sans évoquer quelque chose de <em>Robocop</em>) de même qu’à l’hystérie destructrice de Choulis, la navette-instructrice où toutes les recrues
    se sont embarquées.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">S</span></strong>ur le point d’être éliminé dans le <a href=
    "http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2731612967/lelitteraicom-21/171-8085677-9139425" target="_blank"><strong><span style="color: #996600;">tome 1</span></strong></a> - "L’anomalie" (1999)
    -&nbsp;par les soldats de la Cité, <img  width="180" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//megalex_tome2.jpg" height="242" class="DrteTexte">l’anomalie
    est sauvée <em>in extremis</em> par une superbe jeune femme, sorte de Sinnead O’ Connor dotée d’une poitrine à la Pamela Amderson et qui lui apparaît sortant d’un des tentacules végétaux d’une
    racine rebelle, en plein coeur de la ville, où ils s’évanouissent tous deux...<br>
    Le <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2731614005/lelitteraicom-21/171-8085677-9139425" target="_blank"><strong><span style="color: #996600;">tome 2</span></strong></a> - "L’ange
    bossu", (2002) -&nbsp;présente plus en détail les rebelles qui vivent dans le Grand Océan et dans la Grande Forêt. Et prêtent main forte à l’Anomalie génétique. La sauveuse de celle-ci, la
    plantureuse (c’est le cas de le dire) Adamâ, l’entraîne dans un réseau souterrain où vivent les "Objecteurs" clandestins. L’anomalie découvre alors un immense monde secret jadis fondé par
    l’architecte mythique Cabot-Chadday, dont l’ombre - ainsi que celle de son double - plane dans ce labyrinthe où évoluent encore des monstre préhistoriques. Sous la houlette du bossu Zeraïn, les
    raids éclairs et sacrifices des résistants se multiplient contre le gouvernement de Mégalex tandis que les chefs des rebelles se réunissent pour un terrible combat cérémonial qui doit décider de
    l’élection de leur meneur avant l’affront final...</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">O</span></strong>n reconnaît sans peine dans cette fresque
    mystico-techno&nbsp;SF décapante la patte d’Alexandre Jodorowsky (géniteur d’univers variés tels que <em>L’Incal</em>, <em>La caste des Méta-Barons</em> ou <em>Les Technopères</em>) que seconde
    avec brio le dessinateur Fred Beltran. Objets et décors façonnés entièrement à l’ordinateur en image 3D, <em>Mégalex</em> est un merveille de réalisme où les couleurs sont appliquées à la palette
    graphique. Les angles de vue, les mouvements des personnages et les lieux sont transcendés littéralement par la fusion de l’informatique et du dessin, en particulier dans le tome 2, qui a
    l’avantage d’offrir un scénario beaucoup plus abouti que le premier volet de la série, ce dont témoignent ici la taille plus réduite des cases et l’importance constante des dialogues.<br>
    Les deux auteurs qui semblent avoir en commun le goût des jeunes femmes aux poitrines rebondies ne manquent pas non plus d’humour, ce qui ne gâte en rien l’affaire (voir les pulsions sexuelles
    récurrentes de l’anomalie envers Adamâ ou la tête de Keroub, la créature dinosaurienne servant de moyen de locomotion lorsque sa maîtresse la menace page 10 de la priver de son <em><span style=
    "color: #999999;">dessert de champignons doux</span></em> préféré&nbsp;!). Avec l’univers virtuel de <em>Mégalex</em>, on assiste en live à l’heureux mélange du texte et du jeu vidéo (habile
    superposition des personnages en 2D et des décors en 3D), filon exploité par Les Humanoïdes Associés qui délivrent un aperçu sur CD-rom de la furieuse saga, à l’occasion de la sortie de "L’ange
    bossu" avec force musique métallique et images choc. Une BD furieusement tendance, et qui arrache. Le croirez-vous&nbsp;? Ce n’est pas nous qui nous en plaindrons.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;" dir="ltr">
    &nbsp;<img  width="180" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//megalex_couvtome3.jpg" height="240" class="DrteTexte"><span style=
    "font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">A</span></strong>vec le <a href=
    "http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/273161711X/lelitteraicom-21/171-8085677-9139425" target="_blank"><span style="color: #996600;"><strong>tome 3</strong></span></a> ("Le cœur de Kavatah"), Le
    temps est en effet venu de la grande Fête de la Rénovation, qui requiert que les habitants-clones de la cité programmés pour vivre&nbsp;quarante ans soient dissous dans le canal central de
    Mégalex, alias Giradieu, pour alimenter... la piscine d’hémoglobine royale (ça ne s’invente pas&nbsp;!) tandis qu’une nouvelle génération, sortie des éprouvettes, va les remplacer.<br>
    Mais les rebelles, avec l’ailé Zéraïn à&nbsp;leur tête, refusent cette règle inique et décident d’envoyer via le canal sanglant un commando pour exterminer les monarques immortels au moment où
    ils rechargeront leurs batteries, si l’on peut dire. Cruel paradoxe alors, Zéraïn, pourtant&nbsp;porté par une haine viscérale à l’encontre de la Princesse Kavatah, découvre qu’un lien puissant
    les unit tous les deux (la malédiction de la princesse qui brûle à mort quiconque l’approche n’a pas d’effet sur lui et il peut la prendre dans ses bras... un contact qu’elle n’a jamais connu,
    personne n’ayant osé lui délcarer sa flamme jusqu’ici)&nbsp;: le mystères du Système Mégalex se trouve bien enfoui dans le "cœur" même de la belle&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">J</span></strong>odorowski et Beltran - lequel abandonne ici, d’où un
    rendu graphique magnifié, la 3D pour revenir au dessin "classique" à l’encre de chine - exposent ainsi par ce retournement savamment orchestré la genèse de Mégalex, mais il faut admettre que
    la&nbsp;seconde moitité de l’album va très vite, l’appel à un&nbsp;"Géomessie" étant assez facile. Les rapports entre Zeraïn et la princesse ne sont guère développés et l’on reste un peu sur sa
    faim. D’autant que le message des&nbsp;deux premiers tomes (rappelons que Megalex est une planète recouverte d’une seule immense ville, avec deux petits espaces d’océan et de forêt ayant résisté
    à l’uniformisation) quant à la défense de la nature et de la biodiversité paraît fort occulté céans.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>NB</strong>&nbsp;-&nbsp;À l’occasion de la sortie du troisième et dernier tome de <em>Mégalex</em>, Les Humanoïdes
    Associés, inventifs en diable,&nbsp;sortent les premières BD pour I-phone et mobiles Windows. Intégralement sonorisées (ambiance et dialogue) et converties en format vidéo, les BD ont été
    rebaptisées "VideoBD".<br>
    Consulter la</span> <a href="http://www.humano.com/megalex/videobd_home.php" target="_blank"><span style="font-size: 10pt; color: #996600;"><strong>videoBD</strong></span></a> <span style=
    "font-size: 10pt;">sur le site de l’éditeur.<br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff9900;">frédéric grolleau</span></strong><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv03.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" style="text-align: justify;">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;"><b>P.S</b> A. Jodorowski &amp; F. Beltran, <em>Megalex</em><br>
              &nbsp;&nbsp;Tome 1&nbsp;: "L’anomalie", Les Humanoïdes Associés, juin 1999, 45 p. - 12,90 €.<br>
              &nbsp;&nbsp;Tome. 2&nbsp;: "L’ange bossu", Les Humanoïdes Associés, avril 2002, 56 p. - 12,90 €.<br>
              &nbsp;&nbsp;Tome 3&nbsp;: "Le coeur de Kavatah", Les Humanoïdes Associés, 2008, 60 p. - 12,90 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-bg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-b">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-bd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <img width="1" src="http://srv03.admin.over-blog.com/img_pack/rien.gif" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 22:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cae0aacdd6bb18f7bf0d55b4e466349b</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-23642782-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un peu avant la fortune]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-23642598.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <b><img  width="210" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//dupuy-berberian_avantfortun.jpg" height="276" class="DrteTexte">L’homme heureux au jeu
      doit-il l’être en amour&nbsp;?</b>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">L’argent ne fait pas le bonheur</span></strong></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 12pt; color: #ff9900;">L’</span></strong>idée n’est pas nouvelle en soi, mais la façon dont elle est
      traitée&nbsp;dans ce <em>one-shot</em> est assez stimulante. Séparé de sa compagne Laetitia, Étienne est un chômeur, ancien détective&nbsp;<em><span style="color: #666666;">privé de travail et
      d’amour</span></em> (<em>dixit</em> l’éditeur), qui gagne du jour au lendemain un ticket de loto à 500 000 euros. Boum patatras&nbsp;!<br>
      Mais justement, sa vie ordinaire ne bascule pas pour autant <em>illico presto</em> dans l’aisance et l’oisiveté du nanti car Étienne prend un malin plaisir à retarder le moment de
      l’encaissement de ce gros lot. Comme s’il se refusait en définitive à changer de statut auprès des autres, de ses amis et de Laetitia. Dans cet entre-deux temporel qui correspond aussi à un
      changement mental (l’amateur de latin notera au passage que cet <em>inter-esse</em> définit aussi ce qui sépare deux êtres et l’intervalle par lequel un usurier se fait rembourser les intérêts
      sur une somme d’argent prêtée à son débiteur&nbsp;!), la vie entière d’Étienne, gentil <em>looser</em> qui agace ceux qui veillent sur lui avec tendresse, prend une dangereuse tangente&nbsp;:
      après une soirée où il a trop bu notre héros rentre chez lui en se trompant de ligne de RER, des punks rencontrés lui dérobent alors son portefeuille, un mystérieux individu ressemblant à un
      croque-mort l’invite à passer la nuit dans son château, une fausse pyschologue de la Française des jeux louche sur son bulletin gagnant, sa voiture verse dans un canal... etc.</span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">U</span></strong>n brin porté sur la boisson il ne fait aucun doute
      qu’Étienne est en proie au délire, voire à la paranoïa galopante, qui lui fait croire que le ténébreux croque-mort le suit partout, ou qu’une vie sous-marine parallèle rend enfin possible le
      dialogue avec sa bien-aimée enfuie. De cascade en accident&nbsp;de voiture, Étienne roule, se fait rouler et n’amasse guère de mousse sinon relationnelle (il bénéficie, il faut dire, du soutien
      indéfectible de son ami Franck et de sa femme). Notre millionnaire en herbe est de fait plus fauché que rutilant&nbsp;;&nbsp;il soupçonne que le retour de sa femme pourrait bien être autre que
      désintéressé...<br>
      Les auteurs s’interrogent assez finement, dans un récit bien campé, drôle et onirique, sans manquer d’intimisme par ailleurs, sur la signification du bonheur&nbsp;: quelle différence y a-t-il
      entre la chance et la malchance&nbsp;? Les deux sont-elles intrinséquement liées&nbsp;? Peut-on changer de (sa) vie rien qu’en remplissant son compte en banque soudainement&nbsp;? L’homme
      heureux au jeu doit-il l’être en amour&nbsp;? Un peu comme dans un mariage attendu, et donc décevant, le scénariste semble laisser entendre que face à l’évènement aussi imprévisible qui frappe
      Étienne le meilleur comme le pire peut se produire. L’univers des trois artistes, Jean-Claude Denis et le duo Dupuy-Berberian (réputé pour les <em>Monsieur Jean</em> et venant cette année de
      remporter le Grand Prix de la ville d’Angoulême), fusionne avec plaisir dans ce titre qui inaugure, avec bonheur, c’est le cas de le dire, l’année anniversaire de la collection "Aire Libre" de
      Dupuis.</span></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">M</span></strong>ention spéciale aux séquences pourpres où Étienne -
      qui n’est pas sans évoquer, <em>of course, Monsieur</em> <em>Jean</em> -&nbsp;laisse exprimer ses angoisses et pulsions contradictoires lorsque, sous l’eau, après son accident de voiture
      putatif, il voit entre rêve et réalité, phantasme et cauchemar, Laetita puis son propre double venir le narguer. Bravo donc à Ruby pour sa mise en couleur relevée et efficace, qui louche
      habilement vers le monochrome dès que la narration s’approche de l’imaginaire ou de l’hallucinatoire, et qui sait reprendre le spectre des couleurs classiques de la réalité quand l’histoire s’y
      ancre derechef&nbsp;!&nbsp;Et plaisir particulier pour le traitement graphique de Dupuy et Berberian qui parviennent à nous surprendre avec un très beau travail sur les contours obombrés des
      personnages (faciès et corps), de même que sur certains fonds de scène exécutés comme au lavis&nbsp;: la palette chromatoique sert alors excellemment le sujet et concourt à proposer là un sujet
      aussi bien ficelé qu’enlevé.<br>
      Le bonheur est désormais à portée de main, et de bourse&nbsp;: il suffit d’acheter cet album. Bref, à quand le prochain&nbsp;?</span></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>NB&nbsp;:</strong> Une édition spéciale de l’album a été simultanément éditée au prix de 18,00 euros. Présentée sous
      jaquette, cette édition au tirage limité contient un cahier supplémentaire de six hors-texte et des dessins inédits.<br>
      <br>
      <strong><span style="color: #ff9900;">frédéric grolleau</span></strong><br></span></span>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv03.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;">Jean-Claude Denis (scénario), Philippe Dupuy et Charles Berberian (dessin), <em>Un peu avant la fortune</em>,
              Dupuis, Coll. "Aire libre", 27 janvier 2008, 78 p. -15,00 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-bg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-b">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-bd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <img width="1" src="http://srv03.admin.over-blog.com/img_pack/rien.gif" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 22:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4e8dea5a23deaa646a040c22bf856104</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-23642598-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Yoko Tsuno Intégrale - Tome 5]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-22927755.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: #ff6600;"><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">Une Chinoise dans l’Empire du Milieu<img  width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//tsucv-copie-1.jpg" height="299" class="DrteTexte"></span></span></strong></span>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">A</span></strong>rrivé au cinquième tome de l’intégrale de la série
      <em>Yoko Tsuno</em> (qui rassemble les albums 16, 22 et 23, autrement dit <em>Le dragon de Hong-Kong</em>, <em>La jonque céleste</em> et <em>La pagode des brumes</em>), le choix qui a présidé
      au découpage thématique des aventures fait apparaître ses limites&nbsp;: si le regroupement précédent en fonction des voyages dans le temps, de</span> <a href=
      "http://www.lelitteraire.com/article2663.html" target="_blank"><strong><span style="font-size: 10pt; color: #996600;">l’Allemagne</span></strong></a> <span style="font-size: 10pt;">ou
      des</span> <a href="http://www.lelitteraire.com/article2634.html" target="_blank"><span style="font-size: 10pt; color: #996600;"><strong>pérégrinations spatiales</strong></span></a>
      <span style="font-size: 10pt;">ne posait pas de problème particulier aux aficionados tant le cru était goûtu, celui qui rassemble ici les albums où Yoko se promène en Chine&nbsp;paraît moins
      heureux. Les informations complémentaires qui jalonnent l’ouvrage restent toutefois des références, notamment pour qui veut mettre ses pas dans ceux de Leloup afin de comprendre les détails de
      tel visuel ou de compléter sa lecture par une anecdote savoureuse (on notera ici avec intérêt comment Leloup a conçu le nouveau personnage de Rosée du Matin).</span></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">M</span></strong>ais ces tribulations d’une Japonaise en Chine ne
      ressortissent pas hélas&nbsp;!&nbsp;aux meilleures aventures de notre fameuse électronicienne nippone, d’où un album un peu lourd à digérer en définitive. En effet, qu’elle rencontre à Hong
      Kong des dragons hantant les eaux du port de Victoria, la délicieuse enfant Rosée du Matin (que Yoko adoptera puisque ses relations sentimentales et amoureuses sont inexistantes&nbsp;!) ou
      l’opiniâtre Sin Yi (troisième épouse d’un empereur Song&nbsp;âgé de 6 ans tout de même...), Yoko Tsuno prend visiblement plaisir à fouler le sol de l’Empire du Milieu - qui lui rappelle sa
      grand-mère chinoise - mais le lecteur un peu moins. On trouve pourtant dans ce symposium ce qui caractérise usuellement la série&nbsp;: créatures légendaires, voyages temporels, robots
      complexes et même complots de cours mais les adeptes de cette intégrale, qui sont surtout des nostalgiques de leur adolescence perdue où ils découvrirent l’heroïne de Leloup, attendront donc le
      prochain opus pour satisfaire leur appétit sur le plan de la forme comme du fond.</span></span><br>
      <br>
      <strong><span style="font-size: 10pt; color: #ff6600; font-family: verdana;">frédéric grolleau</span></strong>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv02.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;"><strong>Roger Leloup, <em>Yoko Tsuno Intégrale</em> - Tome 5&nbsp;: "Sous le ciel de Chine", Dupuis, 2008, 164
              p. - 16,00 €.</strong></span>
            </p>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 18:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8ecde2907e0acf639abbba553fe2db0c</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-22927755-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La Porte au Ciel - Tome 1]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-22138282.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <b><img  width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//portecielt1_gc.jpg" height="300" class="GcheTexte">Un album prometteur sur les croyances
      celtiques et le mal-être de trois ados.</b>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p align="left">
      <span style="font-size: 14pt; color: #ff9900; font-family: Verdana;"><strong>Aide-toi et...</strong></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">M</span></strong>anu, Julie et Anna sont trois lycéennes qui décident de fuguer afin
      de rompre avec un entourage familial pesant&nbsp;: mais comme elles ne savent guère où aller au juste, leur choix se porte sur la vieille maison isolée dans les bois du grand-père de Manu.
      C’est dans la cave de cette demeure désaffectée où seuls d’atypiques voisins peuvent se rencontrer que Manu montre à ses camarades une colonne rituelle de pierre destinée permettre la
      communication avec les morts. Cette "porte au ciel" fascine les trois fugueuses, surnommées "les japonaises", qui y voient une échappatoire à leurs médiocres conditions de vie... et&nbsp;il y a
      accessoirement dans la cave de quoi arroser l’événement&nbsp;!</span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">S</span></strong>i le thème, dramatique au possible, d’adolescentes en proie au
      mal-être socio-familial (et qui passent une bonne partie de leur temps à se chercher des noises) n’a hélas&nbsp;! rien de bien novateur en soi, en revanche le traitement imposé par les auteurs
      est ici remarquable de sobriété et de réalisme. Les croyances celtiques en lesquelles viennent puiser les adolescentes éprouvées par les vicissitudes de leurs vies familiales respectives
      proposent ainsi un contrepoint parfait à de jeunes âmes à peine édifiées par les cours de philosophie qui leur sont distillés au lycée... mais qui se lancent nonobstant dans des conversations
      où l’attrait pour l’au-delà côtoie un cynisme du meilleur effet.</span>
    </p>
    <p align="center">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><img  width="448" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//porteextrait2.jpg" height="158" class=
      "CtreTexte"><br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style="font-size: 8pt;"><strong>© 2008 E. Sicomoro, Makyo - Dupuis</strong></span></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">C</span></strong>ela étant, on n’en saura pas plus dans cet album sur le mystère qui
      auréole la fameuse "porte au ciel", ce premier volet de la série insistant <em>a priori</em> sur la psychologie des personnages, avec notamment un curieux voisin dont la fille a disparu depuis
      plusieurs années et qui peint chaque année, en devoir de mémoire parental inédit, le portait censé correspondre aux traits évolutifs de son enfant... Si l’on ajoute que le graphisme emprunté à
      l’école italienne est fort maîtrisé dans le recours aux couleurs directes, en particulier dans le rendu des décors et du cadre rural bucolique, on arrive donc à l’idée que cet album est des
      plus prometteurs.</span>
    </p>
    <p align="left">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong>NB&nbsp;-</strong> Un beau tirage limité est disponible en librairie, avec un cahier supplémentaire de recherches graphiques et
      d’inédits, pour la somme de 18,00 €.<br>
      <br>
      <strong><span style="color: #ff9900;">frédéric grolleau</span></strong></span>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv02.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;">Makyo (scénariste), Sicomoro (dessinateur), <em>La Porte au Ciel</em> - Tome 1, Dupuis coll. "Aire libre",
              mars 2008, 56 p. - 14,00 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-bg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-b">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-bd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <img width="1" src="http://srv02.admin.over-blog.com/img_pack/rien.gif" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 20:26:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">986ee013f733e60a12e7aa87362f3b7a</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-22138282-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Blake et Mortimer - Tome 18]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-22138101.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <b><img width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//morticv.jpg" height="300" class="DrteTexte">La magie cesse d’opérer à partir de la page 46.</b>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 14pt; color: #996600; font-family: Verdana;"><strong><span style="color: #ff9900;">Le lion est mort ce soir</span></strong></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">L</span></strong>a sortie d’un nouvel album de "Blake et Mortimer" est en soi un
      événement qui suppose toujours le même rituel&nbsp;: une fois le pieux document en mains, <em>cup of tea</em> à l’appui, entreprendre si possible au calme de se délecter avec lenteur de cet
      enivrant parfum d’enfance.<br>
      Quatrième aventure réalisée par le duo Sente-Juillard afin de poursuivre le grand œuvre d’un Jacobs ayant médité la leçon de l’arrêt brutal de l’épopée hergéenne, conformément aux derniers
      souhaits du grand créateur, "Le sanctuaire de Gondwana" ne déroge point à la règle rigoriste de confection qui sied au genre&nbsp;: longs récitatifs, voyages dépaysants, intrigue fantastique
      (plus que policière ici), archéologie, couleurs surannées et décors kitchissimes, l’indécrottable Olrik, déguisements et rebondissements à la <em>happy end</em> de bon aloi.</span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">S</span></strong>ur le papier, tout commence avec la découverte par un professeur
      Mortimer des plus affaiblis après son <a href="http://www.lelitteraire.com/article1170.html" target="_blank"><strong><span style="color: #808080;">périple en Antarctique</span></strong></a> que
      la roche gravée qu’il en a ramenée daterait de plus de 350 millions d’années -&nbsp;un temps d’avant les dinosaures -&nbsp;et que les gravures de cette pierre sont identiques aux inscriptions
      d’une bague trouvée en Afrique, sous le lac du Ngorongoro&nbsp;par un paléontologue devenu fou ensuite... Suspense, suspense donc.<br></span><span style=
      "font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Reste que, si le lecteur est indéniablement charmé par le périple de Mortimer en Afrique coloniale, dans l’ancien Tanganyka devenu le Kenya et la
      Tanzanie actuels, la magie de la rencontre avec une civilisation disparue et de mystérieux guerriers cesse d’opérer à partir de la page 46. Elle réapparaît il est vrai quelques pages plus loin,
      avec un retournement à la <em>Volte-face</em> qui n’est pas malhabile, mais le cœur n’y est plus.&nbsp;À qui la faute&nbsp;? Non pas au fait que cette suite des "Sarcophages du 6e continent"
      soit décousue, mais plutôt au fait que le parti pris explicatif de l’intrigue tienne à l’apparition d’une pseudo-entité fantastique, ultime legs d’une civilisation humaine ayant existé quelque
      350 millions d’années avant notre ère, qui sent le réchauffé et paraît assez expéditif&nbsp;: on s’attendait à mieux et il eût certainement mieux valu une suite qu’une fin en queue de poisson
      sur ce modèle&nbsp;!</span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">E</span></strong>ntre temps néanmoins, parmi quelques autres scènes d’action
      gratuites, on aura vu, bien servi par le dessin de Julliard, impeccable épigone de Jacobs, un massacre total d’animaux emblématiques de la savane&nbsp;: éléphant, lion, lycaons (une grosse
      dizaine), presque un hippopotame -&nbsp;tout y passe. Mais ils sont devenus fous ces colons, <em>by Jove&nbsp;!</em><br>
      En substance, ce titre est par conséquent surtout à réserver aux passionnés de "Blake et Mortimer", qui sauront apprécier les clins d’œil disséminés ici et là aux titres précédents et,
      véritable trouvaille ici, les retours de personnages apparus dans d’autres aventures (jacobsiennes ou postjacobsiennes) qui s’inscrivent avec perfection dans ce concept de synthèse
      architectonique/diachronique des aventures de nos deux héros.</span>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv02.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          <strong><span style="font-size: 10pt; color: #ff9900; font-family: verdana;">frédéric grolleau<br></span></strong>
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;">André Juillard (dessinateur), Yves Sente (scénariste ), <em>Blake et Mortimer</em> - Tome 18&nbsp;: "Le
              sanctuaire du Gondwana", Blake et Mortimer, 56 p. - 14,00 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 20:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">48c3901f13f89798010fa6b105a4ed42</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-22138101-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[intégrale Yoko Tsuno Tome 2]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-5132806.html</link>        <description><![CDATA[<div style="color: rgb(255, 153, 0);" dir="ltr"><strong>
<p align="justify" class="spip">Avec ce deuxi&egrave;me volet de <em>l&rsquo;Int&eacute;grale</em>, on plonge avec d&eacute;lectation dans un hommage &agrave; l&rsquo;alchimie et aux ch&acirc;teaux m&eacute;di&eacute;vaux...</p>
</strong></div>
<div dir="ltr">
<p align="justify" class="spip"> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><font size="2"><font size="4" color="#996600"><strong><img width="200" height="279" border="2" align="left" alt="" style="border: medium solid rgb(255, 153, 0);" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/leloup_yokotsuno2.jpg" /><span style="color: rgb(255, 153, 0);">O</span></strong></font>&ugrave; l&rsquo;on retrouve notre &eacute;lectronicienne de choc, bien loin cette fois-ci de la plan&egrave;te Vin&eacute;a dont elle a rencontr&eacute; les bleus habitants dans le <a href="http://fredericgrolleau.com/article-5132694.html" target="_blank"><strong><font color="#0099ff">tome 1</font></strong></a> de cette <em>Int&eacute;grale</em>. Toujours teint&eacute;es de fantastique, les p&eacute;rip&eacute;ties de Yoko sont donc moins proches de la science-fiction que dans &quot;De la Terre &agrave; Vin&eacute;a&quot;. Les trois volumes ici rassembl&eacute;s,<em> L&rsquo;Orgue du Diable</em>, <em>La Fronti&egrave;re de la Vie</em> et <em>Le Feu de Wotan</em> - <em>quid </em>de <em>L&rsquo;Or du Rhin</em> d&rsquo;ailleurs, non repris dans cet &eacute;pais volume&nbsp;? - nous permettent avec grand plaisir, de renouer avec le doucereux graphisme et la description minutieuse des lieux fort r&eacute;alistes chers &agrave; Leloup, form&eacute; aux studios de Herg&eacute;. </font></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><font size="2"><strong style="color: rgb(255, 153, 0);"><font size="4">T</font></strong>iraill&eacute;e entre l&rsquo;Orient dont elle provient, en tant que &quot;Fille du vent&quot; et l&rsquo;espace auquel elle aspire (la saga vin&eacute;enne), Yoko &eacute;volue en ces pages dans le troisi&egrave;me c&ocirc;t&eacute; du triangle qui lui est imparti, soit l&rsquo;Europe et en particulier l&rsquo;Allemagne. Ce deuxi&egrave;me volet de l&rsquo;Int&eacute;grale d&eacute;bute donc avec &agrave;-propos par <em>L&rsquo;Orgue du diable</em> o&ugrave; notre h&eacute;ro&iuml;ne, au contact de sa nouvelle amie, l&rsquo;organiste Ingrid Hallberg, plus introvertie que Kh&acirc;ny la Vin&eacute;enne, d&eacute;cide d&egrave;s les premi&egrave;res&nbsp;bulles d&rsquo;affronter le m&eacute;chant de service qui a relanc&eacute; une machine diabolique - un orgue gigantesque du Moyen Age pouvant &eacute;mettre des ultrasons capables d&rsquo;ali&eacute;ner ou tuer et aliment&eacute; par un souffle quasi hydraulique&nbsp;! - dans les souterrains d&rsquo;une sinistre b&acirc;tisse m&eacute;di&eacute;vale (Le Ch&acirc;teau du Katz).<br /><br /><strong style="color: rgb(255, 153, 0);"><font size="4">I</font></strong>l est toujours amusant de voir comment Leloup enclenche le sc&eacute;nario (pas de longues p(l)ages destin&eacute;es &agrave; installer l&rsquo;intrigue&nbsp;: &ccedil;a d&eacute;marre toujours sur les chapeaux de roue... ou les flancs d&rsquo;un bateau en l&rsquo;occurrence). Le sc&eacute;nario n&rsquo;est pas si noir que cela au demeurant et Karl le m&eacute;cr&eacute;ant ressemble &eacute;trangement au m&eacute;chant vin&eacute;en de l&rsquo;album int&eacute;gral ant&eacute;rieur tandis que miss Tsuno parvient &agrave; escalader une paroi abrupte de falaise en mini-jupe et escarpins - tenue du plus bel effet... <br />Il n&rsquo;emp&ecirc;che, le r&eacute;cit fonctionne et interpelle &agrave; merveille, id&eacute;alement mis en relief par un dessin tr&egrave;s fouill&eacute; qui joue le r&ocirc;le d&rsquo;un personnage &agrave; part enti&egrave;re dans la narration. Le dessinateur est ici &quot;chez lui&quot;, comme il s&rsquo;en explique dans le dossier en d&eacute;but d&rsquo;ouvrage o&ugrave; il c&eacute;l&egrave;bre l&rsquo;Allemagne comme le pays de l&rsquo;imaginaire, par opposition &agrave; la France qui compte tant d&rsquo;adeptes du cart&eacute;sianisme rationnel. <br />Hymne au Rhin et &agrave; la c&eacute;l&egrave;bre Lorelei, <em>L&rsquo;orgue du Diable</em> est bel et bien l&rsquo;album qui nous semble le plus original, bien que ce soit &agrave; <em>La Fronti&egrave;re</em> <em>de la Vie</em> (d&eacute;di&eacute; au double th&egrave;me du d&eacute;veloppement du sang artificiel et de la prolongation de la vie par hibernation) que soit revenu le plus grand succ&egrave;s de la s&eacute;rie, l&rsquo;album-clef ayant conquis le public f&eacute;minin (rien d&rsquo;&eacute;tonnant vu que Yoko Tsuno incarne l&rsquo;&eacute;ternel f&eacute;minin, ce dont t&eacute;moigne ici la fonction de seconds couteaux d&eacute;volue aux insipides Pol et Vic) alors que <em>Le Feu de Wotan</em> (vou&eacute; &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration v&eacute;nale d&rsquo;un rayon destructeur infernal) se veut un polar technologique qui fait une part moins belle aux sentiments humanistes qui impr&egrave;gnent la s&eacute;rie. </font></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><font size="2"><strong style="color: rgb(255, 153, 0);"><font size="4">N</font></strong>e boudons donc pas notre joie et plongeons avec d&eacute;lectation dans cet hommage &agrave; l&rsquo;alchimie et &agrave; la fascination qu&rsquo;inspirent les ch&acirc;teaux ouvert par cet <em>Orgue</em> diabolique, deuxi&egrave;me opus dans la chronologie de la s&eacute;rie. Et non des moindres. </font></font></p>
</div>
<a name="access-j" href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=2663#access-j" accesskey="j"></a>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" class="cadre">
    <tbody>
        <tr style="font-weight: bold;">
            <td class="e-hg">&nbsp;</td>
            <td class="e-h"><img alt="" src="http://www.lelitteraire.com/ecrire/img_pack/rien.gif" /></td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-weight: bold;" class="e-c">
            <div dir="ltr"><font size="2" face="Verdana,Arial,Sans,sans-serif">
            <p align="justify" class="spip">Roger Leloup, <em>Int&eacute;grale Yoko Tsuno</em> - Tome 2&nbsp;: &quot;Aventures allemandes&quot;, Dupuis, 2006, 162 p. - 16,00 &euro;.</p>
            </font></div>
            </td>
            <td class="e-d">&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr>
            <td class="e-bg">&nbsp;</td>
            <td class="e-b">&nbsp;</td>
            <td class="e-bd">&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr>
            <td><img width="1" height="5" src="http://www.lelitteraire.com/ecrire/img_pack/rien.gif" alt="" /></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<br /> <a href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles_edit.php3?id_article=2663"><img width="24" height="24" border="0" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/ecrire/img_pack/edit.gif" style="background: transparent url(img_pack/article-24.gif) no-repeat scroll center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" /></a>]]></description>
        <pubDate>Thu, 04 Jan 2007 22:44:28 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8cdda3e8a86269eef63f711837406c47</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-5132806-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Intégrale Yoko Tsuno tome 1]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-5132694.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="color: rgb(255, 153, 0);"><strong>
<p align="justify" class="spip">Une perp&eacute;tuelle source d&rsquo;&eacute;tonnement et de remise en cause de la normalit&eacute; ambiante.</p>
</strong></div>
<div dir="ltr">
<p align="justify" class="spip"> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><strong><font size="4" color="#996600"><img width="200" height="297" border="3" align="left" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/integrale_1cv.jpg" style="border: medium solid rgb(255, 153, 0);" /><span style="color: rgb(255, 153, 0);">L&rsquo;</span></font></strong><font size="2">initiative des &eacute;ditions Dupuis, qui d&eacute;bordent d&rsquo;id&eacute;es ces derniers temps, est &agrave; saluer&nbsp;: l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne japonaise de Roger Leloup, con&ccedil;ue &agrave; la fin des ann&eacute;es 60, n&rsquo;est en effet pas forc&eacute;ment (re)connue de la part du jeune lectorat qui se rue volontiers et en masse sur les bandes dessin&eacute;es depuis quelques ann&eacute;es. Ce qui pouvait para&icirc;tre farfelu ou diantrement audacieux au regard des aficionados du journal <em>Spirou</em> nagu&egrave;re, soit les m&eacute;saventures d&rsquo;une jeune &eacute;lectronicienne nipponne qui voyage dans l&rsquo;espace et le temps, est d&eacute;sormais bien paisible (au risque d&rsquo;&ecirc;tre morne) quand l&rsquo;on voit le d&eacute;veloppement tous azimuts du manga ou de s&eacute;ries tonitruantes et tr&egrave;s high tech. </font></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><font size="2"><strong style="color: rgb(255, 153, 0);"><font size="4">E</font></strong>t pourtant. Chaque personne qui aura la curiosit&eacute; d&rsquo;ouvrir ce premier volume de l&rsquo;<em>Int&eacute;grale Yoko Tsuno</em> sera surprise par la modernit&eacute; du ton de Roger Leloup ainsi que par les trouvailles - toutes plus plausibles et coh&eacute;rentes les unes que les autres - dignes des meilleurs romans de SF des <em>seventies</em> qui jalonnent ces exploits de la jolie Yoko (hymne &agrave; la femme lib&eacute;r&eacute;e avant l&rsquo;heure&nbsp;?) et de ses deux amis Vic Vid&eacute;o (un r&eacute;alisateur) et Pol Pitron (un cam&eacute;raman). <br />Si les trois r&eacute;cits ici propos&eacute;s (<em>Le trio de l&rsquo;&eacute;trange</em>, <em>La Forge de Vulcain</em> et <em>Les 3 soleils de Vin&eacute;a</em>) m&ecirc;lent, &agrave; l&rsquo;instar de l&rsquo;ensemble de la saga, des th&egrave;mes de SF avec des valeurs assez rabattues (quoique philosophiques) telles que l&rsquo;amiti&eacute;, le respect d&rsquo;autrui ou la tol&eacute;rance, on aurait bien tort de r&eacute;duire les scenarii de Leloup &agrave; des textes un peu dat&eacute;s et ayant perdu de leur effet de surprise, o&ugrave; culmineraient juste des planches color&eacute;es et riches en d&eacute;tails. Outre que les rencontres entre notre trio et les Vin&eacute;ens, ce peuple extraterrestre venu d&rsquo;une plan&egrave;te situ&eacute;e &agrave; deux millions d&rsquo;ann&eacute;es-lumi&egrave;re de la Terre, r&eacute;fugi&eacute; dans les entrailles de la Terre il y&nbsp;a quatre cents mille ans, sont toujours stimulantes, le mixte de technologie et d&rsquo;extrapolation scientifique sur fond humaniste qui fait la valeur de la s&eacute;rie est une perp&eacute;tuelle source d&rsquo;&eacute;tonnement et de remise en cause de la normalit&eacute; ambiante. </font></font></p>
<p align="center"><img width="450" height="186" border="2" align="middle" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/bando-yoko.jpg" /></p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><font size="2"><strong style="color: rgb(255, 153, 0);"><font size="4">D</font></strong>e ce point de vue, Yoko et ses amis repr&eacute;sentent le grain de sable qui emp&ecirc;che la m&eacute;canique des m&eacute;chants et des conqu&eacute;rants du monde de poursuivre en toute qui&eacute;tude leur &oelig;uvre destructrice. Non content de pouvoir admirer, parfois avec de pleines pages in&eacute;dites (croquis ayant servi pour des couvertures du journal, des animations diverses ou des publicit&eacute;s...), les cr&eacute;ations m&eacute;caniques et les d&eacute;cors grandioses qui sont la marque du dessinateur, le lecteur &eacute;volue ainsi au contact de personnages qui ont bien vieilli en d&eacute;pit d&rsquo;une ligne claire passablement d&eacute;mod&eacute;e de nos jours. <br /><img width="132" height="211" border="3" align="right" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/yokodessin.jpg" /></font></font><font face="Verdana"><font size="2">Raison pour laquelle, apr&egrave;s la publication de l&rsquo;&eacute;pisode 24 en 2006, les &eacute;ditions Dupuis ont d&eacute;cid&eacute; de faire para&icirc;tre une int&eacute;grale en 8 volumes, dont chacun reprend trois &eacute;pisodes class&eacute;s par th&egrave;me quitte &agrave; bousculer l&rsquo;ordre chronologique originaire (ce premier album reprend les premi&egrave;res rencontres entre Yoko et les Vin&eacute;ens), tout en proposant &agrave; chaque fois un dossier consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;auteur et &agrave; ses cr&eacute;ations. Ce nouveau format qui revisite et tonifie la s&eacute;rie classique <em>Yoko Tsuno</em> est bel et bien une heureuse initiative&nbsp;: elle rappelle de bons souvenirs &agrave; ceux qui, comme moi, ont d&eacute;couvert Yoko Tsuno au tout d&eacute;but des ann&eacute;es 80 et elle vaut, pour les autres, invitation &agrave; relire ces premiers r&eacute;cits fondateurs - dans lesquels m&ecirc;me les plus jeunes peuvent se plonger sans mod&eacute;ration.</font></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana"><font size="2"><span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 153, 0);">fr&eacute;d&eacute;ric grolleau</span><br style="font-weight: bold;" /></font> </font></p>
</div>
<a name="access-j" href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=2634#access-j" accesskey="j" style="font-weight: bold;"></a>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" style="width: 543px; height: 65px;" class="cadre">
    <tbody>
        <tr>
            <td class="e-hg">&nbsp;</td>
            <td class="e-h">&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr style="font-weight: bold;">
            <td class="e-c">
            <div dir="ltr"><font size="2" face="Verdana,Arial,Sans,sans-serif">
            <p align="justify" class="spip">Roger Leloup, <em>Int&eacute;grale Yoko Tsuno</em> - Tome 1&nbsp;: &quot;De la Terre &agrave; Vin&eacute;a&quot; (introduction de P. Pinchart et T. Martens), Dupuis, juillet 2006, 164 p. -  16,00 &euro;.</p>
            </font></div>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 04 Jan 2007 22:36:04 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">60f717499b221ce74d8d87eff536c2e5</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-5132694-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Orbital tome 1]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-3370158.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr"><strong>
<p class="spip" align="justify">Un petit bijou qui transpose avec talent les m&eacute;andres de l&rsquo;ONU dans la SF</p>
</strong></div>
<div dir="ltr">
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#0066ff" size="4"><strong><img height="297" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/orbi%20couv%20copy.jpg" width="200" align="left" border="4" /><font color="#808080">&nbsp;Imperfection humaine <br /><em>versus</em> aust&eacute;rit&eacute; E.T</font></strong></font></p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#999999" size="4">X</font></strong>XIII<sup>e</sup> si&egrave;cle. Caleb Swany et M&eacute;zok&eacute;, deux jeunes recrues de l&rsquo;Office Diplomatique Intermondial - les premiers de leur esp&egrave;ce&nbsp;: un humain (&ocirc; exploit quand on sait que les humains sont consid&eacute;r&eacute;s comme un peuple sous-d&eacute;velopp&eacute;, voire assist&eacute;, par les autres populations de la galaxie) et un alien Sandjarr&nbsp;-, sont envoy&eacute;s sur la plan&egrave;te Senestam o&ugrave; un groupe d&rsquo;humains conna&icirc;t des relations fort conflictuelles avec les extraterrestres J&auml;vlodes, qui leur reprochent d&rsquo;exploiter ill&eacute;galement une mine leur appartenant. <br />N&oelig;ud gordien r&eacute;current, les &quot;cicatrices&quot; (le drame familial et fondateur des premi&egrave;res pages de l&rsquo;album) sont bien ce qui s&eacute;pare en les reliant des soci&eacute;t&eacute;s interplan&eacute;taires qui se r&eacute;fl&eacute;chissent &agrave; merveille dans le couple de h&eacute;ros plut&ocirc;t en froid (imperfection humaine <em>versus</em> aust&eacute;rit&eacute; E.T)</font></p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#999999" size="4">S</font></strong>ur fond de frictions politiques entre isolationnistes int&eacute;gristes, int&eacute;grationnistes respecteux et terroristes omnipotents, la menace de chaos civilisationnel semble aussi proche qu&rsquo;in&eacute;vitable. Les deux diplomates-enqu&ecirc;teurs parviendront-ils donc &agrave; l&rsquo;enrayer&nbsp;? <br />Le sc&eacute;nario a l&rsquo;air d&rsquo;une simplicit&eacute; &eacute;l&eacute;mentaire mais il constitue en fait la v&eacute;ritable mine d&rsquo;or de ce r&eacute;cit. Tout d&rsquo;abord parce que l&rsquo;histoire repose sur le contexte cosmo-politique d&rsquo;une conf&eacute;d&eacute;ration interplan&eacute;taire o&ugrave; de grandes &eacute;volutions technologiques ont &eacute;t&eacute; accomplies gr&acirc;ce aux contacts nou&eacute;s avec les extraterrestres. C&rsquo;est du pass&eacute; de cette association quasi contre-nature que d&eacute;coulent les probl&egrave;mes d&rsquo;une d&eacute;sormais nouvelle &egrave;re historique que doit r&eacute;gler au quotidien l&rsquo;ODI par le truchement d&rsquo;un bin&ocirc;me atypique repr&eacute;sentant les 781 peuples extraterrestres de la conf&eacute;d&eacute;ration galactique... </font></p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><font face="Verdana" size="2"><img height="186" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/orbi%20extrait%20litt1.jpg" width="450" align="middle" border="4" />
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><br /><font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#999999" size="4">D&rsquo;</font></strong>autre part parce qu&rsquo;au c&oelig;ur du cylcone se trouve le bon vieux fond humain trop humain&nbsp;: soif du pouvoir, haine, peur de l&rsquo;autre, conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, guerres tandis que les E.T ne menacent personne mais semblent vouloir vivre en toute tranquilit&eacute;, ne se souciant gu&egrave;re de la Terre, plan&egrave;te anecdotique parmi pl&eacute;thore d&rsquo;autres.&nbsp;<br />&Agrave; cette premi&egrave;re blessure narcissique s&rsquo;ajoute une autre puisque Runberg insiste sur des diff&eacute;rences ethnologiques fondamentales entre les esp&egrave;ces qui tiennent moins des discriminations physiques que d&rsquo;une essence h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne. En t&eacute;moigne l&rsquo;un des deux h&eacute;ros, M&eacute;zok&eacute; &eacute;tant comme tous les Sandjarrs un &ecirc;tres difficile &agrave; identifier sexuellement&nbsp;: ils ont une apparence f&eacute;minine identique mais certains sont des hommes&nbsp;! </font></p>
</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#999999" size="4">D&rsquo;</font></strong>embl&eacute;e la confrontation entre les diverses esp&egrave;ces est stimulante et la tr&egrave;s grande richesse, visuelle et sc&eacute;naristique, du contexte propos&eacute; donne &agrave; penser qu&rsquo;on est l&agrave; face &agrave; une grande s&eacute;rie de bande dessin&eacute;e - un propos n&eacute;anmoins &agrave; t&eacute;mp&eacute;rer puisqu&rsquo;il est annonc&eacute; chez Dupuis qu&rsquo;il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une s&eacute;rie de diptyques. Un rythme &eacute;ditorial int&eacute;ressant &agrave; suivre... <br />On peut bien objecter que tous les extraterrestres, ayant une forme distinctement humaine (avec jambes et bras sym&eacute;triques), ne sont diff&eacute;renciables que par la t&ecirc;te et les mains, ce qui para&icirc;t r&eacute;ducteur. Que dans une telle saga enferm&eacute;e dans 48 pages &eacute;troites, le sc&eacute;nariste semble s&rsquo;inspirer, au choix, d&rsquo;Asimov (quelles belles Fondations qu&rsquo;icelles&nbsp;!), de George Lucas, Billal (notamment l&rsquo;impression de &quot;r&eacute;tro-futur&quot; de la trilogie <em>Nikopol</em>), <em>Sillage</em>, <em>Le Cinqui&egrave;me &eacute;l&eacute;ment</em>, <em>Val&eacute;rian</em>,<em> Blade Runner</em>, <em>Alien</em>, <em>Spider-Man</em>, <em>Men in Black</em> ou <em>Matrix</em> - sans oublier bien entendu le<font color="#c0c0c0"> <em><a href="http://lelitteraire.com/article1984.html?var_recherche=vagabond+des+limbes" target="_blank"><strong><font color="#999999">Vagabond des Limbes</font></strong></a></em></font> pour la composition du couple improbable - il n&rsquo;emp&ecirc;che&nbsp;: le traitement graphique semi-r&eacute;aliste de l&rsquo;ancien desinateur publicitaire Serge Pell&eacute; est percutant et tr&egrave;s efficace (que de d&eacute;tails dans le dessin et les d&eacute;cors&nbsp;!). Parfaitement au service en ce sens des astucieuses d&eacute;coupes du sc&eacute;nario. </font></p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><img height="186" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/orbi%20%20extrait%20litt%202.jpg" width="450" align="middle" border="4" /></p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#999999" size="4">O</font></strong>n a l&agrave; un tandem de choc comme le signalent les inventifs nombreux bandeaux des pages 32-33, occupant toute la largeur des pages sur 3,5 cm &agrave; chaque fois et qui pr&eacute;sentent en toute beaut&eacute; l&rsquo;histoire du conflit entre les parias humains de Senestam et les J&auml;vlodes. Curieusement, la qualit&eacute; des textures, entre poisse et pluie, dans cet univers high tech donne l&rsquo;impression que l&rsquo;illustrateur a travaill&eacute; &agrave; l&rsquo;ancienne avec crayons, fusains et aquarelles - o&ugrave; dominent &agrave; titre de teintes r&eacute;f&eacute;rentielles le gris, l&rsquo;ocre et le marron - et non &agrave; coup de palette graphique et autres gadgets de PAO (preuve que les couleurs directes peuvent parfois &ecirc;tres enrichies sans faille par des retouches informatiques). Le m&eacute;lange de feutres &agrave; alcool et de gouache acrylique, avec des retouches informatiques sur certaines pages, accouche en tout cas d&rsquo;effets de mati&egrave;re dans les couleurs somptueux en tous points&nbsp;! <br />L</font><font face="Verdana" size="2">oin d&rsquo;une BD st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;e &agrave; l&rsquo;espace d&rsquo;expression riquiqui et proche d&rsquo;une mirifique dimension <em>Star Wars,</em> on s&rsquo;installe avec Pell&eacute; signant l&agrave; son premier album, mazette&nbsp;!, devant un &eacute;cran plasma o&ugrave; d&eacute;filent des strips &agrave; l&rsquo;esth&eacute;tique impeccable </font><font face="Verdana" size="2">&nbsp;: quel PLAISIR&nbsp;! </font></p>
<p class="spip" align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#999999" size="4">U</font></strong>n plaisir soulignant dans cette fresque intersid&eacute;rale la tol&eacute;rance et le dialogue comme clefs des disparit&eacute;s, justement quand l&rsquo;alt&eacute;rit&eacute; prend le pas sur les effets sp&eacute;ciaux. Et si la paix de demain se trouvait dans la paradoxale mixit&eacute; des antagonismes&nbsp;? <br />Ne serait-ce que pour ces quelques raisons, ce tome 1 d&rsquo;<em>Orbital</em>, petit bijou qui transpose avec talent, p&eacute;dagogie et intensit&eacute; les m&eacute;andres de l&rsquo;ONU dans la SF, m&eacute;rite bien d&rsquo;&ecirc;tre le coup de c&oelig;ur du Litt&eacute;raire pour l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2006&nbsp;!</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#999999" size="2"><strong>frederic grolleau</strong></font></p>
</div>
<a accesskey="j" href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=2491#access-j" name="access-j"></a>
<p class="spip" align="justify"><font face="Verdana"><strong>Sylvain Runberg (sc&eacute;nario), Serge Pell&eacute; (dessin), <em>Orbital</em> - Tome 1&nbsp;: &quot;Cicatrices&quot;, Dupuis, coll. &quot;Rep&eacute;rage&quot;, 2006, 48 p. - 13,00 &euro;.</strong></font></p>
<p><strong><font face="Verdana" size="1">copyrights : </font></strong><a href="http://www.lelitteraire.com/"><font face="Verdana" size="1"><strong>www.lelitteraire.com</strong></font></a><font face="Verdana" size="1"><strong> &amp; </strong></font><a href="http://www.fredericgrolleau.com/"><font face="Verdana" size="1"><strong>www.fredericgrolleau.com</strong></font></a><font face="Verdana" size="1"><strong> </strong></font></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Jul 2006 13:58:11 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">22ca955668639bf6b69df9068dfb3296</guid>
                <category>critik BD</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-3370158-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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