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    <title><![CDATA[fredericgrolleau.com (critik ROMANS)]]></title>
    <link>http://www.fredericgrolleau.com/categorie-380956.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;critik ROMANS&quot; du blog &quot;fredericgrolleau.com&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 12:18:17 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 12:18:17 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.fredericgrolleau.com</copyright>            <category>critik ROMANS</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Fragment]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-fragment-82805244.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip">
      <strong>Un techno-thriller presque convaincant.</strong>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip">
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; color: #6699cc; font-size: 14pt;"><strong>Ecologic Park&nbsp;?</strong></span>
    </p>
    <p class="spip">
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #6699cc; font-size: 14pt;">&nbsp;</span></strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #6699cc; font-size: 14pt;"><img height="300" width="200" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/frag1.jpeg" align=
      "right" border="2">1</span></strong>791, la Royal Navy sillonne les mers du Sud depuis des années à la recherche du Bounty. Au cours de la chasse, le HMS Retribution aborde la côte
      inhospitalière d’une île inconnue. Une chaloupe est mise à l’eau pour remplir quelques tonnelets d’eau douce, mais la tâche s’avère difficile car une falaise s’oppose à la progression des
      marins. Profitant d’une faille dans la muraille, l’un d’entre-eux parvient au sommet, puis disparaît aussitôt, happé par une créature monstrueuse. Deux siècle plus tard, le Trident, trimaran
      d’exploration affrété par la production de Sealife, poursuit une croisière autour du monde commencée depuis quelques mois. Pour les producteurs de la célèbre émission, mi-docufiction,
      mi-reality-show, le concept est prometteur. Ils espèrent qu’en réunissant une quarantaine de personnes dans un espace confiné - des scientifiques, des techniciens et des marins...-, les
      passions se déchaîneront. Mais, la monotonie et le mal de mer semblent s’y opposer.<br>
      Heureusement, un signal de détresse émanant d’un îlot perdu dans le Pacifique relance l’intérêt d’une émission en proie au naufrage...</span>
    </p>
    <p class="spip" style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #669999; font-size: 14pt;">A</span></strong>insi se rejoignent, par delà les âges, les infortunes des hommes,
      marins, scientifiques ou fans de téléréalité, face à un miracle naturel sans précédent qui promet rien moins que de bouleverser l’avenir de la planète entière dont il est isolé depuis deux
      cents millions d’années&nbsp;: l’île de Henders est en effet le denrier «&nbsp;fragment&nbsp;» du monde perdu cher à Conan Doyle, un biotope ayant évolué en autarcie depuis le Cambrien et
      demeurant intact au grand dam des prétendues «&nbsp;évolutions&nbsp;» du monde actuel.<br>
      Cet écosystème hors du commun repose pour l’essentiel sur la prédation, et l’auteur ne se prive pas pour nous narrer par le menu toutes les spécificités, assassines autant que fantastiques, des
      immondes bestioles et plantes dont son roman enlevé et haletant fourmille de toutes parts - étant entendu que, pour survivre au fil des siècles dans cet enfer et&nbsp;honorer le <em>struggle
      for life</em> darwinien, elles ont dû multiplier des modes d’évolution inattendus, seuls à même d’assurer l’équilibre insulaire de Henders (le lecteur trouvera en annexe un plan de l’île et sa
      vue en coupe, des fiches consacrées à quelques-unes des monstres imaginés par Fahy, des informations plus précises étant accessibles sur son <a href="http://www.warrenfahy.com/" target=
      "_blank"><strong><span style="color: #6699cc;">site</span></strong></a>).</span>
    </p>
    <p class="spip" style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #6699cc; font-size: 14pt;">S</span></strong>ans aller jusqu’aux propositions écologiques et politico-religieuses
      plus soutenues de la <em>Pandore</em> de Herbert et Ramson, Fahy a le mérite de nous offrir un techno-thriller qui déborde de rebondissements tout en distillant plus ou moins élégamment nombres
      d’informations biologiques (pafois philosophiques&nbsp;?) stimulantes. Même si l’on regrette que la thématique de la précarité de notre niche écologique ne soit pas davantage développée ici, le
      privilège étant accordé à un scénario qui frise, on le déplore, plus d’une fois le cliché grotesque parce que pré-hollywoodien.</span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=4621#access-j"></a>
  </p>
  <table class="cadre" style="text-align: justify;" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          <img src="http://www.lelitteraire.com/ecrire/img_pack/rien.gif">
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip">
              <span style="font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="color: #888888;"><strong>Frederic Grolleau</strong></span></span>
            </p>
            <p class="spip">
              &nbsp;
            </p>
            <p class="spip">
              <span style="font-size: 10pt;"><strong>Warren Fahy, <em>Fragment</em>, J’Ai Lu, SF, n°9382, traduit de l’anglais (USA), science-fiction/thriller scientifique, septembre 2010, 504 p. -
              8,40 €.</strong></span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-bg">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Mon, 29 Aug 2011 12:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3a0fdc1d0a5edd077b5d68da2d1cda9c</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-fragment-82805244-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lunar park]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-lunar-park-59407185.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip">
      <strong>Délire cryptogothique garanti dans un monde où le merveilleux est contaminé par l’étrangeté.</strong>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip">
      <img height="328" width="200" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/jpg/lunar.jpg" align="left" vspace="3" hspace="5" border="0">
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #666666; font-size: 12pt;">C</span></strong>ela commence comme une autobiographie trash avouée, celle de
      <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bret_Easton_Ellis" target="_blank"><strong>B.E.E</strong></a> lui-même, empêtré dans son statut d’écrivain star shooté en permanence, en proie aux soirées
      délétères d’une société riche à gogo et où seules diverses drogues irradient encore les morts-vivants catatoniques qui s’agitent sur les hauteurs de Los Angeles.<br>
      Comme d’habitude, depuis <em>Moins que Zéro</em> en passant par <em>Zombies</em>, <em>Glamorama</em> et <a href="http://www.lelitteraire.com/article1745.html" target=
      "_blank"><strong><em>American psycho</em></strong></a>, le romancier en fait des tonnes, usant et abusant ici du prisme de la mise en abyme. Puis cela bifurque, au-delà du glamour futile et de
      l’autoficition hystérique, vers une ambiance beaucoup plus kingienne&nbsp;: père de famille dépassé par la gestion de ses enfants et sa relation de couple, chargé d’un atelier d’écriture à
      l’université où il assouvit surtout sa soif de conquête féminine, Bret Easton Ellis n’est plus que l’ombre de lui-même. Autant dire l’ombre d’une ombre.<br>
      Car bientôt se multiplient des évènements inquiétant, entre vodka et médicaments, qui parasitent de façon invasive et prophylactique la normalité ambiante&nbsp;: le père décédé de l’auteur
      semble s’inviter en special ghost star en la maison familiale du Midland, des enfants de riches disparaissent partout à l’entour, le redoutable tuuer psychopathe d’<em>American psycho</em>,
      Patrick Bateman, se manifeste en créature maléfique face à son démiurge défoncé jour et nuit et, comble d’une folie aussi échévelée qu’horrifique, les murs de la maison pèlent comme rongés par
      une lèpre destructrice, la peluche de la petite fille du narrateur, le Terby, se mue régulièrement en un monstre assoiffé de sang. Délire cryptogothique garanti dans un monde où le merveilleux
      apparent est toujours contaminé par une inquiétante étrangeté latente.</span>
    </p>
    <p class="spip">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #666666; font-size: 14pt;">E</span></strong>xpert en nolonté réufgié dans ses paradis artificiels, Ellis oscille
      entre vodka et cocaïne, campant l’akrasique parfait, qui ne fait jamais ce qu’il lui faudrait pourtant faire, ce qui génère le chaos dans sa vie. Difficile de décréter dans la foulée si les
      évènements surnaturels qui surviennent sont objectifs ou issus de la seule imagination mise à mal par les addicitions du héros....<br>
      Voilà où le lecteur achoppe&nbsp;: autant le fond indifférencié d’une société de surconsommation où les protagonistes croulent sous les produits de luxe (bonjour le name-dropping&nbsp;!) nous
      renvoie aux froides tropes ellisiennes coutumières (avec de nombreuses autoréférences aux romans de B.E.E, tant qu’à faire&nbsp;!), autant le téléscopage entre le réel et la fiction, entre
      l’autobiographique et le fantastique laisse sur sa faim. <img height="324" width="200" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/jpg/lunar3.jpg" align="right" vspace="3" hspace="5" border=
      "0"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #666666; font-size: 14pt;">L</span></strong>a complainte tragique du roman, lequel hésite trop entre
      plusieurs genres enchevêtrés, perd alors de sa justesse. Certes il y a bien, en écho au titre, une sorte de «&nbsp;paysage lunaire&nbsp;» qui soudain obscurcit l’horizon sémantique d’un monde
      déjà vide où règne l’incommunicable mais... l’on reste sceptique. Comme si l’examen (<em>skepsis</em> en grec) radiographique des frasques de Ellis qui précède sur plus de 450 pages manquait
      lui-même de vérité en définitive, trop contourné pour être «&nbsp;littérairement&nbsp;» honnête. Pour trop prêter aux riches desoeuvrés <em>Lunar park</em> ne donne plus rien.<br>
      Seuls les passages dédiés à la peluche mutante parviennent à tirer le lecteur de la torpeur générale qui émane du livre à partir de la moitié des pages parcourue. Aussi, à moins de voir dans
      cet opus une confession de la relation compliquée entre l’auteur et son père (mais une telle sincérité peut-elle se nicher sous cet amas de fictions&nbsp;?), se bornera-t-on à observer que
      <em>Lunar park</em> ne digère pas complètement la fausse réalité dont il se nourrit - à quand donc une autobiographie pure&nbsp;?<br>
      Ce qui n’enlève rien à l’orginalité du tout.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span><span style="color: #888888; font-size: 12pt;"><strong><span style=
      "font-family: Verdana;"><span style="font-family: Verdana;">frederic grolleau</span></span></strong></span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=4247#access-j"></a>
  </p>
  <table class="cadre" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg" style="text-align: justify;">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h" style="text-align: justify;">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip">
              <strong><span style="font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif; font-size: 10pt;">Bret Easton Ellis, <em>Lunar Park</em>, 10/18, septembre 2010, 472 p.- 7,90 €<br>
              1ère édition&nbsp;: Robert Laffont, octobre 2005</span></strong>
            </p>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 Oct 2010 11:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">db60a17086ccc2e47e1dace1c082ca8a</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-lunar-park-59407185-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Harold]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-harold-57717326.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #ffcc00; font-size: 14pt;"><span style="color: #000000;">Un corbeau amoureux d’une actrice des années 1960 sous
    l’oeil aigri d’Hitchock.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #ffcc00; font-size: 14pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #ffcc00; font-size: 14pt;"><img height="300" width="198" src="http://www.babelio.com/couv/9782268069784.jpg"
    class="GcheTexte">A</span></strong>u commencement était une idée stimulante : revisiter le célèbre film d’Alfred Hitchcock : <em>Les Oiseaux</em> grâce à un fil (à la patte) directeur original,
    soit l’un des corbeaux figurants du film, ledit Harold. Et en profiter pour camper au passage, au gré de courts mais toniques chapitres, une galerie de personnages, souvent des seconds couteaux
    (mais ayant réellement existé), qui gravitent autour du Hollywood des années 1960. Avec Lew Wasserman, l’agent influent d’Universal, le preneur de son Gianelli, la starlette Eva Beaumont,
    doublure de Tippi Hedren, le tueur Richard "Iceman" Kulkinsky, Ulysse apparaît de fait fort bien renseigné et l’on sent l’indéfectible poids historique des nombreuses anecdotes ici rapportées et
    qui mêlent non sans légéreté le tourment des années JFK aux frasques du rêve américain, en passant par pléthore de perversions : mafia, argent, sexe, chantage, drogue (et le rock’n roll n’est pas
    loin).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #ffcc00; font-size: 14pt;">M</span></strong>ais à trop mulitplier les pistes et les focales, le romancier qui se
    montre moins drastique que <em>sir Alfred</em> avec ses personnages nous égare un peu en chemin. Le personnage central de Chase, éleveur d’oiseau appelé en renfort pour le tournage à Bodega bay,
    est certes intéressant&nbsp;afin de mettre en perspective la relation cruelle unissant l’actrice Tippi Hedren et le cinéaste ;&nbsp;l’on ressort néanmoins en partie frustré du livre tant l’on
    attendait davantage d’informations sur ce classique du cinéma d’épouvante - de l’époque ! - qu’est <em>Les Oiseaux</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #ffcc00; font-size: 14pt;">L</span></strong>e roman est à
    découvrir pour son intrication de fiction dans la réalité, laquelle parvient souvent à nous faire accéder à cette nostalgique essence du cinéma hollywoodien des <em>sixties</em>.&nbsp;L’auteur
    semble toutefois encore hésiter entre le polar pur et un texte plus fantastique ou cinéphilique. L’histoire d’amour de Harold le corbeau et de Tippi Hedren vaut bel et bien le détour - l’amour
    est souvent volatil(e) -,&nbsp;&nbsp;cependant&nbsp;l’on ne saurait réduire l’ensemble du livre à elle seule, ce qui contribue à atténuer céans la tension qui devrait être omniprésente.<br>
    Reste donc une belle idée, laquelle, en coup de bec aux attentes de l’auteur, n’a pas su pleinement prendre son envol.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600;"><strong><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600;"><strong><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">frederic grolleau</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff6600;"><strong><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #ff6600;"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; color: #000000; font-size: 10pt;">Louis-Stéphane Ulysse,
    <em>Harold</em>, Le Serpents à plumes, août 2010, 344 p. - 19,00 €</span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 25 Sep 2010 19:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8bde437ea9061256ce16ae532036eab2</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-harold-57717326-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La séparation]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-24304987.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" style="TEXT-ALIGN: justify">
      <b>Priest renouvelle définitivement le genre de l’uchronie.</b>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" style="TEXT-ALIGN: justify">
      &nbsp; <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">Si ce n’est toi, c’est donc ton frère</span></strong></span>
    </p>
    <p class="spip" style="TEXT-ALIGN: justify">
      <img width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//sepa.jpg" height="300" class="DrteTexte"><span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="color: #ff6600;"><span style=
      "font-size: 14pt;"><span style="color: #ff9900;">C</span></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">omme de coutume, le roué C. Priest trousse avec cette <em>Séparation</em> une
      vertigineuse mise en abyme qui <span style="color: #000000;">renoue avec les leitmotive obsédants de quelques-uns de ses titres phares,</span> <span style="color: #808080;"><em><a href=
      "http://www.webzinemaker.com/admi/m4/page.php3?num_web=1489&amp;rubr=4&amp;id=36367" target="_blank"><span style="color: #999999;"><strong>Le monde inverti</strong></span></a></em></span>,
      <em>Les extrêmes</em>, <em>Existenz</em>, <em><a href="http://www.lelitteraire.com/article1981.html" target="_blank"><span style="color: #999999;"><strong>Futur
      intérieur</strong></span></a></em> ou <em><a href="http://www.lelitteraire.com/article2711.html" target="_blank"><span style="color: #808080;"><strong>Le prestige</strong></span></a></em>.
      Dédié à la mythique journée du 10 mai 1941, le récit porte ici sur le destin alternatif de deux jumeaux homozygotes, les frères Jack et Joe Sawyer, deux sportifs anglais membres de l’équipe
      olympique d’aviron, qui ont été médaillés aux Jeux olympiques de Berlin en 1936 par le dauphin inquiétant d’Adolf Hitler, Rudolf Hess en personne.<br>
      Soudés jusqu’alors les frères vont désormais se séparer sous les yeux du lecteur, sur le plan historique comme psychologique&nbsp;: l’un fonde une vie de famille en épousant Birgit, une juive
      ramenée de Berlin avant la grande déportation&nbsp;; l’autre semble se réaliser au sein de la Royal Air Force en devenant un chevronné pilote de bombardier. L’atrocité du conflit réunit
      toutefois bientot les jumeaux Sawyer, le pilote vétéran qui bombarde jour et nuit les régions sous contrôle allemand entreprenant en effet une relation ambiguë avec la femme de son frère,
      objecteur de conscience servant comme ambulancier héroïque la Croix Rouge et à qui Churchill confie une mission secrète, à savoir tenter de mener à son terme le projet de paix avec l’Allemagne
      nazie lancé par Rudolf Hess.</span></span>
    </p>
    <p style="TEXT-ALIGN: justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">D</span></strong></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">eux versions de la
      Seconde Guerre Mondiale et deux présents corollaires se contaminent mutuellement, pour le meilleur et pour le pire. Mais la véritable "séparation" a lieu dans le roman de Priest, où, sur fond
      d’un monde détruit par la folie belliciste des hommes, on ne sait plus au juste, assommé par la masse de documents et d’extraits de lettres créés par le romancier (que de détails réalistes sur
      le déroulement de la Seconde Guerre Mondiale&nbsp;!), dans quelle réalité de 1941 l’on se trouve&nbsp;: celle où la mission de paix de Rudolf Hess en Écosse, conduite sans le soutien d’Hitler,
      est caduque (avec pour conséquence l’entrée des États-Unis dans le conflit mondial)&nbsp;; ou celle où un traité a bel et bien été signé entre Hess et l’Angleterre, ce qui signifie que la paix
      n’est pas perdue&nbsp;? Celle de Jack, conforme à l’Histoire officielle, celle de Joe qui si’nscrit dans une autre dimension temporelle&nbsp;?<br>
      Des possibilités qui se compliquent lorsqu’on découvre que Hess, tout comme Churchill, a un double. Et ajoutons qu’une troisième strate se fait jour, qui plus est, puisque le récit - uchronique
      - par lequel débute le roman, attribué à un auteur de livres historiques grand public, Stuart Gratton, travaillant sur le rôle crucial du 10 mai 1941, expose que la paix séparée avec
      l’Angleterre a permis à l’Allemagne de vaincre la Russie et d’exiler les Juifs d’Europe à Madagascar, tandis que les USA, après avoir attaqué le Japon, s’enfermaient ensuite dans
      l’isolationnisme...</span>
    </p>
    <p style="TEXT-ALIGN: justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">L</span></strong>a mince frontière entre rêve et folie s’efface,
      phagocytée par les "illusions lucides" frappant Joe Sawyer (on se demande même parfois si Jack et lui ne sont pas une seule et même personne) et achevant d’égarer le lecteur dans le labyrinthe
      des signes pseudo-objectifs. La guerre qui traverse l’histoire (et l’Histoire) n’est donc pas celle que l’on pensait et l’écriture rigoriste et tourmentée, non linéaire, de Priest ne cesse de
      se jouer des fausses répétitions et de la thèmatique du dédoublement pour faire vaciller à jamais sur son socle la bonne vieille normalité. De fait, les incohérences sciemment entretenues vont
      bon train dans tous ces "mémoires de guerre" présentés par Priest et bien malin qui pourra les demêler&nbsp;!<br>
      Monde virtuel, vies parallèles, doublures asymptotiques, sosies et vrais-semblants&nbsp;: on passe d’un monde à l’autre, d’une réalité à une autre sans coup férir, sans transition non plus,
      bref sans "séparation"&nbsp;! Ainsi à&nbsp;l’instar de la plupart des romans de Priest, c’est la perception humaine même du(des) monde(s) qui est mise sur la sellette, manière d’indiquer que
      seule la divergence fait loi dans le fil de trame de nos souvenirs.</span></span>
    </p>
    <p style="TEXT-ALIGN: justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">A</span></strong>yant valu à son auteur deux prix prestigieux -
      British&nbsp;Science-Fiction Award 2002 et Grand prix de l’imaginaire du roman étranger 2006 - <em>La séparation</em> est tout simplement un ouvrage magistral.</span></span>
    </p>
    <p style="TEXT-ALIGN: justify">
      <strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #ff9900;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;frederic grolleau</span></span></span></strong>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv04.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
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          &nbsp;
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      <tr>
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          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" style="TEXT-ALIGN: justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;"><strong>Christopher Priest, <em>La Séparation</em> (traduit par Michelle Charrier), Gallimard Coll. "Folio
              SF", 15 mai 2008, 485 p. - 7,40 €.<br>
              Première parution&nbsp;: Denoël coll. "Lunes d’Encre", avril 2005, 455 p. - 23,00 €.</strong></span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
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          &nbsp;
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        <td class="e-b">
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        </td>
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          &nbsp;
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          <img width="1" src="http://srv04.admin.over-blog.com/img_pack/rien.gif" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 11:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">227a5213c9c35b945b6dc9e815e8425d</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-24304987-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’Homme qui tombe]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-22928128.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" style="text-align: justify;">
      <b><img width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//lillllllllllo-copie-1.jpg" height="299" class="GcheTexte">Don DeLillo s’obstine à produire un roman non romanesque sur le
      11/09/01</b>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: left;" dir="ltr">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><span style="color: #ff9900;">Une renaissance qui tarde à
    venir</span></span></strong></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;" dir="ltr">
    &nbsp;<span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;"><strong>C</strong></span>et énième opus dédié au 11 Septembre 2001 décevra ceux que lasse
    l’exploitation éditoriale du filon du terrorisme.&nbsp;À partir du choix narratif consistant à s’intéresser aux&nbsp;conséquences du séisme sur des vies américaines éparpillées, les différentes
    voix qui des personnages qui s’expriment ici après l’effondrement des tours du World Trade Center ne trouvent guère de destinataires&nbsp;; pas plus chez le lecteur abruti de tant de polyphonie
    volontariste que chez Keith, Lilianne et les autres personnages&nbsp;désemparés de tant de destruction.<br>
    Alors, qu’un grand romancier tel que Don DeLillo veuille à sa façon rendre compte des véritables fisssures&nbsp;: celles des familles américaines, pourquoi pas&nbsp;? mais nous aurions aimé
    disposer de plus de fils directeurs - afin, par exemple,&nbsp;de rendre plus explicite dans ce contexte la formule sartrienne selon laquelle "le surgissement d’autrui est toujours pour moi une
    chute ontologique" - plutôt que d’être abandonnés, nous aussi, pauvres pantins de papier, aux ruines et cendres de Ground Zero.<br>
    <br></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #999999;">Ce n’était plus une rue mais un monde, un espace-temps de pluie de cendres et de
    presque nuit.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;" dir="ltr">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">S</span></strong>i donc de belles pages affleurent quant à l’oubli impossible face au
    traumatisme, les affres du retour à la normale ne sauraient suffire à justifier les méandres sybillins de la narration, notamment lorsqu’elle s’égare dans les mornes commentaires d’une cohorte de
    patients atteints d’Alzheimer - déjà décollés/décalés de la vie par définition&nbsp;: à quoi bon en rajouter&nbsp;? Certes retiendrons-nous le postulat que la civilisation se tient tout entière
    dans sa mémoire et ses mots, lesquels peuvent toujours nous échapper et devenir sans référent (d’où la redoutable question, hélas&nbsp;! non approfondie&nbsp;: peut-il y avoir une catharsis de
    l’espace intérieur&nbsp;?). Il n’empêche, ces discussions répétées de sourds fatiguent à la longue, quand bien même le projet romanesque viserait-il sciemment à exploser la structure textuelle au
    regard de ce qui est dissolution du monde comme de l’âme. Même si <em>l’Homme qui tombe</em> (en renvoi au performeur costumé du même nom traqué par la police qui se suspend en signe de
    provocation dans la posture des victimes des tours) a le mérite, indéniable, de mettre en forme les traumatismes mêmes d’une Amérique désormais malade, la mèche fait long feu. Surtout lorsque le
    romancier croit opportun de faire état du credo des terroristes...<br>
    C’est un peu curieux de la part d’un auteur qui a tant de fois anticipé sur toutes les menaces apocalyptiques frappant la terre et qui semble s’obstiner à produire un roman non romanesque tout en
    fragments. Mais c’est ainsi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv02.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  </p>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
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          &nbsp;
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          &nbsp;
        </td>
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          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" style="text-align: justify;">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;">Don DeLillo, <em>L’Homme qui tombe</em> (traduit de l’américain par Marianne Véron), Actes Sud coll. "Lettres
              anglo-américaines", avril 2008, 297 p. - 22,00 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
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          &nbsp;
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        <td class="e-b">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-bd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <img width="1" src="http://srv02.admin.over-blog.com/img_pack/rien.gif" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 18:43:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a2460315c9c66956c58d6b0bebbd59d2</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-22928128-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Meurtres au scalpel]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-22138195.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <b><img  width="187" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//reichs_meurtresscalpel.jpg" height="299" class="DrteTexte">Et si on arrêtait de dissséquer
      en vain pour aller se coucher&nbsp;?<br></b><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;"><br>
      Ennuis au scalpel</span></strong></span>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><span style="color: #ff9900;">C</span></span></strong>omme l’éditeur se plaît à le
      souligner, Kathy Reichs sait de quoi elle parle quand elle se prononce sur les cadavres en décomposition plus ou moins avancée&nbsp;: ancienne anthropologue légale, cette experte en enquêtes
      criminelles est ensuite venue à l’écriture pour faire connaître son héroïne, Tempérance Brennan, <em>alias</em> Tempe, dont les exploits sont depuis peu narrés à la télévision dans la série
      <em>Bones</em>. Il n’est pas sûr que cela vaille comme référence absolue...</span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">J</span></strong>adis archéologue, Tempe qui est appelée pour diriger un stage de
      fouilles sur des sépultures d’Indiens Sewees à Charleston, en Caroline du Sud, doit rapidement revenir à à ses compétences de prédilection une fois découvert un cadavre assez récent dans les
      strates du sol. Qui a l’originalité de comporter une petite incision au scalpel sur une de ses vertèbres. Bientôt d’autres cadavres sont retrouvés avec cette même caractéristique...<br>
      Sur le papier, admettons. Mais que sur cette intrigue de départ tirant du côté du trafic d’organes, Kathy Reichs croie opportun d’exposer les états d’âme de Tempe contrainte de loger avec
      Peter, son ex-mari avocat qui la séduit toujours, tandis qu’elle est censée être amoureuse de l’agent du FBI Ryan, c’est la mauvaise idée éditoriale du moment. Et&nbsp;le lecteur sombre
      rapidement dans l’ennui&nbsp;; d’autant que l’écriture, très conventionnelle n’a rien pour exalter les foules. Seules réveillent de la léthargie ambiante quelques séquences où l’on assiste au
      travail de l’anthropologue légal, qui doit patiemment reconstituer pièce par pièce le puzzle anatomique face à lui, jusqu’à ce qu’une image plus synthétique émerge de ces
      cadavres.<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><br>
      <span style="color: #ff9900;">L</span></span></strong>e reste de cette aventure intimiste à outrance qui revient sur le passé de Brennan donne l’impression d’être aux confins d’un Arlequin
      semi-noir. Devant tant d’originalité, on s’incline&nbsp;: allez, et si on arrêtait de dissséquer en vain pour aller se coucher&nbsp;?</span>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv02.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          <strong><span style="font-size: 10pt; color: #ff9900; font-family: verdana;">frédéric grolleau<br></span></strong><br>
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;">Kathy Reichs, <em>Meurtres au scalpel</em> (traduit par Viviane Mikhalkov), Robert Laffont Coll.
              "Best-sellers", mars 2008, 432 p. - 21,00 €.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 20:23:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ea91b8900a8dec49bd53965e46cbae42</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-22138195-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Maître]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-22137157.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <b><img width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//toicv.jpg" height="300" class="DrteTexte">James n’aura en définitive jamais été &nbsp;là où le besoin s’en faisait sentir.</b>
    </p>
  </div>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><span style="color: #ff9900;">Vivre ou créer, là est la question</span></span></strong></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">C</span></strong>élébré en 2005 dans <em><a href=
      "http://www.lelitteraire.com/article1571.html" target="_blank"><strong><span style="color: #999999;">L’auteur&nbsp;! L’auteur&nbsp;!,</span></strong></a></em> une biographie romancée de David
      Lodge, Henry James eut aussi dans le même intervalle de temps, les honneurs de Colm Toibin, évoquant dans <em>Le maître</em> non pas tant les difficultés rencontrées par James pour s’imposer en
      Angleterre aux côtés de Hardy, Kipling, Wilde... etc. que son univers psychologique et la genèse de son œuvre.<br>
      Loin de l’hagiographie platonique et de la biographie événementielle , Toibin parvient de fait à dépasser le cadre de la documentation historique imposante pour s’attarder sur les menues
      fissures du quotidien - où les femmes n’ont guère de place - et sur les élans passionnels constamment réprimés d’un Henry James rendu honteux par l’échec retentissant de sa nouvelle pièce,
      <em>Guy Domville</em>, à Londres en 1895.</span></span>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;">B</span></strong>attant en retraite, l’auteur américain (voir les
      superbes <em><strong><a href="http://www.lelitteraire.com/article1310.html" target="_blank"><span style="color: #999999;">Voyages en Amérique</span></a></strong></em>) se livre à une anabase
      solitaire rédemptrice jusqu’en Irlande. Là, coupé du monde, perdu entre ses fantômes de papier et ses personnages de prédilection, en proie au vertige de l’autocensure des sens, il se fait
      romancier en exil et revisite les morts et les matériaux du quotidien sur les vestiges desquels il pourra construire son œuvre.<br>
      Ainsi suivons-nous pendant cinq ans la trajectoire du rentier James, marqué notamment par la mort de sa sœur, le procès d’Oscar Wilde et le suicide de son amie, la romancière Constance
      Fenimore&nbsp;; une existence dédiée à la fiction où la vie privée semble ne pas avoir de place quoique Toibin ne se prive pas de nous faire accéder aux pensées intimes de James, quand bien
      même la&nbsp;troisième personne du singulier (d’où la préciosité du texte) à laquelle il se cantonne tout du long de cette biographie romancée témoignerait d’une prude
      distance.</span></span><br>
      <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900;"><br>
      L</span></strong>a subtilité et la culture de Toibin sont telles que non seulement nous avons l’impression d’être au contact de l’âme même de James mais qu’en plus la connaissance de l’œuvre de
      ce dernier n’est pas nécessaire pour intelliger ce qui est en jeu ici, soit les sacrifices requis par tout processus de génie créatif. Un dévouement à l’art cher payé puisqu’il semble interdire
      l’amour sensible et voue James à une mélancolie qui n’est pas sans s’alimenter de zones d’ombre entêtantes, dont la lâcheté face aux autres et aux dangers (comme la guerre de Sécession). Vivre
      ou créer, là est la question. Sauf dans ses livres majeurs, laisse entende dans ce vibrant hommage Toibin, James n’aura en définitive jamais été là où le besoin s’en faisait sentir.<br>
      Un coup... de "maître", récompensé par le Los Angeles Times Book Award et ayant valu à son auteur une reconnaissance internationale.</span></span>
    </p>
  </div><a id="access-j" accesskey="j" name="access-j" href="http://srv02.admin.over-blog.com/#access-j"></a>
  <table class="cadre" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="e-hg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-h">
          <span style="font-family: verdana;"><strong><span style="font-size: 10pt; color: #ff9900; font-family: verdana;">frederic grolleau<br></span><br></strong></span>
        </td>
        <td class="e-hd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-g">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-c">
          <div dir="ltr">
            <p class="spip" align="justify">
              <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana,Arial,Sans,sans-serif;">Colm Toibin, <em>Le maître</em> (traduit par Anna Gibson), 10/18 coll. "Domaine étranger", mars 2008, 427 p. -
              8,60 €.<br>
              Première édition&nbsp;: Laffont, 2005.</span>
            </p>
          </div>
        </td>
        <td class="e-d">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="e-bg">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-b">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="e-bd">
          &nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <img width="1" src="http://srv02.admin.over-blog.com/img_pack/rien.gif" height="5">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 19:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5878d09f7310f5732e9fa52d76509afd</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-22137157-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La théorie des cordes]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-17774002.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><span style="color: #999999;">Article publié sur le blog des livres de <em>La Recherche</em>, février 2008</span></strong>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"></p>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 14pt; color: #ff9900; font-family: Verdana;"><img  width="177" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/20/00/36//theorie_cordes.jpg" height="299" class="GcheTexte"></span></strong>
  </div>Pendus au passé ?
  <p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Les théories des cordes permettent à la physique de changer de paradigme, en reposant, dans un espace-temps à dix dimensions, sur des entités
    élémentaires qui ne seraient plus des particules ponctuelles mais des cordes minuscules, formant des boucles d'une taille finie, de l'ordre de la longueur de Planck et vibrant comme des cordes de
    violon.&nbsp;<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">A partir du principe que les plus petites particules de matière, et notamment de lumière, ont cette forme de cordes
    dotées d’un grand nombre de dimensions - des cordes qui pourraient être «&nbsp;ouvertes&nbsp;» - le romancier Somoza imagine des personnages qui, sur une île de l’Océan Indien, parviennent en
    2006 à obtenir des images fragmentaires du passé (la période jurassique ou Jérusalem peu avant la crucifixion de Jésus...). Un groupe de chercheurs qui quelques années plus tard se trouve décimé
    par un mystérieux assassin, prix à payer pour avoir osé, crime de lèse-divinité, visionner en direct le passé. S'il est en effet impossible de voyager dans le passé (on ne peut pas revenir en
    arrière dans le temps), on peut filmer et observer ce passé, même le plus lointain, en pliant ces fameuses «&nbsp;les cordes du temps&nbsp;».<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Verdana;">La physique théorique moderne censée concilier les théories d’Einstein (la relativité générale) et celles de la mécanique quantique (physique à une très
    petite échelle) sert alors de toile de fond à une interrogation de fait plus métaphysique qu'épistémologique : quel sens conférer aux croyances, mythes et connaissances scientifiques une fois
    ceux-ci confrontés non pas à la mémoire et à la transmission, mais à la réalité crue et nue ?</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Enchevêtrement maîtrisé de thriller, de
    science-fiction et de physique théorique, le romancier joue sur le supense et l'horreur afin de montrer que (re)lire l'histoire de la planète en direct ne peut, pour l'esprit humain, qu'entraîner
    de lourdes conséquences psychologiques.<br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff9900;">frederic grolleau</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong>José Somoza, <em>La Théorie des cordes</em>, Actes Sud 2007, 515 p.</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Mar 2008 21:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b6efbb3bae1fb3fd383e3e1fdf53f890</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-17774002-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La catin]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-16939529.html</link>        <description><![CDATA[<strong>La vérité se trouve-t-elle sous les jupons des femmes&nbsp;?</strong>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="justify">
      <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF9900" size="4">De l’art de catiner</font></strong></font>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="justify">
      <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF6600" size="4"><img height="300" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/catin.jpg" width="188" align="right" border="3" alt=""><font color=
      "#FF9900">C</font></font></strong>e roman - premier volet d’une trilogie qui s’est fort bien vendue en Allemagne -&nbsp;porte un titre assez explicite pour qu’il ne soit point besoin de
      barguigner&nbsp;: Iny Lorentz plonge son lectorat dans les tensions féodales de l’empire germanique du XV<sup>e</sup> siècle en suivant le parcours, tragique et emblématique, de la jeune et
      belle Marie.<br>
      Cette fille de bonne famille de Constance voit en effet sa vertu comme sa vie brisées en 1410 par l’infâme Splendidus Ruppertus, avocat crapuleux&nbsp;attiré davantage par&nbsp;sa dot que par
      ses formes et ourdissant un terrible complot afin de transforrmer Marie - sur le point de devenir sa promise - en une vile catin tout juste bonne à vendre ses charmes pour survivre. Mais une
      catin qui, tout en se prostituant au quotidien, a de la suite dans les idées et ne vise désorrmais qu’à se venger de celui qui l’a fait bannir de la cité avec la tunique d’infamie sur les
      épaules...</font>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="justify">
      <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF6600" size="4">S</font></strong>i les cinquante premières pages, trop conformes aux codes génériques du&nbsp;"roman historique" pour être
      attachantes, ne sont guère convaincantes&nbsp;(l’on passera sous silence la séquence du viol de la blanche et frêle héroïne par trois brutes - "épaisses" évidemment), en revanche il faut
      reconnaître qu’Iny Lorentz présente une vision bien documentée d’une Allemagne en proie aux dissensions tant politiques que religieuses (avec la Réforme qui se profile en toile de fond) et
      qu’elle fait honorablement état des divers schismes de l’époque. Il n’est pas inintéressant alors que ce soit depuis le point de vue de petites gens (les femmes de petite vertu) que s’établisse
      la critique en règle des seigneurs, prélats, mercenaires et autres bourgeois qui rêvent tous à leur façon de manger une part du gâteau séculier - tout en étant identiquement menés par le bout
      du nez... et d’un autre appendice qu’il n’est pas difficile d’identifier.<br>
      <br>
      <strong><font color="#FF9900" size="4">B</font></strong>ref, si on laisse de côté le refrain, tenace aux oreilles, d’une chanson de Mylène Farmer qui assimile volontiers le libertinage et le
      statut de catin, voici un épais roman/une fresque historique qui se laisse parcourir et invite à penser, au-delà des apparences, que les femmes dites vénales le sont parfois malgré elles, ce
      qui ne les empêche pas de manifester un mental à toute épreuve. Peut-être Nieztsche l’anticipait-il déjà, lui qui n’hésitait pas à poser, un rien polémiste, que la vérité se trouve souvent sous
      les jupons des femmes&nbsp;?&nbsp;<br>
      <br>
      <strong><font color="#808080">frederic grolleau</font></strong></font>
    </p>
    <p class="spip" align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <p align="justify">
      <font face="Verdana" size="2"><strong><a href="http://www.presses-renaissance.fr/extraits/9782750902018.pdf" target="_blank"><font color="#FF6600">Lire un extrait</font></a></strong></font>
    </p>
  </div>
  <p class="spip" align="justify">
    <strong><font face="Verdana" size="2">Iny Lorentz, <em>La Catin</em> (traduit par Frédéric Weinmann), Presses de la Renaissance, janvier 2008, 504 p. - 21,00 €.</font></strong>
  </p><a accesskey="j" href="http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=3209#access-j" name="access-j" id="access-j"></a>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 Feb 2008 17:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2ed96d45b180f8df3b62f818509c3efd</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-16939529-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Puits des Histoires Perdues]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-16939202.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <strong>Voyage dévastateur au pays des livres dans une Angleterre alternative.</strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2"><font color="#FF9900" size="4"><img height="300" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/fordecv.jpg" width="200" align="left" border="3"><strong><font color=
    "#FF9900" size="2">Avant-goût</font></strong></font><strong><font color="#FF9900">&nbsp;:</font></strong><br>
    <font color="#999999"><em>Cette semaine, on a une promotion sur les chagrins d’amour&nbsp;: pour un acheté, vous avez un frère cadet toxicomane sans supplément.</em></font></font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF9900" size="4">D</font></strong>isons les choses sans ambages&nbsp;: parachuté dans ce puits ffordien qui n’est pas sans fond j’ai éprouvé un
    pur moment de plaisir littéraire, empporté par la strucutre réticulaire assumée de l’histoire se déroulant dans une Angleterre alternative. Certes le lecteur qui découvre en béotien l’univers de
    l’héroïne Thursday Next est quelque peu embarrassé par le renvoi, via force sigles et autres mentions de l’ordre du hiéroglyphe et de l’arcane sémantique à ses yeux de béjaune, au premier roman
    de l’auteur, <em><a href="http://www.lelitteraire.com/article503.html" target="_blank"><strong><font color="#808080">L’Affaire Jane Eyre</font></strong></a></em>,&nbsp;mais cette position
    relativement inconfortable fait paradoxalement partie intégrante du plaisir ressenti.<br>
    Lire ce troisème opus de la série concoctée par Fforde revient à participer à une soirée où, ne connaissant personne, vous ne doutez point de lier connaissance au cours du repas - les commensaux
    ne manquent pas à l’entour - mais n’en êtes pas assuré non plus&nbsp;!</font>
  </p>
  <p class="spip" dir="ltr" align="justify">
    <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF9900" size="4">P</font></strong>our le lecteur curieux mais prudent nonobstant, qui voudrait savoir où il risque de poser les pieds (enfin,
    les yeux), je tente une synthèse&nbsp;: après avoir sauvé l’univers de la dévastation dans <em><a href="http://www.lelitteraire.com/article1789.html" target="_blank"><strong><font color=
    "#808080">Délivrez-Moi</font></strong></a>,</em> Thursday Next qui attend un enfant&nbsp;et cherche à échapper aux OpsSpecs et aux employés de la firme Goliath (ne me demandez pas qui sont-ce ni
    pourquoi) trouve refuge dans le monde des livres - entendez un monde où les livres ont une vie propre. Apprentie à la Jurifiction -&nbsp;la police des livres, composée de personnes du monde
    Extérieur et de personnages fictifs -&nbsp;Thursday est chapeautée par la redoutable Miss Havisham (personnage des <em>Grandes Espérances</em>). Elle vit désormais dans <em>Les hauts de
    Caversham</em>, un roman policier basique et si mauvais qu’il semble, et sa trame narrative convenue et tous les personnage qui le peuplent, promis à une destruction prochaine, n’atteignant
    jamais le sacre d’une édition dans le monde réel, toutes les lettres qui le composent retournant alors au magma originaire qu’est la mer de texte...&nbsp;<br>
    Reposant sur&nbsp;une enquête toute policière, avec complot et cadavres à la clef, menée par Thursday sur un nouveau procédé de conception des intrigues littéraires, UltraWordTM, qui révolutionne
    le monde des livres, <em>Le Puits des Histoires Perdues</em> plonge le lecteur dans la vie interne et tourmentée du monde des livres, dans une sorte de décomposition - tant structurale que
    matérialiste - du processus de création littéraire. Le tout saupoudré d’apparitions de personnages du panthéon littéraire tels que Humpty Dumpty, Ma mère l’oie, les trois sorcières de
    <em>McBeth</em>, Le chat de Cheshire, le Minotaure, Falstaff de Shakespeare, Godot (éternellement en retard à la réunion de la Jurifiction)... sans compter tous les personnages de comptines
    engagés dans une grève et réclamant que des heures supplémentaires leur soient comptées...</font>
  </p>
  <p class="spip" dir="ltr" align="justify">
    <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF9900" size="4">D’</font></strong>où de véritables trouvailles avec l’invention d’un personnage (passant d’abord par la forme Générique), le
    mode de Communication des Notes en Bas de Pages par lequel les protagonistes parasitent les récits, le marchandage d’intrigues et de figures secondaires pour étoffer les romans, le rôle des
    grammasites, ces formes de vie parasitaires vivant à l’intérieur des livres qui se repaissent de grammaire, celui des&nbsp;<em><font color="#999999">vyrus ortografiques</font></em> (&nbsp;!) ou
    encore la modification sous les yeux du lecteur devenu voyant/voyeur d’une prose initiale (en gras dans le roman de Fforde) grâce à miss Thursday afin de doper le récit.<br>
    Jasper Fforde, qui a trouvé là un incontestable filon créatif, revisite ainsi de grands classiques - et les œuvres de ses coreligioniaires - pour montrer ce qu’il advient, par exemple, quand
    l’intrigue résiste aux changements que l’auteur veut y apporter ou quand&nbsp;la disparition d’un pan de texte entier suppose alors une intervention urgente pour réparer le dommage. Relevé par le
    délire typographique, ceci compense un rythme parfois bancal et systématique, de même que la persécution de (la mémoire de) Thursday par une certaine Aornis qui semble ne jouer qu’un rôle
    superficiel dans le texte, déjà assez surchargé graphiquement par les mises en abyme dont se joue le romancier.</font>
  </p>
  <p class="spip" dir="ltr" align="justify">
    <font face="Verdana" size="2"><strong><font color="#FF9900" size="4">J</font></strong>e conseillerai donc aux amateurs, pour plus d’intelligibilité, de lire dans l’ordre de parution les opus
    précédents qui surfent sur cette même veine de polar/science-fiction/exègèse litteraire et de ne pas hésiter, tant qu’à faire, à investir dans la suite déjà disponible chez Fleuve Noir de ce
    <em>Puits...</em> - à savoir <em>Sauvez Hamlet&nbsp;!</em><br>
    Ici, on en redemande sans sourciller.&nbsp;<br>
    <br>
    <strong><font color="#FF6600">frederic grolleau</font></strong></font>
  </p>
  <p dir="ltr" align="left">
    <font face="Verdana" size="2"><a href="http://www.10-18.fr/domaine-etranger-fiche-livre-9782264045362.html" target="_blank"><strong><em><font color="#808080">Télécharger le premier
    chapitre</font></em></strong></a> <em>du livre sur le site de l’éditeur 10/18</em></font>
  </p>
  <p class="spip" dir="ltr" align="justify">
    <strong><font face="Verdana" size="2">Jasper Fforde, <em>Le Puits des Histoires Perdues</em> (traduction Roxane Azimi), 10/18, novembre 2007, 445 p. - 8,50 €.<br>
    Première publication&nbsp;: Fleuve Noir, septembre 2006, 463 p. - 22,00 €.</font></strong><a id="access-j" accesskey="j" href=
    "http://www.lelitteraire.com/ecrire/articles.php3?id_article=3201#access-j" name="access-j"></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 Feb 2008 17:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">49645f7efa16a6328bcf5196c4ac3643</guid>
                <category>critik ROMANS</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-16939202-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
