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    <title><![CDATA[fredericgrolleau.com]]></title>
    <link>http://www.fredericgrolleau.com/</link>
    <description>site auteur &amp; critique del'actualité editoriale</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 12:18:17 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 12:18:17 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.fredericgrolleau.com</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Suis-je le sujet de mes pensées ?]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-suis-je-le-sujet-de-mes-pensees-98931635.html</link>        <description><![CDATA[<h2 style="text-align: center; margin: 12pt 0cm 6pt 28.8pt;">
    <span style="font-style: normal; font-family: 'Times New Roman'; font-size: 18pt; mso-bidi-font-family: Tahoma;">Suis-je le sujet de mes pensées ?</span>
  </h2>
  <p style="text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-indent: 0.85pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;">Proposition de traitement par M. Quesseveur, TS2, Saint-Cyr, 2011-2012.</span></span>
  </p>
  <p style="text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">L'égoïsme, terme apparu au XVIIIe siècle et formé sur le latin ego – moi, sert dans la vie de tous les jours à désigner une personne
    «&nbsp;qui ne pense qu'à elle&nbsp;», ''qui ramène tout à elle'', ''qui ne pense pas aux autres'', ''qui ne partage pas''. Mais désigner ainsi l'égoïsme, est-ce considérer l'égoïste comme une
    personne incapable de penser à autre chose qu'à elle même? Une personne incapable d'avoir d'autres sujets de pensée? À l'égoïsme est opposée la charité, mais l'Homme charitable pense-t-il
    vraiment à autre chose qu'à lui-même? Ne cherche-t-il pas à donner une image de lui-même pour être félicité ou à se faire plaisir en rendant heureux une autre personne? Ne devrait-on pas alors
    voir ici aussi de l'égoïsme? Un égoïsme dissimulé, détourné, qui chercheraient à donner de faux-semblants? L'égoïste comme l'altruiste ne se prennent-ils pas tout deux comme sujet de pensée plus
    ou moins directement?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">La notion de sujet est polysémique. Le sujet est à la fois le thème – on parle en effet de sujet d'expérience, de sujet de thèse, et
    de sujet d'un devoir – mais aussi au sens politique un homme subissant une autorité – on parle de sujet du roi et d'assujettissement. Mais doit-on alors voir dans l'égoïste la figure de celui qui
    dirige ses pensées, qui en est le maître et qui se prend consciemment pour sujet de pensée, ou bien un être soumis à ses pensées et qui y serait assujetti. Mais le sujet est aussi celui qui porte
    les attributs – predicare en latin, on évoque ainsi l'essence, la substance d'un être. Mais c'est aussi, au sens le plus moderne philosophiquement, un être conscient et libre. Un être capable de
    se représenter et de se prendre pour objet de pensée. C'est-à-dire si on prend un langage plus cartésien, un Cogito (je pense) se prenant pour son propre Cogitatum (objet de pensée). Mais alors
    se pose un problème : en me prenant moi, sujet de droit, comme objet de pensée, je ''m'objectivise''. Ne doit-on pas voir là un paradoxe du sujet? Le sujet, grammaticalement parlant, est action
    dans une phrase. Ainsi, lorsque je me prends pour objet de pensée, est-ce toujours un ''je'' qui existe et qui commet l'action? Il faut donc se demander : «&nbsp;Suis-je le sujet de mes
    pensées?&nbsp;». C'est-à-dire : pensons-nous par nous-mêmes? En m'objectivant, resté-je sujet? Est-ce le même ''je'' qui pense et qui est pensé? Subissons-nous nos pensées? Sont-elles maîtres de
    nous-mêmes? Est-on conscient de penser à nous lorsque nous le faisons? Puis-je véritablement être le sujet de mes pensées? Puis-je prendre un autre objet de pensée?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Pour répondre à ces questions, nous analyserons d'abord l'affirmation du sujet dans son retour sur lui-même, avant de nous demander si
    l'altérité est vraiment un moyen de ne plus penser à soi. Puis nous nous intéresserons à la subordination de l'être à ses pensées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">En somme, réfléchir à la capacité de l'Homme à se ''subjectiver'' et devenir ainsi objet de pensée, n'est-ce pas se demander si : Le
    sujet, lorsqu'il revient sur lui-même, reste-t-il sujet ou devient-il l'objet de ses pensées?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">*<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> *</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">La capacité de l'Homme à être conscient – cum, avec; scio, je sais – représente la capacité de l'Homme à revenir sur lui-même et
    savoir ainsi qu'il existe, qu'il est et qu'il pense. Il est donc nécessaire de s'interroger premièrement sur les relations du sujet à lui-même dans la notion consciente du terme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Lorsque j'aperçois mon reflet dans un miroir, je prends conscience de moi, je vois mon apparence, ma physionomie, la manière dont je
    suis habillé. Je prends conscience que j'existe et de quelle manière j'existe. La conscience réfléchie est similaire à ce reflet dans le miroir. La conscience réfléchie est d'une certaine manière
    un miroir que je tends en moi-même et où je m'observe. Alain disait à propos de la conscience : «&nbsp;C'est le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même,
    qui se met en demeure de se décider et de se juger.&nbsp;» dans les <em>Définitions</em> qu'il fournissait. Il déterminait par là, la capacité du sujet à se penser lui-même, à utiliser ses
    connaissances pour se reconnaître et se penser lui seul et qui lui permet de décider de ses actes et d'en juger la moralité ou non. Par là, la conscience réfléchie détermine le sujet comme un
    être capable de penser à lui, soit de se prendre pour objet de pensée. Mais être conscient, est-ce pour autant être sujet?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Le sujet, selon notre introduction est doté d'une conscience, mais être sujet, c'est aussi être libre d'agir et de décider. C'est
    ainsi qu'Alain dans sa citation nous répond et affirme que la qualité de conscience affirmerait une qualité de décision et par voie de conséquence de liberté. Puisque je peux décider de mes
    actes, je suis libre d'aller dans la direction qui me semble la plus préférable, ce que je décide à l'aide de ma conscience, et je me prends ainsi pour sujet de pensée. Je suis alors le sujet de
    mes pensées dans la notion thématique de la notion du sujet. Je m'accorde la substance qui est en moi capable de pense et de décider, et je m'affirme donc comme sujet de mes pensées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Mais alors, en étant sujet de mes pensées, s'affirme une forte contradiction : Comment puis-je être objet de mon Cogito et sujet de
    mes pensées?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Car en effet, la contradiction est forte. Resté-je sujet en étant objet de mon Cogito? De fait, puisque je reviens, sur moi-même, je
    fais preuve de conscience réfléchie et me détermine en tant que sujet, mais je fais alors l'objet de l'analyse de mon Cogito. Descartes en ayant introduit le Cogito prononça aussi dans le
    ''Discours de la Méthode'' son célèbre «&nbsp;Cogito ergo sum&nbsp;» soit ''Je pense donc je suis''. Descartes définit ainsi l'existence par le fait de la pensée, par le fait du ''je'' qui
    effectue l'action de penser et qui permet l'existence. Ainsi, par le fait même de penser et de se penser – ''je pense'', ''je suis'', le même ''je'', le même sujet est en cause – nous
    affirmons-nous toujours comme sujet? Se prendre pour objet de pensée, par le caractère de l'action qui est alors commise, constitue toujours le sujet qui n'en devient pas pour autant un objet. Il
    reste sujet. Ainsi, la conscience dans son retour sur elle-même n'entache-t-elle pas le caractère subjectif de l'être.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mais alors, lorsque je prends pour objet de pensée un objet, le rends-je sujet pour autant? Puisqu'il devient sujet de
    ma pensée, n'en acquiert-il pas le caractère? De même un sujet d'expérience devient-il sujet de droit? Le fait est qu'il possède bien une substance ainsi que Descartes le démontra dans ses
    <em>Méditations Métaphysiques</em> avec l'exemple de la cire, qui bien qu'elle changeât d'apparence gardait cette appellation de cire. Cette substance qu'auparavant on ne savait où situer, ne
    passe plus avec Descartes par le caractère morphologique mais par le caractère même de la cire, qu'elle qu'en soit l'état. «&nbsp;Il est plus aisé de connaître une substance qui pense et qui est
    étendue qu'une substance toute seule&nbsp;». Par là, tout ce qui possède une substance au strict sens du terme serait défini ainsi que le firent les grecs avec l'υποκείμενον (l'<em><span style=
    "font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;">hupokeimenon) d'Aristote mais dont n'aurions pas forcément conscience car elle n'est pas étendue et ne pense pas forcément. Dois-je pour autant
    accorder à mon stylo le statut de sujet? Il semblerait que non car celui-là, même s'il possède une substance – il est fait de plastique et d'encre – n'est pas libre et conscient. Descartes
    ajoutait peu après : «&nbsp;Je ne suis absolument parlant qu'une chose qui pense&nbsp;». C'est-à-dire un objet qui pense. C'est là le statut même du sujet qui est remis en cause, car quand bien
    même il serait le sujet de ses pensées et serait conscient, il ne serait pas pour autant sujet mais ne serait qu'un objet qui pense. Néanmoins de par sa nature même de pensante, cette chose
    acquiert un avis personnel sur les choses qui l'entourent et les sujets qui interagissent avec elle. Elle a donc un caractère subjectif, qui tient du sujet, au sens courant du terme, ce qu'un
    stylo ne pourrait jamais avoir compte tenu du fait qu'il ne pense pas.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le sujet, quand même il n'est qu'un objet pensant,
    de par ce fait même qu'il pense acquiert un caractère subjectif contrairement à l'objet. Le sujet qui revient sur lui, qui se prend pour objet, sujet de ses pensées l'est donc. ''Je'' peux donc
    bien être le sujet de mes pensées sans que ''je'' perde son caractère de sujet.</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mais ce caractère subjectif n'est-il pas à lui-même
    sa propre contradiction? En acquérant un caractère subjectif de mes pensées, celles-ci ne sont-elles pas faussées?</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;">Ne doit-on pas voir dans le ''je'' qui pense, un
    ''je'' différent de celui qui est pensé? En effet, lorsque je réfléchis sur moi, j'ai une certaine vision de moi-même avec mes qualités et mes défauts, et, peut-être par nature, avons-nous
    toujours l'impression d'être meilleur? D'être du ''bon côté'' et de ne jamais avoir tort. Notre conscience, puisque c'est bien d'elle dont nous parlons, a une volonté hégémonique sur l'être et
    les autres. C'est ce qu'avance Sartre dans l'</span></em><em><span style="mso-bidi-font-family: Tahoma;">Être et le Néant</span></em> <em><span style=
    "font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;">en disant qu'«&nbsp;autrui, par la simple apparition de son être est déjà une catastrophe ontologique&nbsp;». Ainsi, l'autre par sa présence
    peut-il être meilleur que nous et c'est ce que notre conscience se refuse à admettre. De par ce fait, lorsque nous nous représentons (rendons présent ce qui est absent), nous représentons nous
    subjectivement à notre être et dans une idée préconçue par rapport aux autres que nous avons. Si «&nbsp;je est un autre&nbsp;» ainsi que le dit Rimbaud définissant par là le fait que nous ne
    soyons pas toujours tout à fait nous-mêmes mais influencés par les autres, le sujet, lorsqu'il pense à lui-même n'est pas partiel, et «&nbsp;je&nbsp;» n'est plus le sujet de «&nbsp;ses
    pensées&nbsp;». C'est bien un autre ''je'' qui est sujet de ses pensées. Le ''je'' des pensées est sujet des pensées.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il en est de même pour le souvenir de manière plus
    flagrante encore. Lorsque je pense à moi, je ne le fais pas forcément par une projection de moi-même en pensée à l'instant présent, mais je peux le faire avec un moi passé en réfléchissant sur
    mes erreurs. Comment aurais-je du réagir à tel instant? Ferais-je pareil aujourd'hui? Lorsque je croise au détour d'un couloir la fille que j'ai aimée mais qui ne m'adresse aujourd'hui plus même
    un sourire ou un regard, je regrette le passé, et le ''moi'' qui pouvait passer du temps avec elle. Je me prends donc bien pour sujet de pensée, mais ce n'est pas pour autant que le ''je'' qui
    est pense est le ''je'' qui est entrevu, et pourtant je fais preuve de conscience réfléchie «&nbsp;me prenant pour centre&nbsp;» et induisant «&nbsp;mon savoir qui revient sur lui-même&nbsp;». Je
    ne serais donc pas le sujet de mes pensées au strict sens du terme, de par le fait où ce n'est pas vraiment moi qui suis pensé mais une représentation de moi-même passé ou
    présente.</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il semblerait que nous ne soyons pas le véritable
    sujet de nos pensées. Mais la conscience, en prenant pour centre le personne humaine elle-même, intègre son passé et son essence, car somme toute, nous sommes la constitution élaborée de notre
    passé qui à travers les souvenirs créent le ''je'' actuel de par l'expérience que l'on acquiert au cours de la vie. En réfléchissant au passé, on réfléchit tout de même à soi-même, et quand bien
    même nos représentations sont subjectives, elles permettent de s'améliorer par les critiques que l'on peut recevoir pour mieux considérer notre ''moi''. Le ''je'' au sens le plus général peut
    donc être considéré comme le sujet de ses pensées.</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">*</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-style: normal; mso-bidi-font-family: Tahoma;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">*<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> *</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">En revenant sur nous-mêmes&nbsp;; nous affirmons notre qualité de sujet. Mais il nous est tout aussi possible de penser aux autres et
    dès lors<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> ‘’je‘’ n’est plus le sujet des pensées à chaque instant mais ponctuellement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">En effet, il m’est possible d’avoir pour objet de pensée un autre objet/sujet que moi-même. Le Cogitatum peut avoir pour objet de
    pensée un objet qui n’est pas le Cogito. Et alors, lorsque je ne pense pas à moi, que je sais que je ne pense pas à moi, je ne suis plus le «&nbsp;sujet de mes pensées&nbsp;». C’est ce que dit
    Husserl dans ses <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Méditations Cartésiennes</em> avec le concept d’intentionnalité&nbsp;: «&nbsp;Je sais toujours de quoi j’ai conscience, si j’en prends
    conscience pas une intention qui est la mienne&nbsp;». Par là, Husserl affirme que si l’on s’aperçoit que l’on a pour objet de pensée un autre objet que nous-mêmes, nous en avons conscience et
    nous ne pensons qu’à cet objet de pensée. L’intentionnalité – venant de l’intention, intendere en latin – diriger, définit la capacité de chaque être à n’avoir qu’un sujet de pensée qu’il décide.
    Le ‘’je’’ dirige ses pensées sur un autre objet de pensée et ne serait alors plus le «&nbsp;sujet&nbsp;» de ses pensées. Mais ne doit-on pas voir alors une soumission des pensées au sujet.
    C’est-à-dire voir en cela des pensées sujettes au sujet&nbsp;? En cela le sujet serait libre de décider et de diriger sa vie. Mais est-ce une véritable liberté que la volonté et
    l’intentionnalité&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">C’est ce qu’affirme Descartes en disant que la liberté nécessite «&nbsp;une pure indifférence dans l’âme pour les actions qu’elle doit
    exercer&nbsp;». Par là, Descartes place en maîtresse absolue la volonté et incite à n’avoir qu’une volonté propre à chacun, indépendante des autres. Le sujet, selon la définition, doit être
    conscient et libre, et donc ne doit subir aucune influence. Mais pouvons-nous vraiment vivre sans subir d’influences&nbsp;? Si oui, ne nous retrouverions-nous pas pareil à l’âne de Buridan&nbsp;?
    De fait, si nous avions un choix à faire, mais que nous ne recevions aucune influence, pourquoi choisir de réaliser une action plutôt qu’une autre si celles-ci sont de conséquences
    similaires&nbsp;? Que je passe à droite ou à gauche de la fontaine, le résultat sera le même, je serais de l’autre côté de la fontaine. Si j’y passe uniquement à droite c’est uniquement par le
    poids de l’influence des autres élèves qui passent eux aussi à droite, permettant ainsi d’instaurer un sens de circulation lui-même installé par une tradition. Ainsi donc si je n’avais pas dans
    l’esprit cette tradition ni aucune influence, pourquoi mes pas me mèneraient-ils à droite plutôt qu’à gauche&nbsp;? Si je souhaitais être libre de toute influence, je ne pourrais passer de
    l’autre côté de la fontaine, pareil à l’âne de Buridan, ne pouvant choisir raisonnablement entre la droite et la gauche. Nous serions alors des êtres disposés à deux choix d’influence – ou plutôt
    de non-influence – sur nous-mêmes, et dans l’incapacité totale de choisir entre l’un ou l’autre. Nous ne serions libres en somme que de ne pas choisir. Il n’y aurait aucune liberté à ne subir
    aucune influence, mais plutôt une condamnation à l’indécision. Ne faudrait-il pas alors plutôt accepter l’influence des autres et tenter de notre mieux de la contrôler de manière raisonnée&nbsp;?
    Ne doit-on pas ajouter à cela la considération de la liberté sans influence – de cette condamnation – comme un retour sur soi-même et par conséquent une réflexion. Par la volonté d’avoir pour
    Cogitatum un objet de pensée, et une volonté de n’avoir que cet objet de pensée sans influence, nous revenons sur nous-mêmes pour en saisir la substance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">En tentant donc de ne saisir l’objet que dans un principe d’intentionnalité, sans influence des autres, nous restons tout de même
    sujets de nos pensées par le retour nécessaire sur soi-même pour saisir la substance de l’objet. Mais dans ce cas en laissant l’Autre influer sur moi-même et en le prenant pour sujet de pensée,
    que deviens-je&nbsp;? Resté-je sujet de mes pensées&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Si je prends un objet de pensée en laissant l’Autre influer sur moi, je me soustrais à mon ‘’retour sur moi-même’’. Il semblerait
    alors que je ne sois plus sujet à mes pensées. Mais l’approche de l’objet se fait toujours par l’intellect. Je ne croirais pas quelqu’un qui, en me désignant une table, m’affirmerait que c’est un
    oiseau, car j’aurais fait appel à mon intellect, qui se souviendra de la forme de l’oiseau et déterminera que la table est bien loin d’être semblable à un oiseau. Mais qu’en est-il si je me
    réfère à un sujet&nbsp;? Lorsque je pense à un autre, le sujet de mes pensées devient cet être à qui je pense. Il devient sujet de mes pensées par la représentation que je m’en fais. Mais par le
    caractère subjectif qu’a cette représentation, j’ai toujours un avis sur la personne à qui je pense. Ainsi constituera-t-elle peut-être un modèle à mes yeux ou la critiquerais-je&nbsp;car je
    jugerais son attitude contre-morale. J’aurais alors laissé l’Autre influer sur moi, mais j’aurai jugé, par le caractère subjectif qu’il tient à mes yeux, cette influence. Ainsi, même si je prends
    pour objet de pensée ou sujet de pensée un autre objet ou sujet que moi-même, ai-je une part de moi-même qui va intervenir dans mon rapport à l’objet et va assujettir mes représentations dans
    l’idée que je m’en fais. Je reste donc sujet de mes pensées malgré une volonté de ne pas forcément revenir sur moi-même, de par le caractère subjectif en moi-même qui intervient dans mon rapport
    à l’objet de pensée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Ne doit-on pas considérer en outre à cet égard qu’une personne qui chercherait à avoir un autre sujet de pensée et à en prendre soin,
    ne serait alors plus réellement sujette de ses pensées puisqu’elle utiliserait une démarche ne demandant pas de jugement sur l’Autre, et ainsi ne posséderait plus ce jugement, parvenant alors à
    échapper à ses pensées&nbsp;? Si cette personne n’a plus ce jugement, il n’a en effet pas besoin de ses pensées. C’est le cas de l’Homme altruiste qui ne cherche qu’à aider les autres qu’importe
    leurs situations. Mais ne faut-il pas s’interroger sur la motivation profonde qui l’amène à réaliser un tel acte&nbsp;? Lors de sa démarche, il n’a en effet pas de pensée qui l’assujettissent
    puisqu’elles sont toutes dirigées sur un autre. Mais qu’en est-il des motivations qui poussent l’Homme à agir de cette manière&nbsp;? Ne cherche-t-il pas acquérir une bonne conscience&nbsp;? Ou à
    donner une bonne image de lui&nbsp;? Ce serait alors un retour sur lui-même qu’il effectuerait dans un égoïsme profond paraissant sous des fausses apparences d’altruisme. L’acte en lui-même
    serait donc bien un acte d’esquive à la pensée et l’être cesserait d’être sujet de ses pensées mais ce ne serait que pour mieux s’affirmer sujet par les raisons qui l’ont poussé à cela.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Les Autres seraient donc à la fois une source de pensée pour un retour sur soi-même et un miroir pour moi dans l’image que je rends
    auprès d’eux. Je me vois dans les Autres, et à l’instar du miroir matériel qui me rappelle mon existence et me rends conscient de moi, les Autres sont le miroir de mon âme et ordonnent sur
    moi-même le même effet.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Si donc je n’ai pas d’autres choix que de penser à moi-même, quels que soient les actes que je commets, ne convient-il pas de se
    demander quelles sont les conséquences de cette suprématie de mes pensées sur moi-même.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">La considération de l’objet de mes pensées comme égoïsme profond amène à la réflexion sur l’incidence de mon égoïsme. Apporte-t-il
    quelque chose à mon être&nbsp;? Alors est-ce une bonne chose&nbsp;? Dans le rapport à l’autre, il semble difficile naturellement de vouloir su mal à une personne, celle-ci étant mon reflet/
    «&nbsp;Je ne dais pas autres ce que je ne veux pas qu’on me fasse&nbsp;» dit le proverbe populaire. Ne doit-on pas voir là l’égocentrisme de l’Homme qui même à travers l’Autre penser à lui&nbsp;?
    Le sujet semble ne pouvoir devant les similitudes de vie de ses ‘’congénères’’ ne pouvoir leur infliger une douleur dans la mesure où ceux-ci ne lui en font pas car il se projette ‘’dans’’, à la
    place de l’Autre et par la représentation – sujette à ses pensées – il n’a pas pour but de faire du mal à l’autre. Etre sujet à ses pensées serait donc à la base de l’altérité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Proposition soutenue par Kant dans la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Critique de la Raison Pratique</em> lorsque celui-ci
    dit&nbsp;: «&nbsp;Tout Homme a une conscience qui se voit observée, menacée, de manière générale tenue en respect (respect lié à la crainte), par un juge intérieur. Et cette puissance qui veille
    en lui sur les lois, n’est pas forgée (arbitrairement), mais elle est inhérente à son être&nbsp;». La conscience réfléchie – retour sur soi-même – amène la conscience morale – le juge intérieur.
    Kant affirmerait ici que la conscience morale serait inhérente à chaque être car celui-ci est conscient. Ainsi, par le fait même de la conscience, par le fait d’être sujet de mes pensées, je
    possède une conscience morale qui juge chacun de mes actes. Etre sujet de ses pensées, que ce soit dans l’altérité ou par un retour sur soi-même serait donc le piédestal de la conscience
    morale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">L’autre dans sa dimension réfléchie de moi-même est donc la base de la conscience morale si je suis le sujet de mes pensées – et il
    semble que nous n’ayons d’autres possibilités. Mais nous n’avons là qu’examiner le ‘’je’’ comme thème de pensée et réfléchis à sa substance, sa liberté et sa conscience. Mais qu’en est-il de la
    considération du sujet par rapport aux pensées&nbsp;? Est-il soumis à ses pensées ou exerce-t-il une domination – malgré l’évident retour sur lui-même – sur ses pensées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">*<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> *</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Suis-je donc le sujet de mes pensées&nbsp;? L’être conscient et libre est-il maître ou non de ses pensées&nbsp;? Les pensées
    exercent-elles sur moi une autorité&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Dans la vie de tous les jours,&nbsp;lorsque j’effectue un acte, celui-ci est dirigé par ma pensée. Si j’ai eu envie de gratter le
    sommet de mon crâne, c’est par la prise de conscience de cette démangeaison que j’ai décidé de lever le bras pour porter ma main à ma tête. Dans ce cas-là, le ‘’je’’ et les pensées sont
    similaires, puisque le ‘’je’’ sensible – l’être en lui-même – a ordonné au ‘’je’’ intelligible – les pensées. C’est d’une certaine manière considérer la suprématie du ‘’je’’ sur le sujet. C’est
    en effet bien lui qui ordonne que l’action soit réalisée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Mais à cela s’oppose l’expression populaire affirmant que nous somme ‘’sujets à nos humeurs’’. Une personne ainsi claquant une porte
    violemment après s’être disputée aura-t-elle subi le contrecoup de la dispute et ainsi aura été sujette à ses humeurs. La réalisation d’un de ces actes sous le coup d’une émotion semble mettre en
    exergue l’influence de l’état d’esprit – soit la pensée – sur la réalisation d’un acte par le sujet. Il y aurait donc là encore une discordance entre les pensées et le sujet en somme, et une
    puissance des pensées qui tiennent en respect le sujet et contrôlent la réalisation de ses actes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Au vus de ces deux faces de l’assujettissement du sujet à ses pensées ou des pensées au sujet, laquelle prévaut sur l’autre&nbsp;?
    Sont-elles à parts égales en nos pensées&nbsp;? Quelles sont les conditions requises pour que le sujet contrôle ses pensées&nbsp;? Le peut-il seulement&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Freud dans sa <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Métapsychologie</em> en 1915 affirme que non en théorisant l’inconscient. Par
    ce terme, il définissait ‘’une nouvelle face du psychisme (vie de l’esprit)’’ Il pensait qu’en effet le sujet n’était pas toujours conscient des actes qu’il réalise ni de la raison, du motif qui
    l’amène à réaliser de telles actions. Il y aurait eu dans la jeunesse du sujet un ensemble d’évènements qui auraient marqué sa pensée au fer rouge et expliqueraient un certain nombre d’actes
    réalisés inconsciemment dans la vie de l’individu. Ces actes inconscients réalisés par l’individu seraient ‘’les actes manqués’’&nbsp;; des lapsus, et dans les cas les plus grave, la névrose. Par
    ces actes manqués il entendait des actes qui ne seraient pas réussis dans la volonté du sujet. Lorsque je cours puisque je suis en retard pour aller à un rendez-vous et que je trébuche,
    m’écrasant dace contre terre devant les passants qui regardent alors d’un air interloqué, on peut supposer une volonté de mon inconscient d’attirer l’attention sur moi, manière de dire que je
    n’ai pas envie d’aller à ce rendez-vous et que je cherche même à me blesser pour ne pas y aller – c’est pour cela que je suis parti en retard. Ma conscience, mon ‘’je’’ voulait arriver à
    destination pour bien paraître aux yeux des autres, mais mon inconscient par une volonté qui a été refoulée (sans que je m’en rende compté) m’a fait réalisé un acte montrant ma véritable volonté
    qui est profondément ancrée en moi-même. Je serais donc bien assujetti à mes pensées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">De même, qu’en est-il lorsque je dors&nbsp;? Mon ‘’je’’ cesse d’être conscient puisque je suis alors dans un repos intellectuel. Mais
    alors&nbsp;? Quelle est la raison qui va faire que je vais bouger pendant la nuit&nbsp;? Qu’est qui va faire que je vais rêver&nbsp;? Suis-je conscience de ces rêves pendant mon sommeil&nbsp;? Et
    de mes actes&nbsp;? On pourrait déterminer d’abord les gestes comme la résultante d’un ajustement corporel pour être dans de meilleures conditions pour dormir. Des gestes qui semblent réalisés
    par la conscience végétative pour préserver le sujet. Je serais alors sujet de ma conscience végétative et soumis aux pensées de ma conscience végétative. De fait, celle-ci n’a-t-elle pas que
    pour but de préserver la sauvegarde de mon être&nbsp;? C’est donc qu’une autre ‘’force’’ agit en moi. Freud attribue les rêves à l’inconscience notamment avec <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">l’Interprétation des Rêves</em>. Il soutient que l’inconscient possèderait une volonté de réaliser des pulsions érotiques et thanatiques et qu’il les réaliserait
    dans les rêves par des moyens plus ou moins dissimulés qui ne serait pas en contradiction avec ma morale. Ainsi, lorsque je rêve de ma cousine venant chez moi avec deux melons qu’elle tient dans
    ses bras et que je suis heureux de la voir, il est fort probable que je ne sois en somme heureux que de voir ses seins qui m’attirent – ce que je n’ose m’avouer – mais que cela reste dissimulé
    sous de faux-semblants. Ainsi le sujet, lorsqu’il sommeille est-il soumis à l’inconscient qui est lui-même contrôlé en partie par ma conscience morale. Mais peut-on considérer cette conscience
    morale qui agit sans que je ne m’en rende vraiment compte comme étant part du sujet qui alors pourrait exercer sur lui-même un contrôle sur ce qui le contrôle&nbsp;? Il se contrôlerait ainsi, de
    manière détournée certes, mais ce serait ses pensées qui seraient sujettes à lui-même. Sous quel angle doit-on donc alors considérer la conscience morale&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Freud répond encore une fois à cette question en introduisant la notion de ‘’surmoi’’ (überich), dans la seconde topique de 1920. Le
    surmoi serait l’intériorisation des règles de la société en moi-même. Freud a dit au sujet de l’inconscient et sur surmoi&nbsp;: ‘’Le moi [partie consciente de mon être] n’est plus le maître dans
    sa propre demeure’’. Par là, il clame une suprématie de l’inconscience et du surmoi sur la conscience. En différenciant de cette manière le ‘’moi’’ et le ‘’surmoi’’, il distingue donc la société
    qui agit en moi et qui m’a fait intérioriser des règles. Si aujourd’hui tuer sa femme est interdit, le despote au temps des Athéniens (qui n’était autre que le père de famille) avait droit de vie
    et de mort sur sa femme, ses enfants et ses esclaves. C’est bien la preuve que la société influe sur moi d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, les lois de la société étant censées être les
    lois de la morale, le fait que celles-ci soit inhérentes à notre être prouve bien selon Kant que la société ne joue qu’un rôle d’intermédiaire d’inscription des lois morales dans la société. Les
    deux sont donc indissociablement liées. Mais alors, intériorisé-je les règles de la société ou sont-elles inscrites en moi dès mon origine&nbsp;? Le fait même que je puisse réaliser un acte qui
    me semble moral – accepter la présence de mendiants dans la rue sans rien faire – pourra paraître immoral à un autre qui m’incitera à tendre la main à cet homme&nbsp;à l’aider et qui trouvera
    cette situation insupportable. Je serais donc différent de lui dans ma conception de la morale. C’est donc bien la société qui s’imprime en nous puisque chacun ne possède pas tout à fait la même
    morale. La morale étant liée à ma volonté de ne pas subir le sort d’un autre, je suis totalement sujet de mes pensées par cette morale. Celle-ci me contraint à réaliser des actes que je ne ferais
    pas forcément si je ne subissais aucune influence. Dès lors que je ne réalise pas un acte qui irait dans le sens de ma morale, n’éprouvé-je pas un sentiment de mauvaise conscience&nbsp;?
    Sentiment désagréable s’il en est, c’est bien là preuve que notre esprit s’impose une nécessité dans le devoir de réaliser un acte qui apparaitrait comme l’accomplissement des règles de la
    société. Celles-ci par la morale exerce donc une puissance sur moi qui m’assujetti et m’oblige à réaliser les actes allant dans son sens. Mais n’existerait-il tout de même pas un moyen de se
    soustraire à la morale&nbsp;? Et ainsi parvenir – même un instant – à ne plus être sujet de ses pensées&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Freud affirme que cela est possible par l’art qui ne se soumet à aucun interdit et permet la sublimation – phénomène d’expression de
    l’inconscient. Je pourrais à travers un art que j’exercerais mettre de côté mon ‘’moi’’ par l’expression de les pulsions, sur un tableau par exemple, sans que cela ne soit interdit. Mais
    esquivé-je pour autant mes pensées&nbsp;? N’y a-t-il pas une part importante du moi qui agit à travers cette sublimation, un ‘’moi’’ inconscient puisque ce sont <span style=
    "text-decoration: underline;">mes</span> pulsions qui sont assouvies. J’ai été pris pour thème de pensée par mon inconscient et je suis ainsi encore le sujet de mes pensées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Je serais donc ainsi assujetti au sens politique du terme par mon inconscient et mes pensées. Je reviens sans cesse sur moi-même et ne
    peux me soustraire à ce retour quoiqu’il advienne. Mes pensées dirigeraient donc mes actes, et le ‘’je’’ ne ferais que subir le contrecoup de ses pensées puisqu’il n’en serait pas le véritable
    maître.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">*<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> *</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 31.65pt; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Je serais donc dans tous les sens du terme sujet à mes pensées et je ne pourrais me soustraire à la force de ces pensées qui agissent
    en moi sans que puise les contrer. Je serais aussi le sujet de mes pensées, quel que soit mon objet de pensée. Sans mon pouvoir d’être conscient et libre, je suis l’objet de mes pensées tout en
    restant un sujet relativement libre dans la mesure où je me laisse influencer par les autres. Le sujet peut donc être le sujet de ses pensées, mais ce n’est pas qu’un pouvoir qu’il possède, c’est
    aussi une constant et une nécessité que ses pensées le prennent pour sujet. ‘’Je’’ est donc pensé à chaque instant, qu’el que soit la volonté instaurée. Le ‘’je’’ qui pense reste bien le ‘’je’’
    qui est pensé, dans une représentation aussi subjective soit-elle, puisque c’est bien le ‘’je qui est entrevu. Mais si je suis le sujet de mes pensées, ne dois-je pas vouloir les esquiver&nbsp;?
    Quel but doit-on donner à l’Homme qui est sujet à ses pensées&nbsp;?</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 12:12:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">012d99387966048c7674fc5aea35af71</guid>
                <category>Philosophie (textes + corrigés)</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-suis-je-le-sujet-de-mes-pensees-98931635-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Matrix et la cuillère]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-matrix-et-la-cuillere-97946450.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <center>
    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="102%">
      <tbody>
        <tr>
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          </td>
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          </td>
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          </td>
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          </td>
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            <br>
            <a title="Accueil" href="http://www.samizdat.qc.ca/modules/acc.htm"></a><br>
            <br>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </center>
  <table border="0" cellspacing="2" cellpadding="0" width="100%">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="mceSelected" width="33%" valign="top" background="med_cin/matrix.gif">
          <center>
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              <tbody>
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                    <a title="Visionner trailers (extraits)" href="http://us.imdb.com/Trailers?0133093"></a>&nbsp;
                  </td>
                </tr>
                <tr>
                  <td bgcolor="white">
                    <center>
                      <h5>
                        <span style="color: #ffffff;">La Matrice<strong><br></strong>Warner Brothers/Village Roadshow Pictures, 1999</span>
                      </h5>
                    </center>
                  </td>
                </tr>
              </tbody>
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          </center>
        </td>
        <td class="mceSelected">
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            <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="10" width="100%">
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                      <h1>
                        Il n'y a pas de cuillère<a id="fnB1" name="fnB1" href="http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm#fn1">[1]</a>.
                      </h1>
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                        compte rendu par Kelley L. Ross, Ph.D.
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                        <em><strong>Avertissement</strong></em><br>
                        Tout comme un autre bon film de l'année 1999, <em>Le Sixième Sens</em>, <em>La Matrice</em> nous surprend par un revirement au plein cœur de l'action. Quiconque n'ayant pas
                        encore vu le film et désirant être surpris devrait le voir avant de poursuivre la lecture de cet article. La version DVD, avec ses multiples commentaires, un documentaire sur
                        le film, et plein d'autres extraits de production, est chaudement recommandé.
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                        L'intérêt philosophique principal de <em>La Matrice</em> se trouve dans l'exploitation de la crainte classique de René Descartes: <em>Et si la vie n'était en fait qu'un
                        rêve?</em> Dans ce film, les spéculations philosophiques de salon se transforment en réalités terrifiantes. Mais il y a plus. Si la <em>crainte Cartésienne</em> s'applique à
                        un niveau de réalité, pourquoi ne pas l'appliquer à celui là même qui, pensons-nous, se révèle par la suite comme étant véritablement et ultimement “réel”? Au delà de
                        Descartes on retrouve également dans ce film des échos du platonisme et du <a id="text" name="text"></a>bouddhisme.
                      </p>
                      <p>
                        <strong>La Matrice</strong> est un classique de la science fiction, l'un des géants du Box Office en 1999, un film puissant et dérangeant à plusieurs niveaux. Mis à part les
                        révélations hallucinantes sur la nature de la réalité, le niveau de violence est significatif, et peut paraître gratuit pour certains, en particulier lorsque la fusillade du
                        “lobby” rappelle aux spectateurs l'horrible fusillade de L'école secondaire Columbine. Mais la violence y est irréelle et relativement propre. Il n'y a rien qui ressemble
                        aucarnage du vrai film d'un massacre dans une école secondaire, <strong>Carrie</strong> (1976); ni au genre de fusillade climatique du film <strong>Le Corbeau</strong> (1994),
                        mais <strong>La Matrice</strong> est définitivement dans la même catégorie esthétique – et c'était le but, avec le plus grand nombre de chutes de cartouches au ralenti depuis
                        <em>Rambo</em> (1985)<a id="fnB2" name="fnB2" href="http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm#fn2">[2]</a>[voir note]. La plupart de l'action, cependant, ne se
                        déroule avec l'utilisation d'armes, mais avec des démonstrations sophistiquées d'arts martiaux, pour lesquelles les acteurs eux-mêmes se sont exercés de manière intensive avec
                        des professionnels des films chinois d'arts martiaux. Ceci devient d'ailleurs une tendance, George Lucas voulait aussi se départir de cascadeurs et utiliser les acteurs
                        eux-mêmes pour faire les séquences de combat dans <strong>La Menace Phantôme</strong>. Bien que pour d'autres raisons, <em>La Matrice</em> apporte un plus grand intérêt sur le
                        plan philosophique, on ne peut nier le fait que ce soit à la fois un film de science-fiction et d'arts martiaux et que la grande part de son attrait émotif et esthétique vient
                        de sa violence. La scéne initiale du film est explosive, avec “Trinité,” jouée par Carrie-Anne Moss, courant sur les murs, assomant 5 policiers avec pour seule arme ses mains
                        et ses pieds (en moins de vingt secondes), et bondissant d'un immeuble à l'autre comme Superman (ou Supergirl), établi l'atmosphère électrique des éléments athlétiques de
                        toute l'aventure. Le fait qu'elle semble disparaître, tel un souffle, ajoute aussi au mystère.
                      </p>
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                        Keanu Reeves, jouant le rôle de “Thomas Anderson” ou le pirate informatique “&nbsp;Néo&nbsp;”, le “&nbsp;Messie&nbsp;”, bien que chargé d'images chrétiens, et également appelé
                        “Jésus Christ” par un autre des personnages, joue à nouveau le rôle d'un <strong>Bouddha</strong> – tel que dans le film <strong>Le petit Bouddha</strong> (1994). Le Bouddha
                        est celui qui se <em>réveille</em> comme l'expérimente littéralement Néo, en découvrant qu'il a été un prisonnier comateux, gardé dans une cuve, toute sa vie, avec le monde
                        dans lequel il croyait vivre, dans lequel il avait un travail ennuyeux de programmeur informatique, un monde projeté dans son esprit, comme de la réalité virtuelle sur
                        ordinateur, simulé par une sonde directement implantée dans son cerveau. Il est rescapé par un personnage qui est qualifié par les autorités internationales comme étant un
                        terroriste, “Morpheus,” joué par Laurence Fishburne. Débranché et chassé de sa cuve, Néo est pris par Morpheus et ses associés dans un vaisseau voyageant à travers de profonds
                        tunnels sous la surface d'une terre désolée et pratiquement sans vie – maintenant contrôlée par des intelligences artificielles qui cultives les humains principalement comme
                        source d'énergie, les gardant dociles dans un monde de la réalité virtuelle, c'est-à-dire la “Matrice,” qui est projeté dans leur cerveau.
                      </p>
                      <p>
                        Attendez une minute... “des cavernes”? Ceux qui sont familiers avec le philosophe Platon, tout cela devrait éveiler des soupçons. Dan la <strong>République</strong>, Platon
                        avance une théorie qui divise la réalité en quatre niveaux par l'intermédiaire de la Ligne Divisée et l'imagerie de l'<strong>Allégorie de la caverne</strong>: &nbsp;Nous
                        sommes tous tels des prisonniers attachés au sol de la caverne. Mais habituellement nous ne voyons pas la caverne elle-même – tout ce que nous voyons sont des ombres sur le
                        mur. Donc, Néo est comme l'un de ces prisonniers attachés, regardant les ombres de La Matrice. Si par contre, le prisonnier de Platon est libéré, il peut regarder tout autour.
                        Il voit alors la grotte, il voit un feu briller à l'arrière, et alors il découvre que la réalité qu'il voyait n'était en fait que la parade de marionnettes devant ce feu,
                        produisant ainsi les ombres sur le mur. Platon ne dit pas qui fait parader ces marionnettes. Néo apprend que ce sont les machines possédant l'intelligence artificielle. Il
                        voit que par ce biais il a été lui-même manipulé comme une marionnette. Au commencement il a de la peine à le croire, et la profondeur de la révélation le rend physiquement
                        malade, mais il ne peut le nier.<br>
                        <br>
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                        Un autre aspect de <em>La Matrice</em> qui révèle des nuances platoniques est la fréquence de l'apparition d'<em>images</em> en réflexion. Nous voyons souvent la réflexion de
                        Néo dans les lunettes de soleil de Morpheus, ou dans différentes surfaces métalliques. Un thème fréquemment rencontré dans l'oeuvre de Platon est l'affirmation que nous ne
                        touchons rarement la réalité, nous voyons surtout des images. Les ombres sur le mur de la caverne ne sont que des images des marionnettes, qui sont elle-mêmes des images des
                        formes. Platon avait, c'est bien connu, peu d'estime pour l'<em>art</em>, qui crée des images non pas à partir des Formes <a id="fnB3" name="fnB3" href=
                        "http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm#fn3">[3]</a>, mais à partir d'autres choses qui sont déjà des images. L'art basé sur les ombres de la caverne s'éloigne
                        de la réalité par trois étapes. Le monde de La Matrice est lui-même une ombre réfléchie de la réalité, reproduisant de manière lugubre et altérée (toutes les couleurs ont une
                        forte composante verte) le “monde réel” .
                      </p>
                      <p>
                        <em>La Matrice</em> ne comporte aucune référence directe à Platon, mais il évoque la question posée en suivant l'analogie platonique. La caverne, après tout, n'était pas la
                        réalité ultime pour Platon. Le prisonnier libéré quitte la caverne et découvre la réalité véritable à l'extérieur, le Monde des Formes, sur lequel règne la Forme de la Bonté.
                        Serait-ce possible que le “monde réel” dans lequel Néo se réveille soit également une simulation, de la réalité virtuelle? Ce serait une tournure intéressante pour <em>La
                        Matrice II</em>, mais il n'y a aucun indice de tout ça ici. À vrai dire, par d'autres indices, <em>La Matrice</em> nous porte à la réflexion, même si le “monde réel” <em>est
                        le</em> vrai monde, le monde véritable n'est peut-être pas si “réel” après tout.
                      </p>
                      <p>
                        Morpheus apprend à Néo que, dès qu'il devient conscient que La Matrice n'est qu'une simulation par ordinateur, il devient possible de la manipuler. Morpheus, Trinité, et les
                        autres membres de la “Résistance” ont tous développés cette capacité, ce qui explique pourquoi Trinité ait pu éviter les balles, courir sur un mur, et faire des sauts innouïs
                        – sa disparition, bien sûr, n'était simplement que le retrait de son corps virtuel de La Matrice. Ce que Morpheus recherche vraiment, par contre, c'est quelqu'un, “L'Élu,” qui
                        peut manipuler La Matrice à volonté et créer une infinité de résultats, c'est-à-dire. faire stopper les balles en plein vol ou vaincre les “Agents,” qui sont “programmes
                        intelligents” invincibles dont la mission est de tuer les gens comme Morpheus, Trinité, et Néo (qui ne peuvent survivre même à une mort “virtuelle”) et détruire la Résistance.
                        L'apogée du film, bien sûr, est atteint lorsque Néo développe cette habileté, est révélé comme étant L'Élu, vainc les Agents et peut commencer la libération de l'humanité.
                      </p>
                      <p>
                        En cours de route, cependant, une foule de choses se produisent. Après sa formation initiale, Néo est amené vers “l'Oracle,” une vieille dame (jouée par Gloria Foster) qui
                        semble posséder la capacité de voir le futur. Pendant qu'il attend pour la rencontrer, nous voyons une scène importante. Néo est laissé dans une pièce où se trouve plusieurs
                        enfants qui semblent être des adeptes d'actes impossibles à accomplir. L'un d'eux lit aussi un livre en Chinois. Un autre jeune garçon, qui est habillé comme Mahâtmâ Gethi,
                        est assis en toute tranquillité dans la position du Lotus, faisant plier une cuillère par télékinésie. La chose extraordinaire à propos du monde de <em>La Matrice</em> c'est
                        que nous n'avons aucune difficulté à croire que ce genre de chose est possible. Les habiletés paranormales ne sont plus miraculeuses lorsque nous savons que ce ne sont que des
                        simulations par ordinateur. Mais Néo, vivant dans ce monde, a bien sûr un peu plus de difficulté à saisir comment cela peut être possible. Le jeune garçon lui explique le
                        phénomène alors avec peut-être la phrase la plus importante du film, “Il n'y a pas de cuillère.”. Maintenant, ce n'est pas le genre de chose que Platon dirait. Ce
                        pourrait-être l'évêque Berkeley, mais il n'y a rien dans <em>La Matrice</em> qui suggére le moindre scepticisme empirique. Quelle tradition importante pourrait nous permettre
                        de faire une telle déclaration à l'égard du monde “&nbsp;réel&nbsp;”?
                      </p>
                      <p>
                        &nbsp;
                      </p>
                      <p>
                        Il s'agit plutôt du Bouddhisme. La cuillère est “vide”. Elle n'a pas de “nature propre”, aucune <em>essence</em> ou réalité durable. Elle existe seulement en rapport avec tout
                        le reste (“existence relative” et “origine dépendante”). C'est ce que le garçon affirme: &nbsp;Néo peut déformer la cuillère en se déformant <em>lui-même, ou en déformant son
                        propre esprit</em>. Bien qu'il n'y a aucune référence directe au Bouddhisme dans <em>La Matrice</em>, la conclusion est difficile à éviter étant donné (1) le contexte des arts
                        martiaux, (2) le livre en chinois, (3) le fait que le code qui nous est présenté comme étant celui de La Matrice ne soit pas numérique mais vaguement, ou directement, comme
                        des caractères chinois ou des syllabes <em>kana</em> japonaises, (4) le fait que Néo “s'éveille” -- ce que le nom <em>Bouddha</em> signifie, (5) le fait que Keanu Reeves a
                        déjà joué le rôle du Bouddha auparavant, (6) le Gethi ou l'enfant-Bouddha, et (7) des énoncés caractéristiquement paradoxaux, tel “Il n'y a pas de cuillère.” L'importance de
                        cette réplique est consolidée lorsque Néo le répète délibérément, alors que lui et Trinité poursuivent leur tâche de délivrer Morpheus après sa capture par les Agents.
                      </p>
                      <p>
                        Mais cette réalisation ouvre de nouvelles perspectives: &nbsp;Serait-ce possible que tout ce que Néo apprend à propos de La Matrice soit aussi vrai pour notre monde “réel”?
                        C'est précisément ce qu' enseigne le Bouddhisme. Le Bouddha est sensé avoir acquis des pouvoirs surnaturels, tout comme Néo, lorsqu'il a atteint l'Illumination. Le film, donc,
                        n'est pas seulement un film de science fiction à propos de la race humaine esclave de machines intelligentes, mais une allégorie de l'esclavage de l'humanité au <em>Sam
                        sâra</em>, le monde illusoire de la naissance, la souffrance et de la mort. Platon ne dirait pas “qu'Il n'y a pas de cuillère.” Le prisonnier quittant la caverne pourrait voir
                        la cuillère elle-même, la forme éternelle et inchangeable de la cuillère. Seul un Bouddhiste pourrait dire de toute réalité ce que le garçon a dit de la cuillère: “Nous
                        quittons la caverne pour découvrir qu'au-delà de la cuillère il y a le néant.”
                      </p>
                      <p>
                        C'est déjà bien intrigant, mais il y a plus. L'Oracle évoque un élément du film qui n'a rien à voir avec le bouddhisme. Elle n'est pas une adepte des arts martiaux, mais elle
                        attire plutôt l'attention de Néo sur un proverbe écrit en latin sur le mur de la cuisine, “Connais-toi Toi-même” (<em>Temet Nosce</em>). Bien sûr, “Connais-toi Toi-même” n'est
                        pas du latin à l"origine, mais grec (<em>Gnôthi Seauton</em>). C'était l'un des préceptes de Delphi, au même titre que “Point d'excès” (<em>Mêden Agan</em>), ou les dictons de
                        l'<em><strong>Oracle de Delphi</strong></em>, où une prêtresse, la Pythia, possédée par Apollon prédisait le futur. L'Oracle est donc une fonction, non pas du bouddhisme, mais
                        des religions classiques de l'Occident (l'ascenseur pour se rendre à l'appartement de l'Oracle semble avoir la lettre grecque <em>Ômega</em> écrite à l'intérieure, complétée
                        de l'accent circonflexe et d'un iota). Ce que l'Oracle fait, comme nous le voyons, c'est dire à Néo ce qu'il avait “besoin d'entendre”, comme Morpheus l'explique. Néo prend
                        alors des décisions, basées sur ce qu'elle a dit, qui lui permettent de sauver Morpheus et d'atteindre ensuite le plein potentiel de l'Élu.
                      </p>
                      <p>
                        &nbsp;
                      </p>
                      <p>
                        Pourquoi les machines n'ont-ils point d'Oracle? Pourquoi, en ce sens, les Agents n'ont-ils pas les mêmes habiletés que l'Élu? C'est, après tout, <em>leur</em> ordinateur.
                        Alors pourquoi ne peuvent-ils pas manipuler La Matrice à volonté? L'implication ici, et elle est loin d'être Bouddhiste, est qu'il y a quelque chose de <strong>plus</strong>
                        en l'être humain que ce qui se trouve dans ces “programmes intelligents” et ce monde d'intelligence artificielle. L'Oracle dit à Néo, “Tu as une bonne âme.” Mais il n'y a pas
                        d'<strong>âme</strong>, aucune notion du <strong>soi</strong> dans le bouddhisme (la doctrine d'<em>anâtman</em> ou <em>anatta</em>), car ce serait une essence ou une nature
                        propre. Lorsque nous voyons le code de La Matrice dans une scène, nous voyons effectivement le caractère chinois représentant le mot <em>soi</em>.
                      </p>
                      <p>
                        “Connais-toi Toi-même” est une sorte d'enseignement bouddhiste paradoxale. Si Néo possède une <em>quelconque</em> forme d'âme, et que les machines n'en ont pas, cela explique
                        les habiletés uniques aux humains, et ça nous place alors dans un univers religieux qui va bien au delà de ce que le bouddhisme affirme de son côté. Et rien de tout ça n'est
                        vraiment explicable par la nature virtuelle de la Matrice.
                      </p>
                      <p>
                        Beaucoup plus manifeste, dans La Matrice, que les thèmes platoniques ou même bouddhistes, sont les thèmes judéo-chrétiens. Néo se fait littéralement appeler au débuts du film
                        “mon propre Jésus-Christ personnel.” Nous découvrons également que son nom véritable est en fait <em>Thomas</em> Anderson -- Thomas l'Apôtre qui doutait. L'Oracle lui dit
                        qu'il n'est pas l'Élu, mais ensuite ajoute “dans ta prochaine vie, peut-être.” Bien, Néo meurt (arrêt cardiaque et tout) et puis <em>Ressuscite</em>. Nous avons déjà compris
                        qu'il était question de réincarnation, puisque Morpheus est à la recherche de quelqu'un qui a déjà vécu auparavant; mais Néo est maintenant <em>né de nouveau</em>, sans aucun
                        doute, toujours dans le même corps, comme étant l'Élu. “Neo,” en effet, vient du Grec <em>Neos</em>, “jeune” ou “nouveau.”
                      </p>
                      <p>
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                      </p>
                      <p>
                        Mais mis à part Néo, nous avons <strong>Trinité</strong>, nommée tout comme la notion chrétienne de Dieu. C'est elle qui déclenche la Résurrection de Néo. De l'avis de
                        Trinité, Néo est vraiment mort, comme tous ceux qui sont morts dans La Matrice et ensuite dans le monde réel. Mais elle l'<em>aime</em>, et elle <em>croit</em> simplement,
                        avec l'aide de l'Oracle, qu'il ne peut être mort. Nous avons vu Trinité comme quelqu'un de très réservée, peut-être quelque peu sceptique, mais nous avons aussi eu un aperçu
                        de ses véritables sentiments et croyances. Maintenant, avec un baiser de pure foi, elle insuffle la vie, comme le Saint-Esprit, à Néo. Il renaît. Trinité alors devient la
                        <strong>Mère de Dieu</strong> – Comme la Vierge Marie. Cependant, Marie n'était pas un membre originel de la Sainte Trinité, mais C.G. Jung pensa qu'elle devrait être
                        considérée comme la quatrième. Trinité, en effet, semble combiner le Saint-Esprit avec Marie. Nous avons déjà un <strong>Père</strong>, Morpheus, qui n'a pas seulement agit
                        <em>comme</em> un père. mais est aussi interpellé de la sorte de manière explicite par Tank (Marcus Chong). Alors nous nous retrouvons avec la Trinité complète: Père
                        (Morpheus), Fils (Néo), et Saint-Esprit/Mère (Trinité).
                      </p>
                      <p>
                        Que conclure alors? Peut-on dire que <em>La Matrice</em> est un film chrétien? C'est très peu probable. Keanu Reeves ne joue pas le Christ véritable. Ce que nous voyons,
                        assurément, est une synthèse esthétique puissante d'éléments grecs, bouddhistes, et chrétiens qui les prend clairement tous au sérieux. Il est, effectivement, rare de prendre
                        la christianisme au sérieux sans <em>tout</em> l'accepter dans son ensemble, ou de rejeter la prémisse de la Divinité de Jésus sans ramener le tout à une allégorie séculaire
                        et moraliste dans laquelle chacun est le fils (ou l'enfant) de Dieu. La comparaison avec le bouddhisme, encore une fois, peut être instructive. En principe, et c'est vrai
                        surtout dans les étapes subséquentes de l'histoire du bouddhisme, est que tous peuvent devenir un Bouddha, mais la plupart ne le sont pas devenus et ne le seront pas pour un
                        long moment encore. L'accomplissement du Bouddha était une chose rare et extraordinaire . Il n'était pas seulement un philosophe, mais le “Béni,” le <em>Tathâgata</em> ou
                        “Celui qui est Venu”, dont les reliques font l'objet de vénération. Même si le Mahâyâna commença à voir tout le monde comme étant <em>déjà</em> des Bouddhas, nous découvrons
                        également l'idée qu'il y a un Bouddha cosmique éternel, <em>Mahâvairocana</em>, de qui nous sommes tous une partie.
                      </p>
                      <p>
                        L'équivalent chrétien d'un tel concept serait un Christ qui est relativement, mais non pas pleinement, unique. Non pas le seul et unique Fils de Dieu, mais un événement rare,
                        un Sauveur, qui a une fonction spirituelle spéciale et puissante. Un concept semblable fait d'ailleurs partie de la foi Baha'i, où figure des “Manifestations” (dont Moïse,
                        Krishna, Zoroastre, Jésus, et Mohammed) qui font la médiation entre Dieu et l'Humanité, déformant l'influence chrétienne en affirmant que ceux-ci étaient tels des Dieux pour
                        nous, tout en étant tels des hommes pour Dieu. Également dans l'Hindouisme, l'Être Suprême Vishnu prend périodiquement la forme humaine (Avatars), comme dans le cas de Rama,
                        Krishna, et même le Bouddha pour aider l'humanité.
                      </p>
                      <p>
                        <em>La Matrice</em> suggère donc une religion, comme le Bouddhisme, dans laquelle la réalité ultime est encadrée ou incompréhensible, mais où l'on retrouve une qualité divine
                        et miraculeuse dans la vie humaine pouvant produire des sauveurs, comme Jésus, engendrant une incroyable puissance. Comme au cours de la période hellénistique et à l'aube de
                        l'ère romaine, lorsque de multiples religions naissaient offrant la rédemption et l'immortalité, nous sommes dans une période d'exploration religieuse similaire où les thèmes
                        des grandes religions du monde s'entrecoupent et se chévauchent. D'une manière artistique, indirecte et subliminale, <em>La Matrice</em> suggère ce que les gens peuvent bien
                        rechercher.
                      </p>
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                      <p>
                        &nbsp;Notes
                      </p>
                      <p>
                        <a id="fn1" name="fn1" href="http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm#fnB1">[1]</a> - Avec permission. Traduction par Francis Leblanc et Paul Gosselin. Pour le
                        texte intégral (en anglais, plus long d'ailleurs) cliquez <a href="http://www.friesian.org/matrix.htm">ici</a>.
                      </p>
                      <p>
                        <a id="fn2" name="fn2" href="http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm#fnB2">[2]</a> - Au cours de la fusillade du lobby, de peur que certains soient pris de pitié
                        envers les officiers que Néo et Trinité abattent, il ne faut pas oublier que ces gardes et les membres de cette équipe tactique sont des <em>voyous bagarreurs</em>. Ils sont
                        des gangsters obéissants à un État Policier, tout comme l'IRS, la DEA, ou les agents de l'ATF, habillés de vêtements, maintenant familiers, de ninja et coiffés de casques
                        Nazi. Nous avons vu une demi-douzaine d'entre eux, ou leur semblables, plus tôt dans le film battre Morpheus sans pitié. Ils sont eux-mêmes engagés, comme à ce moment là, à
                        commettre des crimes violentes. Néo et Trinité combattent donc par autodéfense, essayant de délivrer Morpheus de la torture, malgré le fait qu'ils semblent initier l'attaque.
                      </p>
                      <p>
                        <a id="fn3" name="fn3" href="http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm#fnB3">[3]</a> - NdT: ou les Archétypes.<br>
                        <br>
                      </p>
                    </div>
                  </td>
                </tr>
              </tbody>
            </table>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p>
    source : <a href="http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm">http://www.samizdat.qc.ca/arts/cinema/matrice_kr.htm</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">35c4cb788e3bbebc22f533b68f3baeb7</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-matrix-et-la-cuillere-97946450-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Chemin de campagne (Heidegger)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-le-chemin-de-campagne-heidegger-97434673.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 24pt;"><strong>Martin Heidegger</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Le Chemin de campagne</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;">traduit par <strong>André Préault</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><img height="265" width="355" src=
    "http://2.bp.blogspot.com/_-kHY0UaQZUo/SdDD9OSXVrI/AAAAAAAAAW8/UgV8TiYSIbU/s400/800px-Heideggerrundweg0009.JPG" class="GcheTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il quitte à sa porte le Jardin du Château et court vers les terres humides d'Ehnried. Par-dessus le mur, les vieux tilleuls du Jardin
    le regardent s'éloigner, soit qu'aux environs de Pâques il allonge son trait clair entre les champs déjà verts et les prairies renaissantes ou qu'à Noël il disparaisse derrière la première
    colline parmi les tourbillons de neige. A partir de la croix, il tourne vers la forêt. À sa lisière il salue en passant un grand chêne, sous lequel est un banc tout juste équarri.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Parfois reposait sur le banc tel ou tel des écrits des grands penseurs, qu'une jeune gaucherie essayait de déchiffrer. Quand les
    énigmes se pressaient et qu'aucune issue ne s'offrait, le chemin de campagne était d'un bon secours. Car, sans rien dire, il conduit nos pas sur sa voie sinueuse à travers l'étendue de ce pays
    parcimonieux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">C'est toujours à nouveau que la pensée, aux prises avec les mêmes écrits ou avec ses propres problèmes, revient vers la voie que le
    chemin trace à travers la plaine. Il demeure, sous les pas, aussi près de celui qui pense que du paysan qui s'en va faucher aux premières heures du matin. Plus souvent avec les années le chêne au
    bord du chemin ramène nos pensées vers les jeux de l'enfance et les premiers choix. Quand parfois, au cœur de la forêt, un chêne tombait sous la cognée, mon père aussitôt partait, traversant
    futaies et clairières ensoleillées, à la recherche du stère de bois accordé à son atelier. C'est là, dans son atelier, qu'il travaillait, attentif et réfléchi, dans les intervalles de son service
    à l'horloge de la tour et aux cloches qui, l'une comme les autres, ont leur relation propre au temps et à la temporalité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Cependant, dans l'écorce du chêne, les gamins découpaient leurs bateaux qui, munis d'un banc de rameur et d'un gouvernail, flottaient
    sur la rivière Mettenbach ou dans le bassin de l'école. Dans ces jeux, les grandes traversées arrivaient encore facilement à leur terme et retrouvaient la rive. La part de rêve qu'elles
    contenaient demeurait prise dans le vernis brillant, encore à peine discernable, qui recouvrait toutes choses. L'espace qui leur était ouvert n'allait pas plus loin que les yeux et la main d'une
    mère. Tout se passait comme si sa sollicitude discrète veillait sur tous les êtres. Ces traversées pour rire ne savaient rien alors des expéditions au cours desquelles tous les rivages restent en
    arrière. Cependant la dureté et la senteur du bois de chêne commençaient à parler, d'une voix moins sourde, de la lenteur et de la constance avec lesquelles l'arbre croît. Le chêne lui-même
    disait qu'une telle croissance est seule à pouvoir fonder ce qui dure et porte des fruits&nbsp;; que croître signifie&nbsp;: s'ouvrir à l'immensité du ciel, mais aussi pousser des racines dans
    l'obscurité de la terre&nbsp;; que tout ce qui est vrai et authentique n'arrive à maturité que si l'homme est disponible à l'appel du ciel le plus haut, mais demeure en même temps sous la
    protection de la terre qui porte et produit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Cela, le chêne le dit toujours au chemin de campagne, qui passe devant lui sûr de sa direction. Le chemin rassemble ce qui a son être
    autour de lui&nbsp;; et, à chacun de ceux qui le suivent, il donne ce qui lui revient. Les mêmes champs, les mêmes pentes couvertes de prairies font escorte au chemin de campagne en toute saison,
    proches de lui d'une proximité toujours autre. Que la chaîne des Alpes au-dessus des forêts s'efface dans le crépuscule du soir, que, là ou le chemin se hisse sur une colline, l'alouette au matin
    s'élance dans le ciel d'été, que le vent d'est souffle en tempête de la région du village maternel, que le bûcheron, à la tombée de la nuit, traîne son fagot vers l'âtre, que le char de la
    moisson rentre à la ferme en vacillant dans les ornières du chemin, que les enfants cueillent les premières primevères au bord des prés, que tout le long du jour le brouillard promène sur la
    vallée sa sombre masse, toujours et de tous côtés c'est le Même qui nous parle autour du chemin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le Simple garde le secret de toute permanence et de toute grandeur. Il arrive chez les hommes sans préparation, bien qu'il lui faille
    beaucoup de temps pour croître et mûrir. Les dons qu'il dispense, il les cache dans l'inapparence de ce qui est toujours le Même. Les choses à demeure autour du chemin, dans leur ampleur et leur
    plénitude, donnent le monde. Comme le dit le vieux maître Eckhart, auprès de qui nous apprenons à lire et à vivre, c'est seulement dans ce que leur langage ne dit pas que Dieu est vraiment Dieu.
    Mais le chemin ne nous parle qu'aussi longtemps que des hommes, nés dans l'air qui l'environne, ont pouvoir de l'entendre. Ils sont les servants de leur origine, mais non les esclaves de
    l'artifice. C'est en vain que l'homme par ses plans s'efforce d'imposer un ordre à la terre, s'il n'est pas ordonné lui-même à l'appel du chemin. Le danger menace, que les hommes d'aujourd'hui
    n'aient plus d'oreille pour lui. Seul leur parvient encore le vacarme des machines, qu'ils ne sont pas loin de prendre pour la voix même de Dieu. Ainsi l'homme se disperse et n'a plus de chemin.
    À qui se disperse le Simple paraît monotone. La monotonie rebute. Les rebutés autour d'eux ne voient plus qu'uniformité. Le Simple s'est évanoui. Sa puissance silencieuse est épuisée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le nombre de ceux qui connaissent encore le Simple comme un bien qu'ils ont acquis diminue sans doute rapidement. Mais partout ces peu
    nombreux sont ceux qui resteront. Grâce à la puissance tranquille du chemin de campagne, ils pourront un jour survivre aux forces gigantesques de l'énergie atomique, dont le calcul et la
    subtilité de l'homme se sont emparés pour en faire les entraves de son œuvre propre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">La parole du chemin éveille un sens, qui aime l'espace libre et qui, à l'endroit favorable, s'élève d'un bond au-dessus de l'affliction
    elle-même pour atteindre à une sérénité dernière. Celle-ci s'oppose au désordre qui ne connaît que le travail, à l'affairement qui, recherché pour lui-même, ne produit que le vide.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Dans l'air, variable avec les saisons, du chemin de campagne prospère une gaieté qui sait et dont la mine paraît souvent morose. Ce gai
    savoir est une sagesse malicieuse<sup>1</sup>. Nul ne l'obtient qui ne l'ait déjà. Ceux qui l'ont le tiennent du chemin de campagne. Sur sa voie la tempête d'hiver et le jour de la moisson se
    croisent, la turbulence vivifiante du printemps et le déclin paisible de l'automne se rencontrent, l'humeur joueuse de la jeunesse et la sagesse de l'âge échangent des regards. Mais tout devient
    serein dans une harmonie unique, dont le chemin dans son silence emporte çà et là l'écho.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">La sérénité qui sait est une porte donnant sur l'éternité. Ses battants tournent sur des gonds, qu'un habile artisan a forgés un jour
    en partant des énigmes de l'existence.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Des basses prairies d'Ehnried, le chemin revient au Jardin du Château. Franchissant une dernière colline, son étroit ruban traverse une
    dépression plate, puis arrive aux remparts. Il luit faiblement à la clarté des étoiles. Derrière le Château se dresse la tour de l'église Saint-Martin. Avec lenteur, presque avec hésitation, les
    onze coups de l'heure s'égrènent et s'effacent dans la nuit. La vieille cloche, aux cordes de laquelle les garçons ont eu leurs mains rudement chauffées, tremble sous les coups du marteau, dont
    nul n'oublie la silhouette amusante et sombre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Avec le dernier coup le silence s'approfondit encore. Il s'étend jusqu'à ceux qui ont été sacrifiés prématurément dans deux guerres
    mondiales. Le Simple est devenu encore plus simple. Ce qui est toujours le Même dépayse et libère. L'appel du chemin de campagne est maintenant tout à fait distinct. Est-ce l'âme qui parle?
    est-ce le monde? est-ce Dieu?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Tout dit le renoncement qui conduit vers le Même. Le renoncement ne prend pas, mais il donne. Il donne la force inépuisable du Simple.
    Par l'appel, en une lointaine Origine, une terre natale nous est rendue.</span>
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">1. Littéralement&nbsp;: «&nbsp;Ce gai savoir est <em>das Kuinzige</em>.&nbsp;» Ce terme dialectal, propre à la Souabe du Sud (où se
    trouve Messkirch, ville natale de Heidegger), correspond étymologiquement à <em>keinnützig</em>, «&nbsp;bon à rien&nbsp;», «&nbsp;propre à rien&nbsp;», dont le sens est passé à celui
    d'«&nbsp;espiègle&nbsp;», «&nbsp;malicieux&nbsp;», et finalement désigne aujourd'hui un état de sérénité libre et joyeux, aimant à se dissimuler, marqué par une ironie affectueuse et par une
    touche de mélancolie&nbsp;: mélancolie souriante, sagesse qui ne se livre qu'à mots couverts. (Renseignements fournis par l'auteur.) (N.d.T.)</span>
  </p>
  <hr size="3" noshade="noshade">
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Ce texte a été écrit à l’automne de 1948 pour le Recueil commémorant le centième anniversaire de la mort du compositeur allemand
    Conradin Kreutzer, et publié dans ce recueil.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Tirage à part 1956 (chez Clostermann, à Francfort-sur-le-Main).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Traduction française par André Préau, publiée dans <em>Heidegger &nbsp;: question III et IV</em>, Gallimard, collection Tel numéro 172,
    Paris, 1990, ISBN-2-07-072130-2.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Source&nbsp;: <a href=
    "http://www.omalpha.com/jardin/heidegger1-imp.html">http://www.omalpha.com/jardin/heidegger1-imp.html</a><br></span><br>
    <br>
  </p>
  <h2 class="western" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><a id="middle" name="middle"></a>Heidegger : “Der Feldweg”</span>
  </h2>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">JL SPINOSI</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans un court récit, le marcheur décrit simplement le chemin. Nulle complexité conceptuelle
    ne vient hanter le “passage”, il suffit de lire ou de s’avancer sans que la compréhension se heurte aux difficultés que le penseur sème parfois sur sa route. Le chemin de campagne est d’un bon
    secours quand se pressent les énigmes, est-il dit, celles-ci sont gravées sous un grand chêne .C’est là que, à la lisière de la forêt, commence le chemin, cette voie sinueuse que nous allons
    emprunter. Ainsi c’est la pensée elle-même qui s’envient sur le chemin, mais de la même manière que le paysan s’en allant faucher les blés ou les herbes. Le chêne est l’arbre de la réminiscence,
    il entraîne et ramène les pensées à l’enfance, à des souvenirs qui enracinent. Y aurait-il là le même effet de quasi éternité, nous liant à une mémoire qui serait le lieu d’essences
    presqu’éternelles, comme nous y conviait l’auteur de “A la recherché du temps perdu”? Le chêne dit cependant que “croître signifie: s’ouvrir à l’immensité du ciel, mais aussi pousser des racines
    dans l’obscurité de la terre”. Si l’homme est dispose à l’appel le plus haut du ciel et à demeurer sous la protection de la terre qui porte, dès lors s’affirme la notoriété de l’authentique et du
    vrai. Le chêne dit tout cela au chemin et celui-ci donne à qui le suit don dû. Le chemin rassemble l’être de ce qui est autour de lui, il livre la plénitude du monde pour qui s’exprime le Même ou
    le Simple à chaque instant. Mais plus encore, il est inutile que l’homme ordonne, qu’il cherche à conférer un ordre au monde s’il n’est lui-même “ordonné à l’appel du chemin”.L’homme se disperse,
    il n’a plus de chemin dès lors qu’il déviant ordonné aux calculs, car dans la monotonie et l’uniformité, la puissance du Simple s’est enfuie. Bien peu sont ceux qui connaissent encore le Simple,
    mais ceux là resteront, grâce au chemin. Il ne s’agit donc pas d’une route quelconque où l’on se promènerait, mais de la forme précise que prend la voie en ce monde, nulle finalité calculée ne
    nous jette sur un itinéraire programme, le chemin est ce symbole déployé comme une image suspendue à un niveau plus plein de réalité. Les choses nous parlent car nous cessons de les arraisonner,
    le chemin nous convie à la rencontre, il ne peut guider que ceux qui s’acheminent (pensent), non ceux qui se pressent, ni ceux qui tracent des traits sur des diagrammes de
    coordonnées.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">“<span style="font-family: Times New Roman;">La parole du chemin éveille un sens…qui mène à une sérénité». Heidegger dans ses
    commentaires sur les poèmes de Hölderlin nous a entretenus sur la Sérénité. Il ne s’agit pas de simple quiétude, mais du lieu du “Plus Haut” où se situe “Lui”, le père, le Joyeux. En des accents
    qui nomment le Sacré, se livre ici la lumière la plus pure. “La sérénité est l’origine d’où procède l’essence du salut” est il dit dans Heimkunft, le poème sur le retour. La sérénité s’oppose à
    l’affairement, l’activité stérile du travail et à la déréliction, celle du loisir qui clôt l’homme dans un horizon animal. Tout cela empêche la recherche de la sérénité qui s’approche vers nous
    lorsque “ ce que tu cherches, cela est proche et vient déjà à ta rencontre”.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un gai savoir s’affirme comme sagesse malicieuse sur un chemin qui comme celui décrit par
    Héraclite rassemble les opposés, ici se croisent la tempête d’hiver et le jeu de la moisson, la profusion printanière et l’automne comme déclin, la sagesse de l’âge et de la jeunesse qui joue
    Tout se joint dans une harmonie unique, celle de la sérénité est «&nbsp;une porte donnant sur l’éternité&nbsp;». Le chemin semble ici se souvenir du poème de Parménide, où la voie mène aux portes
    qui dévoileront la divinité. Les deux présocratiques, Héraclite et Parménide, ne sont pas cités, mais leur vision propre du chemin ne peut passer inaperçue, l’image qui s’habite ou qui se
    traverse selon l’approche prend ici sa forme véritable.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Puis le chemin revient vers les repères de la terre natale, le château, le village, le
    clocher. Celui-ci égrène de sa cloche les coups des heures nocturnes dont le dernier va étendre le silence jusqu’à ceux qui sont morts, non comme un rappel mais comme une confirmation, une
    bienveillance qui approfondie la proximité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le Simple est encore plus simple, et le Même dépayse. Paroles étranges mais c’est l’appel
    du chemin qui retentit. Qui parle&nbsp;? C’est le renoncement qui donne et nous rend une terre natale.Der Feldweg ce sont quelques pages qui ne s’achèvent pas, le chemin est à parcourir, à chaque
    fois nouveau et pourtant toujours identique comme le fleuve d’Héraclite, le Même et l’Autre se joignent en l’appel unique du Simple. Le chemin est la pensée plus pensante qui ne représente pas
    mais dévoile à qui sait écouter la rencontre de Celui qui vient à nous dès que nous le cherchons. Le chemin donne à celui qui se présente, il amène nos pas à la porte d’une étoile dans le ciel et
    nous offre en même temps le retour vers le sol natal, le trésor de l’origine.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.5cm;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.5cm;">
    <span style="font-family: Times New Roman;">Source&nbsp;: http://anaphore.philosophie.free.fr/wordpress/?page_id=160</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 19 Jan 2012 08:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b98c27a7d16d70a40f49326bbfdc9b8f</guid>
                <category>Philosophie (textes + corrigés)</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-le-chemin-de-campagne-heidegger-97434673-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Corrigé Contrôle CPES janvier 2012]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-corrige-controle-cpes-janvier-2012-96308473.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>1/2. Définissez le beau. Quelle est la tragédie du bonheur chez Dorian Gray&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;</span> Notion abstraite liée à de nombreux aspects de l'existence humaine, le
    beau est un concept étudié principalement par la discipline philosophique de l'esthétique, mais il est également abordé en partie par d'autres domaines (histoire, sociologie, psychologie). Le
    beau est communément défini comme la caractéristique d'une chose qui au travers d'une expérience sensorielle (perception) procure une sensation de plaisir ou un sentiment de satisfaction ; en ce
    sens, la beauté provient par exemple de manifestations telles que la forme, l'aspect visuel, le mouvement, le son.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La tragédie de la beauté, c’est que la beauté est ce qui est le plus vénérable pour l’homme et ce qui est le plus éphémère et
    superflu. Car la beauté n’a pas besoin d’explication, elle règne de droit divin ; l’essence de la beauté, c’est d’être à elle-même sa propre fin. La beauté est par nature éphémère, mais elle est
    celle que l’homme veut garder le plus longtemps possible. Le désir de l’homme de garder cette beauté qui ne lui appartient plus est la source du malheur, car ce qui beau n’existe pas longtemps,
    ce qui existe longtemps devient soit banal soit spirituel. Dorian Gray en voulant tout faire pour conserver cette beauté y perd le salut de son âme.</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>3/4/5. Que représente Alex au début d’<em>Orange mécanique</em> selon Kubrick&nbsp;? Précisez ce qu’est l’Etat. En quoi
    ce dernier nous rend-il bons&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Alex au début du film représente l’Homme à l’état de nature », le réalisateur est en opposition avec la thèse soutenue par
    Jean-Jacques ROUSSEAU : « l’Homme est naturellement bon, mais la société le pervertit ». Ici de prime à bord, à l’état de nature, Alex ne répond pas à la conformité, c’est-à-dire à la définition
    du terme bon.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L’Etat est <span style="color: #000000;">c’est un groupement humain fixé sur un territoire déterminé, soumis à une même
    autorité. En ce terme nous pouvons différencier deux grands concepts qui sont celui de l’état de nature défendu par le philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU notamment et l’Etat comme
    société.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Ainsi dans le cadre du film <em>Orange mécanique</em>, qui nous montre la manipulation politique à l’encontre d’un individu,
    l’Etat ne rend pas bon, il contraint à l’être. Ici l’Etat n’est pas montré comme bon avec des policiers qui sont d’anciens délinquants, les membres de l’élite côtoient des criminels dans des bars
    huppés et les hommes politiques sont représentés comme des manipulateurs…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>6/7. Que montre la fable du vieil Eschyle chez La Fontaine au sujet du destin&nbsp;? Quel rôle joue cette notion dans
    <em>21 grammes</em> (justifiez le titre<em>)</em>&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Le fatalisme exclut toute technique puisque l'inévitable se produira quels que soient les antécédents. Ainsi, d'après la fable
    de La Fontaine (VIII 16), le vieil Eschyle ayant appris d'un devin qu'il mourrait par la chute d'une maison quitta la ville, mit son lit en plein champs, loin des toits, sous les cieux. Un aigle
    qui portait en l'air une tortue passa par-là, vit l'homme, et sur sa tête nue qui parut un morceau de rocher à ses yeux, étant de cheveux dépourvue, laissa tomber sa proie afin de la casser... Le
    « destin » se joue des précautions mêmes qu'on prend pour l'écarter... La raison humaine poursuit ses fins par la « médiation » des lois naturelles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Dans <em>21 grammes</em> (poids de l’âme retranché après le trépas de l’être), l’homme qui a eu une greffe du cœur et qui devait
    mourir a été sauvé finalement…mais peu de temps après il finit par mourir, c’était inévitable. Le destin était fixé il n’a pas pu y échapper.</span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La plupart du temps le destin est tracé, en principe dans les grandes lignes mais il est possible de se prendre en main et
    d’éviter certains malheurs. C’est parfois un enchaînement de situation qui crée le destin il est donc presque imprévisible, mais il faut savoir juger du bon et du mal.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>8. Qu’est-ce- qui apparaît au sein du préjugé selon Alain et influence le héros de <em>Big
    Fish</em>&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L'obstination est présente dans le préjugé. D'après Alain: « le préjugé est ce qui est jugé d'avance, il provient des passions
    et est engendré par l'orgueil qui conseille de ne pas changer d'avis. » William découvre une autre forme de préjugé, celle de la société qui juge les contes comme obsolètes et le pousse à renier
    les histoires de son père .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>9/10. D’après la définition de Spinoza, que vous présenterez, l’héroïne de <em>Elle s’appelait Sarah</em> est-elle
    libre&nbsp;? Au regard de l’organisation du camp, que signifie la formule rousseauiste selon laquelle la loi doit être une volonté générale ?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L’homme ne peut échapper à certaines contraintes naturelles dues au déterminisme naturel. Spinoza affirmera dans
    <em>Éthique</em> :&nbsp;«&nbsp;Cette chose est dite libre qui existe par la seule nécessité de sa nature et est déterminée par soi à agir seule. Cette chose est dite nécessaire, ou plutôt
    contrainte, qui est déterminée par une autre à exister et à produire quelque effet de façon certaine et déterminée.&nbsp;» Autrement dit, tout dans la nature résulte de causes nécessaires. Ainsi,
    dans le film, les barbelés empêchent les jeunes filles de réaliser leur plan de manière spontanée car elles risquent des coupures dans leur corps. La nature ne les a effectivement pas dotées
    d’une peau résistante et ces barbelés ont été installés dans le but premier d’empêcher les enfants de s’échapper - ce qui est selon le régime allemand de l’époque jugé nécessaire. Nous pouvons
    donc dire que la liberté physique consiste dans la spontanéité de ses mouvements conformément à la nature.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Nous pouvons constater que cet impératif rousseauiste n’est pas respecté dans le cadre d’une liberté politique. En effet, la loi
    qui régit le camp n’a pas été définie par l’ensemble des habitants du camp mais uniquement selon la volonté du chef du camp soit en l’occurrence, Hitler. Rien ne dit non plus que les gendarmes
    soient tous en accord avec le règlement imposé à Beaune-la-Rolande. Cette proposition semble plausible puisque le gendarme dénommé Jacques se met en désaccord avec ces lois en aidant Sarah à
    plusieurs reprises. Il n’obéit qu’à sa propre loi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>11/12/13. Quelles sont les trois formes de temps vus dans <em>Seul au monde</em>&nbsp;? Que symbolise l’horloge dans le
    film&nbsp;?</strong> <strong class="western">C</strong><strong>omment l’homme peut-il se libérer du temps&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">On distingue trois types de temps. Le temps objectif en tant que mouvement continu et irréversible&nbsp;; le temps en tant que
    temporalité, c’est-à-dire, le temps comme durée subjective tel qu’on le perçoit. Enfin, le temps comme espace de mesure, à la fois objectif et subjectif.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L’homme a créé la notion de temps pour organiser sa vie en société. L’horloge en est un symbole pertinent. Il y a un découpage
    social du temps toute société s’organisant à partir du temps social ou collectif, à partir de calendriers, d’horaires de travail. Ce temps collectif scande la vie sociale avec les fêtes, les
    cérémonies qui ponctuent une année, des mois, des semaines.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm; background: #ffffff;">
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Pour se libérer du temps, il faut tirer avantage de celui-ci, par le projet par exemple. Aussi, il vient à Chuck l’idée de
    construire un radeau, chose malaisée pour un homme naufragé. L’homme est prisonnier du temps malgré quelques échappées qu’il peut lui arracher, quelques évasions éphémères et souvent absurdes de
    sa condition et de sa finitude. L’homme qui a créé le temps et en est prisonnier s’est placé lui-même sous son joug. L’évasion de Chuck sur cette île ne le prive pas de sa condition mais lui
    permet de modeler cette prison chaque jour jusqu’à s’en échapper. Il ne se retrouve pas alors dans un monde privé d’existence dans le temps, car que l’on soit ou non en société, le temps finit
    par nous rattraper via notre corps. Au contraire, il se retrouve en société, où le temps constitue un cadre de développement nécessaire car il rythme nos vies et nous anime dans le droit
    chemin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; margin-top: 0.18cm; orphans: 0; margin-bottom: 0.18cm; background: #ffffff;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>14/15/16. Analysez cet extrait de Hume (</strong><em>Traité de la nature humaine</em>, Livre I, IVème partie<strong>) au
    regard de <em>Tout sur ma mère</em>&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>«&nbsp;Pour moi, quand je pénètre plus intimement dans ce que j’appelle</strong> <em class=
    "western"><strong>moi-même</strong></em><strong>, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaleur ou de froid, de lumière ou d’ombre, d’amour ou de haine, de
    douleur ou de plaisir. Je ne parviens jamais, à aucun moment, à me saisir</strong> <em class="western"><strong>moi-même</strong></em> <strong>sans une perception et je ne peux jamais rien
    observer d’autre que la perception. Quand mes perceptions sont absentes quelque temps, quand je dors profondément, par exemple, je suis, pendant tout ce temps, sans conscience de</strong>
    <em class="western"><strong>moi-même</strong></em> <strong>et on peut dire à juste titre que je n’existe pas.&nbsp;»</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>Quelle est la position du réalisateur sur la norme&nbsp;? Définissez ce terme.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>Qu’est-ce qui éclaire la fascination pour la représentation et le théâtre dans le film
    d’Almodovar&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Hume expose la thèse de certains philosophes qui affirment l’identité du moi, et qui croient trouver dans l’expérience intime de
    la conscience la preuve de cette identité. Descartes est un représentant typique de ces philosophes, puisque, dans ses <em class="western">Méditations métaphysiques</em>, il affirme que le moi,
    qu’il définit comme une chose pesante, est la première vérité dont on ne peut douter. L’affirmation de l’existence continue du moi à travers la discontinuité de mes états de conscience n’est pas
    elle-même un fait de conscience. C’est une supposition. Le premier intérêt philosophique de ce texte tient à son scepticisme. Hume s’attache à montrer (contre Descartes) que l’existence continue
    du moi n’est pas une certitude indubitable, mais une croyance ou une supposition.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong class="western">La norme&nbsp;:</strong> du latin <em class="western">norma</em> (qui signifie équerre, règle) désigne
    un état habituellement répandu ou moyen considéré le plus souvent, comme une règle à suivre. Ce terme générique désigne un ensemble de caractéristiques décrivant un objet, un être qui peut être
    virtuel ou non. Tout ce qui entre dans une norme est considéré comme «&nbsp;normal&nbsp;», alors que ce qui en sort est «&nbsp;anormal&nbsp;». Ces termes peuvent sous-entendre ou non des
    jugements de valeurs<span style="color: #4c4c49;">.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Bien avant la naissance, au stade embryonnaire, l’individu est déterminé par son sexe. Il est une fille ou un garçon. En
    revanche au cours de sa vie, l’individu s’interroge et donne un sens à sa vie, un sens qu’il aura choisi par sa propre conscience. Il peut accepter son identité première à savoir celle de sa
    naissance, ou la réfuter et partir en quête de soi. Cette thématique est taboue dans nos sociétés actuelles. Une personne «&nbsp;différente&nbsp;» dérange. C’est ce que veut mettre en avant
    Almodovar dans sa mise en scène, tout en critiquant ce besoin et cette volonté&nbsp; «&nbsp;d’être dans la <strong class="western">norme</strong>&nbsp;», de façon dérisoire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La fascination pour la représentation et le théâtre est soulignée par le fait que Manuela aille à la représentation d'<em>Un
    tramway nommé désir</em> plusieurs fois. L'identification aux rôles montre que Manuela est dans une sorte de quête de soi à travers le fictif. L’Autre sera alors le théâtre et sa représentation.
    Le «&nbsp;tramway&nbsp;» du titre est porteur de sens puisqu'il se référence au train «&nbsp;de sa vie&nbsp;» qui est le vecteur du chemin parcouru<span style="color: #413d3d;">.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>17. <em>Watchmen</em>, et le Comédien en particulier (donnez des exemples), soutient-il la présence ou l’absence de
    morale&nbsp;? Définissez ce terme.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La morale a disparu de la société et lorsque Rorschach parle de justice le Comédien se moque de lui en rétorquant que la justice
    va leur tomber dessus en faisant référence à la guerre. Le Comédien est une preuve flagrante du manque de morale. En effet, il commet des actes que l’on qualifierait d’immoraux comme par exemple
    lorsqu’il tente de violer le Spectre Soyeux alors qu’elle est en train de se changer, ou lorsqu’il abat une vietnamienne qui lui avait coupé le visage car il avait refusé de discuter avec elle à
    propos du bébé qu’elle attendait et dont il était le père, ou alors lorsqu’il tire sur la foule pendant la manifestation, ou enfin lorsqu’il (selon le film) assassine le président Kennedy. Il se
    réjouit de faire le mal et il ne semble en éprouver aucun regret sauf avant sa mort. Il se présente comme une parodie de la société ce qui signifie que la société en elle-même est immorale.
    Rorschach se rend compte que le Comédien avait tout compris à propos de la société et que le seul moyen qu’il avait trouvé pour se distraire était d’en faire partie intégrante et de devenir une
    farce. Ce sont d’ailleurs les derniers mots qu’il prononce&nbsp;: «&nbsp;c’est une farce&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La <strong class="western">morale</strong> est un ensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au
    <span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.toupie.org/Dictionnaire/Bien.htm"><span style="color: #000000;">bien</span></a></span></span> et au
    mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en <span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.toupie.org/Dictionnaire/Doctrine.htm"><span style=
    "color: #000000;">doctrine</span></a></span></span>, qu'une société se donne et qui s'imposent autant à la conscience individuelle qu'à la conscience collective. Ces principes varient selon la
    culture, les croyances, les conditions de vie et les <span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.toupie.org/Dictionnaire/Besoin.htm"><span style=
    "color: #000000;">besoins</span></a></span></span> de la société. Ils ont souvent pour origine ce qui est positif pour la survie de l'<span style="color: #000080;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><a href="http://www.toupie.org/Dictionnaire/Ethnie.htm"><span style="color: #000000;">ethnie</span></a></span></span>, du peuple, de la société. Si de tels principes
    sont en outre positifs pour l'ensemble des ethnies, des peuples ou des sociétés de la Terre, on peut les considérer comme faisant partie de la <strong class="western">morale
    universelle</strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>18/19.</strong> <span style="color: #000000;"><strong>Quel est le lien entre <em>Les chemins de la liberté</em> et cette
    formule&nbsp;: «&nbsp;chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale&nbsp;; et nous recevons encore chaque membre comme partie
    indivisible du tout.&nbsp;»&nbsp;? Précisez le rapport entre le film et la citation de Sartre&nbsp;: «&nbsp;Chaque homme doit inventer son chemin&nbsp;».</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; color: #000000; font-size: 12pt;">Le film montre un groupe hétérogène qui essaie de se former dans le seul but de tenter l'impossible c'est-à-dire
    l'évasion. Ce projet réussit et ce groupe devient progressivement une véritable micro-société. En effet, ces hommes en fuite vivent en totale autarcie, ils se procurent eux-mêmes toute la
    nourriture dont ils ont besoin. Conscients de leurs faiblesses, les évadés du goulag vont dans le sens du <em>Contrat social</em> de Rousseau et décident de tout mettre en commun.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; color: #000000; font-size: 12pt;">Chez Sartre, au sens moral, la liberté suppose la responsabilité de ses actes et la possibilité de choisir entre
    le bien et le mal. Le libre-arbitre est alors mis en avant. Les évadés ont le choix entre rester dans le camp et mourir ou de partir et de vivre. Ils savent que s’évader ne va pas être facile et
    qu’après ils peuvent mourir à causes des conditions climatiques et autres. Mais pour eux ils mourront en homme libre. Ils sont donc responsables de leur évasion et des conséquences que cela
    pourra entraîner.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; widows: 0; orphans: 0; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000000;">20/21. Quels sont les deux Eros évoqués par Pausanias dans <em>le Banquet</em> de
    Platon&nbsp;? Quel rôle jouent-ils dans <em>Vanilla sky</em> (justifiez le tire de l’œuvre)&nbsp;?</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; color: #000000; font-size: 12pt;">Pausanias distingue l’éros vulgaire de l’éros céleste : L'Éros vulgaire aime l'aventure : il aime les femmes
    comme les garçons, les corps. Il recherche des partenaires peu intelligents, car seul son but lui importe. Il fait l'amour au hasard, sans se demander si son action est bonne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; color: #000000; font-size: 12pt;">L'Éros vulgaire c'est l'amour physique et superficiel en opposition à l'Aphrodite céleste qui est l'amour des
    âmes, l'amour pur. Cette éros est indubitablement incarné par Julie, et s’oppose à celui incarné par Sofia qui est la seule femme qui peut procurer à David un réel bien-être. Cette ataraxie nous
    prouve que le bonheur est avant tout ce qui touche à l’éternité. « Tu es morte et je suis congelé, mais je t’aime »&nbsp;: cette citation met en exergue la seule chose qui peut être éternelle
    c’est-à-dire ce qui est du domaine du transcendant, du spirituel. David Eames qui voulait être éternel se rend compte que seuls ses sentiments peuvent l’être et ainsi contribuer au
    bonheur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;">Le ciel du monde dans lequel David "vit" (enfin rêve ...) lui vient des tableaux qu'il a vus avant
    son accident&nbsp;; dans le lot, il y a un tableau de Monet qui appartenait à sa mère et qui porte ce titre, «&nbsp;ciel vanillé&nbsp;». Et</span> Sofia et David ont passé une soirée ensemble à
    discuter de peinture, du fameux tableau de Monet et de son ciel couleur vanille…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>22/23. Définissez ce qu’est la politique et établissez le lien avec <em>A armes égales</em>. En donnant un exemple du
    film, montrez pourquoi un fait est un fait et non pas un événement.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La politique (du grec <em>polis</em>) est l’ensemble de ce qui concerne l’organisation de la vie en collectivité des hommes. En
    tant qu’activité, la politique est l’art de gouverner. Cependant, la politique est censée être désintéressée ou du moins dans l’intérêt du peuple. Ainsi, le pouvoir est-il ici pour le bien de la
    liberté des femmes ou pour asseoir son pouvoir personnel. A fortiori, le film nous démontre que les intérêts du sénateur passent avant la carrière d O’Neil. Nous voyons bien que les apparences
    sont trompeuses et que sous couvert de bienveillance, la politique ici ne vise que son pouvoir personnel. Cependant la fin du film semble nous montrer que la justice finit par triompher.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Une même réalité peut être un fait ou un évènement, cela dépend du degré de généralité sur lequel on veut se baser&nbsp;: le
    fait relève du savoir - dans le film l’instructeur dit que c’est un fait que 60% des stagiaires ne vont pas réussir, il sait que cela se passe ainsi à chaque fois. L’évènement en est la
    subversion – le discrédit ou renversement. Par exemple, les gros poissons mangent les petits est un fait. Si on dit&nbsp;: le petit poisson a mangé le gros, cela devient un évènement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>24. En quoi la rébellion de Katsumoto a-t-elle une dimension morale dans <em>Le dernier samouraï</em> ? Précisez le lien
    avec Kant.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Samouraï veut dire «Servir&nbsp;». Le Samouraï sert une cause, une autorité ou des valeurs qui doivent perdurer. Il agit par
    devoir et c’est pour cela que sa fidélité est absolue. Kant définit le devoir comme la nécessité d’accomplir une action par respect de la loi. Il ne suffit pas qu’une action soit conforme au
    devoir pour être morale et donc pour que le devoir soit accompli. Il lui faut être accomplie, par devoir. Concrètement, le devoir doit être accompli de manière totalement désintéressée. Le devoir
    ne doit pas être accompli car nos intérêts personnels seront favorisés. «&nbsp;Il faut parce qu’il faut &nbsp;»&nbsp; est une bonne illustration de ce propos. Katsumoto se bat pour l’âme du Japon
    et son sabre est au service de l’empereur. La rébellion de Katsumoto n’a aucune ambition politique, financière, ni aucun désir de gloire ou de pouvoir. Elle n’a pour but que de protéger le Japon,
    de vouloir son bien et de servir l’empereur. L’être humain est animé par les mobiles de sa sensibilité plus encore que pas les motifs de sa raison mais la moralité serait toujours vaincue si les
    motifs ne l’emportaient pas sur les mobiles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>25. En quoi la toxicomanie de Vitaly, le frère de Yuri dans <em>Lord of war</em>, peut-elle illustrer le précepte de
    Schopenhauer selon lequel «&nbsp;tout bonheur est négatif&nbsp;»&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; color: #000000; font-size: 12pt;">Tout bonheur résout une peine et en apportera toujours finalement une autre. Une peine en remplace donc une
    autre et ainsi de suite tout au long de la vie. Cela est peut être relativement pessimiste comme vision des choses mais complètement applicable dans la vie avec la toxicomanie de Vitaly, le frère
    de Yuri, car il s'enferme en quelque sorte inconsciemment dans un cercle vicieux qui résout ses peines momentanément pendant le temps qu'il est drogué pour en ramener d'autres après, même si dans
    ce cas ce sont les même qui reviennent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>26. <em>The Lonely villa</em></strong> <strong class="western">révèle-t-il ou non la fin de l'innocence en révélant à
    chacun la pulsion scopique&nbsp;? Que cela nous indique-t-il sur la nature du cinéma&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">En jetant le trouble autour de l'infamie du mari sans pour autant donner matière à la confirmer ou à l'infirmer, le réalisateur
    laisse le spectateur face à son interrogation. Ce qui le pousse à se poser la question, voir à interroger ses compagnons avec qui il a vu le film en question. Le spectateur apparaît dès lors
    comme un voyeur (<em>scopos</em> désigne en grec la cible visée du regard)&nbsp;: voyant sans être vu, il peut projeter et supposer ce qu'il veut sur ce qu'il voit, fantasmer à loisir, jusqu'à ce
    qu'il s'identifie parfois complètement aux personnages. D'autant plus que le cinéma est une double fiction, quand on le compare à son prédécesseur le théâtre&nbsp;: le spectateur peut d'autant
    mieux se projeter qu'il n'y a pas d'acteur (pas de présence physique) devant lui mais une toile et de la lumière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">En renvoyant le spectateur à sa condition (de spectateur précisément), Griffith lui fait comprendre qu'il doit s'interroger sur
    ce qu'on lui montre, sans même lui laisser le choix.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>27/28. En lien avec <em>L’enfant sauvage</em>, complétez les cinq conclusions rédigées par le Dr Itard dans son</strong>
    <em class="western"><strong>Premier Rapport :</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>*Dans l’état de nature l’homme….<br>
    *C’est la sensibilité de son espèce qui conduit l’homme à…</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>*Quand cette sensibilité n’est pas actualisée dans la petite enfance, elle s’affaiblit par…</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>*Le rapport entre les besoins et les idées est constant chez les sauvages comme chez les hommes civilisés, mais leur
    foisonnement …</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;<strong>*L’éducation doit donc…</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>Quelle est l’expérience par laquelle Itard s'interroge sur la possession ou non par Victor du sentiment intérieur de la
    justice&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: #4c4c49;"><br></span>&nbsp;*Dans l’état de nature l’homme est inférieur à l’animal.<br>
    &nbsp; *C’est la sensibilité de son espèce qui conduit l’homme à sa supériorité morale, laquelle est « le résultat de la civilisation ».<br>
    &nbsp;*Quand cette sensibilité n’est pas actualisée dans la petite enfance, elle s’affaiblit par la suite pour devenir presque stérile<br>
    &nbsp;*Le rapport entre les besoins et les idées est constant chez les sauvages comme chez les hommes civilisés, mais leur foisonnement chez ces derniers est un facteur de développement et de
    progrès de l’esprit et de la société.<br>
    &nbsp;*L’éducation doit donc être corrélée à la médecine et aux sciences.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Itard appelle Victor qui le rejoint. D'un geste familier de la main, il lui donne les consignes de l'exercice, devenu habituel
    pour lui : livre, clef, ces objets symboliques de l'accès réservé à l'humanité. Victor revient avec le livre et la clef, un sourire confiant aux lèvres. Itard joue la colère, jette rageusement
    les deux objets par terre (geste que l'on a vu faire par Victor durant ses crises de colère), empoigne l'enfant assez violemment par les épaules, le secoue. C'est la tromperie car l’enfant ne
    s’est pas fourvoyé&nbsp;: le docteur le prétexte pour tester sa réaction.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>29. Quelle conclusion philosophique peut-on tirer de <em>Seven</em>&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Ce film nous permet de comprendre que la société est fondée sur les vices et les péchés mais qu’elle nécessite une certaine
    organisation et que le meurtre n’est pas une solution ; l’idée du bien et du mal ressurgit encore une fois. L’idée du film est qu’il faut nous instruire, lire et apprendre afin de mieux
    comprendre les travers de la société pour pouvoir mieux la changer pour qu’elle profite à tout le monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>30. Sartre dit de l’amant qu’ «Il veut être aimé par une liberté et réclame que cette liberté comme liberté ne soit plus
    libre.&nbsp;» Quel rapport avec le Renton de <em>Trainspotting</em>&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Dans <em class="western">Trainspoting</em> on peut voir toute l’étendue que l’amour à sur nos vies. En effet Renton n’aurait
    jamais pu partir à Londres s’il n’avait pas rencontré l’amour. C’est cette rencontre qui va le pousser à réfléchir sur sa vie et à réaliser que le monde change contrairement à lui. Sartre dit de
    l’amant qu’ «Il veut être aimé par une liberté et réclame que cette liberté comme liberté ne soit plus libre. » Cela veut dire que l’amour est une sorte de liberté à laquelle on s’enchaîne pour
    ne pas que cette liberté s’en aille. Une fois encore Renton prouve cela en partant à Londres ou finalement il retrouve la liberté, loin des chaînes de la drogue. Cette liberté il l’a trouvée en
    suivant la lumière de l’amour.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 23:18:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">859081803ee79ab731b335e4e5816b85</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-corrige-controle-cpes-janvier-2012-96308473-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les chemins de la liberté (exposé 2 CPES)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-les-chemins-de-la-liberte-expose-2-cpes-96071156.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline; text-underline: thick;"><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Exposé de Mlle Sczepanick</span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline; text-underline: thick;"><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">LES CHEMINS DE LA LIBERTE</span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline; text-underline: thick;"><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Sommaire</span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 12pt;">Synopsis</span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">I) La liberté à tout prix<br></span><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">II) L’instinct de survie</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">III) L’esprit combatif<br></span><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Conclusion</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline; text-underline: thick;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Synopsis<br></span></span></em></strong></span><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le film
    «&nbsp;Les chemins de la liberté&nbsp;» sorti en 2011 est tiré d’une histoire vrai</span><span style="line-height: 150%; font-family: Arial; color: #323232;">.</span><span style=
    "font-family: Times New Roman;">Peter Weir a basé principalement son film sur le livre « <em>À marche forcée</em>&nbsp;» de Slawomir Rawicz,</span><span style=
    "font-family: Times New Roman;">ancien soldat polonais envoyé aux goulags par les Russes et publié en 1956. Peter Weir est connu par ces autres films tels que «&nbsp; Le cercle des poètes
    disparus&nbsp;», «&nbsp;The Truman show&nbsp;», «&nbsp;Master &amp; Commander&nbsp;». Les acteurs principaux sont Jim Strurgess, Ed Harris, Saoirse Ronan et Colin Farrell.</span></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 150%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;"><span style="font-family: Times New Roman;">En septembre 1939,
    Hitler envahit la Pologne par l’Ouest et Staline l’envahit par l’Est. Des hommes comme Janush Wieszczek, accusé de trahison et d’espionnage seront prisonnier d’un camp de travail sibérien en
    1940. Alors que la Sibérie entière les retenait prisonniers dans ce camp, quelques hommes forment une équipe dont Janush, le Polonais; Monsieur Smith, l’Américain; Valka, le bandit&nbsp;; Kagik,
    le jeune aveugle; l’artiste&nbsp;; le comédien, Soran et Voz. Puis ils s'évadent. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> enfer
    ne sera que le début de l’aventure. Car comme le dit un des gardiens du camp au début du film, la Sibérie est une prison à elle-même. Sa citation exact est&nbsp;: «&nbsp;Ce ne sont pas nos armes,
    nos chiens ou nos barbelés qui constituent votre prison. La Sibérie est votre prison. Elle s’étend sur 13 millions de kilomètres carrés. Toute cette nature est votre gardien de prison. La nature
    ici est impitoyable. Si elle ne vous achève pas, les locaux le feront. Si elle ne vous tue pas, les locaux le feront.&nbsp;» Ils ont tous leurs raisons, leurs blessures et leurs faiblesses, mais
    ensemble, pour retrouver leur liberté, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la Sibérie glacée, les plaines de Mongolie, le désert de Gobi, la Grande Muraille de Chine,
    l’Himalaya<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et enfin l’Inde qui n’est pas communiste. Un eldorado qui se fait donc lointain, dangereux, et qui va mettre à rude épreuve la
    détermination et le corps de ces hommes.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 150%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><span class="googqs-tidbit-1">"Les Chemins de la Liberté" n’est pas un film d’évasion, mais l’histoire d’une quête. On peut le voir
    parce que Peter Weir ne s’attarde pas sur l’évasion mais plutôt par ce qu’il y a après. L</span>e véritable enjeu du film est la conquête d’une liberté perdue et d’une nouvelle dignité.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 150%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Mon exposé va se composer en trois parties&nbsp;: d’abord l’envie d’une liberté à tout prix, ensuite un instinct de survie qui s’est
    installé et enfin un esprit combatif. On pourra se demander quelle est la place de la liberté chez un prisonnier et qu’est ce qu’elle engendre sur l’homme.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline; text-underline: thick;"><span style=
    "line-height: 150%;"><span style="font-family: Times New Roman;">I°) La liberté à tout prix</span></span></span></em></strong><br>
    <br></span><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">La liberté qu’est ce que c’est&nbsp;? C’est la faculté d’agir selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose. Dans
    ce film, la volonté de ces hommes est de sortir de ce camp par tout les moyens, c'est-à-dire gagner sa liberté par n’importe qu’elle moyen. La liberté s’exprime par le désir d’échapper
    à<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> toute contrainte, à toute obligation. Les hommes veulent échapper aux gestes quotidiens du goulag qu’on leur impose. Comme le travail forcé toute
    la journée dans des conditions difficiles&nbsp;; ils n’ont pas à manger et pas d’habit chaud. On peut le voir dans une scène du film lorsqu’ils sont en train de travailler dans une vallée à
    couper des troncs d’arbres. Janush se nourrit d’une écorce pour pouvoir tenir.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="text-align: justify; line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Plusieurs sens sont donnés à la définition de liberté&nbsp;:<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
    Au sens physique, la liberté signifie l’absence de contrainte. Donc ici on pourrait dire qu’ils ne sont pas libres. Un animal ou un homme est libre dans la mesure ou il n’est pas enchaîné ou
    enfermé. On pourrait dire également qu’ils ne sont pas tout à fait emprisonnés, dans la mesure où ils sortent du camp afin de travailler et qu’on ne les oblige pas à faire un geste en
    particulier. Ils travaillent mais dans la scène que j’ai dite auparavant, lorsque Janush mange une écorce, on peut voir Mr. Smith s’allumer une cigarette. Ils ne sont alors pas libres car il y a
    des gardiens qui les surveillent et qui les entourent de part et d’autre mais ils peuvent faire leurs gestes. La liberté physique peut aussi être une liberté de mouvement et de spontanéité de
    l’action. Néanmoins, il existe des contraintes naturelles auxquelles on ne peut pas échapper&nbsp;: l’homme n’est pas libre de voler ou de marcher sur l’eau. On peut alors ajouter que la liberté
    physique consiste dans la spontanéité de ses mouvements conformément à sa nature. Cependant on pourrait penser que Peter Weir veut que l’homme dépasse ces contraintes naturelles lorsqu’ils
    traversent la rivière gelée.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Au sens moral, la liberté suppose la responsabilité de ses actes et la possibilité de choisir entre le bien et le mal. Le
    libre-arbitre est alors mis en avant. Sartre dit&nbsp;:&nbsp;» Chaque homme doit inventer son chemin&nbsp;». Ils ont les choix entre rester dans le camp et mourir ou de partir et de vivre. Ils
    savent que s’évader ne va pas être facile et qu’après ils peuvent mourir à causes des conditions climatiques et autres. Mais pour eux ils mourront en homme libre. Alphonse Daudet dit que
    «&nbsp;le prisonnier voit la liberté plus belle qu’elle est n’est&nbsp;» Ils sont donc responsable de leur évasion et des conséquences que cela pourra entraîner. Le premier extrait que j’ai
    montré à l’oral montre Kabarov et Janush qui parlent du plan d’évasion. Kabarov dit à Janush qu’il connait la faille, et lui dessine un plan dans la neige du parcourt qu’ils devront effectuer.
    Janush veut emmener ses amis. Kabarov, pessimiste, lui dit qu’ils ne vivront pas tous et Janush lui répond en disant qu’au moins ils mourront en homme libre.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Ce film fait comprendre que s’échapper pour mourir libre est une remarquable motivation. Il est des hommes et des femmes dont la
    volonté et la soif de vivre n’ont d’égal que leur courage et leur détermination. Périclès cite&nbsp;: «&nbsp; Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage&nbsp;». En effet
    ici les hommes ont un certain courage fasse à la mort et par le fait de parcourir des milliers de kilomètres pour être libre. Ils ont beaucoup de détermination car marcher pour vivre devient une
    contrainte et mourir serait une libération. Janush doit rentrer afin de pardonner à sa femme de l’avoir dénoncé. De plus, ils ont une grande volonté car lorsqu’ils s’échappent dans la tempête de
    neige, ils ont la possibilité, le choix de revenir au camp pour retrouver le «&nbsp;confort de camp&nbsp;» et pas risquer leurs vies dans cette tempête. <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Mais ils ne le font pas et continuent.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>Peut-on
    parler d’inconscience venant de ces prisonniers&nbsp;? Dans un sens oui parce qu’ils risquent de mourir avant d’avoir fait quoi que ce soit, avant d’avoir même pas fait un quart de leur chemin.
    Et dans un autre sens non parce qu’ils ne mourront pas en ayant été manipulés dans des circonstances inhumaines. Ils préfèrent prendre le risque et de mourir dans une situation moins honteuse
    pour eux.&nbsp;L’intérêt réside alors dans la mise en valeur de la force de l’esprit humain car ce qui va permettre aux prisonniers d’atteindre leur but, c’est leur force physique mais aussi leur
    force mentale. L’envie de vivre, de retrouver les siens, de revoir sa patrie, de ne plus subir des injustices, d’être traqué voilà leur but, leur moteur. Henry Millon de Monthalant dit&nbsp;:
    «&nbsp; La liberté existe toujours, il suffit dans payer le prix&nbsp;».<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
    <br></span><span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 135%;"><span style="font-family: Times New Roman;">2°) L’instinct de survie.</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="text-align: justify; line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Le but de<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> ce
    film est de faire sentir le poids de la nature sur les hommes. L’illustration donnée est la toute puissance de la nature environnante, le courage de ces hommes face à la mort et la lente agonie.
    Le propos présent est le dépassement de soi face à une mort certaine. Un début qui survole l’évasion un peu facile des goulags mais c’est pour mieux se concentrer sur le cœur du sujet qui est
    l’endurance d’un voyage aux limites de l’impossible et à la survie en groupe. L’instinct de survie fait parti de l’instinct animal face à un danger, un besoin, une peur… Les animaux n’ont pas la
    capacité de réfléchir longtemps quand un évènement particulier survient et c’est souvent par instinct de survie qu’il va attaquer. L’homme contrairement à l’animal peut penser mais lorsqu’il
    souffre de la faim, du froid, il va agir comme un animal. L’extrait que j’ai passé montre cet instinct de survie qui s’est installé. Ils se retrouvent face à face à des loups qui sont en train de
    manger un animal mort, ils chassent les loups et se précipitent sur la proie morte pour la dévorer.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
    L’instinct de survie n’est pas souvent meurtrier dans le sens de tuer pour tuer. C’est habituellement l’instinct de survie qui prend le dessus. Quand l’animal à faim, il devient agressif et tue
    sa proie pour se nourrir. Dans l’extrait, leur réaction face aux loups est de l’instinct de survie. A la fois une survie face aux loups en eux-mêmes mais aussi une survie pour la nourriture car
    ils sont affamés. On peut même voir leur façon de se comporter quand ils sont autour de la bête morte, Valka fait comme un animal, il «&nbsp;grogne&nbsp;» les autres. Par ailleurs, l’instinct de
    survie prouve qu’on est en vie. A part la nourriture l’instinct de survie consiste, en situation extrême, d’avoir le réflexe de faire les bonnes choses pour se protéger et ainsi conserver sa
    condition et survivre. Par exemple, quand ils sont encore dans le camp, que les gardiens emmènent des prisonniers et qu’ils sont pris dans<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> une
    tempête de neige. Ils vont aller s’abriter dans la forêt et construire un abri avec du bois et des couvertures. Quand les prisonniers s’enfuient<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> du
    camp sous une tempête de neige, pour résister à la neige et avancer, ils vont se construire des masques à l’aide d’écorces. Dans le désert aussi, ils vont se faire des abris avec des vêtements
    afin de se protéger du soleil.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 135%;"><span style="font-family: Times New Roman;">3°) L’esprit d’équipe.</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="text-align: justify; line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 135%;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></span></span></em></strong></span><span style=
    "font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">L’esprit combatif peut être comparé à un esprit d’équipe. Un esprit d’équipe c’est un lien entre les membres d’un groupe. Une organisation humaine
    c’est mis en place pour s’en sortir ensemble. Ils partent en groupe car ils savent que seul, ils n’ont aucune chance. Ils mettent alors chacun de leur côté, de la nourriture. L’homme à besoin
    d’appartenir à un groupe pour se sentir motivé. Surtout qu’ils auront besoin de motivation car ils vont subir un dépassement de soi intense. Après l’expérience du camp ou se pratique la
    philosophie du chacun pour soi, il faut qu’une fraternité entre les prisonniers se fonde. Ces hommes qui vont devoir apprendre à se connaître, vont se lier bien plus qu’ils ne le pensaient et
    vont souffrir ensemble de la faim, du froid, d’une marche interminable et pourtant ils seront toujours debout. Une philosophie qu’ils ont tous en tête c’est qu’il faut avancer pour vivre. D’où
    leur marche de plusieurs milliers de kilomètres, toujours allé plus loin. Chaque disparition devient alors une perte difficile pour le moral. L’esprit d’équipe se fait ressentir lorsqu’ils
    rencontrent Irena. Certains pensent que l’intégrer dans le groupe pourrait les ralentir et elle pourrait être un boulet. Leur survie serait alors mise en jeu. D’autre ce mette du côté
    humaniste&nbsp;: on ne la laisse pas. Finalement le côté humaniste le remportera, ce qui montre un esprit d’équipe. L’arrivée cette femme dans l’histoire pose des questions. L’aurait-il accepté
    si celle-ci était un homme&nbsp;? L’extrait que j’ai montré montre Janush qui croit voir au loin un Oasis, mais découragé il pense que c’est un autre mirage. Ces coéquipiers veulent aller voir
    quand même, même si ce n’est pas sur leur direction et Janush, lui, veut continuer sur leur chemin en direction du Sud.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Leur décision d’aller voir
    s’il y a de l’eau est une décision prise dans l’adversité au péril de leurs vies. Ce choix peut leur être fatal dans le sens ou ils vivent s’ils trouvent de l’eau ou ils peuvent mourir dans le
    cas contraire.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Cependant l’esprit combatif est aussi présent lorsqu’on est seul. Peut-être qu’il est moins fort mais il est présent. L’inconvénient
    d’être seul c’est que si on se décourage personne n’est derrière nous pour nous pousser, on doit trouver la force seul.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span> <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 135%;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;">Conclusion</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">La liberté est une réelle motivation pour un homme, plus particulièrement pour un prisonnier. C’est une raison de survie. Une fois
    sorti du goulag les prisonniers, souffrant de tout ce qui les entourent, rencontrent la vrai nature de l’homme face à la faim et donc de la survie.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">«&nbsp;Les chemins de la liberté&nbsp;» soulèvent d’autres questions philosophiques comme le pouvoir, le clivage entre nature et
    culture, la relation à l’autre. La liberté, les prisonniers la recouvrent aussitôt les frontières du goulag franchies, mais comme le suggère le titre du film, ils ne sont que sur le chemin de la
    liberté car qu’est ce qu’être vraiment libre sinon ne plus être dans la fuite&nbsp; et avoir une vie à soi&nbsp;?</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 135%;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;">Annexes</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt; text-decoration: underline;"><span style="font-family: Times New Roman;">1°) La liberté à tout prix.</span></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">-Texte de Spinoza, l<span style="text-decoration: underline;">’Ethique</span> (1677), partie III, «&nbsp; des affects&nbsp;»,
    proposition II&nbsp;: p 69 du manuel de philosophie de terminale.</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Freud, <span style="text-decoration: underline;">Métapsychologie</span> (1915) «&nbsp; l’inconscient&nbsp;»&nbsp;: p 71 du
    manuel</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Hobbes, <span style="text-decoration: underline;">Léviathan</span> (1651) II, XXI&nbsp;: p 526 du manuel</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte d’Epictète, <span style="text-decoration: underline;">Entretiens</span>, IV&nbsp;: p 530</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt; text-decoration: underline;"><span style="font-family: Times New Roman;">2°) L’instinct de survie.</span></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">-Texte de Bichat, <span style="text-decoration: underline;">Recherches physiologiques sur la vie et la mort</span> (1800)&nbsp;: p
    348</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Rousseau, <span style="text-decoration: underline;">Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les
    hommes</span> (1755),<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> partie I&nbsp;: p 148</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Hegel, <span style="text-decoration: underline;">cours d’esthétique</span> (1832)&nbsp;: p 37</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">-Texte de Nietzsche, <span style="text-decoration: underline;">le Gai Savoir</span> (1883)&nbsp;: p 38</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-size: 12pt; text-decoration: underline;"><span style="font-family: Times New Roman;">3°) L’esprit combatif.</span></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Hume, <span style="text-decoration: underline;">Traités de la nature</span> )&nbsp;: p 372</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Lucrèce, <span style="text-decoration: underline;">De la nature&nbsp;</span>: p 373</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Spinoza, <span style="text-decoration: underline;">l’Ethique</span> (1677) partie III «&nbsp; le seuil&nbsp;»&nbsp;: p
    104</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">- Texte de Freud, <span style="text-decoration: underline;">Métapsychologie</span> (1915) «&nbsp;idées&nbsp;»&nbsp;: p 105</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%;">Fiche technique&nbsp;:</span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">- <span style=
    "text-decoration: underline;">titre&nbsp;</span>: «&nbsp;les chemins de la liberté&nbsp;»</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">- <span style=
    "text-decoration: underline;">réalisateur</span>&nbsp;: Peter Weir</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">- <span style=
    "text-decoration: underline;">date&nbsp;</span>: 2011</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;">- <span style="text-decoration: underline;">scénario&nbsp;</span>:
    d’après le livre</span></em> <span style="line-height: 115%;">«&nbsp; A marche forcée<em style="mso-bidi-font-style: normal;">&nbsp;» de Slawomir<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    Rawicz</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">- <span style="text-decoration: underline;">pays
    d’origine</span>&nbsp;: Etats-Unis</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">- <span style=
    "text-decoration: underline;">genre&nbsp;</span>: drame</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US"><span style="font-family: Calibri;">- <span style=
    "text-decoration: underline;">acteurs&nbsp;</span>: Jim Strurgess (Janush)&nbsp;; Ed Harris (Mr.Smith)&nbsp;; Saoirse Ronan ( Irena)&nbsp;; Colin Farrell ( Valka)</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; mso-ansi-language: EN-US;" lang="EN-US"><span style=
    "font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">SYNOPSIS&nbsp;:</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">En 1940, des prisonniers s’évadent d’un camp de
    travail sibérien. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure… Ensemble, pour retrouver leur liberté, ils vont parcourir plus de 10 000
    kilomètres à travers la Sibérie glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis la Grande Muraille de Chine pour franchir les sommets de
    l’Himalaya.</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span></em></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -36pt; margin: 0cm 0cm 0pt 54pt; mso-list: l1 level1 lfo1; mso-add-space: auto;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
    "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">I-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></em><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">UNE
    LIBERTE A TOUT PRIX</span></span></em></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -36pt; margin: 0cm 0cm 0pt 54pt; mso-list: l1 level1 lfo1; mso-add-space: auto;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
    "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">II-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></em><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">L INSTINCT DE SURVIE</span></span></em></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -36pt; margin: 0cm 0cm 10pt 54pt; mso-list: l1 level1 lfo1; mso-add-space: auto;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
    "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">III-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span></em><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">L ESPRIT COMBATIF</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">Citations&nbsp;:</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo2;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style=
    "font-family: Calibri;">-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Calibri;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%;">Sartre&nbsp;</span></span></em></strong><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;">:
    «&nbsp;Chaque homme doit inventer son chemin&nbsp;»</span></em></span></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo2;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style=
    "font-family: Calibri;">-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Calibri;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%;">Alphonse
    Daudet</span></span></em></strong><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;">&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Le prisonnier voit la liberté plus belle qu’elle
    n’est&nbsp;»</span></em></span></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo2;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style=
    "font-family: Calibri;">-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Calibri;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%;">Périclès&nbsp;</span></span></em></strong><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;">:
    «&nbsp;Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage&nbsp;»</span></em></span></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo2;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style=
    "font-family: Calibri;">-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Calibri;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%;">Henry
    Million de Monthalant&nbsp;</span></span></em></strong><span style="line-height: 115%;">: «&nbsp; La liberté existe toujours, il suffit dans payer le prix&nbsp;»</span></span></span>
  </p>
  <p class="ListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 10pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo2;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="line-height: 115%; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style=
    "font-family: Calibri;">-</span><span style=
    "line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-weight: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Calibri;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%;">Epicure&nbsp;</span></span></em></strong><span style="line-height: 115%;">:
    «&nbsp;Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ses biens inestinable qui est la liberté&nbsp;»</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">Conclusion&nbsp;:</span></span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">Liberté= motivation pour vivre chez un
    prisonnier</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%;"><span style="font-family: Calibri;">La liberté, les prisonniers la recouvrent aussitôt la
    frontière du goulag franchies, mais comme le suggère le titre du film, ils ne sont que sur le chemin de la liberté. Qu’est ce qu’être libre sinon ne plus être dans la fuite et avoir une vie à
    soi&nbsp;?</span></span></em></span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="f-default" style="line-height: 135%; margin: 7.5pt 0cm 11.25pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 17:05:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c356a710a085eff7faa747f3feb6a8e7</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-les-chemins-de-la-liberte-expose-2-cpes-96071156-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le portait de Dorian Gray (exposé CPES)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-le-portait-de-dorian-gray-expose-cpes-95205180.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Exposé de Mlle Ravélie Roch :</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 18pt;"><span style="text-decoration: underline;">LE
    PORTRAIT</span></span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt;">DE DORIAN GRAY</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">De Oliver Parker</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Le portrait de Dorian Gray est un film britannique réaliser par Oliver Parker, sortie en
    2009 en Grande-Bretagne. Adaptation très libre du roman d’Oscar Wilde.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">Synopsis&nbsp;:</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 0.5cm; margin-top: 0.17cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #0000ff;"><a class="western"
    href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dorian_Gray"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">Dorian Gray</span></span></span></span></a></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, petit-fils de Lord Kelso et fils de Margaret
    Devereux, est un bourgeois londonien à l'époque</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style=
    "color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoria_du_Royaume-Uni"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">victorienne</span></span></span></span></a></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">.
    Élégant et d'une grande beauté, il décide de faire peindre son portrait par son ami Basil Hallward. L'ami de ce dernier, Lord Henry Wotton, surnommé Harry, rencontre par hasard Dorian un jour en
    venant chez Basil. Il deviendra vite l'ami du jeune Dorian.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 0.5cm; margin-top: 0.17cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L'œuvre de Basil est terminée, et il s'avère qu'elle est
    le plus beau tableau jamais peint. Dorian affirme qu'il donnerait tout, y compris son âme, pour que le portrait vieillisse à sa place, et que lui-même garde à jamais sa jeunesse et sa beauté. Ce
    qu'il regrettera amèrement...</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">Problématique&nbsp;:</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;">«&nbsp;La beauté est la promesse du bonheur.&nbsp;» est une célèbre citation de Stendhal, elle évoque en premier lieu dans
    la plupart des esprits la beauté féminine ou masculine dans les rapports amoureux, une belle personne&nbsp;ne peut qu’offrir des jours heureux en sa compagnie, une personne laide ne peut que
    donner promettre l’inverse. Il s’agit surtout de voir la raison profonde de ce rapprochement du bonheur et de la beauté, la beauté serait capable d’intensifier les forces vitales, d’accroître
    notre potentiel de vie, de vivre dans la joie et non dans la mélancolie&nbsp;et la tristesse liée à la laideur. Ainsi c’est la question de son pouvoir sur la vie qui peut nous interpeller de ce
    fait.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="background: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style=
    "color: #bc471a;">La beauté n’est-elle que la promesse du bonheur&nbsp;?</span></span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "text-decoration: underline;">Définitions&nbsp;:</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong><span style="font-size: 12pt;">BEAU:</span></strong> Notion abstraite liée à de
    nombreux aspects de l'existence humaine. Ce concept est étudié principalement par la discipline philosophique de l'</span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Esth%C3%A9tique"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">esthétique</span></span></span></a></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, mais il est également abordé en partie par d'autres domaines (</span><span style=
    "color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">histoire</span></span></span></a></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">,</span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span><span style=
    "color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociologie"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">sociologie</span></span></span></a></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">,</span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span><span style=
    "color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">psychologie</span></span></span></a></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 0.5cm; margin-top: 0.17cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">Le beau est communément défini comme la caractéristique d'une chose qui au travers d'une expérience sensorielle (</span></span><span style=
    "color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Perception"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">perception</span></span></span></span></a></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">)
    procure une sensation de</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaisir"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">plaisir</span></span></span></span></a></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">ou un sentiment de</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Satisfaction"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">satisfaction</span></span></span></span></a></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;; en ce sens, la beauté provient par exemple de manifestations telles que la</span></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forme"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">forme</span></span></span></span></a></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, l'</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vue"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">aspect
    visuel</span></span></span></span></a></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, le</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">mouvement</span></span></span></span></a></span><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, le</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style=
    "color: #0000ff;"><a class="western" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Son"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">son</span></span></span></span></a></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>BONHEUR:</strong> Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du
    cœur et de l'esprit</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>PROMESSE:</strong> Engagement. Espérance qui annonce une suite
    heureuse</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="text-decoration: underline;">Scènes
    significatives de la beauté chez Dorian</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">1<sup>ère</sup> scène significative sa rencontre avec l’artiste Basile Hallward qui se
    définit comme un «&nbsp;humble étudiant de la beauté&nbsp;». Pour Basil la beauté est une source d’inspiration. Dans la première scène ou il peint Dorian il s’efforce de «&nbsp;cerner&nbsp;» la
    beauté de son sujet par de multiples croquis de recherches. On le voit concentrer sur une partie essentielle du tableau et du film&nbsp;: le visage de Dorian. C’est ce même visage qui provoquera
    sa rencontre avec notre héros.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Son atelier est un des indices du film sur la personnalité de basile, on y trouve des
    canons de beauté grecque, signe d’un intérêt pour la beauté dite «académique&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La deuxième scène significative ce fait avec son hôte et futur ami Lord Henry lors d’une
    réception. Leur rencontre s’opère par une sorte d’attirance physique&nbsp;«&nbsp;d’alchimie&nbsp;» tant leur entente semble naturelle.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dans ces deux scènes, l’apparence de Dorian est un facteur décisif à leur
    rencontre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La seconde scène où Dorian est peint est une scène où les trois principaux protagonistes
    sont en relation&nbsp;: Henry déconcentre Basil et Dorian, Basile peint Dorian, henry et basile admire Dorian. En conclusion Dorian est le personnage central.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La scène la plus significative sera celle du pacte de Dorian où sa propre beauté le
    poussera à un acte de vanité symbolisé par son pacte avec le diable.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><strong>Introduction&nbsp;:</strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La beauté ici est ce qui provoque en nous un sentiment de plaisir intense que l’on
    appelle émotion esthétique, et qui est liée à la perception d’une forme sensible, la beauté a sa vie dans l’apparence, elle correspond à une réalité déterminée et a des critères précis, la beauté
    est ce qui est unique, distinguée, remarquable et fait rêver, elle est naturellement appréciée, et soumise aux critères du goût. Or le bonheur est un état de pleine satisfaction et
    d’épanouissement dans lequel l’homme réalise ses désirs et ses aspirations, il est un état d’esprit qui n’a pas de réalité propre ni de contenu réel.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Stendhal lie la beauté avec le bonheur par la promesse, la promesse est une parole donnée
    à quelqu’un, un serment transmis à l’autre avant que l’acte soit fait. Dans la promesse, il n’y a pas de garantie ni certitude, comme le dit Paul-Jean Toulet&nbsp;: ‘’On a dit que la beauté que
    c’était une promesse de bonheur. On n’a pas dit qu’elle fut tenue’’. Le problème de la promesse, c’est qu’elle peut ne pas être tenue. Ce qui introduit une nuance dans cette phrase. Certes, la
    quête de la beauté permet la naissance du bonheur, mais elle ne suffit pas pour que le bonheur dure, il faut d’autres choses que la beauté pour faire durer le bonheur dans la mesure du
    possible</span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><strong>1.La beauté permet la naissance du bonheur</strong></span></span></span></span></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Le beau est indépendant de tout intérêt</span></span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><em>Critique de la faculté de juger</em>, trad. J.-R. Ladmiral, M. B. de Launay et J.-M. Vaysse, Gallimard, Bibl. de la Pléiade, t.
    2, pp. 959-967.</span></span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><br></span></span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">Textes de Kant</span></span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="color: #708090;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Quand la question est de savoir si une chose est belle, ce que l'on veut savoir, ce n'est pas si l'existence de cette chose a ou
    pourrait avoir quelque importance pour nous-même ou pour quiconque, mais comment nous en jugeons quand nous nous contentons de la considérer (dans l'intuition ou dans la réflexion). Si quelqu'un
    me demande si je trouve beau le palais que j'ai devant les yeux, je peux toujours répondre que je n'aime pas ce genre de choses qui ne sont faites que pour les badauds&nbsp;; ou bien comme ce
    sachem iroquois, qui n'appréciait rien à Paris autant que les rôtisseries&nbsp;; je peux aussi, dans le plus pur style de Rousseau, récriminer contre la vanité des Grands, qui font servir la
    sueur du peuple à des choses si superflues&nbsp;; je puis enfin me persuader bien aisément que si je me trouvais dans une île déserte, sans espoir de revenir jamais parmi les hommes, et si
    j'avais le pouvoir de faire apparaître par magie, par le simple fait de ma volonté, un édifice si somptueux, je ne prendrais même pas cette peine dès lors que je disposerais déjà d'une cabane qui
    serait assez confortable pour moi. On peut m'accorder tout cela et y souscrire, mais là n'est pas le problème. En posant la dite question, on veut simplement savoir si cette pure et simple
    représentation de l'objet s'accompagne en moi de satisfaction, quelle que puisse être mon indifférence concernant l'existence de l'objet de cette représentation. On voit aisément que c'est ce que
    je fais de cette représentation en moi-même, et non pas ce en quoi je dépends de l'existence de l'objet, qui importe pour que je puisse dire qu'un tel objet est beau et pour faire la preuve que
    j'ai du goût. Chacun devra admettre que le jugement sur la beauté au sein duquel il se mêle le moindre intérêt est tout à fait de parti pris et ne constitue nullement un jugement de goût qui soit
    pur. Il ne faut pas se soucier le moins du monde de l'existence de la chose mais y être totalement indifférent, pour jouer le rôle de juge en matière de goût.
    (...)</span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffff;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1.1 La
    beauté est ce qui plait universellement</strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La beauté est utile puisqu’elle est toujours appréciée, distinguée et remarquée, elle est
    la valeur à laquelle se réfère tout jugement. Kant montre dans «&nbsp;<span style="text-decoration: underline;">La Critique De La Faculté De Juger&nbsp;</span>» que lorsque quelqu’un ‘dit qu’une
    chose est belle, il attribue aux autres la même satisfaction&nbsp;; il ne juge pas seulement pour lui, mais pour autrui’’. Par conséquent, le beau est universel et, comme il repose sur un plaisir
    esthétique et non sur un concept logique, Kant le définit ainsi&nbsp;: ‘’Est beau ce qui plaît universellement sans concept’’</span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La beauté ici est caractérisée par Dorian, l’innocence, l’intelligence et la sagesse.
    Voilà ce qu’il ce dégage de ce jeune anglais lorsque l’on croise son regard. Comme quoi l’apparence physique ou vestimentaire est ce qui permet à quelconque individu de juger ou définir un genre
    de personne aussi bien dans sa personnalité que dans ses habitudes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">L’apparence permet donc de ce distingué autant dans la classe sociale, que dans ses
    centres d’intérêt et c’est ce que souligne Lord Henry lors de la réception lorsqu’il aborde Dorian pour la première fois.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Celui qui ne correspond pas à cet idéal fixé par la société ici victorienne ce fait tout
    de suite remarqué et critiqué.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1.2 La
    beauté une forme de pouvoir</strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Si la beauté humaine s'affiche
    sommairement comme une expression percutante du pouvoir, elle est en fait une force sociale établie par les grandes puissances (économiques, culturelles, idéologiques et politiques) qui a pour
    fonction de normaliser et de fasciner l'individu.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Dans ces optiques, nous
    pouvons considérer que l'humain se soumet aux notions de beauté pour valoriser et défendre sa position sociale puisqu'il se trouve continuellement confronté à l'autre et à lui-même. (Scène ou
    Dorian se fait critiquer par rapport à sa tenue vestimentaire)</span></span></span> <span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Paradoxalement,
    l'individu adhérant aux définitions sociales de beauté pour démontrer son pouvoir, qu'il soit sexuel, technique, financier ou caractériel, se retrouve esclave du jugement d'autrui. Tournier
    remarquait avec tact dans ses Petites Proses: «C'est d'ailleurs l'un des pièges de la coquetterie: soigner ses cheveux, c'est se préoccuper de l'aspect que l'on a de
    dos.»</span></span></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span></span><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><br>
    <br></span></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Donc, même si la beauté déclame la puissance, elle n'est effective
    que dans la mesure où on accepte de s'abandonner aux perceptions des autres, de sacrifier son discernement personnel et le pluralisme pour embrasser le regard collectif et
    l'unicité.</span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;"><br>
    <br></span></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Nous constatons donc que la beauté, en dépit des multiples
    standards et modes dont elle se farde, demeure une manifestation saisissante des divers visages du pouvoir.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="background: #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Elle sert à la fois
    d'étendard et de glaive pour les personnes qui souhaitent inconsciemment afficher leur statut ou accéder au prestige et, par ce fait même, pousse l'individu à s'y soumettre
    catégoriquement.</span></span></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Ce que fait Dorian au cours de film.
    Un homme abordant une posture cigarette à la main est toujours plus imposant par sa prestance et sa sureté. D’où l’approche faite avec la cigarette.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">2. La beauté permet la naissance du bonheur mais elle ne suffit pas à la faire durer.</span></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">2.1La
    difficulté définition de la beauté ne permet pas de procurer un bonheur qui est aussi naturellement incompletet imparfait</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm; margin-left: 1.91cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La notion de la beauté est très complexe. David Hume définit au XVIIIe siècle la beauté
    ainsi&nbsp;: ‘’la beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente’’.</span>
    <span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Toutefois, cette approche ne conduit pas nécessairement à un relativisme absolu,
    Hume lui-même évoque l'éducation et l'unité de la nature humaine pour justifier un certain consensus qui semble régner sur les beaux objets<span style=
    "font-size: 10pt;">.</span></span></span></span> <span style="font-family: Arial, sans-serif;">La beauté est subjective, varie selon les jugements et les goûts, elle est aussi diverse car on
    distingue la beauté physique, la beauté morale, la beauté artistique…. La beauté est incertaine car elle varie selon les individus, les époques et les tendances. Elle n’est pas ce sur quoi on
    peut se référer en toute occasion.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">En même temps, nous pouvons nous demander si un bonheur parfait existe. Freud dans
    «<span style="text-decoration: underline;">Le Malaise dans la Culture&nbsp;</span>» montre que, le bonheur ‘’n’est possible que comme phénomène épisodique’’, car ‘’la mort, la maladie, la perte
    de l’affection sont inséparables de la vie humaine et impliquent tous la perte des débouchés de la libido, de sorte que l’homme le plus sage et le plus modéré ne peut espérer garder son
    bonheur’’. La quête du bonheur est impossible puisque le bonheur est par définition, ce qui arrive au hasard, ce qui ne peut pas être rationnellement recherché.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ces deux mots incertains sont liés par ‘’la promesse’’, cette promesse ne repose sur
    aucun référent objectif, elle n’est qu’un engagement de soi dans la confiance de l’autre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2.2La
    tragédie de la beauté&nbsp;: impossible de durer et prisonnière d’elle-même</strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 100%; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; background: #ffffee;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La tragédie de la beauté,
    c’est que la beauté est ce qui est la plus vénérable sur l’homme et ce qui est la plus éphémère et superflue. Car la beauté n’a pas besoin d’explication, elle règne de droit divin, l’essence de
    la beauté, c’est d’être à elle-même sa propre fin.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La beauté est par nature éphémère, mais elle est celle que l’homme veut garder le plus
    longtemps possible. Le désir de l’homme de garder cette beauté qui ne lui appartient plus est la source du malheur, car ce qui beau n’existe pas longtemps, ce qui existe longtemps devient soit
    banal soit spirituel.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="background: #ffffff;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span><span style="background: #ffffff;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">"À force de plaisirs notre bonheur s'abîme</span>."</span></span><span style="background: #ffffff;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class="western" href="http://www.areopage.net/Cocteau.htm"><span style="background: #ffffff;"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Cocteau</span></span></span></span></a></span><span style="background: #ffffff;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">(Jean), Vocabulaire (La Sirène)<span style=
    "color: #000000;">. Comme le dit lui-même Dorian dans la dernière partie du film, «&nbsp;le plaisir n’a absolument rien à voir avec le bonheur, bien des choses sont plus précieuse car elles ne
    durent pas longtemps&nbsp;».</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt;"><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Conclusion</span></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">Le film détient un rapport évident au
    mythe de Narcisse, et de sa beauté extraordinaire, sa vanité , sa malédiction , amoureux de sa propre image, de son reflet . Les inspirations de Wilde, dépravation, corruption et la
    personnification de la jeunesse éternelle par Dorian ce qui lui permet d’expérimenter les limites d’un sujet encore tabous pour son époque&nbsp;: la séparation de l’esthétisme et de
    l’éthique.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; background: #ffffff; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">La beauté est ici questionner à une
    époque où l’apparence est reine. Au début synonyme de bonheur, elle sera ensuite synonyme du malheur du personnage principal. Le film répond à une question universelle pour l’homme&nbsp;: le
    bonheur doit-il être éternel&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Citations
    utilisées&nbsp;:</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">.«&nbsp;La beauté est la promesse du bonheur.&nbsp;» est
    une célèbre citation de Stendhal</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>.</strong> Kant montre dans «&nbsp;<span style="text-decoration: underline;">La
    <strong>Critique De La Faculté De Juger</strong>&nbsp;</span>» que lorsque quelqu’un ‘’dit qu’une chose est belle, il attribue aux autres la même satisfaction&nbsp;; il ne juge pas seulement pour
    lui, mais pour autrui’’. Par conséquent, le beau est universel et, comme il repose sur un plaisir esthétique et non sur un concept logique, Kant le définit ainsi&nbsp;: <em><strong>‘</strong>’Est
    beau ce qui plaît universellement sans concept’’</em></span><em>.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;"><strong>.</strong>Tournier remarquait avec tact dans ses <strong><span style="text-decoration: underline;">Petites Proses</span></strong>: <em>«C'est d'ailleurs l'un des pièges
    de la coquetterie: soigner ses cheveux, c'est se préoccuper de l'aspect que l'on a de dos.»</em></span></span></span><span style="background: #ffffff;"><em><span style=
    "font-family: Arial, sans-serif;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span></em></span><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;"><br></span></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>.</strong>David Hume définit au XVIIIe siècle la beauté ainsi&nbsp;: <em>‘’la
    beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente’’</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>.</strong>Freud dans «<strong><span style="text-decoration: underline;">Le
    Malaise dans la Culture&nbsp;</span>»</strong> montre que, le bonheur <em>«&nbsp;n’est possible que comme phénomène épisodique</em> », car <em>«&nbsp;la mort, la maladie, la perte de l’affection
    sont inséparables de la vie humaine et impliquent tous la perte des débouchés de la libido, de sorte que l’homme le plus sage et le plus modéré ne peut espérer garder son
    bonheur&nbsp;».</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">.</span></em></strong> <span style=
    "background: #ffffff;"><strong><em><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></em></strong></span><span style="background: #ffffff;"><em><span style="font-family: Arial, sans-serif;">"À force
    de plaisirs notre bonheur s'abîme."</span></em></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><a class=
    "western" href="http://www.areopage.net/Cocteau.htm"><span style="background: #ffffff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style=
    "color: #000000;">Cocteau</span></span></span></span></a></span><span style="background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style=
    "background: #ffffff;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">(Jean), <strong><span style="text-decoration: underline;">Vocabulaire (La Sirène).</span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Dec 2011 13:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7896f670fb403b48248a708eabbf1a73</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-le-portait-de-dorian-gray-expose-cpes-95205180-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Orange mécanique (exposé CPES)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-orange-mecanique-expose-cpes-95139030.html</link>        <description><![CDATA[<div class="messageheaderbox">
    Exposé de mr Lecanu :<!-- html ignored --><!-- head ignored --><!-- meta ignored -->
  </div>
  <div id="messagebody">
    <div class="message-htmlpart">
      <div class="rcmBody">
        <div dir="ltr">
          <p style="margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt;">
            <span style="font-family: Calibri;"><span style="mso-spacerun: yes;"><span style=
            "font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%; font-size: 20pt;">ORANGE MECANIQUE<!-- xml ignored --><!-- o ignored --></span></strong></span>
          </p>
          <p style="margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt;">
            <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%; font-size: 20pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span></strong>
          </p>
          <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt;">
            <span style="font-family: Calibri;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;">Orange mécanique</span></em> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;">est une réalisation de Stanley Kubrick. Son œuvre cinématographique en est une adaptation du roman <em style="mso-bidi-font-style: normal;">A
            Clockwork Orange</em> d’ANTHONY BURGESS. Ce film est sorti sur les écrans américains le 2 février 1972 tandis qu’en France, sa sortie a été le 15 mai 1972. <em style=
            "mso-bidi-font-style: normal;">Orange mécanique</em> reçoit 4 oscars&nbsp;: <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-family: Calibri;"><em style=
            "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></em><span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;">Meilleur film <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Meilleur réalisateur (Stanley Kubrick)<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Meilleur scénario adapté <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Et meilleur montage (Bill Butler)<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span></em>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ce film a eu des problèmes de diffusion car il provoque un séisme, à la fois de par la violence qu’il
            véhicule notamment une polémique avec la scène «&nbsp;Singin’in the rain&nbsp;» dont les images ne coïncident pas avec la musique, <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>mais aussi
            par son message.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="text-decoration: underline;">Distribution&nbsp;: 
            <!-- o ignored --></span></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Malcom McDowell incarne Alex DeLarge, personnage principal, jeune chef de bande.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Patrick Magee dans le rôle de l’Ecrivain, Mr. Alexander<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Anthony Sharp qui est le Ministre<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Carl Duering dans le Docteur Brodsky<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Paul Farrell joue le clochard<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Warren Clark pour Dim<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1;">
            <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-list: Ignore;"><span style="font-family: Calibri;">-</span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Et James Marcus dans Georgie.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">SYNOPSIS&nbsp;: <!-- o ignored --></span></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ce film met en avant notamment le personnage d’Alex. Effectivement Alex, personnage principal, et ses
            amis appelés droogies (provenant du nadsat qui est un argot anglo-russe) s’attaquent à qui bon leur semble, en effectuant de nombreux viols, passages à tabac, meurtres etc. Ces actes de
            délinquances sont accompagnés de musiques classiques, principalement de la Neuvième Symphonie de Beethoven, qui les rend plus anodins. On constate une forte connotation à la sexualité
            avec des tableaux pornographiques, du mobilier en forme de femmes nues, des sculptures de phallus etc. Lors d’un de ses raids,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> qui sera donc
            le dernier, Alex est arrêté par la police,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> vendu aux policiers par ceux qu’il considérait comme «&nbsp;meilleurs amis&nbsp;». Alex devient le
            bouc émissaire de tous les maux de la société. Il est ainsi condamné à 14 ans de prison. Dans cette prison autoritaire Alex se comporte bien et se fait remarquer par l’aumônier. Celui-ci
            lui fait vent d’un traitement nommé <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ludovico,</em> qui permet de guérir et ainsi réduire la longévité de sa peine. Il accepte de suivre cette
            nouvelle thérapie expérimentale instituée par le gouvernement pour lutter contre la criminalité, la délinquance qui sévit au sein de cette Angleterre.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Il est nécessaire de préciser que Stanley Kubrick est un futuriste et fait part dans ce film de son
            scepticisme envers l’avenir.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Le problème majeur soulevé par <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Orange mécanique</em> est le
            rapport que l’Homme entretient avec l’Etat.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ainsi la question qui se pose est&nbsp;: l’état rend-il forcément bon&nbsp;?
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Nous étudierons cette problématique en premier lieu avec l’état ne rend pas bon, l’état de nature
            avec l’appui de citations&nbsp;: Paul Salin etc. Puis nous analyserons la partie stipulant que l’état peut rendre bon, grâce au texte de Hobbes, <em style=
            "mso-bidi-font-style: normal;">Léviathan.</em> Et à l’œuvre de Bakounine, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">L’Empire Knonto-germanique.<!-- o ignored --></em></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Définissons tout d’abord quelques termes essentiels ici. <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; color: black; font-size: 14pt; mso-themecolor: text1;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Qu’est-ce que <span style="text-decoration: underline;">l’état&nbsp;</span>? c’est un groupement
            humain fixé sur un territoire déterminé, soumis à une même autorité. En ce terme nous pouvons différencier deux grands concepts qui sont celui de l’état de nature défendu par le
            philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU notamment et l’état comme société.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="font-family: Calibri;"><span style="line-height: 115%; color: black; font-size: 14pt; mso-themecolor: text1;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;">société</span></span> <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;">est un ensemble d’individus unis par la nature ou vivant sous des lois
            communes dans laquelle chaque personne est intégrée et a des devoirs envers cette société.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Le
            terme <span style="text-decoration: underline;">bon</span> correspond au fait qui convient à une valeur, qui répond aux exigences de la morale, qui veut du bien, fait du bien à autrui.
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Le
            verbe <span style="text-decoration: underline;">rendre</span> ne soumet pas la contrainte, le fait de devenir, <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">c ‘est-à-dire par soi-même, c’est une démarche qui doit être faite de prime à bord personnellement.
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> L’Etat
            est constitué de représentants politiques dont des lois sont érigées. Ainsi l’Etat est défini par un ensemble de lois le constituant. Ces lois peuvent être plus ou moins acceptables et
            variant selon les différents états&nbsp;: «&nbsp; Vérité en deçà des Pyrénées erreur au-delà&nbsp;» Blaise Pascal. <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Ces lois servent à faire
            régner l’ordre et doivent être ainsi respectées par l’ensemble. Ainsi c’est grâce aux lois que nous pouvons<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> être d’une certaine manière
            libre. Il est vrai que cette liberté s’oppose à la liberté dite <span style="text-decoration: underline;">Licence</span> qui est définie selon l’absence de lois, qui serait donc l’état de
            nature, le monde animal. C’est la vision que nous avons de la société dans la première partie du film, soit avant son incarcération. Nous sommes dans une société dont l’état n’a pas
            d’influence, Alex est ainsi confronté à lui-même et est soumis à la détermination des caractères extérieurs. Effectivement Alex habite dans un quartier malfamé, ses parents n’exercent
            aucune pression, il ne va plus à l’école. Ainsi selon Stanley Kubrick, il y a révélation de la nature humaine, il commet des actions délinquantes en toutes impunités. (Extrait&nbsp;:
            «&nbsp;Singin’in the rain&nbsp;» 10,23 min à 12,20min). Dans un entretien Stanley Kubrick confie, je cite&nbsp;: «&nbsp;Alex au début du film représente l’Homme à l’état de nature&nbsp;»,
            donc le réalisateur est en opposition avec la thèse soutenue par Jean-Jacques ROUSSEAU&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;l’Homme est naturellement bon, mais la société le pervertit&nbsp;». <span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Ici de prime à bord, à l’état de nature, Alex ne répond pas à la conformité, c’est-à-dire à la définition du terme <span style=
            "text-decoration: underline;">bon.</span><!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Effectivement, «&nbsp; l’Etat n’a aucune justification morale ni scientifique, mais(…) constitue le
            pur produit de l’émergence<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> de la violence dans les sociétés humaines.&nbsp;» Pascal Salin.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ainsi nous pouvons déduire que la violence de l’homme proviendrait de l’Etat. Ainsi nous mettrions
            aussi le terme Etat en opposition au terme Bon. Alors l’Etat ne serait pas bon naturellement, c’est-à-dire dans un cadre ou celui-ci n’exerce pas d’influence sur les individus
            constituants la société.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Cependant nous pouvons nous interroger sur la possibilité d’un état ou l’influence qu’il exerce est
            présente, qui sait se faire respecter. On sait qu’Alex ne va plus à l’école, or l’école est une institution instituée par l’état et d’après Descartes&nbsp;: «&nbsp; le plus haut degré de
            liberté est la connaissance&nbsp;».<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Il est vrai que la culture, la connaissance écartent tout sujet de la violence. L’Homme est violent
            lorsqu’il n’a pas les mots pour s’exprimer. Ainsi dans un second temps demandons nous si un état influant, avec de l’éducation, de l’instruction peut rendre bon&nbsp;?
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Définissons en premier lieu le verbe <span style=
            "text-decoration: underline;">pouvoir</span>, celui-ci renferme une possibilité.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Lors de son dernier raids de violence, Alex se fait arrêter et condamner à 14 ans de prison. En
            prison il est ainsi confronté à l’autorité, la discipline qui est le respect des règles sous peine de sanctions, ce qui réfèrent donc<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> à
            l’influence. Sa liberté est ici certes amoindrie mais il possède encore le libre arbitre qui est la liberté du choix de ses actions. <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Selon Hobbes, <span style="text-decoration: underline;">Léviathan</span>, dit en
            substance&nbsp;que c’est parce que nous abandonnons un peu de notre liberté personnelle que nous gagnions en liberté collective. L’Etat est bon s’il agit pour l’intérêt général et non
            pour des fins personnelles. <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">De plus, en prison nous remarquons l’instruction d’Alex. En effet celui-ci étudie la Bible. Il est
            également investit au sein de la chorale du pasteur. On voit donc un nouvel Alex qui n’a plus recours à la violence par ses gestes. En est-il de même pour ses intentions&nbsp;? Non Alex y
            pense toujours, ce qui montre le fait qu’il est naturellement mauvais. (Extrait<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> «de la Bible&nbsp;» 53,48 min à 55,09).
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ainsi on constate que l’encadrement, le fait qu’il y ait des règles, joue un rôle important.
            «&nbsp;L’Homme né neutre et que ce sont les menaces et les opportunités de la vie qui déterminent son comportement&nbsp;» Kant. Le fait qu’il y pense montre que la violence est ancrée en
            lui, fait partie intégrante de sa nature. Ainsi nous pouvons interpréter cela comme une «&nbsp;maladie&nbsp;».<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Par amitié le Pasteur lui fait part du programme <em style=
            "mso-bidi-font-style: normal;">Ludovico</em> pouvant le soigner et le faire sortir de prison plus rapidement.<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 106.2pt; mso-add-space: auto;">
            <span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">*l’Etat oblige à être bon&nbsp;: 
            <!-- o ignored --></span></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Le programme <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ludovico</em> utilise une technique dite
            pavlonienne&nbsp;: processus qui consiste à faire visionner des images d’extrême violence durant des heures. (extrait 1h07min15sec à 1h09min45sec). On voit qu’il est drogué tous les
            jours. On lui supprime ainsi sa liberté par l’intermédiaire de ce programme tout d‘abord en le droguant, l’empêchant d’être totalement conscient, illustré dans le film par le système qui
            lui maintient les yeux ouverts en permanence. Ainsi il montre la contrainte, l’obligation. Puis à l’issue de ce programme constate véritablement le manque de liberté, du libre arbitre.
            Même de la légitime défense, qui permet à l’individu de se défendre s’il est agressé sans raison, ainsi la loi stipule l’existence de cette légitime défense<span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> (en respectant évidemment dans une certaine mesure la Loi du Talion&nbsp;: «œil pour œil dent pour dent&nbsp;».<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; mso-add-space: auto;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Bakounine, <em style=
            "mso-bidi-font-style: normal;">L’Empire Knonto-germanique&nbsp;</em>: «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Je n’hésite pas à dire que l’Etat c’est le mal, mais un mal
            historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète, aussi nécessaire que l’ont été la bestialité primitive, les divagations
            théologiques des hommes. […]. La révolte est beaucoup plus facile contre l’Etat, parce qu’il y a dans la nature même de l’Etat quelque chose qui provoque à la révolte. L’Etat c’est
            l’autorité, c’est la force, c’est l’ostentation et l’infatuation de la force. Il ne s’insinue pas&nbsp;,il ne cherche pas à convertir&nbsp;: et toutes les fois qu’il s’en mêle, il le fait
            de très mauvaise grâce, car sa nature, ce n’est point de persuader,&nbsp;mais de s’imposer, de forcer.&nbsp;».<!-- o ignored --></em></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ici Bakounine nous affirme le fait que l’Etat nous oblige et non nous persuade. Cela signifie que si
            l’individu ne correspond pas aux critères de normalité fixés par l’Etat alors celui-ci nous oblige à le devenir, soit devenir bon.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> 
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">De plus, on apprend que <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Ludovico</em> est un programme
            politico-médical instrumenté par un homme politique lors de sa campagne électorale. Ce dernier est rendu mauvais car il agit selon une fin personnelle et non au nom de l’intérêt général,
            par le fait de la torture, de la privation de toute liberté personnelle, l’Homme est ainsi déterminé selon le désir de l’Etat. (Extrait 1h18min à 1h23min).<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">De plus, être bon est un choix personnel dont la loi ne représente en aucune manière la <span style=
            "text-decoration: underline;">bonté</span>, c’est-à-dire la qualité morale qui porte à faire le bien, à être bon pour les autres. La preuve en est qu’après avoir reçu ce programme Alex
            est libéré, soit disant guérit pour les hommes politiques et médecins car il n’est plus violent. Mais Alex tente tout de même de se suicider montrant donc que la loi ne représente en
            aucun cas la bonté qui vise au bien d’autrui. <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Alex essaye de se suicider en se défenestrant par la fenêtre de «l’Ecrivain&nbsp;», mais en vain.
            Il<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> est donc conduit à l’hôpital ou il reçoit la visite de l’homme politique. Mais on voit lors de l’arrivée des photographes, l’apparition
            d’une infirmière et Alex replonge dans ses fantasmes, il pense à une partie de&nbsp;«&nbsp;ça va ça vient&nbsp;».<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
            "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Ainsi dans le cadre du film <em style=
            "mso-bidi-font-style: normal;">Orange mécanique,</em> qui nous montre la manipulation politique à l’encontre d’un individu, l’Etat ne rend pas bon, il oblige à l’être. De plus obliger
            quelqu’un n’est pas un acte de bonté. Ici l’Etat n’est pas montré comme bon avec des policiers qui sont d’anciens délinquants, les membres de l’élite côtoient des criminels dans des bars
            huppés et les hommes politiques sont représentés comme des manipulateurs. Ainsi Alex n’est que le produit gênant de cette société démissionnaire qui préfère transformer radicalement
            l’individu au lieu de se remettre en question. L’Etat rend bon dans le sens ou il offre l’opportunité de connaissance qui permet le plus haut degré de liberté et ainsi permet l’écartement
            de la violence commune à chaque être vivant. Mais pour cela l’Etat doit agir selon des fins collectives et non personnelles. Le Pasteur, je cite&nbsp;: «&nbsp;obliger quelqu’un à ne plus
            faire le mal ne le rend pas bon pour autant&nbsp;».<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Effectivement, il faut que cette démarche soit personnelle. En effet il ne faut pas aller
            à l’encontre de sa nature comme nous le fait remarquer le film, sous peine d’un échec quelque soit le moyen utilisé. Si la démarche n’est pas voulue par le sujet concerné, alors c’est
            voué à l’échec. Être bon naturellement est ici montré comme impossible,&nbsp;mais être bon dépend des caractères de civilisation qui nous entoure. Voltaire&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;L’éducation,
            la société, la culture humanise l’homme&nbsp;».<!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Stanley Kubrick dénonce les ravages des thérapies comportementales appliquées aux criminels et confie
            dans un entretien à propos de son film&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">«&nbsp;Alex au début du film représente l’Homme dans son état naturel. Lorsqu’on le soigne, cela
            correspondrait psychologiquement au processus de civilisation. La maladie qui s’ensuit est la névrose même de la civilisation qui est imposée à l’individu. Enfin, la libération que
            ressent le public à la fin correspond à sa propre rupture avec la civilisation&nbsp;</em>». Ainsi la civilisation est assimilable à un corps étranger introduit de force dans un corps qui
            fini par le rejeté. <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Orang en javanais signifie Homme, ainsi nous pouvons déduire la signification du titre de cette œuvre
            cinématographique qui serait&nbsp;: «&nbsp;homme mécanique&nbsp;» qui renverrait au déterminisme de l’homme au sein de l’Etat. <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
            <!-- o ignored --><span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
            <span style="font-family: Calibri;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;">Question posée</span></span><span style=
            "line-height: 115%; font-size: 14pt;">&nbsp;: Y-a-t-il une analyse psychologique derrière ce film avec la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Seconde topique</em> de Freud&nbsp;?
            <!-- o ignored --></span></span>
          </p>
          <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt 36pt;">
            <span style="line-height: 115%; font-size: 14pt;"><span style="font-family: Calibri;">Freud, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Seconde topique&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;la vie psychique
            de l’Homme n’est qu’une oscillation perpétuelle entre ces deux pulsions et toutes les conduites humaines comportent cette ambiguïté. La pulsion de vie et la pulsion de mort&nbsp;».
            <!-- o ignored --></em></span></span>
          </p><span style=
          "line-height: 115%; font-size: 14pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-fareast-language: EN-US; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Ainsi
          au début du film nous pouvons constater cette <em style="mso-bidi-font-style: normal;">pulsion de vie</em> avec le désir de se reproduire, forte connotation au sexe, acte sexuel etc. Puis
          après le programme<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Ludovico</em> nous constatons l’apparition de la <em style=
          "mso-bidi-font-style: normal;">pulsion de mort</em>. En effet Alex tente de se suicider en se défenestrant. Mais cela échoue. Ainsi à l’hôpital, emplâtré, nous voyons une femme et nous
          pouvons voir la pensée d’Alex qui pense à une partie <em style="mso-bidi-font-style: normal;">de ça va ça vient</em>. Ainsi il y<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> a de nouveau
          la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">pulsion de vie</em>.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span></span><br>
          &nbsp;
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Dec 2011 16:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fe7ecb2e6c7b52cd04548268622524e3</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-orange-mecanique-expose-cpes-95139030-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[21 grammes (exposé CPES)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-21-grammes-expose-cpes-94923963.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">Exposé Mr Pradeilles : <em><strong>21 grammes&nbsp;</strong></em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.49cm;">
    <em><strong><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;</span></strong></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">RESUME FILM</span></strong>&nbsp;:<br></span><span style=
    "font-family: verdana,geneva; color: #000000; font-size: 12pt;"><em>Paul Rivers</em> attend une transplantation cardiaque. <em>Cristina Peck</em>, ex-junkie, est mère de deux petites filles.
    <em>Jack Jordan</em> sort de prison et redécouvre la foi. A cause d'un accident, leurs destins vont se croiser et leurs vies vont être bouleversées...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span> <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le
    destin&nbsp;?</strong></span><br></span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le destin désigne, au moment présent, l'histoire future d'un être humain ou d'une société telle
    qu'elle est prédéfinie par une instance qui est&nbsp;: soit considérée comme supérieure aux hommes (éventuellement <span style="color: #0000ff;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">divine</span></span></a></span>) dans les conceptions <span style="color: #0000ff;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Finalisme"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">finalistes</span></span></a></span> du Monde, soit comme immanente à l'univers
    (éventuellement la <span style="color: #0000ff;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_de_l%27histoire"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">Philosophie
    de l'histoire</span></span></a></span> ou la <span style="color: #0000ff;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nature"><span style="text-decoration: none;"><span style=
    "color: #000000;">nature</span></span></a></span>) dans les conceptions <span style="color: #0000ff;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9terminisme"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">déterministes</span></span></a></span>.<br>
    <br></span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Les origines du destin&nbsp;:</strong></span><br></span><span style=
    "font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Les devins babyloniens commencèrent dans le but de prédire quel serait le cours de la vie de l’individu, à utiliser certains présages tirés des
    planètes”. C’est ainsi que furent posés les fondements d’une doctrine postérieure.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Partie de Babylone, cette croyance se répandit dans d’autres régions du monde.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Elle s’était infiltrée dans la pensée religieuse juive avant l’apparition du christianisme.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Josèph, historien du I&nbsp;siècle, raconte que les Pharisiens et les Sadducéens divergeaient sur ce point.</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il écrit: “Les Pharisiens (...) imputaient tout au destin ou à Dieu.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le Coran, livre sacré des musulmans, déclare: «&nbsp;L’homme ne meurt que par la volonté de Dieu.&nbsp;»</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">C’est le “saint” catholique romain Augustin qui a introduit la doctrine de la prédestination dans la chrétienté au Ve&nbsp;siècle. On
    l’appelle parfois l’augustinisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire
    retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel
    le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de
    lui.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Caractère de ce qui peut ne pas exister. On peut dire que l'amitié est contingente, car il n'est pas nécessaire que nous ayons des
    amis; en revanche, il est nécessaire que nous ayons des rapports avec les autres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">S'oppose à ce qui est naturel et à ce qui existe par soi et en soi. Accord humain né du sentiment d'un intérêt commun.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Grâce à Descartes, ce n'est plus la religion qui dicte à l'homme ce qu'il doit penser, mais l'homme lui-même, sa pensée, le «je pense».
    Il place donc la personne humaine au centre de son système et il l'étudie par la méthode rationnelle, applicable à tous les domaines de la connaissance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet
    argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Ce qui est soumis à la causalité et n'a aucune marge de liberté et d'indépendance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Principe selon lequel tous les phénomènes de la nature sont liés les uns aux autres par des lois invariables. A ne pas confondre avec
    fatalisme. Le déterminisme s'applique à une conception scientifique du monde. Comme l'écrit Claude BERNARD dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale: "Le rôle du savant est de
    chercher à définir et à déterminer pour chaque phénomène les conditions matérielles qui produisent sa manifestation."</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Doctrine selon laquelle tout ce qui se produit dans l'univers, et donc dans la vie humaine, est soumis au destin, cad qui arrive quoi
    qu'on fasse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les
    faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les
    secondes ont pour fondement les désirs et les passions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Aptitude innée par laquelle l'individu ou l'animal peut accomplir, sans apprentissage préalable, certains actes spécifiques et
    constituant une forme d'adaptation au milieu. L'instinct est susceptible de se modifier, par le dressage chez l'animal et par les conditions sociales chez l'être humain. Chez FREUD, l'instinct
    est une force inconsciente, identifiée à la pulsion.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Du latin postulare, demander. Proposition indémontrable que le scientifique demande qu'on lui accorde pour fonder sa construction
    théorique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Souvent victime de l'intolérance et du fanatisme, Spinoza a voulu connaître le monde par la seule règle de la raison, y compris dans
    les questions religieuses. Professant un grand libéralisme en politique, il est à l'origine des théories modernes de la science politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Au sens large, ensemble des forces psychiques portant à l'action. Inclinations, désirs, passions relèvent de la volonté ainsi entendue.
    C'est la détermination arrêtée d'accomplir une certaine action. VOLONTE DE PUISSANCE: Cette notion n'a, dans la philosophie de Nietzsche, aucune connotation militaire, belliqueuse. Celui qui est
    puissant est celui qui a le courage et la force de réaliser ce que la vie lui demande de réaliser. VOLONTE GENERALE: Selon Rousseau, elle ne peut pas s'identifier seulement à la majorité. La
    volonté générale est unanime. Elle exprime en sa totalité l'esprit d'une communauté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Dans ces conceptions, il est souvent considéré comme très difficile voire impossible à un homme ou à une société d'échapper à son
    destin, au moins dans ses grandes lignes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>Nous nous demanderons donc si</strong> <span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href=
    "http://www.devoir-de-philosophie.com/passup/corriges4.php?PARRAIN_ID=2089&amp;PARAMS=%096332%09" target="_blank"><strong><span style="color: #000000;">L'homme peut être maître de son destin
    ?</span></strong></a></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Dans un premier temps nous verrons que son destin est prédestiné et ensuite dans une seconde partie nous verrons qu’il peut parfois
    transformer son destin.</span><br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">1). Pour commencer le fatalisme exclut toute technique puisque l'inévitable se produira quels que soient les antécédents. Ainsi,
    d'après la fable de La Fontaine (VIII 16), le vieil Eschyle ayant appris d'un devin qu'il mourrait par la chute d'une maison quitta la ville, mit son lit en plein champs, loin des toits, sous les
    cieux. Un aigle qui portait en l'air une tortue passa par-là, vit l'homme, et sur sa tête nue qui parut un morceau de rocher à ses yeux, étant de cheveux dépourvue, laissa tomber sa proie afin de
    la casser... Le « destin » se joue des précautions mêmes qu'on prend pour l'écarter... La raison humaine poursuit ses fins par la « médiation » des lois naturelles. L’homme qui a eu une greffe du
    cœur et qui devait mourir a était sauvé finalement peu de temps après il finit par mourir, c’était l’inévitable. Le destin était fixé il n’a pas pu y échapper.</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; text-indent: 0.64cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Hobbes, n'en déduit pas que Dieu ne puisse pas rompre le cours des choses. Si l'on remonte la chaîne des causes à une première cause,
    on rejoint Dieu en tant que cause première. Dieu peut régner sur le monde en laissant les lois faire, et en intervenant de façon miraculeuse. On connaît l'importance du miracle dans toutes les
    religions, ce sont les miracles qui selon certains croyants «&nbsp;prouvent&nbsp;» l'existence de Dieu, par exemple Dieu donne une voiture a l’assassin.&nbsp;C’est Dieu qu’il a voulu comme cité
    dans le film. <strong><span style="color: #c00000;">3min.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; text-indent: 0.64cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet
    argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver. (jeune homme..).</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; text-indent: 0.64cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Pour certains, le destin est un ordre intemporel, impersonnel, une loi des événements, au-dessus de tout. Tout espoir de lui échapper
    est vain. Ainsi pensaient par exemple les Grecs de l’Antiquité. Pour eux, la vie est un drame puisque la mort attend chaque être humain. Nulle puissance ne peut nous en sauver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; text-indent: 0.64cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Le destin est assimilé à une <span style="color: #0000ff;"><a href="http://lexique.aide-en-philo.com/puissance.php"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">puissance</span></span></a></span> providentielle qui par avance aurait déterminé, de façon irréversible, le <span style=
    "color: #0000ff;"><a href="http://lexique.aide-en-philo.com/dissertations-philo-cours.html"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">cours</span></span></a></span> des
    <span style="color: #0000ff;"><a href="http://lexique.aide-en-philo.com/chose.php"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">choses</span></span></a></span> et de
    l'<span style="color: #0000ff;"><a href="http://lexique.aide-en-philo.com/histoire.php"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">histoire</span></span></a></span>
    humaine. L'<span style="color: #0000ff;"><a href="http://lexique.aide-en-philo.com/existence.php"><span style="text-decoration: none;"><span style=
    "color: #000000;">existence</span></span></a></span> du destin implique l'impuissance des <span style="color: #0000ff;"><a href="http://lexique.aide-en-philo.com/homme.php"><span style=
    "text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">hommes</span></span></a></span> à décider du <span style="color: #0000ff;"><a href=
    "http://lexique.aide-en-philo.com/dissertations-philo-futur.html"><span style="text-decoration: none;"><span style="color: #000000;">futur</span></span></a></span>. Nombreuse fois démontré au
    court du film, par exemple lors de l’accident qui tue les deux fillettes et le mari, la femme n’a pu rien faire contre ce destin, cela était inévitable et imprévisible, l’homme est trop faible
    pour l’éviter.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Pour les Stoïciens, l'être humain ne peut rien sur les événements, même petits. Nous sommes comme programmés pour une certaine vie,
    selon une certaine personnalité, en une certaine époque et culture, et les grands événements ne sont que la résultante d'une accumulation d'événements plus petits. Dans cette conception,
    <strong>la liberté de l'homme n'existe pas. Sa responsabilité non plus</strong> : quoi qu'il fasse, cela lui est dicté. Dans cette conception aussi, le passé et le présent se confondent en une
    courbe. Cela s'apparente beaucoup au fatalisme de certains peuples orientaux (Hindous en particulier) : celui qui considère sa condition comme un destin ne fait rien pour la changer. Il attend la
    mort.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>TRANSITION&nbsp;: L’univers est totalement déterminé mais l'homme dispose d'une liberté absolue qui lui permet de ne pas
    dépendre des lois de la nature.</strong></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Si l'on définit la destinée humaine comme une existence déterminée à l'avance, l'homme semble par son action n'avoir aucune influence
    sur celle-ci. Mais il faut voir que cette destinée n'est rien d'autre que la somme totale des actions humaines : une destinée se crée dans l'expérience même de la vie, pour l'homme. C'est donc le
    rapport entre cette destinée et l'action humaine qu'il faut analyser, regardaient lorsque celui qui sort de prison, gagne une voiture, puis inviter à l’improviste à boire un verre, part puis
    écrase la famille, si il ni avait pas eu la voiture il n y aurai pas eu cette accident c’est donc l’enchainement de plusieurs actions qui a fait cette destinée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">L'un des principaux buts de l'Homme est d'essayer de rendre son existence plus heureuse. Etre heureux se rapporte à un état définitif
    de pleine satisfaction, ce qui sous-entend que tous les désirs sont satisfaits. Mais le désir est également problématique pour l'Homme dans la mesure où il lui impose des souffrances lorsqu'il
    n'est pas satisfait, ou peu également provoquer le malheur des autres. Lorsque la femme choisit de se venger <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #c00000;">(1h45,
    20)</span></span> et de tuer l’assassin de sa famille, car selon elle, elle pourra oublier, encaisser, être libre du passé. Mais si elle le tue elle va créer du malheurs et si elle ne le fait pas
    elle ne sera pas satisfaite..</span><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Épicure, Lettre à Ménécée, Ille s. av. J.-C. Zénon de Cittium « fouettait un esclave qui avait volé; et comme celui-ci lui dit : "II
    était dans ma destinée de voler", il répondit : "Et aussi d'être battu." » Destin crée du malheur en étant pas accomplie, et crée aussi du malheur en accomplissant un autre destin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Qui ne comporte aucune restriction ou réserve, qui est valable pour tous et en tous temps. S'oppose à relatif. Ce qui est absolu n'est
    pas considéré comme un rapport à autre chose.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet
    argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Personne de condition non libre, qui peut être vendue et achetée et forcée à travailler, le plus souvent sans autre contrepartie que le
    logement et la nourriture.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Disciple de Parménide, Zénon d'Elée est connu pour avoir imaginé une série d'arguments paradoxaux destinés à confronter la thèse
    centrale de son maître, à savoir que le mouvement n'est pas la nature profonde de l'Etre unique, immobile, absolu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong>EPICURE</strong></span> <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style=
    "text-decoration: underline;">Lettre à Ménécée&nbsp;:</span></strong><br></span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">D’après toi, quel homme surpasse en force celui qui sur
    les dieux nourrit des convictions conformes à leurs lois ? Qui face à la mort est désormais sans crainte ? Qui a percé à jour le but de la nature, en discernant à la fois comme il est aisé
    d’obtenir et d’atteindre le "summum" des biens, et comme celui des maux est bref en durée ou en intensité ; s’amusant de ce que certains mettent en scène comme la maîtresse de tous les événements
    – les uns advenant certes par nécessité, mais d’autres par hasard, d’autres encore par notre initiative –, parce qu’il voit bien que la nécessité n’a de comptes à rendre à personne, que le hasard
    est versatile, mais que ce qui vient par notre initiative est sans maître, et que c’est chose naturelle si le blâme et son contraire la suivent de près (en ce sens, mieux vaudrait consentir à
    souscrire au mythe concernant les dieux, que de s’asservir aux lois du destin des physiciens naturalistes : la première option laisse entrevoir un espoir, par des prières, de fléchir les dieux en
    les honorant, tandis que l’autre affiche une nécessité inflexible). Qui témoigne, disais-je, de plus de force que l’homme qui ne prend le hasard ni pour un dieu, comme le fait la masse des gens
    (un dieu ne fait rien de désordonné), ni pour une cause fluctuante (il ne présume pas que le bien ou le mal, artisans de la vie bienheureuse, sont distribués aux hommes par le hasard, mais pense
    que, pourtant, c’est le hasard qui nourrit les principes de grands biens ou de grands maux) ; l’homme convaincu qu’il est meilleur d’être dépourvu de chance particulière tout en raisonnant bien
    que d’être chanceux en déraisonnant ; l’idéal étant évidemment, en ce qui concerne nos actions, que ce qu’on a jugé « bien » soit entériné par le hasard.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Explication&nbsp;:</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Il se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses ; et certes mieux vaudrait s'incliner devant toutes les opinions
    mythiques sur les dieux que de se faire les esclaves, car la mythologie nous promet que les dieux se laisseront fléchir par les honneurs qui leur seront rendus , tandis que le destin, dans son
    cours nécessaire, est inflexible ; il n'admet pas, avec la foule, que la fortune soit une divinité car un dieu ne fait jamais d'actes sans règles, ni qu'elle soit une cause inefficace : il ne
    croit pas, en effet, que la fortune distribue aux hommes le bien et le mal, suffisant ainsi à faire leur bonheur et leur malheur, il croit seulement qu'elle leur fournit l'occasion et les
    éléments de grands biens et de grands maux; enfin il pense qu'il vaut mieux échouer par mauvaise fortune, après avoir bien raisonné,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">que de réussir par heureuse fortune, après avoir mal raisonné.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Descartes défend le fait qu'il faut maîtriser les choses qui ne dépendent pas de nous, les accepter telles qu'elles sont et ainsi ne
    désirer que les choses qui dépendent de nous, cette maîtrise des désirs permet alors d'être plus heureux. Lorsque l’homme s’apprêtent à tirer sur l’assassin il tire au-dessus, la femme après une
    bagarre décide elle aussi de ne pas le tuer, l’assassin n’osai plus retourner chez lui car il a était pardonné et il s’est lui aussi pardonné, la mère arrive à retourner dans la chambre de sa
    fille alors qu’elle ne voulait pas avant d’être vengée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">2) Nos connaissances sont limitées, notre caractère et notre volonté le sont aussi. Nous sommes condamnés à décider d'après nos
    connaissances, selon nos situations particulières. Si nous sommes libres de nos actes, alors nous ne sommes pas libres de leurs conséquences. Or ce sont les conséquences de nos actes que nous
    voulons orienter, non nos actes même. Entre les deux, la relation est parfois évidente, parfois compliquée et sujette à apprentissage et correction, mais aussi parfois inaccessible. Par exemple
    l’homme décide de tuer l’assassin pour venger la mort de la famille, mais il risque d’avoir mauvaise conscience, de la prison ou d’autres malheurs donc je ne suis pas libre de faire ce que je
    veux quand je veux où je veux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">Destin individuel est l’expression des conséquences importantes que nous subissons de nos propres actes lorsque ces conséquences se
    trouvent n'avoir aucun rapport de sens avec l'intention que ces actes exprimaient. Ainsi nous sommes responsables de ce qui nous arrive parce que ce qui nous arrive est conséquence de nos choix,
    mais cela a lieu d'une manière que nous ne pouvions pas prévoir ni contrôler. Par exemple lorsque l’homme décide de rentré chez lui et tue la famille, son intention était d’aller à son
    anniversaire, les actes sont la mort de la famille. Il n’a pas choisi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp; F</span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">inalement, la question du choix dans la vie est dérisoire :
    n'importe quoi équivaut à n'importe quoi, du moment que l’on meure. Pour d’autres, c’est la quête de tous les courants ésotériques : vouloir échapper au destin, en être enfin affranchi et pouvoir
    choisir soi-même sa propre destinée, c'est-à-dire être immortel. Cette recherche insensée, les Grecs l'appellent l'orgueil démesuré de l'homme, qui refuse sa condition de créature.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span> <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><em>Dieu ne peut pas nous aider à réaliser ce que nous
    voulons parce qu'il nous laisse libres de nos actes.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #c00000;">Pour conclure</span></span></strong> <span style=
    "color: #000000;">nous pouvons donc dire que la plus part du temps le destin est tracé, en principe dans les grandes lignes mais qu’ il est possible de se prendre en main et d’éviter certain
    malheur. C’est parfois un enchainement de situation qui crée le destin il est donc presque imprévisible, mais il faut savoir jugé du bon et du mal. Mais nous connaitrons tous le même destin celui
    de la mort... Je vais vous passer un petit bout du film&nbsp;:</span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #c00000;">1.h55 à 1h56.57</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm; background: #ffffff;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 09:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3c48d20a75970e1f7512d970446d2059</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-21-grammes-expose-cpes-94923963-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Big Fish (exposé CPES)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-big-fish-expose-cpes-94923563.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 14pt;">exposé de mr Mangau : <em>BIG FISH</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Diffusé le 3 mars 2004, Big Fish est un film réalisé par Tim Burton d'après l'adaptation libre d' un roman canadien «&nbsp;Big Fish, a
    story of mythic proportions&nbsp;», écrit par Daniel Wallace. Ce film raconte la vie d'Edward Bloom, un mythomane en mal d'aventures cherchant un sens à sa vie et racontant de belles histoires à
    tout ceux qui veulent bien l'écouter. Se fâchant avec William Bloom, son fils, lorsque celui ci découvre la vérité, les deux hommes restent en froid pendant de longues années. Lors de ses
    derniers moments sur terre le père fini par retrouver de la crédibilité aux yeux de son fils en lui transmettant son goût des mythes. Cependant, quelle est la place des mensonges dans la société?
    Sont ils justifiés? Et surtout, sont-ils nécessaires? En premier lieu, nous verrons que les mensonges servent à compenser un manque et qu'ils justifient l'orgueil, puis, que ceux-ci s'inspirent
    de la vérité, peuvent servir un dessein moral et s'affirmer au service des autres .</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 14pt;">L'orgueil</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Du début du film et tout au long de l'histoire, la fierté du père transparait: sa naissance, spectaculaire, ses faits d'armes sportifs,
    son mariage...Il attire l'attention de tous tout au long du film tout en se considérant comme un héros.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <ol style="text-align: justify;">
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La fierté dans l'orgueil</span>
      </p>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Plusieurs fois au cours du film, le père fait étalage de ses talents, dans le seul but de susciter de l'admiration et une forme de
        respect. L'orgueil est ici employé comme une opinion exagérée de soi-même (par exemple, Edward Bloom se compare au dieu de la beauté, Apollon, devant sa belle-fille)</span>
      </p>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">L'orgueil est ici caractérisé par un besoin de reconnaissance, besoin de se sentir important mais aussi aimé, égal voir au-dessus
        des autres: Le père en s'imposant en tant que référence veut être reconnu, aimé pour s'affirmer face à la société.</span>
      </p>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">D'après Kojève, «&nbsp;l'homme n'est humain que dans la mesure ou il veut s'opposer à un autre homme, se faire reconnaître par
        lui[...]c'est de la reconnaissance par cet autre que dépendent sa valeur et sa réalité humaine</span>
      </p>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La fierté est un sentiment par rapport à soi-même, c'est un sentiment de contentement: le père est satisfait de l'engouement
        provoqué par ses histoires et, par orgueil ne peut les renier, même face à son fils qui lui demande un peu de sincérité.</span>
      </p>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">L'orgueil est personnel et nécessaire pour progresser: sans orgueil, sans objectif, l'homme ne se dépasse pas.</span>
      </p>
    </li>
  </ol>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans son besoin de s'affirmer, de créer une 'bulle de réussite' autour de lui, le père écrase non seulement ceux qui l'entourent, mais
    également son fils, qui se perd entre vérité et réel. En effet, Edward Bloom s'obstine à raconter ses histoires. C'est l'apparition de l'obstination dans l'orgueil</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">2)L'obstination dans l'orgueil</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans le but de conserver sa fierté, le père nie toute contestations vis à vis de ses talents, c'est la raison du brouillage entre le
      père et le fils en effet, admettre des faiblesses lui semble inconcevable car elles ne sient guère au personnage qu'il s'est imaginé. Ce refus est nourri par l'orgueil qui mène à l'obstination
      consistant à ne pas croire, à réfuter en bloc toute opposition d'apparence logique ou non</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Lorsque le père et le fils se brouillent, aucuns des deux ne souhaite revenir sur sa décision. C'est le déni par l'orgueil.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">L'obstination est présente dans le préjugé. D'après Alain: «&nbsp;le préjugé est ce qui est jugé d'avance, il provient des passions
      et est engendré par l'orgueil qui conseille de ne pas changer d'avis.&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">William découvre une autre forme de préjugé, celle de la société qui juge les contes comme obsolète et le pousse à renier les
      histoires de son père</span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 14pt;">Vérité</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Edward Bloom se construit sa propre vérité et, lorsque son fils tente de discerner faits réels et fiction, ils se rend compte que les
    deux notions sont liées</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <ol style="text-align: justify;">
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La place de la réalité dans les contes</span>
      </p>
      <p style="margin-bottom: 0cm;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les contes du héros se basent sur la réalité: tout les faits qu'il raconte ont été réalisés en partie mais paraissent plus mornes
        ou moins intéressant que des exploits contés. L'interprétation des faits construit la vérité personnelle ou subjective d'un personnage: Edward Bloom est un affabulateur, il finis par se
        persuader que ses histoires transformées se sont réellement déroulées, ce qui renforce sa crédibilité en tant que narrateur auprès de son auditoire.</span>
      </p>
    </li>
  </ol>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Ceux ci se basant sur la vérité du plus grands nombre, ils n'expriment leur richesse qu'en fonction des sentiments forts qu'ils
    inspirent. En effet, les contes font appel à l'imagination et sont souvent plus attrayants que la réalité: tout ce qui sort de l'ordinaire fascine car ce fait concerne les idées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Par exemple, l'on voit apparaitre des créatures fantastiques ( un géant, une sorcière....).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans ce film, tout ce qui concerne l'univers féerique raconté par Edward bloom est joyeux, fait rêver ceux qui l'entourent, ses contes
    bon enfant se détachent de la réalité, représentée dans le film par un univers plat, sans rebondissements ou finalement il ne se passe rien intéressant. Platon discerne le monde sensible, monde
    de l'apparence, de l'illusion et le monde des idées intelligibles, monde de la vérité ( les choses sensibles ne seraient que des copies imparfaites des idées et, en ce sens,possèdent un degré
    moindre d'être, de réalité</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les contes ont un message à faire passer. Dans ce film, et notamment lors de sa discussion avec un géant, Edward Bloom évoque son
    besoin d'émancipation et de reconnaissance. C&nbsp;'est en quelque sorte, un moyen de dévoilement de l'être.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Lorsque Will était petit, ces contes étaient pour lui la réalité, en grandissant, la vérité de la société l'a fait sortir de ce monde
    merveilleux. Et cette vérité le pousse à renier les histoires de son père</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les contes et les mythes sont les fruits des idées, de l'imagination. La force de l'imagination est telle chez Platon qu'il crée des
    mythes comme l'ont fait les poètes primitifs</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">2)En quoi les contes surpassent-ils la réalité?</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Pour Kant, la connaissance est relative au sujet connaissant, il y aurait autant de vérités subjectives, personnelles que de gens.
      Cependant, par la communication nous élargissons notre cercle de vérités: «&nbsp;La communication nous permet de dépasser notre singularité en nous dévoilant la vérités d'autres existences.» (
      Jasper). Nous découvrons ainsi d'autres façons de penser, c'est ce que constate Will lorsqu'il découvre la cabane aux trésors de son père où ce dernier entasse tous ses trophées, vestiges de
      ses faits d'armes ) ce qui l'amène à réfléchir sur la façon de présenter des faits réels ( son père n'est pas un imposteur). Ce passage pourrait légitimer la présence des contes dans nos
      mémoires (mêmes déformés, les histoires sont plus appréciées contées...)</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les mensonges s'imposent parfois d'eux même dans nos esprits en ce sens où, lors d'une action négative, nuisible envers la société,
      une tentative de minimisation des faits est imposées par la conscience pour se préserver, dans cette optique, les mensonges paraissent plus vrais que la réalité: par exemple, dans ce film, lors
      d'un braquage de banque, Edward Bloom justifie son action par manque de choix et minimise les conséquences (de toute façons, il n'y avait rien à voler.) Nous pouurrions aussi dire que le
      mensonge est nécessaire pour vivre: dire toute la vérité aux gens les blesserait et serait considéré comme un acte mauvais. Cela légitime une part des mensonges dans les contes et les raisons
      pour lesquels ils sont préférables à la réalité.</span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Un autre argument en faveur des contes qui surpassent la réalité, pourrait se résumer comme ceci : les histoires fantastiques fascinent
    et sont plus facilement retenues que les faits bruts sans dentelles qui sont rapidement classés comme anodins: Dans le film, plus personne à par le médecin de fammillle ne se souvient que le père
    de Will était partis en mission commerciale, mais tous le mondes est persuadé qu'il était en train de pécher un poisson légendaire. Les vérités sensibles finissent par s'estomper, les contes sont
    véhiculés et préservés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les histoire du pères sont également un moyen pour s'évader un peu de sa vie et se construire un monde parallèle, loin de la cruauté du
    réel ou l'homme ne peut satisfaire tout ses désirs. Ici, dans ses contes, Edward Bloom est le personnage principal, rien ne lui est impossible ou interdit. Cette logique l'aide à valoriser la
    place des contes par rapport au monde réel ou ses désirs se plient à la volonté de la société; C'est une sorte d'accomplissement du «&nbsp;ça&nbsp;», ou de la volonté inconsciente qui</span>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">le pousse à raconter ses histoires</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les contes servent un intérêts: le sien. Ils expriment une sorte de névrose(pulsion de réussite réprimée...)En quelque sorte, il
    invente des histoires pour son propre intérêt, pour satisfaire son besoin d'attention. Quoi qu'il en soi, ses réçits extraordinaires fascinent de part leur différence avec le réel et leur
    rattachement à la vérité universelle. Enfin, selon Platon dans Phèdre, un bon conteur sait concilier le beau, le vrai et le le bien. Ici, c'est une forme de vrai au service du bien!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La morale et la justice</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les mensonges n'empêchent pas une certaine morale dans le personnage d' Edward Bloom. La morale concerne les règles sociales, les mœurs
    établies dans une société. Dans cette histoire, la morale et la notion de justice occupent une certaine place. Nous étudierons en premier lieu la place de la justice, puis, de la morale dans ces
    contes</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">1) La justice</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Déformer avec parcimonie la réalité n'exclut pas l'existence d'une certaine justice: La plupart des actes d' Edward Bloom suggèrent une
    certaine justice et vertu morale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La justice donne à chacun ce qu'il mérite. Dans ce film, le sens de la justice est assez pointu, bien qu'un peu orienté en faveur du
    héros, par exemple, nous pouvons citer l'exemple de Don Price, rival d' Edaward en amour, qui décède brutalement, des suites de sa méchante humeur. De plus, lorsque qu' Edward Bloom, accepte de
    travailler en échange d'un renseignement, il tient sa parole et obtient ce qu'il désirait savoir. Dans ces deux cas, nous pouvons constater une certaine justice du travail: nous obtenons ce que
    nous méritons.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La justice maintient chaque chose à sa place: par son travail et son dévouement auprès de ses proches, le héros mène une vie
    apparemment heureuse</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La justice est également la vertu de la relation aux autres: nouer des relations amicales et faire en sorte de respecter ses engagement
    et œuvrer en faveur de la justice favorise les relations avec les autres</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">D'après Hume, la justice se fonde sur l'intérêt personnel, on peut le constater lorsque le héros s'enrichit en tant que commercial
    (espérer une certaine justice en ce sens ou l'investissement fourni ne soit pas inutile, rapporte une compensation c'est une conception à l'échelle de l'individu)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La justice peut se dissimuler sous bien des formes, par exemple, la vie d' Edward Bloom peut sembler injuste en ce sens ou ses
    histoires ne favorisent que lui et ses amis sans parler de sa famille, en réalité, c'est un acte moral visant à les préserver des regards des autres, pour les «&nbsp;isoler&nbsp;» et les
    «&nbsp;protéger&nbsp;». La vertu morale s'exprime également dans ses histoires lorsqu'il dénonce les torts que subissent se proches (le géant signe un contrat de travail abusif qui n'échappe pas
    au héros</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">2) La morale</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La morale transparait dans les devoirs que s'impose Edward Bloom dans ce film, par rapport à lui même, mais aussi aux autres</span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La morale dans le devoir est inconditionnée, se détache des choses sensibles. Le devoir s'impose ici comme un impératif catégorique,
    une obligation: William découvre que son père a un certain sens du devoir, par exemple, lorsque ce dernier, décide de sauver une ville qui représente son idéal, il réunit les fonds, achète la
    totalité de celle-ci, puis, fini par la rénover entièrement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La morale, personnelle, vise à atteindre le bonheur. Dans ce film, le héros, se considère droit et intègre envers les siens: lorsqu'un
    de ses amis lui tend un pistolet dans une banque, celui-ci s'en empare et trouve normal d'aider un ami qui lui demande son aide ce qui en retour ,lui apporte donc une vie paisible. Son affection
    pour cet ami l'empêche de l'envoyer en prison, et cela constitue à son échelle, un acte moral.</span>
  </p>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La morale est universelle et sensée être présente en chacun de nous. Cela est exprimé dans le film, lorsqu'un gérant de cirque dans
      lequel travaille Edward, qui apparaissait comme tyrannique, se révèle en réalité gentil mais renfermé «&nbsp;je m' aperçu que des gens que l'on pensait méchants étaient en réalité très
      seuls&nbsp;». En réalité, cette personne n'est pas dénuée, de morale, mais elle vit dans une autre bulle, qui l'isole du monde extérieur.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La morale utilisée ici, l'est dans le but de protéger ses proches pour les rendre heureux. De plus, étant liée aux principes elle
      s'exprime par une loyauté en vers ses proches qui sont toujours la pour lui: lorsqu'il a besoin d'argent, il en reçoit, lorsqu'il meurt, tous sont présents à son enterrement. (loyaux jusqu'à la
      mort)</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 14pt;">Autrui</span></span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans ce film, les «&nbsp;autres&nbsp;» apparaissent selon différentes formes: concurrents, amis ou, tout simplement neutres (sans
    volonté apparente). Quoi qu'il en soi, Edward Bloom sait exploiter leur désirs et les placent dans ses contes. Avec une certaine retenue en ce qui concerne sa famille, dans le but de les garder
    pour lui, mais aussi dans celui plus discret, de les protéger...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">1) Le mensonge me distingue des autres</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le mensonge permet de combler, voir de renforcer la différence avec les autres: Lors d'un passge du film montrant la jeunesse
      d'Edward, on constate que celui-ci se considère comme un héros des histoires d'enfants: le plus fort, le plus intelligent... ces histoires servent sans doute à compenser quelque chose ou à se
      sentir apprécié des autres,</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le regard des autres nous apprend que nous ne sommes pas seuls, que nous ne sommes pas le centre du monde. D'après Hegel:
      «&nbsp;Autrui me vole mon monde&nbsp;». Pour ne pas laisser apparaître cette vérité, Edwaard Bloom se constitue en tant que personnage central de ses histoires autour de qui tout tourne.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Nous avons besoin du regard des autres(relations entre sujets) pour avoir un élément de comparaison, car sans cet élément nous ne
      pouvons pas évoluer, même prendre conscience de notre valeur: Les concurrents du héros sont nombreux dans ce film, mais ce dernier se place toujours au dessus d'eux!</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La lutte des consciences provient du fait que chacun tente de considérer l'autre en objet, aboutissant à une sorte d'équilibre entre
      les forces. Ici, cet équilibre est faussé par les mensonges du personnage principal : Edward Bloom, celui-ci se considérant comme supérieur, les autres ne sont que moins brillants que lui, ou
      tout simplement inexistants( la plupart des personnages qui peuplent son récit son des marionnettes qui agissent comme des «&nbsp;intelligences artificielles&nbsp;» de base..</span>
    </p>
  </div>
  <div style="margin-left: 2em; text-align: justify;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Autrui considéré comme un être humain pose des problème d'éthique: jugeant par rapport à soi-même, Edward se rend compte que certains
      partagent ses valeurs. Il en fait donc des amis (exemple du poète qui vante ses talents mais qui en réalité est incapable de produire plus de 3 vers en 12 ans)</span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Du regard des autres, s'établit une hiérarchie. Ce «&nbsp;regard&nbsp;» passe par la parole: pour améliorer l'image que les gens
    auraient de lui, Edward Bloom se sent obligé d'améliorer les faits.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">2) La place de l'amitié dans le mensonge</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Notre regard n'est jamais objectif et nous établissons des préférences. C'est ce que le héros fait en partie dans le film lorsqu'il
    choisit ses amis: en effet, ceux-ci ont tous des carctéristiques hors du commun, ce qui lui permet de les placer sans problème dans se aventures. En fait, ce personnage déteste tout ce qui se
    rapporte au monotone.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le mensonge dans l'amitié détériore celle-ci s'il est utilisé trop souvent, pour dissimuler des faits trop importants. Cela dit, ce
    personnage reste relativement honnete avec ses proches(d'après sa conception ) et ne tente de mentir avec eux que lorsque cela s'avère nécessaire (lorsque son fils lui demande des histoires
    extraordinaires, ou qu'il veut mettre en avant l'un des talents d'un de ses amis....)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">L'utilisation du mensonge pour des intentions nobles (protéger son fils, lui donner des histoires qui le font rêver...) peuvent
    renforcer l'amitié ou l'accroitre: Lorsque William découvre que son père racontait toutes ses histoires pour que son fils soit fier de lui, se sente en sécurité, et non lui mentir et l'induire en
    erreur, il comprend que ce lien était tellement fort qu'il décide de «&nbsp;reprendre le flambeau&nbsp;» ( raconter des histoires à son enfant qui va naitre).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Enfin, le mensonge peut être utilisé pour d'autres raisons, telles que plaire, faire plaisir et, de façon plus générale améliorer les
    relations avec les autres: toute sa vie Edward Bloom est bien considéré par les gens qui l'entourent....</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Conclusion</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="margin-left: 2em;">
    <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans <em>Big Fish</em>, le héros ment en s'inspirant de la réalité et des points de vues des autres personnes dans le but de faire
      plaisir à un plus large public en satisfaisant leurs envies d'histoires fantastiques.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Ceci n'est pas anodin, car il sert son intérêt personnel en même temps, mais, le spectateur découvre finalement que ces mensonges
      cachent une certaine morale et qu'ils servent des intentions louables révélant la vraie nature du personnage qu'est Edward Bloom. Ce film tend à démontrer que les mensonges font partie
      intégrante de la vie mais que, trop utilisés, ils deviennent dangereux vis à vis d'une vie sociale aboutie</span>
    </p>
  </div>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 09:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">93e3f0c2f8f78b2ba985fbcc3cc00f81</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-big-fish-expose-cpes-94923563-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Elle s'appelait Sarah (Exposé CPES)]]></title>
        <link>http://www.fredericgrolleau.com/article-elle-s-appelait-sarah-expose-cpes-92560657.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-font-kerning: 14.0pt;">Mlle Lavigne</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 36pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 36pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">Elle s'appelait Sarah</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 36pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 12pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style="mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">Elle s’appelait Sarah</span></span> <span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">est un film français sorti dans les salles le 13 octobre 2010 et réalisé par Gilles PAQUET-BRENNER. Ce film
    est adapté du roman éponyme, publié en anglais en 2003 par l’écrivain Tatiana DE ROSNAY. Kristin SCOTT THOMAS a été récompensé<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> lors des lumières de
    la presse étrangère 2011 en tant que meilleure actrice pour ce long-métrage et fut nominé dans la même catégorie lors des Césars 2011. Mais ce film fut également nominé lors des Gérard du cinéma
    2011 dans la catégorie «&nbsp;Gérard du film où on t’explique que le racisme ce n’est pas bien&nbsp;» ; cette récompense est plutôt à titre d’ironie envers le film. C’est pourquoi nous pouvons
    dire que celui-ci reçut un accueil mitigé auprès des professionnels du secteur. Cependant, le nombre important de spectateurs nous prouve que ce film est en réalité un film qui attire les foules
    et les touche.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 12pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <em><span style="text-decoration: underline;">Synopsis:</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "text-decoration: none;">&nbsp;</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Ce film nous raconte l’histoire d’une journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, Julia
    JARMOND qui décide de réaliser un reportage sur l’épisode douloureux de la rafle du Vel d’Hiv. Dans ce temps, elle décide d’emménager avec son mari et sa fille dans un appartement, situé dans le
    marais, appartenant aux grands-parents de celui-ci<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> depuis août 1942. Les dates concordant avec celles de son projet d’article, la journaliste décide
    dès lors de faire des recherches quant à l’identité des précédents propriétaires de sa nouvelle habitation. Elle se rend donc au mémorial de la Shoah de Paris et y apprend qu’une famille juive ,
    les STARZINSKI occupait son appartement mais que seuls les parents ont été exterminés à Auschwitz. Julia décide donc de se lancer dans de nombreuses recherches afin de découvrir ce que sont
    devenus les enfants de cette famille, Sarah et son petit frère , Michel. Elle découvre alors que la jeune fille, un temps détenue à Beaune-la-Rolande, Camp dont elle a réussi à s’échapper , avait
    caché son petit frère dans un placard et que son seul but après l’arrestation de ses parents ainsi que d’elle<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> était de sauver Michel , le faire
    sortir de sa cache. Suite à son évasion du camp, la jeune Sarah trouva refuge auprès des DUFAURE, un couple de fermiers en âge d’être grands-parents.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    La journaliste , après de nombreuses déceptions arrivent enfin à retracer le parcours de la jeune femme et se rend compte que celle-ci aura voyagé de Florence à New York afin de fuir son
    passé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Par la suite, Julia JARMOND réussit à retrouver le fils de la jeune juive désormais décédée avec qui,
    après une déconvenue, elle tisse des liens d’amitiés en appelant notamment sa fille Sarah. En effet , il ne connaissait pas la véritable identité de sa mère qui avait effacer son passé , son
    frère et ses parents afin de retrouver une paix certaine. De plus, cette quête de vérité de la part de la journaliste souleva des secrets de famille enfuis depuis 60ans, ce qui n’est pas du goût
    de son mari et ce qui mit donc son couple à l’épreuve. Ainsi , dans ce film, Julia doit apprendre à lier passé et présent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">Acteurs principaux et leur personnage
    correspondant :</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "text-decoration: none;">&nbsp;</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "text-decoration: none;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">-Mélusine MAYANCE joue le rôle de Sarah STARZINSKI, la jeune juive.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">-Niels ARESTRUP joue Jules DUFAURE.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">-Michel DUCHAUSSOV joue Edouard TEZAC, le beau-père de la journaliste qui cacha de nombreuses
    années la découverte du corps de Michel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">-Kristin SCOTT THOMAS joue la principale protagoniste de ce film soit Julia JARMOND, la
    journaliste.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">-Frédéric PIERROT joue Bertrand TEZAC, le mari de la journaliste.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Ce livre ainsi que le film qui en découle a pour thème principale la quête de la vérité mais il pose
    cependant le problème de la liberté à différentes reprises. En effet , la jeune Sarah<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> STARZINSKI devra faire face à l’enfermement dans un camp ainsi
    que faire face à l’oppression nazie faite sur les juifs. Celle-ci devra également garder un esprit libre malgré le souvenir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> C’est la raison pour laquelle cette question se pose: dans quelles mesures le jeune Sarah a-t-elle pu
    rester libre tout au long de sa vie?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">Afin de tenter de répondre à cette interrogation,nous allons étudier tout d’abord la
    compatibilité de la liberté physique avec la liberté politique en s’attardant sur la notion de travail qui sera opposée à celle de travail forcé; puis dans une seconde partie, nous nous poserons
    la question de du choix entre le Bien et le Mal , le libre-arbitre a-t-il une place important dans nos choix ou dépendent-ils de notre raison? ; et enfin , nous essaierons de découvrir ce qu’est
    la liberté pour Sarah.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Mais tout d’abord , définissons la liberté. Pendant l’Antiquité grecque, cette notion était définie
    par le mot éleuthéria et était essentiellement de type politique. En effet, celle-ci désignait l’homme libre par opposition à l’esclave ou bien encore une cité indépendante non soumise à un
    empire. C’est pourquoi nous pouvons affirmer que la liberté antique est un attribut du citoyen.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La liberté moderne n’est quant à elle plus uniquement politique mais aussi morale grâce notamment à
    la découverte du libre-arbitre. Celle-ci peut également être métaphysique (condition existentielle). De ce fait, furent écrits les Droits de l’Homme et du Citoyen<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> en 1789 car désormais , la notion de liberté dépasse le citoyen et concerne l’homme dans son essence et dans sa totalité.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Cependant, la liberté individuelle est progressivement concurrencée par l’égalité sociale car
    celle-ci prône la mise sur un pied d’égalité de l’ensemble des individus et un rassemblement des compétences afin de tenter de n’avoir plus de différences entre les différentes de la société sur
    tout les plans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> L’évolution de la notion de liberté dans les esprits participera à la mise en place de différentes
    variantes de cette notion. En effet , on classera celles-ci selon des données et de ce fait apparaîtront la liberté politique, la liberté physique, la liberté morale et la liberté
    métaphysique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Mais les différentes libertés divergent sur quelques points de définition c’est la raison pour
    laquelle on peut s’interroger quant à la compatibilité de la liberté physique et la liberté politique, peut-on être libre physiquement alors que nos idéaux sont axés vers une politique qui régit
    nos pensées en les orientant suivant une doctrine? C’est pourquoi, je vais étudier dans cette première partie la possibilité que Sarah a eu de rester libre physiquement dans ce camp, assouvie par
    la politique nazie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La liberté physique est définie comme étant une liberté de mouvement et par une spontanéité de l’action. Par
    exemple, la jeune Sarah et une autre juive du même âge veulent s’échapper du camp et ont l’idée spontanée de se glisser en dessous des barbelés entourant le camp à un moment de la journée où la
    chaleur est étouffante et donc le moment où les gardes se reposent à l’ombre. Plusieurs contraintes résident cependant.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> En effet, l’homme ne peut
    échapper à certaines contraintes naturelles dues au déterminisme naturel. Spinoza affirmera dans <span style="text-decoration: underline;">Éthique</span> :&nbsp;«&nbsp;Cette chose est dite libre
    qui existe par la seule nécessité de sa nature et est déterminée par soi à agir seule. Cette chose est dite nécessaire, ou plutôt contrainte, qui est déterminée par une autre à exister et à
    produire quelque effet de façon certaine et déterminée.&nbsp;» Autrement dit, tout dans la nature résulte de causes nécessaires.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Ainsi, dans le film
    , les barbelés empêchent les jeunes filles de réaliser leur plan de manière spontanée car elles risquent des coupures dans leur corps. La nature ne les a effectivement pas doté d’une peau
    résistante<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et ces barbelés ont été installés dans le but premier d’empêcher les enfants de s’échapper ce qui est selon le régime allemand de l’époque
    jugé nécessaire. Nous pouvons donc dire que la liberté physique consiste dans la spontanéité de ses mouvements conformément à la nature.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Cependant, la technique permet à l’homme d’améliorer sa liberté physique. En effet, Sarah et sa
    comparse vont utiliser des pulls afin d’éviter les blessures, elles usent donc de la technique. Les stoïciens définissent la technique ainsi: «&nbsp;La technique est un système composé de
    représentations exercées ensemble en vue de quelque fin utile à la vie.&nbsp;» Ici , la fin utile à la vie n’est autre que l’évasion des deux jeunes filles. Elles trouvent donc dans la technique
    des subterfuges afin de parvenir à leurs fins.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> De ce fait, on pourrait penser qu’elles sont libres physiquement mais la liberté physique se définit
    généralement et principalement comme étant une absence de contraintes; or les<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> jeunes filles ne peuvent faire sans contrainte. Elles doivent
    effectivement faire attention aux gendarmes et font face au règlement du camp qui leur impose certaines contraintes. C’est la raison pour laquelle nous pouvons affirmer qu’elles ne sont pas
    libres physiquement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Nous pourrions dès lors supposer que sa Sarah et sa camarades soient libres politiquement mais ce
    type de liberté désigne tout d’abord l’indépendance à l’égard de tout pouvoir or elles ne peuvent être libres puisqu’elles sont soumises d’une part au pouvoir nazie mis en place et d’autre part à
    l’autorité des gendarmes présents dans le camp. Elles ne sont donc leur propre maître mais plutôt comme le dit Aristote des «&nbsp;animaux politiques&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Deux conditions sont nécessaires pour déterminer une liberté comme étant politique. L’isonomie est la
    première d’entre elles. Elle désigne l’égalité devant la loi , tous doivent être soumis aux mêmes lois. Dans le cas de ce film, cette notion n’est pas appliquée car seuls les enfants du camp sont
    soumis à la loi du camp et non l’ensemble des êtres humains présents tels que les gendarmes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La seconde condition requise est la suivante: la loi doit être une volonté générale . Dans
    <span style="text-decoration: underline;">Elle s’appelait Sarah</span>, nous pouvons constater que cet impératif n’est pas respecté dans le cadre d’une liberté politique. En effet, la loi qui
    régit le camp n’a pas été défini par l’ensemble des habitants du camp mais uniquement selon la volonté du chef du camp soit en l’occurrence, Hitler. Rien ne dit non plus que les gendarmes soient
    tous en accord avec le règlement imposé à Beaune-la-Rolande. Cette proposition semble plausible puisque le gendarme dénommé Jacques se met en désaccord avec ces lois en aidant Sarah à plusieurs
    reprises. Il n’obéit qu’à sa propre loi. Rousseau écrit que:&nbsp; «&nbsp;Ce n’est donc pas tant l’entendement qui fait parmi les animaux la distinction spécifique de l’homme que sa qualité
    d’agent libre. La Nature commande à tout animal et la bête obéit. L’Homme éprouve la même impression, mais il se reconnaît libre d’acquiescer, ou de résister, et c’est surtout dans la conscience
    de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme.&nbsp;» dans son <span style="text-decoration: underline;">Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les
    hommes</span> . Ainsi il concède que l’homme obéit à ses propres lois et que le déterminisme naturel est relégué au second degré. Il décrédibilise la possibilité d’une liberté politique appliquée
    à Sarah. De plus, il nous permet de comprendre que le gendarme a obéi à la loi du cœur, de sa raison et non aux lois naturelles, à la volonté générale. Spinoza dit dans l’<span style=
    "text-decoration: underline;">Éthique IV LXVII</span><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> «&nbsp; L’Homme libre, c’est-à-dire qui vit selon le seul commandement Raison.&nbsp;» et
    définit ainsi ce qu’est le<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> gendarme: un homme libre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Cependant, afin que la liberté soit définie comme politique, aucun citoyen ne doit échapper à la loi
    commune (=état de droit ).Montesquieu<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> confirme ce propos dans <span style="text-decoration: underline;">De l’esprit des lois</span> :&nbsp;« Il faut
    se mettre dans l’esprit ce que c’est que l’indépendance, et ce que c’est<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> que la liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois
    permettent : et, si un citoyen pouvait faire ce qu’elles défendent, il n’y aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir.&nbsp;» Or dans ce film nous nous
    apercevons que certaines personnes sont au-dessus des lois comme par exemple les gendarmes qui ne sont pas soumis aux mêmes lois que les enfants. Ainsi nous pouvons constater que l’État de droit
    n’y est pas appliqué et par conséquent , la liberté politique non plus.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Pour Marx et Hegel, cette liberté légale est formelle. Ils définissent le processus de liberté comme
    étant un processus historique de libération par le travail. Selon eux le travail rend libre. Cependant il faut différencier travail et travail forcé . En effet, à Auschwitz, camp où furent
    déportés et tués les parents de la jeune Sarah, la citation «&nbsp;Arbeit macht Frei&nbsp;» signifie également le travail rend libre mais dans une optique toute autre. Le travail y est forcé,
    régit par des lois centrées sur un seul ensemble d’individus et bien évidemment dures à outrance. Tandis que le travail dont parle les deux philosophes est défini de manière différentes. Hegel
    dit: «&nbsp;Le travail est un désir réfréné, disparition retardée : le travail forme. Le rapport négatif à l’objet devient forme de cet objet même, il devient quelque chose de permanent, puisque
    justement, à l’égard du travailleur, l’objet est une indépendance.&nbsp;» (extrait de <span style="text-decoration: underline;">La phénoménologie de l’esprit)</span> Selon lui, travailler aide à
    la création d’un objet qui nous rendra une forme d’indépendance, soit une forme de liberté. Ici, la jeune Sarah travaille à trouver des subterfuges afin de pouvoir retrouver son frère qu’elle a
    laissé à Paris. Cet objet lui permet d’être libre puisque c’est pour atteindre ce but qu’elle tente de s’évader. Ainsi, le travail aura rendu la jeune fille libre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Seulement , la liberté que Sarah STARZINSKI tente de recouvrer est une liberté non politique aux yeux
    de certains philosophes puisqu’elle n’est pas égale avec les autres hommes du camp face à la loi ; mais du point de vue de Marx et Hegel, elle est politiquement libre.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Jean-Jacques Rousseau écrit dans <span style="text-decoration: underline;">Du contrat social</span>
    en 1762 : «&nbsp;L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté&nbsp;» et illustre ainsi la situation de Sarah qui n’obéit pas à la loi nazie puisqu’elle tente de s’enfuir du camp et
    abandonne son étoile de David dès qu’elle revient à la liberté. De plus elle n’obéit qu’à elle-même en choisissant de tenter de retrouver son frère<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    malgré l’opposition que les DUFAURE ont montré au départ. C’est une définition contraire à celle de la liberté politique. Ainsi, selon Rousseau ,Sarah est libre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Dans cette seconde partie, nous allons étudier la liberté morale:<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> le choix du Bien et du Mal dépend-t-il de la raison?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La liberté au sens moral suppose la responsabilité de ses actes et le choix entre le Bien et le Mal.
    C’est pourquoi, le meilleur exemple de ce film pour illustrer cette notion de liberté morale est le gendarme Jacques qui à trois reprises doit faire face à un choix entre Bien et Mal, le Bon et
    le Mauvais.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Selon les Anciens, celui qui se dit libre doit agir selon sa volonté. Ainsi Sarah ne serait pas libre
    puisqu’elle doit agir selon la volonté de ceux qui la surveille tandis que le gendarme est libre car il peut agir selon se volonté malgré l’épée de Damoclès (sa hiérarchie) qui est au dessus de
    sa tête.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Les Stoïciens , quant à eux soutiennent une thèse selon laquelle une volonté libre peut résister à la
    torture à condition que l’individu sache que la volonté réside dans les volontés intérieures et non dans le corps lui-même. Ainsi, Sarah et Jacques, le gendarme sont tous deux libres selon cette
    théorie puisqu’ils obéissent à leur volonté intérieure.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Mais Sarah doit se soumettre à la volonté de ce gendarme: va-t-il lui laisser cette clé , cette
    pomme? Va-t-il l’aider à s’échapper du camp dans le but premier de rejoindre Michel son petit frère à Paris?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Afin de trouver une réponse à ces interrogations, nous devons nous pencher sur la question du
    libre-arbitre: existe-il et influence-t-il nos choix?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Nietzsche définit celui-ci ainsi: «&nbsp;Ce que l’on appelle libre-arbitre, c’est cet état très
    complexe de l’homme qui «&nbsp;veut&nbsp;», c’est-à-dire qui commande et qui, exécutant ses propres ordres, jouit de triompher de toutes les résistances et juge que sa volonté qui triomphe de ces
    résistances.&nbsp;» (extrait de <span style="text-decoration: underline;">La<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> volonté de puissance )</span> Selon ces termes, le libre-arbitre est un
    état qui<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> laisse à l’homme de choisir entre deux propositions par le biais de sa volonté propre et non l’influence d’autrui. Ainsi la faculté de
    libre-arbitre permet<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> aux hommes de choisir selon leur propre volonté entre le Bien et le Mal. C’est donc le libre-arbitre qui pousse le gendarme à
    lui laisser cette clé, cette pomme mais aussi à lui rendre sa liberté ainsi qu’à sa camarade.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Cependant, pour les chrétiens, si il y a libre-arbitre, l’homme devient coupable de ses choix et Dieu
    innocent. Ainsi, selon cette théorie, la responsabilité en<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> revient au gendarme et non à une autorité suprême que représente Dieu.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Pour Spinoza en revanche, le libre-arbitre est une illusion. En effet , il écrit dans <span style=
    "text-decoration: underline;">Éthique III, proposition 2, scolie, 1677 :</span> «&nbsp;Les hommes se trompent en se qu’ils croient libres ; et cette opinion consiste en cela seul qu’ils ont
    conscience de leurs actions et sont ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés.&nbsp;». Au travers de cette citation, nous comprenons que Spinoza pense que les hommes de rendent
    compte de se qu’ils font mais ne savent pas qu’elles en sont les causes. Il met donc en doute le libre-arbitre en proposant un choix qui ne vient pas de nous mais de notre inconscient ce qui veut
    dire que nous ne prenons pas de décisions de notre plein gré. Les choix du gendarme trouveraient donc leur causalité au sein même de la nature, ils auraient été décidé par son inconscient et non
    par sa raison. La liberté rendue<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> aux deux jeunes juives serait donc d’origine naturelle et aurait été déterminée par une instance inconnue tout comme
    l’enfermement. En effet, il serait naturel d’enfermer des gens afin qu’ils tentent de retrouver une certaine liberté en se faisant aider par des hommes sans raisons apparentes comme par exemple,
    dans ce film. Ainsi, afin de reconnaître la liberté il faudrait avoir été opprimé à ce niveau un jour et les différentes décisions que nous prendrions ne seraient pas de nous. Le libre-arbitre
    n’existerait pas.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Kant , quant à lui, rétablit la nécessité du libre-arbitre pour fonder la morale. En effet, il écrit
    le texte suivant:&nbsp;«&nbsp;On appelle quelquefois effet libre ce dont le principe naturel de détermination réside intérieurement dans l'être agissant, par exemple, ce qu'accomplit un corps
    lancé dans l'espace, quand il se meut librement ; dans ce cas, on emploie le mot liberté parce que le corps, tandis qu'il est en marche, n'est poussé par rien d'extérieur ; nous nommons de même
    encore le mouvement d'une montre, un mouvement libre parce qu'elle fait tourner elle-même son aiguille qui n'a pas besoin par conséquent d'être poussée extérieurement ; de même nous appelons
    libres les actions de l'homme, quoique par leurs principes de détermination qui précèdent dans le temps, elles soient nécessaires : c'est qu'il s'agit de représentations intérieures nées de nos
    propres forces, par là de désirs excités selon les circonstances et par conséquent ce sont des actions faites selon notre bon plaisir. Ce serait un misérable expédient par lequel quelques hommes
    se laissent encore leurrer : ils pensent avoir résolu, par une petite chicane de mots, ce problème difficile à la solution duquel tant de siècles ont vainement travaillé ; il n'est guère probable
    qu'on puisse s'arrêter à une solution si superficielle. En effet, il ne s'agit pas du tout de savoir si la causalité est nécessairement déterminée d'après une loi de nature par des principes de
    détermination dans le sujet ou en dehors de lui.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">Si ces représentations déterminantes, d'après l'aveu même de ces mêmes hommes, ont la raison de
    leur existence dans le temps et dans l'état antérieur, celui-ci dans un état précédent et ainsi de suite, ces déterminations peuvent être intérieures, avoir une causalité psychologique et non
    mécanique, c'est-à-dire produire l'action par des représentations et non par du mouvement corporel, ce sont toujours des principes déterminants de la causalité d'un être, en tant que son
    existence peut être déterminée dans le temps et par conséquent soumis aux conditions nécessitantes du temps passé, qui, par conséquent, ne sont plus au pouvoir du sujet quand il doit agir. Ils
    impliquent donc à vrai dire la liberté psychologique (...), mais aussi la nécessité naturelle, et par suite ne laissent pas subsister une liberté transcendantale qui doit être conçue comme
    indépendante à l'égard de tout élément empirique et par conséquent de la nature en général.&nbsp;» au sein duquel il expose sa vision du libre-arbitre selon laquelle un corps ne décide que par
    lui-même et ne peut être influencé par autrui . Ainsi dont, le gendarme n’a choisit que par lui-même et ne fût aucunement influencé par l’un de ses supérieurs. Cependant, lorsque nous regardons
    les images du film, nous pouvons constater que la jeune Sarah tente de faire plier Jacques en lui expliquant sa volonté de rejoindre son frère et essayant d’être prise en pitié. Nous pouvons donc
    nous interroger quant au rôle du libre-arbitre chez<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> cet homme de loi, n’a-t-il pas été influencé? Son choix a-t-il été raisonnable?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Dans un second temps, nous apprenons que le libre-arbitre représente la liberté de choisir entre le
    Bien et le Mal ce qui présuppose une autonomie de la volonté. Ce faisant, l’homme agit conformément à ce que la raison exige universellement de tout homme. Ainsi, Jacques le gendarme aurait agi
    selon une raison jugée universelle. Mais l’homme doit aussi faire ce qu’il veut à condition de vouloir raisonnablement. La raison l’aurait donc emportée sur la volonté chez le gendarme
    contrairement à Sarah. En effet, elle veut s’échapper pour rejoindre son frère qu’elle a laissé le moi précédent<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> à des milliers de kilomètres du camp
    alors qu’elle doit se douter qu’il est mort. La raison fût inférieure à la volonté à cause de la domination d’un espoir trop important.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Descartes définit la raison de la façon suivante: «&nbsp;La puissance de bien juger et distinguer le
    vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.&nbsp;» D’après cette vision de la raison, nous pouvons affirmer que
    Sarah n’a pas user de se raison afin de distinguer le vrai du faux par rapport à son frère. Ainsi on ne peut dire qu’elle est irraisonnable mais plutôt qu’elle n’a su employer à bonne escient
    cette faculté contrairement au gendarme qui a su lire dans les yeux de Sarah qu’elle disait vrai. Il a su distinguer le vrai du faux et ainsi usa de son libre-arbitre<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> afin de faire ce qui lui semblait raisonnable. Ainsi dont, le libre-arbitre découlerait de la raison : après avoir distingué le vrai du faux , le jugement est à
    nous. Le choix du Bien et du Mal découlerait donc de la Raison.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Dans cette dernière partie, nous allons essayer de voir quelle représentation de la liberté Sarah se
    fait.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Si l’on devait résumer la liberté pour Sarah , il suffirait de regarder Jacques le gendarme. En
    effet, cet homme lui offre quelques libertés relatives en la laissant prendre cette pomme, cette clé et surtout s’échapper. Il est le symbole de SA liberté. Nous pouvons effectivement voir qu’à
    chaque tentative d’obstruction du peu de liberté qu’il reste à la jeune juive, cet homme lui laisse une chance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Le fruit de la liberté de la jeune Sarah n’est autre que cette pomme que nous pouvons apercevoir à
    deux reprises dans le film. La première fois dans le camp quand les femmes du village envoient des pommes aux enfants afin qu’ils aient à manger et que la seule pomme qui arrive à proximité de
    Sarah roule jusqu’au gendarme qui met le pied dessus ce qui symbolise son autorité. Dans ce passage il nous est présupposé qu’il lui laissera la liberté lorsqu’il soulève son pied pour lui
    laisser. La seconde que nous pouvons voir cette pomme, c’est chez les DUFAURE. En effet, le réalisateur fait un plan où nous pouvons observer un plat avec quelques pommes à l’intérieur. Ces
    fruits symbolisent le retour à la liberté de la jeune juive car la pomme est similaire à celle du camp et est entourée par d’autres du même type. Ainsi Sarah se retrouve entourée par la
    population , par les DUFAURE, elle n’est plus seule face à son destin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La liberté de Sarah est également une liberté de pensée car malgré l’oppression nazie, elle continue
    d’être juive, de soutenir ses opinions. Cependant cette liberté est mise en doute par la suite car elle change de vie et devient une jeune femme ordinaire, une femme sans passé. Elle se refuse de
    continuer de penser de la même manière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Lorsque nous regardons le film , nous apprenons que pour Sarah, la liberté se symbolise par des
    petits bonheurs comme par exemple, s’allonger sur l’eau à la sortie du camp. De plus sa liberté est guidée par son libre-arbitre car jusqu’à sa mort, elle choisira de garder son passé secret afin
    de faire ce qu’elle juge bon autour d’elle. Sa liberté est donc essentiellement morale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Cependant, Sarah est libre politiquement car elle obéit à sa propre loi: la loi du
    silence.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> La raison dite universelle ne s’applique pas à elle car celle-ci décidera de<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> juger de ce qui
    est vrai ou faux de part son ressenti et non de par ses pensées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; text-indent: 35.4pt; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none; punctuation-wrap: simple;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 13pt; mso-font-kerning: 14.0pt;">Sarah a donc pu rester libre grâce à un seul homme et une volonté de fer . Elle su opposer le
    régime qui la dominait à ses idéaux et ses volontés et réussi ainsi à rester libre politiquement et réussi à recouvrer une liberté physique. Mais une question subsiste: Si ce gendarme, Jacques,
    qui lui offre sa liberté, n’avait pas été là, son parcours aurait-il été le même?</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 15:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b8c452b1a13f73257d5a9ec471bbf6ff</guid>
                <category>Critik Philo &amp; Ciné</category>        <comments>http://www.fredericgrolleau.com/article-elle-s-appelait-sarah-expose-cpes-92560657-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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