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fredericgrolleau.com


Vincent de Swarte : im memoriam (Rentrée 06)

Publié le 16 Juillet 2012, 20:18pm

Catégories : #ROMANS

Salut à un grand auteur qui nous a quittés...

 

 

 

J’ai appris la triste nouvelle le vendredi 30 juin 2006. Venu pour discuter des titres de la rentrée littéraire de Ramsay, et accessoirement du manuscrit de mon dernier roman en date consacré à un peintre des XVe-XVIe siècles, avec la directrice litteraire de la maison, Anna Pavlowitch, le choc m’a terrassé de plein fouet, au détour d’une phrase anodine. « Vous savez que nous éditons le roman de Vincent ? » Il devait être 14H40. Et devant mon air passif sinon béat, A. Pavlowitch de préciser, afin que je prenne bien la mesure dudit texte : vous ne le savez peut-être pas, Vincent de Swarte est mort il y a deux mois, terrassé par un cancer foudroyant. Il avait 43 ans. »

 

 Foudroyé, pour le coup, c’est moi qui l’étais en cet instant : parce que, au moment précis où j’apprenais que cet auteur de grand talent avait disparu, je revoyais défiler des séquences des deux émissions que j’avais enregistrées avec Vincent dans les studios de canalweb, pour l’émission de webtv Paru TV (autant de medias aujourd’hui évanouis), à l’occasion de la sortie de Requiem pour un sauvage et de Le paradis existe chez Pauvert (une belle maison d’édition qui n’existe plus également...) - voir les critiques de ces deux textes par les membres de la rédaction du Litteraire ci-dessous, telles que parues à l’origine. J’avais ensuite revu Vincent au Salon du livre de Paris en 2004 : il m’avait aperçu dans un couloir et nous nous étions donné de nos nouvelles en nous promettant de nous revoir - ce qui n’a jamais été fait, hélas.

 

Je dis hélas parce que j’ai gardé un excellent souvenir de nos discussions devant les caméras : celui d’un homme à l’allure de grand ado ou de grand frère, qui ne venait pas pour parader ou pérorer en évoquant ses livres d’un ton lointain (ayant co-produit et présenté plus de 200 émissions littéraires en direct, je crois savoir de quoi je parle), mais qui se mettait en scène tout entier, sans affectation ni fausse pudibonderie, dans ce qu’il disait. Cela tout en croisant aussi bien une information lue la veille ou un conte pour enfants - il en a écrit de nombreux - et en devisant sans arrière-pensée. La première fois, nous étions même allés dans un café en bas de la rue Troyon, après l’émission TV, pour boire un verre avec Patrick Lienhardt, directeur de feu le site paru.com. Si mes souvenirs ne me trompent pas, Vincent portait une paire de basket façon Converse, un jean et une veste en velours noir, ou en tweed : il est probable qu’il portait un pull clair à col roulé. Là, entre bière et cacahuètes, nous avons passé plus de temps à parler littérature et à refaire le monde après que pendant l’émission. Je revois Vincent heureux d’annoncer qu’il avait l’extrême privilège de vivre de de sa plume. Juste avant, au sortir de l’entretien, il m’avait fait cette dédicace sur l’extrait du Requiem que je lui avais proposé :

 

 

On comprendra dans un tel contexte, sachant qui plus est que les deux entretiens filmés avec lui ont disparu dans la tourmente du dépôt de bilan de canalweb en 2001, l’émotion qui a été la mienne lorsque, de retour de mon rendez-vous chez Ramsay, j’ai ouvert un soir de juillet le Journal d’un Père sur mon balcon parisien. C’est un peu comme si la discussion interrompue quelques années au prélable avec quelqu’un qui n’était pas un ami mais juste une personne rencontrée dans le milieu littéraire, avait repris. Magique. J’étais pourtant réticent à l’idée de lire le dernier texte d’un écrivain se sachant condamné et qui, plutôt que de poursuivre son projet en cours chez Ramsay dédié au célébre peintre Van Gogh, avait décidé, face à l’urgence, de reprendre les notes accumulées après la naissance de sa fille Lou et de son fils Pablo pour composer un journal qui serait aussi et avant tout une réflexion, entre philosophie et littérature, sur le sens de la paternité. Et de ce qui s’y joue.

 

 Gageure, pari de neutralité et d’objectivité impossible face à l’imminence du grand départ, veine trash avec mauvais effet de suspense ? Rien de tout cela, grand dieu non, dans ce texte épuré et touchant (au sens où l’escrime, comme la peinture, est l’art de la touche) où l’on sent combien chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe a été pesé. Réflechi. Mûri. Un texte qui honore donc les éditions Ramsay, même si l’on déplore un grand nombre dommageable de coquilles dans ces pages !
N’importe, qu’il se penche sur la question de la métaphore en littérature, sur la transparence sublime des doigts des nourrissons ou la vérité du métier d’écrivain, légèrement égaré dans le labyrinthe de la réalité hic et nunc, parmi tant d’autres items plus suggestifs et pénétrants les uns que les autres, Vincent de Swarte prouve si besoin était l’étendue de son talent avec ce Journal tout en retenue ou il ne cesse de s’élever du singulier à l’universel au lieu d’en rester - ce qui lui eût pourtant été facile - aux affres d’un subjectif par trop nombriliste.
Ici réside sans doute le tour de force principal de ce texte hors du commun, finalisé par son auteur, dans ses derniers jours, sur un lit d’hôpital, en proie à mille douleurs  : il n’est pas nécessaire d’être écrivain et père de famille soi-même pour intelliger les sobres propos tenus par Vincent dans ces pages. Je m’étais élevé il y a quelques années contre le livre de Laure Adler, A ce soir, qui ne me semblait tirer son aura que de ce que le fait autobiographique (le décès d’un enfant) en constituait la pierre de touche, non critiquable en droit au titre de matériau littéraire. C’est d’un tout autre lieu que nous parle le Journal d’un Père. Non pas un roman médical mais l’au revoir d’un esprit élégant et discret. L’esprit de quelqu’un qui n’était pas un de mes proches mais dont je sais maintenant que j’aurais aimé qu’il le fut.
Pourquoi donc les être que nous aimons, sans l’avouer ou le savoir parfois, ne s’auréolent-ils de valeur absolue que lorsqu’ils ont disparu ?

 

A 38 ans, le critique madré que je suis s’était juré que jamais il ne verserait dans l’art difficile de l’épitaphe littéraire. Je viens de me trahir pour toi, cher Vincent. Et j’espère de tout coeur que, rien que pour toi qui l’annonçais alors de manière prémonitoire, oui, « le paradis existe ». Je l’espère vraiment.

 

  

 

 Requiem pour un sauvage

 

Chacun de nous est souvent l’hérétique d’un autre. Au Moyen Age, un tel état de fait ne pardonne guère. Ainsi le père du narrateur meurt-il un beau jour sous les coups de piques de ses poursuivants, laissant son enfant hors d’atteinte de la meute sectaire. Le nourrisson s’échappe vers la forêt où il se réfugie dans une grotte dont il ne sortira que de bien longues années plus tard. Mais avant cette renaissance, l’enfant bientôt adolescent puis homme aura appris le poids de la solitude, le tombeau du corps et la part animale qui se dissimule en tout être humain.
C’est pourtant une jolie voix féminine qui l’appelle et l’exhorte comme par magie à quitter son caveau tellurique. Il est de pires sirènes. Elle a beau être une prostituée au visage balafré, rejetée loin des cités humaines, après la mère naturelle et la mère Nature, elle apparaît comme la troisième mère et la première femme du héros. Celui-ci ne porte que le nom qu’un ami lui attribuera plus tard, en vertu de sa bestialité : Pierrelech-Mangechien. Peu imbu de lui-même et réfractaire à toute vanité, le sauvage se reconnaît lui-même dans un dessein ornant les parois de la grotte périgourdine que lui révélera une chandelle prêtée par la putain : un homme-canard à la posture grotesque, tourmenté de surcroît par un bison éventré !

 

Malgré sa laideur et son incompréhension du monde, ou peut-être à cause d’elles, Mangechien, appelé par l’air du large, n’hésite pas à larguer les amarres de son rocher "stalagmiteux" et à s’aventurer dans le monde des hommes, tel le Zarathoustra nietzschéen descendant de sa montagne pour apporter la sagesse aux citadins. Mais les surhommes sont souvent mal compris : notre sauvage essuie rebuffade sur rebuffade, se défend bec et ongles contre les malotrus à "l’âme hirsute" qui le malmènent et se retrouve en rupture de ban. Ne peut pas devenir impunément anthropophage qui veut !
Par l’effet rétroactif de la nostalgie, la grotte protectrice lui paraît alors comme un havre de paix éloigné de la barbarie et de la violence des hommes : "Ceux-là sont experts en barbarie permise : la chasse, les tournois, la guerre. Que préfères-tu ? L’horreur à visage découvert ou celle des hypocrites ?".
En 1245, aux abords de Sarlat, seule une rencontre avec un chevalier troubadour, son second père, qui l’initiera aux joies du langage et de la poésie le dissuade de s’en retourner dans la cécité pierreuse et sécurisante de ses origines. Mais le plaisir ne pouvant durer, par définition, ces moments de détente et de découverte ne sauraient persister bien longtemps.

 

A l’instar des mères ou des femmes qui finissent toujours par disparaître, tôt ou tard, il est du destin des pères d’être occis. Si cela permet d’habitude, psychanalyse aidant, au fils d’assumer son identité, ici la mort du père de substitution, brutale et injuste, ne sert qu’à armer le bras vengeur de son descendant. Et notre homme-canard, "autruche visionnaire", de découvrir les vertus sanguines du combat rapproché et de la guerre. Une vocation surgissant souvent pour moins que cela, le massacre de dizaines de personnes dans le château de Crayac l’amène à exporter ses talents nouveaux jusqu’en Terre sainte, où l’on croise moins les doigts que le fer.
Peut-on toutefois se contenter d’échanger un Sépulcre contre une caverne ? L’appel des senteurs de la forêt, le cri de la terre fécondable, la béance du grand vide céleste peuvent-ils se faire si facilement oublier ? Après de multiples détours, Mangechien ne peut que s’en retourner chez lui. Dans cette grotte où repose, tapi dans une obscurité multiséculaire, un extraordinaire bestiaire peint par les ancêtres du petit d’homme.

 

Fort judicieusement, l’auteur brouille les pistes en contaminant ce récit rupestre par trois extraits de journaux du XXe siècle qui mettent l’accent sur la banalité de la violence entretenue par les hommes policés. Une question lancinante se développe alors que chacun aura bien du mal à réprimer en son for intérieur : où donc commence la violence (dans la fin de l’animalité, au sortir des grottes) ? Où finit-elle (dans le délabrement des villes) ? La thèse inverse n’est-elle pas plus plausible ?
Récit littéraire transmué en une mise en accusation socio-politique de nos moeurs, Requiem pour un sauvage nous renvoie à une multitude de références, tant littéraires que philosophiques. Mais il n’est besoin d’aucun bagage culturel présupposé pour se laisser aller au plaisir de la suggestion que distille ce texte. Que nous importe si y affleurent les prisonniers de la caverne imaginée par Platon au livre VII de la République ? Si le "Robinson" (ou les limbes du Pacifique) de Tournier paraît rivaliser de désespoir puis de désenchantement altruistes avec Mangechien ? On peut bien encore, de manière plus contemporaine et moins conceptuelle, voir dans ce livre un écho au Père de nos pères de Werber, consacré à l’origine de la condition humaine : toutes les pistes se valent et donc s’annulent. Sans compter celles que nous ne recensons pas.

 

L’agrément que procure le livre de Vincent de Swarte est en fait ailleurs : dans ces mystérieuses correspondances (entre humanité et bestialité, amitié et trahison, beauté et carnage) qui accentuent la charge dramatique inhérente à tout "requiem" et s’essaient, jusqu’au bout de la clarté de quelques chandelles, à faire de l’existence humaine un chant ininterrompu. C’est ainsi que la foi peut paradoxalement s’aménager une place dans le savoir. L’Esthétique, conquérir ses caractères de noblesse sur la vie végétative.
De manière plus pamphlétaire, l’auteur s’ingénie ici à créer des passerelles surprenantes entre nature et culture, entre religion et athéisme : si toute douceur est une violence masquée, n’est-ce pas finalement le même "leurre d’éternité" qui travaille toutes ces catégories comme si depuis l’aube des temps chaque être singulier refusait son engloutissement dans le grand Tout ? Paul Valéry se plaisait à remarquer : "revenir à soi, c’est revenir au monde, c’est-à-dire à autre chose que soi" : artiste de la différence et observateur à l’acuité critique suraiguë, Pierrelech-Mangechien est ce philosophe des ombres qui n’en revient pas d’être parvenu à exister. Cet esprit souterrain déçu par l’altérité et le vaste gâchis du monde qui s’octroie le luxe de préférer, après vérification, la solitude existentielle à l’isolement topographique.

 

frederic grolleau

 

 

Le paradis existe

 

Zoï zoï, zo zo zoï zoï. Il y a quelque chose de contaminé au royaume d’Ukraine. Création gratuite contre pourriture technologique, ainsi s’élève au son de la guimbarde la complainte de Varko le vagabond muet. Car même après le "Grand malheur", le déversement des ondes qui font crépiter les dosimètres dans le village de Khoutorskaïa (et dans une bonne partie de la Russie), l’amour demeure. Au coeur de la "zone interdite", malgré les pillages et l’éruption de la centrale nucléaire dont les villageois se cachent par la construction d’une palissade de bois, impuissances sexuelles et déformations thyroïdiennes se déclarent pourtant. Pourquoi, pour qui, chanter alors quand tout est désolé ?
Non pas tant pour "les bêtes à poils bêtes à plumes, fleurs châtaignes et champignons" que pour les souvenirs de ceux qui ont fait le choix de revenir au village. Dernier hommage au refus d’exister ailleurs, en dehors de ses racines, ode à l’adhésion consentie au poison qui tue lentement. Et Varko de chanter ces petits riens avant le grand néant. De prendre pour objet d’étude - musicale et poétique - le couple formé par Anna et Evguéni.

 

Que peut-il bien rester après une catastrophe nucléaire ? Quand plus personne ne peut manger et aimer proprement, passions et pulsions se révélant aussi irradiées que betteraves et bleuets ? Comment vivre quand les choses et les êtres alentour n’ont plus que l’apparence de la vitalité et de la croissance, irrévocablement corrodées qu’elles sont de l’intérieur par les rayons atomiques enfuis d’une centrale ? Lorsqu’ils évoquent la nature, la physis, les penseurs grecs entendent selon l’étymologie l’ensemble de ce qui pousse, croît sous le soleil. C’est dans cette optique qu’il est légitime de définir le nouveau roman de Vincent de Swarte comme méta-physique.
A la différence des "Mariés de la Tour Eiffel" empruntés à Chagall qui l’illustrent, couple pathétique bombardé par la lumière incandescente de l’astre solaire, Evguéni et Anna n’ont même plus d’éclat naturel auquel se fier. Le vrai soleil, la vraie nature, sont ailleurs. Non dans l’alcool ou le suicide, mais dans la besace et les notes rouillées égrenées par Varko, dans la tête de l’adolescente Bella. Dans ce qui franchit la palissade et va plus loin en refusant de trouver dans la simili-répétition l’ombre du salut.

 

Roman-thyroïde - au sens propre de ce qui a forme de bouclier (thuroeidês en grec), Le paradis existe ne se réduit pas pour autant à une admonestation nihiliste. L’espoir y apparaît, par fulgurance, quand l’emportent le tempérament russe des personnages et l’humour de l’auteur (notamment dans les pages consacrées à une parodie des procès staliniens où les enfants du village condamnent faune et flore pour avoir fait semblant d’être en vie !).
Mais l’amertume revient lorsque chacun est convaincu que "le temps est bien la seule réparation possible quand il y a eu grand malheur". Un temps qui plus que jamais joue à la roulette russe avec "la santé de l’humanité". En voulant dédier un ouvrage aux victimes, parmi d’autres, de l’irresponsabilité humaine, Vincent de Swarte renoue avec une thématique qu’il a abordée plus violemment avec Requiem pour un sauvage (Pauvert, 1999). Dans la divine comédie de la littérature, son paradis vient comme de juste après l’enfer. Mais il conserve comme un goût de purgatoire, ressortissant d’une oeuvre de transition davantage que d’un texte tranché et définitif. Encore fallait-il pouvoir restituer aussi justement "le sile
nce qui hurle" des radiations. Tchoïng doïn doïn, tchong doïng.

 

frederic grolleau

 

 

 Lynx

 

Clac, clac, clac, ses dents claquent dans la nuit lacustre de Pigalle. Son âme est un bruineux et dégoulinant octobre. Fabio Rachid Pancrace, dit le Lynx, quatre vingt kilos de viande de chat-lynx-souris-singe-oiseau. Avec son cerf-volant lesté de lames de rasoirs, il taillade le plafond plombé du 018, là-haut, au-dessus de l’ancien château d’eau. Les fantômes de robe à fleurs, c’est ça qui le bouffe de l’intérieur (mis K.O. à vie par la mort de sa femme).

 

Bête traquée par l’angoisse. Bête tueuse, parce qu’il faut bien. Nécessité. "Je ferme les yeux sur moi-même quand je tue" admet le Lynx, animal déchiré. Sur son territoire-cache du dix-huitième nord, entre ce juillet et ce novembre-là, pour l’ex-égoutier, ex-boxeur amateur, ex-alcoolique, ex-beaucoup de choses, c’est temps pourri. Le piège de mort tendu par l’Ecrivain, le pire des pires serpents du coin, il joue avec. Oh oh, c’est lui, l’Ecrivain, qui lui a prêté cette strip-teaseuse - attention, seulement prêté - fantasme ambulant, et aussi - virus obsédant -, ce livre qui s’appelle "Moby Dick". Poison, contre-poison ? Férocité, acharnement ?

 

Perdu c’est gagné, au jeu de la provoc : si le Lynx va jusqu’au carnage, c’est qu’il lui faut se détruire, pour enfin se reconstruire. Sentimental XXL, ses faiblesses pour les femmes sont des forces, et les femmes, les lieux de perditions où il se trouve.
Roman-félin, Lynx, de son pas élastique - fulgurance des muscles, chorégraphie souple, écriture physique - se jette bille en tête dans la jungle métaphysique. De bout en bout, il nous repaît d’une bataille de l’âme, où s’entre-flinguent, clac, clac, clac, noirceur et innocence. L’été du 018 nord agonise.
Et le monde du quatrième roman de Vincent de Swarte est une jubilation.

 

Colette d’Orgeval

   
 

 

Vincent de Swarte,
-  Journal d’un Père, Ramsay, 2006, 212 p. - 16,00 euros.

-  Requiem pour un sauvage, Pocket Nouvelles Voix, 2001, 160 p. - 4,70 euros.
-  
Le paradis existe, Pauvert, 2001, 165 p. - 16,77 euros.
-  Lynx, Denoël, 2002, 286 p. - 10,00 euros.

 

 
 
     

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