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fredericgrolleau.com


21 grammes (exposé CPES)

Publié le 26 Décembre 2011, 08:46am

Catégories : #Philo & Cinéma

Exposé Mr Pradeilles : 21 grammes 

 

RESUME FILM :
Paul Rivers attend une transplantation cardiaque. Cristina Peck, ex-junkie, est mère de deux petites filles. Jack Jordan sort de prison et redécouvre la foi. A cause d'un accident, leurs destins vont se croiser et leurs vies vont être bouleversées...

  Le destin ?
Le destin désigne, au moment présent, l'histoire future d'un être humain ou d'une société telle qu'elle est prédéfinie par une instance qui est : soit considérée comme supérieure aux hommes (éventuellement divine) dans les conceptions finalistes du Monde, soit comme immanente à l'univers (éventuellement la Philosophie de l'histoire ou la nature) dans les conceptions déterministes.

Les origines du destin :
Les devins babyloniens commencèrent dans le but de prédire quel serait le cours de la vie de l’individu, à utiliser certains présages tirés des planètes”. C’est ainsi que furent posés les fondements d’une doctrine postérieure.

Partie de Babylone, cette croyance se répandit dans d’autres régions du monde.
Elle s’était infiltrée dans la pensée religieuse juive avant l’apparition du christianisme.
Josèph, historien du I siècle, raconte que les Pharisiens et les Sadducéens divergeaient sur ce point.
Il écrit: “Les Pharisiens (...) imputaient tout au destin ou à Dieu.

Le Coran, livre sacré des musulmans, déclare: « L’homme ne meurt que par la volonté de Dieu. »

C’est le “saint” catholique romain Augustin qui a introduit la doctrine de la prédestination dans la chrétienté au Ve siècle. On l’appelle parfois l’augustinisme.



La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Caractère de ce qui peut ne pas exister. On peut dire que l'amitié est contingente, car il n'est pas nécessaire que nous ayons des amis; en revanche, il est nécessaire que nous ayons des rapports avec les autres.

S'oppose à ce qui est naturel et à ce qui existe par soi et en soi. Accord humain né du sentiment d'un intérêt commun.

Grâce à Descartes, ce n'est plus la religion qui dicte à l'homme ce qu'il doit penser, mais l'homme lui-même, sa pensée, le «je pense». Il place donc la personne humaine au centre de son système et il l'étudie par la méthode rationnelle, applicable à tous les domaines de la connaissance.

L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver.

Ce qui est soumis à la causalité et n'a aucune marge de liberté et d'indépendance.

Principe selon lequel tous les phénomènes de la nature sont liés les uns aux autres par des lois invariables. A ne pas confondre avec fatalisme. Le déterminisme s'applique à une conception scientifique du monde. Comme l'écrit Claude BERNARD dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale: "Le rôle du savant est de chercher à définir et à déterminer pour chaque phénomène les conditions matérielles qui produisent sa manifestation."

Doctrine selon laquelle tout ce qui se produit dans l'univers, et donc dans la vie humaine, est soumis au destin, cad qui arrive quoi qu'on fasse.

Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.

Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.

Aptitude innée par laquelle l'individu ou l'animal peut accomplir, sans apprentissage préalable, certains actes spécifiques et constituant une forme d'adaptation au milieu. L'instinct est susceptible de se modifier, par le dressage chez l'animal et par les conditions sociales chez l'être humain. Chez FREUD, l'instinct est une force inconsciente, identifiée à la pulsion.

Du latin postulare, demander. Proposition indémontrable que le scientifique demande qu'on lui accorde pour fonder sa construction théorique.

Souvent victime de l'intolérance et du fanatisme, Spinoza a voulu connaître le monde par la seule règle de la raison, y compris dans les questions religieuses. Professant un grand libéralisme en politique, il est à l'origine des théories modernes de la science politique.

Au sens large, ensemble des forces psychiques portant à l'action. Inclinations, désirs, passions relèvent de la volonté ainsi entendue. C'est la détermination arrêtée d'accomplir une certaine action. VOLONTE DE PUISSANCE: Cette notion n'a, dans la philosophie de Nietzsche, aucune connotation militaire, belliqueuse. Celui qui est puissant est celui qui a le courage et la force de réaliser ce que la vie lui demande de réaliser. VOLONTE GENERALE: Selon Rousseau, elle ne peut pas s'identifier seulement à la majorité. La volonté générale est unanime. Elle exprime en sa totalité l'esprit d'une communauté.

Dans ces conceptions, il est souvent considéré comme très difficile voire impossible à un homme ou à une société d'échapper à son destin, au moins dans ses grandes lignes.

Nous nous demanderons donc si L'homme peut être maître de son destin ?

Dans un premier temps nous verrons que son destin est prédestiné et ensuite dans une seconde partie nous verrons qu’il peut parfois transformer son destin.


1). Pour commencer le fatalisme exclut toute technique puisque l'inévitable se produira quels que soient les antécédents. Ainsi, d'après la fable de La Fontaine (VIII 16), le vieil Eschyle ayant appris d'un devin qu'il mourrait par la chute d'une maison quitta la ville, mit son lit en plein champs, loin des toits, sous les cieux. Un aigle qui portait en l'air une tortue passa par-là, vit l'homme, et sur sa tête nue qui parut un morceau de rocher à ses yeux, étant de cheveux dépourvue, laissa tomber sa proie afin de la casser... Le « destin » se joue des précautions mêmes qu'on prend pour l'écarter... La raison humaine poursuit ses fins par la « médiation » des lois naturelles. L’homme qui a eu une greffe du cœur et qui devait mourir a était sauvé finalement peu de temps après il finit par mourir, c’était l’inévitable. Le destin était fixé il n’a pas pu y échapper.

Hobbes, n'en déduit pas que Dieu ne puisse pas rompre le cours des choses. Si l'on remonte la chaîne des causes à une première cause, on rejoint Dieu en tant que cause première. Dieu peut régner sur le monde en laissant les lois faire, et en intervenant de façon miraculeuse. On connaît l'importance du miracle dans toutes les religions, ce sont les miracles qui selon certains croyants « prouvent » l'existence de Dieu, par exemple Dieu donne une voiture a l’assassin. C’est Dieu qu’il a voulu comme cité dans le film. 3min.

L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver. (jeune homme..).

Pour certains, le destin est un ordre intemporel, impersonnel, une loi des événements, au-dessus de tout. Tout espoir de lui échapper est vain. Ainsi pensaient par exemple les Grecs de l’Antiquité. Pour eux, la vie est un drame puisque la mort attend chaque être humain. Nulle puissance ne peut nous en sauver.

Le destin est assimilé à une puissance providentielle qui par avance aurait déterminé, de façon irréversible, le cours des choses et de l'histoire humaine. L'existence du destin implique l'impuissance des hommes à décider du futur. Nombreuse fois démontré au court du film, par exemple lors de l’accident qui tue les deux fillettes et le mari, la femme n’a pu rien faire contre ce destin, cela était inévitable et imprévisible, l’homme est trop faible pour l’éviter.

Pour les Stoïciens, l'être humain ne peut rien sur les événements, même petits. Nous sommes comme programmés pour une certaine vie, selon une certaine personnalité, en une certaine époque et culture, et les grands événements ne sont que la résultante d'une accumulation d'événements plus petits. Dans cette conception, la liberté de l'homme n'existe pas. Sa responsabilité non plus : quoi qu'il fasse, cela lui est dicté. Dans cette conception aussi, le passé et le présent se confondent en une courbe. Cela s'apparente beaucoup au fatalisme de certains peuples orientaux (Hindous en particulier) : celui qui considère sa condition comme un destin ne fait rien pour la changer. Il attend la mort.

TRANSITION : L’univers est totalement déterminé mais l'homme dispose d'une liberté absolue qui lui permet de ne pas dépendre des lois de la nature.

Si l'on définit la destinée humaine comme une existence déterminée à l'avance, l'homme semble par son action n'avoir aucune influence sur celle-ci. Mais il faut voir que cette destinée n'est rien d'autre que la somme totale des actions humaines : une destinée se crée dans l'expérience même de la vie, pour l'homme. C'est donc le rapport entre cette destinée et l'action humaine qu'il faut analyser, regardaient lorsque celui qui sort de prison, gagne une voiture, puis inviter à l’improviste à boire un verre, part puis écrase la famille, si il ni avait pas eu la voiture il n y aurai pas eu cette accident c’est donc l’enchainement de plusieurs actions qui a fait cette destinée.

 

L'un des principaux buts de l'Homme est d'essayer de rendre son existence plus heureuse. Etre heureux se rapporte à un état définitif de pleine satisfaction, ce qui sous-entend que tous les désirs sont satisfaits. Mais le désir est également problématique pour l'Homme dans la mesure où il lui impose des souffrances lorsqu'il n'est pas satisfait, ou peu également provoquer le malheur des autres. Lorsque la femme choisit de se venger (1h45, 20) et de tuer l’assassin de sa famille, car selon elle, elle pourra oublier, encaisser, être libre du passé. Mais si elle le tue elle va créer du malheurs et si elle ne le fait pas elle ne sera pas satisfaite..
Épicure, Lettre à Ménécée, Ille s. av. J.-C. Zénon de Cittium « fouettait un esclave qui avait volé; et comme celui-ci lui dit : "II était dans ma destinée de voler", il répondit : "Et aussi d'être battu." » Destin crée du malheur en étant pas accomplie, et crée aussi du malheur en accomplissant un autre destin.

Qui ne comporte aucune restriction ou réserve, qui est valable pour tous et en tous temps. S'oppose à relatif. Ce qui est absolu n'est pas considéré comme un rapport à autre chose.

L'idée selon laquelle tout serait écrit, déterminé à l'avance, a conduit à ce que les Anciens ont appelé l'argument paresseux. Cet argument consiste à penser que si tout est décidé à l'avance, il est inutile que je cherche à bien faire, puisqu'il arrivera de toute façon ce qui doit arriver.

Personne de condition non libre, qui peut être vendue et achetée et forcée à travailler, le plus souvent sans autre contrepartie que le logement et la nourriture.

Disciple de Parménide, Zénon d'Elée est connu pour avoir imaginé une série d'arguments paradoxaux destinés à confronter la thèse centrale de son maître, à savoir que le mouvement n'est pas la nature profonde de l'Etre unique, immobile, absolu.

 

 

EPICURE Lettre à Ménécée :
D’après toi, quel homme surpasse en force celui qui sur les dieux nourrit des convictions conformes à leurs lois ? Qui face à la mort est désormais sans crainte ? Qui a percé à jour le but de la nature, en discernant à la fois comme il est aisé d’obtenir et d’atteindre le "summum" des biens, et comme celui des maux est bref en durée ou en intensité ; s’amusant de ce que certains mettent en scène comme la maîtresse de tous les événements – les uns advenant certes par nécessité, mais d’autres par hasard, d’autres encore par notre initiative –, parce qu’il voit bien que la nécessité n’a de comptes à rendre à personne, que le hasard est versatile, mais que ce qui vient par notre initiative est sans maître, et que c’est chose naturelle si le blâme et son contraire la suivent de près (en ce sens, mieux vaudrait consentir à souscrire au mythe concernant les dieux, que de s’asservir aux lois du destin des physiciens naturalistes : la première option laisse entrevoir un espoir, par des prières, de fléchir les dieux en les honorant, tandis que l’autre affiche une nécessité inflexible). Qui témoigne, disais-je, de plus de force que l’homme qui ne prend le hasard ni pour un dieu, comme le fait la masse des gens (un dieu ne fait rien de désordonné), ni pour une cause fluctuante (il ne présume pas que le bien ou le mal, artisans de la vie bienheureuse, sont distribués aux hommes par le hasard, mais pense que, pourtant, c’est le hasard qui nourrit les principes de grands biens ou de grands maux) ; l’homme convaincu qu’il est meilleur d’être dépourvu de chance particulière tout en raisonnant bien que d’être chanceux en déraisonnant ; l’idéal étant évidemment, en ce qui concerne nos actions, que ce qu’on a jugé « bien » soit entériné par le hasard.

 

Explication :

 

Il se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses ; et certes mieux vaudrait s'incliner devant toutes les opinions mythiques sur les dieux que de se faire les esclaves, car la mythologie nous promet que les dieux se laisseront fléchir par les honneurs qui leur seront rendus , tandis que le destin, dans son cours nécessaire, est inflexible ; il n'admet pas, avec la foule, que la fortune soit une divinité car un dieu ne fait jamais d'actes sans règles, ni qu'elle soit une cause inefficace : il ne croit pas, en effet, que la fortune distribue aux hommes le bien et le mal, suffisant ainsi à faire leur bonheur et leur malheur, il croit seulement qu'elle leur fournit l'occasion et les éléments de grands biens et de grands maux; enfin il pense qu'il vaut mieux échouer par mauvaise fortune, après avoir bien raisonné,

que de réussir par heureuse fortune, après avoir mal raisonné.

 

Descartes défend le fait qu'il faut maîtriser les choses qui ne dépendent pas de nous, les accepter telles qu'elles sont et ainsi ne désirer que les choses qui dépendent de nous, cette maîtrise des désirs permet alors d'être plus heureux. Lorsque l’homme s’apprêtent à tirer sur l’assassin il tire au-dessus, la femme après une bagarre décide elle aussi de ne pas le tuer, l’assassin n’osai plus retourner chez lui car il a était pardonné et il s’est lui aussi pardonné, la mère arrive à retourner dans la chambre de sa fille alors qu’elle ne voulait pas avant d’être vengée.

 

 

 

2) Nos connaissances sont limitées, notre caractère et notre volonté le sont aussi. Nous sommes condamnés à décider d'après nos connaissances, selon nos situations particulières. Si nous sommes libres de nos actes, alors nous ne sommes pas libres de leurs conséquences. Or ce sont les conséquences de nos actes que nous voulons orienter, non nos actes même. Entre les deux, la relation est parfois évidente, parfois compliquée et sujette à apprentissage et correction, mais aussi parfois inaccessible. Par exemple l’homme décide de tuer l’assassin pour venger la mort de la famille, mais il risque d’avoir mauvaise conscience, de la prison ou d’autres malheurs donc je ne suis pas libre de faire ce que je veux quand je veux où je veux.

Destin individuel est l’expression des conséquences importantes que nous subissons de nos propres actes lorsque ces conséquences se trouvent n'avoir aucun rapport de sens avec l'intention que ces actes exprimaient. Ainsi nous sommes responsables de ce qui nous arrive parce que ce qui nous arrive est conséquence de nos choix, mais cela a lieu d'une manière que nous ne pouvions pas prévoir ni contrôler. Par exemple lorsque l’homme décide de rentré chez lui et tue la famille, son intention était d’aller à son anniversaire, les actes sont la mort de la famille. Il n’a pas choisi.

 

 

  Finalement, la question du choix dans la vie est dérisoire : n'importe quoi équivaut à n'importe quoi, du moment que l’on meure. Pour d’autres, c’est la quête de tous les courants ésotériques : vouloir échapper au destin, en être enfin affranchi et pouvoir choisir soi-même sa propre destinée, c'est-à-dire être immortel. Cette recherche insensée, les Grecs l'appellent l'orgueil démesuré de l'homme, qui refuse sa condition de créature.

  Dieu ne peut pas nous aider à réaliser ce que nous voulons parce qu'il nous laisse libres de nos actes.

   

Pour conclure nous pouvons donc dire que la plus part du temps le destin est tracé, en principe dans les grandes lignes mais qu’ il est possible de se prendre en main et d’éviter certain malheur. C’est parfois un enchainement de situation qui crée le destin il est donc presque imprévisible, mais il faut savoir jugé du bon et du mal. Mais nous connaitrons tous le même destin celui de la mort... Je vais vous passer un petit bout du film : 1.h55 à 1h56.57

 

  

 

 

 

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