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fredericgrolleau.com


Rennes 2 - cours 6 Initiation Philosophie & Cinéma 17 10 21

Publié le 12 Octobre 2021, 12:37pm

Catégories : #université Rennes 2 - initiation philo & ciné

Rennes 2 - cours 6 Initiation Philosophie & Cinéma 17 10 21

NB : tous les extraits vidéo sont consultables sur  la chaîne youtube de F. Grolleau

 

 

Retour récapitulatif sur la séance 5 :
reprise notamment des liens additionnels proposés dans les notes des étudiants
(souligner le sens de l'é-tonnement)

Rappel du  "Sôma sêma" (Platon)

Illustration de la Caverne platonicienne avec la question du langage dans Room

annexe : topo sur le rapport matière - esprit

Reprise du texte de Descartes, Méditations métaphysiques, méditation II.
---> lire le
commentaire de texte dédié

---> lire le commentaire spécifique sur "le morceau de cire"

 

Conclusion du tetxte

Au travers de ce texte, nous avons pu comprendre que les erreurs de l’esprit viennent du langage que nous utilisons couramment. Ce “langage ordinaire”, comme l’intitule Descartes, se construit sur le sensible, sur les perceptions que nous avons des choses. L’interprétation que nous faisons de ces choses, en les mettant en mots du langage courant, est faussée par nos opinions, nos préjugés. Ce que nous croyons connaître n’est pas la véritable réalité, parce que notre mémoire et ce que nous avons appris limitent notre compréhension par des termes réducteurs. La croyance de la connaissance par les sens, exprimée par ce “langage ordinaire” est donc un leurre. Cette faiblesse de l’esprit est la cause de nos erreurs. Seuls l’usage de notre raison, la primauté de notre entendement, l’”inspection de l’esprit” que préconise Descartes, peuvent nous amener à ne pas nous tromper, à considérer ce qui se présente clairement et distinctement à notre esprit, et ainsi à accéder à la vérité réelle.

 

- 2 prolongements de Matrix avec Descartes (ou l'inverse)  :

* De Descartes à Matrix : philosophie - éveil ou songe ? (conférence retranscrite)

* Explication d'un texte cartésien (le levier d'Archimède, Méditations Métaphysiques, II) en parallèle avec Matrix

 

Analyse dans la continuité du texte de Alain :

"Etrange condition que la nôtre ! Nous ne connaissons que des apparences, et l’une n’est pas plus vraie que l’autre ; mais, si nous comprenons ce qu’est cette chose qui apparaît, alors par elle, quoiqu’elle n’apparaisse jamais, toutes les apparences sont vraies. Soit un cube de bois. Que je le voie ou que je le touche, on peut dire que j’en prends une vue, ou que je le saisis par un côté. Il y a des milliers d’aspects différents d’un même cube pour les yeux, et aucun n’est cube. Il n’y a point de centre d’où je puisse voir le cube en sa vérité. Mais le discours permet de construire le cube en sa vérité, d’où j’explique ensuite aisément toutes ces apparences, et même je prouve qu’elles devaient apparaître comme elles font. Tout est faux d’abord et j’accuse Dieu; mais finalement, tout est vrai et Dieu est innocent. Je me permets ces remarques, qui ne sont point dans Platon, mais qu’il nous invite à faire lorsqu’il compare nos connaissances immédiates à des ombres; car toute ombre est vraie; mais on ne peut savoir en quoi elle est vraie que si l’on connaît la chose dont elle est l’ombre. Il y a une infinité d’ombres du même cube, toutes vraies. Mais qui, réduit à l’ombre, borné là, pourra comprendre que ces apparences sont apparences d’un même être ? [...] Retenons l’exemple facile du cube, de ce cube que nul œil n’a vu et ne verra jamais comme il est, mais par qui seulement l’œil peut voir un cube, c’est-à-dire le reconnaître sous ses diverses apparences. Et disons encore que, si je vois un cube, et si je comprends ce que je vois, il n’y a pas ici deux mondes, ni deux vies ; mais c’est un seul monde et une seule vie. Le vrai cube n’est ni loin ni près ni ailleurs; mais c’est lui qui a toujours fait que ce monde visible est vrai et fut toujours vrai."

Alain, Idées

---> lire le commentaire de texte dédié
- Prolongement avec Leibniz et "les petites perceptions"

- Bilan : la jonction entre Descartes et Matrix : la vérité ou l'illusion qui réconforte ? avons-nous accès au réel ? le rôle de la réminiscence (Kombini, extrait 7 - 3mn42)

Cf. "La vue de Platon, un éblouissement"
Cf.
The Circle (James Ponsoldt, 2017) et Rear window (Hitchcock, 1954, s'arrêter en particulier pour ce dernier sur l'analyse du générique)

 

Notes des étudiant(e)s sur  cette séance :

XXXX

 

voir la séance 7

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