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fredericgrolleau.com


Rennes 2 - cours 5 Initiation Philosophie & Cinéma 11 10 21

Publié le 10 Octobre 2021, 09:33am

Catégories : #université Rennes 2 - initiation philo & ciné

Rennes 2 - cours 5 Initiation Philosophie & Cinéma  11 10 21

NB : tous les extraits vidéo sont consultables sur  la chaîne youtube de F. Grolleau

 

Retour récapitulatif sur la séance 4

- illustration : Matrix et la cuillère (extrait 6)

A propos de la réminiscence, lecture vidéo du texte platonicien sur les androgynes  dans Le Banquet 189 d (sur la question du partage de l'intelligible par des créatures devenues sensibles à cause de leur tragique hybris) : la "matrice de l'amour : "guérir la nature humaine" - 7 mn 19

 

----> interprétation succincte du mythe de l’androgyne :
Il est à noter tout d’abord que pour Platon le désir s’enracine dans un manque d’une nature particulière, puisqu’à la fois il veut et ne veut pas ce qui pourra le satisfaire (désir paradoxal).
« Ainsi cet homme, comme tout homme qui désire, désire ce qui n’est ni présent, ni disponible, ce qu’il n’a pas, ce qu’il n’est pas, ce qui lui manque ; et c’est bien là, nous l’avons vu, l’objet de tout amour et de tout désir » (Platon Le Banquet, 201 e  ed  Le Livre de Poche p.95).


« Et ces mêmes êtres qui passent toute leur vie ensemble seraient bien incapables de dire ce qu’ils attendent de leur union ; qui croirait en effet que le seul plaisir des sens pût les attacher pareillement à leur vie commune ? Leur âme, évidemment, cherche autre chose qu’elle ne peut dire, mais qu’elle pressent et sait laisser entendre » (ibid 192 c p. 82).
De plus, on ne peut manquer que de ce dont on a déjà fait l’expérience. Ainsi, par exemple, il est inutile de se demander comment on pouvait exister avant l’invention de telle ou telle technologie : elle ne pouvait manquer, puisqu’on ne la connaissait pas. C’est pourquoi, ici, le manque où s’enracine le désir est plus proche de la nostalgie (cf. étymologie) que de l’absolue privation. On ne peut donc ignorer totalement ce dont on manque, car le manque implique toujours quelque réminiscence, au moins confuse, d’une possession passée ou lointaine et qui aurait disparu. Le désir nous permet donc d’entrevoir une absence à la place d’une présence passée. Et comme cette possession s’inscrit dans un  lointain passé, elle est aujourd’hui oubliée, d’où le sentiment d’un « creux ne correspondant à rien tout en évoquant quelque chose ». Chacun, ici, ne reconnaît-il pas ce qu’il éprouve au travers de son désir ?
D’où l’idée, chez Aristophane, de recourir au mythe pour nous faire comprendre la vraie nature (selon lui) du désir. En effet, le mythe ne s’inscrit-il pas dans un passé immémorial, dont l’origine s’est perdue dans la nuit des temps tout en étant toujours vivante, au présent ? Donc, selon Aristophane, le désir est nostalgie de notre ancienne nature :


« Mais il vous faut d'abord apprendre la nature humaine et ses passions. En effet, notre nature originelle n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui, loin de là »  (cf. le texte joint à ce blog).

Autrefois, nous vivions en état de plénitude, car nous n’étions pas séparés de nous-mêmes. Nous étions des êtres parfaits (cf. êtres sphériques, le cercle comme figure parfaite chez les Grecs anciens, etc.), tout-puissants, pareils à des Dieux, car n’éprouvant aucun manque. Mais c’est justement ce qui nous a perdus, selon le mythe. En effet, imbus de cette toute-puissance, nous avons cru pouvoir escalader le ciel pour devenir réellement des Dieux. D’où la colère de Zeus et la punition qu’il nous inflige : être séparés en deux. Nous voilà donc condamnés à chercher, en une quête sans fin, la parie de nous-mêmes que nous aurions perdue.


« Une fois accomplie cette division de la nature primitive, voilà que chaque moitié, désirant l'autre, allait à elle; et les couples, tendant les bras, s'agrippant dans le désir de se réunir, mouraient de faim et aussi de paresse, car ils ne voulaient rien faire dans l'état de séparation. Lorsqu'une moitié périssait, la seconde, abandonnée, en recherchait une autre à qui s'agripper, soit qu'elle fût une moitié de femme complète - ce que nous appelons femme aujourd'hui -, soit la moitié d'un homme, et la race s'éteignait ainsi. Pris de pitié, Zeus imagine alors un moyen : il déplace leurs sexes et les met par devant - jusque-là ils les avaient par derrière, engendrant et se reproduisant non les uns grâce aux autres, mais dans la terre comme font les cigales. Il réalisa donc ce déplacement vers l'avant, qui leur permit de se reproduire centre ceux, par pénétration du mâle dans la femelle, et voici pourquoi : si, dans l'accouplement, un mâle rencontrait une femelle, cette union féconde propagerait la race des hommes; si un mâle rencontrait un mâle, ils en auraient bien vite assez, et pendant les pauses, ils s'orienteraient vers le travail et la recherche des moyens de subsister. De fait, c'est depuis lors, que l'amour mutuel est inné aux hommes, qu'il réassemble leur nature primitive, s'attache à restituer l'un à partir du deux, et à la guérir, cette nature humaine blessée. Chacun de nous est donc comme un signe de reconnaissance, la moitié d'une pièce, puisqu'on nous a découpés comme les soles en deux parts; et chacun va cherchant l'autre moitié de sa pièce… » (cf. texte du blog)
Or nous avons tout oublié de cette séparation primitive, et donc de notre antique nature. C’est pourquoi nous éprouvons un désir sans savoir quel est son objet propre, susceptible de le combler : l’expérience de notre plénitude première s’est complètement effacée de nos mémoires, ce qui ne nous empêche pas de pressentir, lorsque nous rencontrons l’être aimé, qu’il y a là les prémices d’une satisfaction possible. En ce sens, notre désir ne serait-il pas désir d’être aimé ?.


source : https://lenuki69.over-blog.fr/article-mythe-d-aristophane-explication-premiere-88917829.html

 

----> lire l'analyse détaillée du texte ici

Prolongement de la "Caverne" avec la série Black Mirror - épisode 1, "L’Hymne National" (2011) et le trope de la princesse libérée

 

La question de l'illusion

---> voir The Truman show : faut-il préférer le bonheur à la vérité ? (scène finale) - 7 mn

 

---> voir La caverne, l'illusion et la vérité selon Platon/Matrix (Métivier, extrait 8) - 4 mn 17

---> pointer le statut problématique de la vérité quant à l'articulation entre réalité, perception et illusion 

 

- Prolongement de la question du statut problématique de la réalité avec les textes de Descartes et d'Alain

NB : en amont de cette lecture, mettre en avant la méthodologie du commentaire en philosophie :

méthodologie (I) - la structure discursive de l'exercice

méthodologie (II) - lire le 1er § sur le travail préliminaire à effectuer

méthodologie (III) - comprendre/ introduire/ expliquer-discuter

méthodologie (IV) - identifier une thèse

 

"Cependant je ne me saurais trop étonner quand je considère combien mon esprit a de faiblesse, et de pente qui le porte insensiblement dans l’erreur. Car encore que sans parler je considère tout cela en moi-même, les paroles toutefois m’arrêtent, et je suis presque trompé par les termes du langage ordinaire ; car nous disons que nous voyons la même cire, si on nous la présente, et non pas que nous jugeons que c’est la même, de ce qu’elle a même couleur et même figure : d’où je voudrais presque conclure, que l’on connaît la cire par la vision des yeux, et non par la seule inspection de l’esprit, si par hasard je ne regardais d’une fenêtre des hommes qui passent dans la rue, à la vue desquels je ne manque pas de dire que je vois des hommes, tout de même que je dis que je vois de la cire; et cependant que vois-je de cette fenêtre, sinon des chapeaux et des manteaux, qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne se remuent que par ressorts ? Mais je juge que ce sont de vrais hommes, et ainsi je comprends, par la seule puissance de juger qui réside en mon esprit, ce que je croyais voir de mes yeux. 
Un homme qui tâche d’élever sa connaissance au-delà du commun, doit avoir honte de tirer des occasions de douter des formes et des termes de parler du vulgaire."

 

Notes des étudiant(e)s sur  cette séance :

Notes de Mlle Zoé Letard :

récap CM4

- le statut de la cuillère : rejet d’une forme de matérialisme pour superposer aux yeux du corps ceux de l’esprit.

- le statut de la réminiscence : mythe de l’androgyne, de Platon, avec le discours d’Aristophane dans Le Banquet = texte fondamental sur la question de la détermination sexuelle, vue par les Grecs. La perception est ici en  rapport avec le sensible platonicien : les êtres humains, dans une certaines déchéance (connotation latine biblique), essaient de compenser la perte d’un intelligible premier, grâce à la question du désir, et de la réattribution des caractères des appareils sexuels.

- rapport à réalité, même si la question de l’illusion ni de la vérité n’est plus présente.

- rapport problématique au corps, que l’on retrouve notamment chez Descartes.

 

Séquence vidéo, le mythe de l’androgyne

- la démesure de l’hubris, cf. Antigone = comprendre la violence, l’orgueil et la rivalité. Il s’agit d’un point d’encrage pour aborder la nature humaine.

- la nature humaine illustrée3 figures : le masculin qui provient du Soleil, le féminin qui provient de la Terre, et l’androgyne qui provient de la Lune.

- la nature humaine est imparfaite parce qu’elle comprend des germes hybrides d’orgueil ( rivalité avec les dieux et les cieux).

- Du point de vue de la perception, il n’y aurait pas schéma explicatif (paradigme) de la faiblesse des sens et donc d’une sorte de propension, perceptivement parlant, pour l’être humain à « manquer sa cible », à ne pas objectiver ce qui est toujours de lui (voir ce qui est en lui) = il y a un élément actif en lui, invisible, qui le pousse à nier sa nature, et la nature autour de lui. Il faut déterminer si cette démesure n’est pas ce qui fait que l’homme manque la réalité et échoue à saisir la matière même des choses. C’est de là que viendrait l’idée d’un écart  entre le logos et physis (cf. Sophocle).

- Dans le Banquet est développé le thème de la "matrice" de l’amour (or la matrice est vue comme l’illusion). Pour guérir de l’amour, il y a une "nature" qui nous pousse à nous échapper de nous-mêmes.

La scène du « bon steak » in Matrix

- mise en abyme de l’illusion des sensations

- question : «  Vaut-il mieux être sage dans la souffrance : position du philosophe qui pratique la dialectique = Néo, ou à l’inverse rester ignorant et heureux ? : position des prisonniers = ne pas dépasser la réalité matérielle, ne pas pratiquer le soma sêma.

Black Mirror

- épisode 1, « l’hymne national »

- lien avec l’allégorie de la caverne par le biais de la figure du trope de «  la princesse libérée » = nature animal de l’homme + le côté provocant de la série : relations sexuelles entre un homme et une truie afin de libérer une jeune princesse anglaise qui sinon sera exécutée. Cette relation   sexuelle doit se passer en direct sur les réseaux sociaux.

- cf.  lin avec The Truman Show : thèse sur le voyeurisme, la fausse transparence e la prolifération des écrans. On y dénonce ici le consumérisme (idem dans Fight Club)

- Réflexion sur la négation de l’archè vue chez Heidegger commentant le thaumazein : suivre des principes sans qu’ils ne soient bons, fondateurs de la morale. Ils sont de l’ordre du commandement plutôt que du fondement (qui, lui, est philosophique) = les êtres humains se laissent absorber par les reflets : la doxa, et non plus par des choses essentielles.

-Il importe de  savoir, d’un point de vue technologique, comment, si on sort de la caverne (règne des images et des écrans), pourrait-on encore percevoir ce qui se passe dans la réalité extérieure si on abandonné le fait qu’elle existait ? = le rôle des médias et de la communication.

Scène finale de The Truman Show

- le personnage de Truman est depuis 35 ans esclave d’un show télévisé sans le savoir. Après avoir commencé à avoir des doutes, il a essayé de tout faire pour quitter cette ville (studio géant) de Seaheven. Comme Néo, il pressent qu’il existe une autre réalité, qui est meilleure mais ailleurs. Il tente différents subterfuges et estime que la fuite par la mer est la meilleure solution : mais, étant dans un studio géant, ce n’est pas une vraie mer, comme il n’y a pas de vrai ciel. Le bateau finit par s’encastrer dans le mur du studio = thaumazein qui vient confirmer la réalité

- échange entre Truman et Christof (responsable de l’émission) : quintessence dans ce dialogue de la dialectique.

- Truman qui touche le mur du studio, rappelle Léon dans Le Passe-Muraille qui traverse les mur, et Néo qui touche le miroir dans Matrix, au moment du choix de la pilule = la main apposé sur la surface matérielle permet de comprendre que ce que l’on touche (le tangible) est un élément de la réalité mais n’est pas forcément Le Réel.

Gost in the Shell et Matrix

- simulation informatique généralisée

- même scène d’ouverture de la porte en fin de séquence

= réadaptation du platonisme, sur différents supports audiovisuels

 

- Chez Platon, le prisonnier libéré finit par redescendre dans la caverne et se fait massacrer, mais dans The Truman Show son affirmation du doute comme principe de vérité lui permet de « tirer sa révérence » et de quitter la studio sans y revenir, même si le monde des essence peut être dangereux pour lui.

- les spectateurs du show semblent tous se réjouir de l’émancipation de Truman et de son rejet d’une vérité perçue mais pas aperçue.

- Mais cf. la scène des gardiens qui cherchent dès la fin de ce dernier épisode du show un autre programme : le miroir que nous renvoie cet accès à la vérité est toujours noir (en renvoi à la série Black Mirror= comme si le show télé qu’ils venaient d’entièrement regarder n’avait pas eu lieu et que, éternellement, il fallait alimenter l’homme de nouvelles distractions.

- cf. la nature de l’homme dans le discours d’Aristophane : l’être humain, a une capacité qui est une complaisance à s’auto-alimenter du pire, comme un cercle court auto-régulé = structure autotélique (autos = soi-même, télis, de télos = le but, la finalité), un système qui s’alimente de soi-même en permanence.

= Voir Les Pixies : idée que l’on est entré dans un système dont en définitive on ne pourra pas sortir, « tout le système est nocif, ne fusse que parce qu’il est système » dit Dostoïevski, malgré le fait qu’il existe des systèmes philosophiques qui interrogent la réalité.

- réflexion cruciale de l’homme : comment va-t-il distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas : distinguer les niveaux de méta-réalité ? Où commence la vérité, y en a-t-il seulement une ?

- cf.  le commentaire sur "L’hymne national" de Black Mirror, et celui sur le Truman Show : accusation de la dépendance des progrès technologiques. L’homme n’est plus habitué à faire des effort pour s’extraire des ombres des reflets du dernier niveau de la caverne. Dans Black Mirror, le fait que la princesse soit libéré ou pas n’est même plus l’enjeu principal : même si elle est libérée, il n’y aurait plus personne pour le voir !

- grâce aux catégories philosophiques et de la lecture précise des textes et des images, on peut peut-être dépasser le stade où l’on subit l’image, le son, l’apparence sensible  et on essaie de reconstruire avec les yeux de l’esprit ce qui a d’abord été saisi par les yeux du corps (mensonges ou flatteries). La manière même dont nous nous rapportons à nous-même, à l’autre et à notre nature a été tronqué dès le départ (voir la séparation par Zeus, modifications des appareils sexuels dans le Banquet= si notre corps n’est pas notre propre corps, qu’en est-il de notre esprit ?
 

Fin récap CM4

Questions posées par les étudiants :

définition de la surdétermination ?

- la détermination : attribuer des repérages/propriétés ou des définitions à une chose

- surdéterminer : déterminer par le beau, en excédant un cadre et sans justifier sa position = forcer le sens ou excéder le sens initial soit pour la faire aller dans un sens qui nous arrange, soit pour montrer qu’elle n’est pas recevable.

définition de la dialectique ?

- l’un des mots les plus utilisés dans le discours philosophique, la première utilisation vient de Platon : la dialectique est l’effort par lequel l’individu, qui était plongé dans la doxa, parvient à s’en extirper ( non sans violence) - dia : à travers, logos : discours/langage = les marionnettistes qui portent l’effigie des choses émettent des sons en même que la diffusion des ombres, pour tromper les prisonniers.

 

Analyse de troisième image de "l’allégorie de la caverne" :

- gravure du hollandais Pieter Jansz Saenredam faite d’après la peinture du hollandais Cornelis Cornelisz van Haarlem. En quoi cette gravure modifie-t-elle le texte de Platon ?

             - les nombreux hommes attroupés dos au mur, apeurés.

            - les « marionnettistes » juchés sur le mur avec la lampe qui transmet leur ombre sur le mur d’en face (ce n’est pas un feu mais une autre sorte de lumière artificielle, qui préfigure la  clarté ), on ne voit pas pleinement le dispositif des ombres chinoises.

            - il y a plusieurs philosophes libérés en dehors de la cavernes (les 3 hommes)

            - cercle d’hommes portant les habits de la connaissance ( cf. le tableau raphaélien sur L’école d'Athènes où Aristote et Platon montrent les essences de toutes choses)

            - NB : un personnage intermédiaire divise l’écran en deux, attiré par un autre homme qui le force à regarder là où lui ne souhaiterait pas forcément regarder (derrière le mur)

- ces personnes devant le mur pourraient être des philosophes dévoyés, qui sont dans un nouveau degré de simulation.

- ils sont l’objet de captation d’un deuxième niveau de marionnettistes = des sophistes : « l’ ennemi du philosophe, qui a fait l’effort dialectique mais qui décide de revenir dans une fonction politique pour abuser des prisonniers.

- Voir la séquence finale de The Truman Show : les gros plans de caméra marquent la dimension fictive du décors de cinéma . Au cours de  la fausse tempête déclenchée pour empêcher Truman de découvrir les limites du studios, on passe d’une ambiance très "réaliste" (le vent, les mouvement du bateaux…) au mât qui perfore le mur du studio : là alors on arrive dans le principe de réalité = il y a une autre dimension (cf Léthé et morphé : réveil de la léthargie générée par les écrans), avec une complicité entre le téléspectateur et le show, parce que le spectacle évidemment suppose des gens qui le regardent.

La résistance de Truman fait penser à la position de Machiavel dans Le Prince en 1532  ( Machiavel, premier fondateur des milices citoyennes dans son Art de la guerre), indiquant que, lorsqu'un seul homme incarne la tyrannie, cet homme seul au pouvoir ne pourrait jamais réaliser ce qu’il arrive à faire s’il n’avait pas d’une manière ou d’une autre le consentement tacite des milliers d’individus qui forment le corps social. Et que dès l’instant où un individu est prêt à sacrifier sa vie pour empêcher que le tyran continue à faire régner la terreur, alors aucun rempart ne sera assez fort pour empêcher celui prêt à perdre sa vie de s’attaquer au dirigeant usurpateur.)

On retrouve ici l'argument soutenu par Etienne de la Boétie : La servitude volontaire (1574) :

- thèse qui soutient que dans tous les dispositifs sociétaux politiques qui mettent en scène les relations entre les hommes dans la cité, il y a des personnes au pouvoir qui abusent de leurs fonctions et qui ne vont pas militer dans le sens de l’intérêt du peuple.  A contrario de Machiavel, il laisse entendre que si, précisément, le tyran reste tyrannique, c’est parce que personne n’est suffisamment révolté pour perdre sa vie au nom de l’idéal de la liberté = il y a un accord où la population est à son aise de se laisser dominer, il y a des civils qui aiment être dans la servitude volontaire : état psychique qui trouve sa place dans les structures politiques. La servitude volontaire laisse entendre que les populations qui veulent réellement se libérer trouvent le moyen de le faire.

Lorsque Truman pose sa main sur le mur du studio, il le fait parce qu’il a subi une sorte de violence : le milieu perceptif devient d’un coup surréaliste et surjoué = surdéterminé. 

Présentation de  la technique du commentaire de texte en philosophie à travers 4 documents
  

Séquence vidéo de Francis Métivier

- créateur et producteur du concept « Rock'n philo ». Par des livres, des chroniques et une performance scénique, il explique les idées des grands penseurs en les illustrant par des morceaux rock. En public, Francis Métivier interprète lui-même les morceaux dont il dégage le questionnement philosophique = Cf analyse musicale de Where is My Mind de la séance 1 du cours (sur Fight Club)
 

voir la séance 6

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