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fredericgrolleau.com


HLP 1ère - La morale dans "Le Maître Chat ou le Chat botté" (Charles Perrault, 1695 )

Publié le 11 Novembre 2020, 14:09pm

Catégories : #HLP (Humanités Lettres Philo)

HLP 1ère - La morale dans "Le Maître Chat ou le Chat botté" (Charles Perrault, 1695 )

LechatbotteLe Maître chat ou le Chat Botté est un conte écrit par Charles Perrault paru pour la première fois en 1695. Il relate l’histoire du plus jeune fils d’un meunier qui hérite du chat de son père.

Au décès du meunier, celui-ci lègue son moulin au premier fils, son âne au deuxième et son chat au dernier. Désespéré, le dernier fils s’apprête à manger le chat pour survivre lorsque celui-ci le convainc de lui confectionner des bottes et de lui donner un sac. A l’aide de ce sac, il capture des animaux dont il fait cadeaux au Roi au nom d’un certain Marquis de Carabas. Apprenant que le Roi et sa fille allaient faire une promenade au bord de la rivière, le Chat Botté propose à son maître de s’y baigner. Au passage du carrosse royal, le chat hurle : « Au secours ! Au secours ! Voilà monsieur le marquis de Carabas qui se noie ! ». Inventant un vol de vêtements, le chat présente le fils du meunier au Roi, qui lui fait apporter de fins habits. Le Chat Botté précède le carrosse et convainc les paysans de prétendre que les terres environnantes appartiennent au marquis de Carabas. Il parvient au château d’un riche ogre qu’il met au défi de se transformer en souris pour le manger aussitôt. Alors que le carrosse atteint le château, le chat accueille le Roi : « Votre Majesté soit la bienvenue dans ce château de monsieur le marquis de Carabas ! ». Le Roi, séduit par la richesse du marquis, et la princesse par sa beauté, sont charmés. Le jeune meunier épouse la princesse le jour-même et le chat devient grand seigneur.
 

Ce conte a constamment intrigué ceux qui l’interprétaient car il présente un discours immoral selon lequel les mensonges et les apparences valent mieux qu’un effort laborieux pour parvenir à ses fins. Le parallèle criminologique n’en est que plus évident : la logique de l’escroquerie. Les escrocs sont des délinquants atypiques car ils présentent une face pleinement adaptée aux normes sociales mais commettent, à côté, des délits qui portent préjudice à autrui. Les sommes volées sont souvent très importantes mais sans violences ni menaces. Pour cette raison, ils sont simultanément détestés (pour leur immoralité) et admirés (ils suscitent l’envie).

Le Chat botté nous offre des pistes très intéressantes pour saisir les dynamiques inconscientes chez l’escroc. D’abord apprend-on que le plus jeune fils du meunier est le fruit d’une expérience injuste : il reçoit moins que ses deux frères au point qu’il pourrait en mourir. Oui, il pourrait mourir d’avoir été moins aimé par son père. S’ensuit aussitôt un phénomène de dissociation : à côté de sa facette adaptée (le fils sage et docile) apparaît une facette de colère habillement dissimulée (le chat). Ces deux personnes représentent les deux parties clivées du héros, qui décide de prendre sa revanche sur la vie et plus précisément sur son père. Comment va-t-il s’y prendre ? En créant un personnage plus riche et plus puissant que lui. Du point de vue psychanalytique, le meunier décédé, le Roi et l’ogre renvoient tous les trois à la figure paternelle, ou plutôt à trois de ses facettes.

Le subterfuge constitue le cœur de l’escroquerie. L’entreprise du chat sera de faire prendre des vessies pour des lanternes au Roi par divers moyens. Il s’agit d’une démarche de séduction (se ducere = amener à soi en latin) dans une logique de démenti du manque. Telle est l’ambition de l’escroc : amener sa victime à la douce illusion que le manque propre à la nature humaine peut être dissipé. L’escroc (fort de ses attributs phalliques représentées par les bottes) et sa victime sont unis dans ce rêve en pensant qu’il peut devenir réalité. L’escroc exerce dès lors une relation de puissance sur sa victime, ce qui conforte sa croyance d’être supérieur et de la dominer (Greenacre, 1958). Pourquoi fait-il cela ? Car, selon Mc Dougall (1978), l’entreprise perverse est de « faire subir à l’objet ce qu’il a autrefois supporté passivement ». Meurtri par la tromperie dont il s’est senti l’objet, l’escroc fera souffrir l’autre en usant de la tromperie. Tant les paysans, que le Roi, que la princesse que l’ogre succombent à cette tromperie : ils ne sont que des pantins du plan élaboré par le Chat Botté. Ce plan est un succès : le fils du meunier s’avère encore plus riche que le Roi et s’empare de sa fille.

La thématique de ce conte permet d’illustrer une dynamique non névrotique de la personnalité. Elle correspond à une structuration psychique pseudo-névrotique car elle repose essentiellement sur l’idéal du moi. Cette dernière instance permet au fils du meunier d’apparaître « bien sous tous rapports », faisant mine d’accepter les règles de la vie en société. Il sait ce qu’il faut faire pour être admiré, inspirer confiance et faire montre de réussite sociale. Cependant, l’intériorisation surmoïque est faible. Il ne rencontre aucun obstacle majeur à son entreprise immorale, ce qui le rend d’autant plus fier de s’être ri de la crédulité d’autrui. Après tout, moralité ou non, il s’agit d’un moyen comme un autre de parvenir à ses fins…

source : https://bthiry.wordpress.com/2011/07/22/le-chat-bott-matre-escroc/

 

 

Analyse iconographique :

Placé au premier plan sur la berge d’un cours d’eau bordé de roseaux, légèrement en contre-plongée, le Chat (qui est seulement “botté” chez Perrault) est ici pourvu, en plus d’une paire de bottes moulantes et festonnées, d’un chapeau à plumes, d’une ceinture à laquelle pend une bourse et d’une cape, qui lui donnent une apparence humaine, celle d’un mousquetaire du règne de Louis XIII. Cette “humanisation” est démentie avec humour par l’illustrateur qui lui attribue des accessoires rappelant la nature carnivore de l’animal : un collier de souris mortes sert d’attache à la cape et une autre souris (ou un rat) pend à son ceinturon tandis que la queue d’un autre rongeur sort de la bourse crevée. Le Chat botté occupe la partie centrale de l’image et lance un regard dominateur.

On distingue au second plan à droite la tête d’un homme plus étonné qu’affolé (il est censé se noyer !). Il émerge de l’eau et jette un regard de biais vers le public, lequel est ainsi invité discrètement à s’intéresser à lui. L’arrière-plan rempli d’arbres (dont un saule près de la rivière) constitue un décor et un cadre qui ferme la scène. La végétation abondante et stylisée est un des sujets de prédilection de Gustave Doré.

7. Analyse symbolique :

C’est une mise en scène de la première parole mensongère qui va décider du sort du fils de meunier, benjamin de la famille, devenu, à la mort de son père, propriétaire d’un chat. La contre-plongée grandit le personnage du Chat botté et en fait un héros. Ici c’est un orateur qui veut capter l’attention du roi (qui va passer dans son carrosse avec sa fille) et en faire bénéficier le jeune homme qu’il désigne sous le nom de Marquis de Carabas. Les yeux écarquillés, la bouche ouverte, les bras levés et les griffes écartées composent une attitude classique dans l’art de la rhétorique de Cicéron (appelée actio), où le geste accompagne le verbe. Le lecteur peut ainsi comprendre le caractère théâtral et artificiel de la pose du Chat.

“Au secours ! Au secours ! Voilà M. le marquis de Carabas qui se noie.”

En parlant, le Chat agit, et l’action est accentuée par les mouvements de la cape qui créent un effet dynamique. En même temps, la vision insolite d’un chat habillé et son geste injonctif obligent aussi bien les personnages du conte que le lecteur à s’arrêter. Cela permet de distinguer le visage du fils de meunier qui est situé à droite, côté progressif. Cette situation prépare à la suite du récit qui montrera l’ascension sociale rapide du jeune homme très peu loquace vers le titre glorieux de gendre du roi, grâce au Chat botté.

8. Analyse chromatique :

Pas d’analyse chromatique en tant que telle, mais on peut remarquer les effets des ombres et lumières. Le Chat botté est éclairé ; l’intérieur de sa cape, les plumes du chapeau et son pelage paraissent blancs. Toute la lumière est donc concentrée sur lui au détriment du fils de meunier placé dans l’ombre des roseaux en contrebas et qui se trouve éclipsé par son chat (d’où le titre, jouant sur les mots, Le Maître Chat).

9. Style et synthèse :

Le Chat occupe la plus grande partie de l’espace graphique. Les deux diagonales de l’image accompagnent le mouvement de ses bras. Le point d’intersection de ces diagonales est situé sur la bourse — façon de montrer que toute la fiction créée par le chat pour son maître ne visait qu’à enrichir ce dernier (au début du conte le jeune homme se plaint de son pauvre héritage et c’est d’ailleurs une des rares paroles qu’il prononce !).

10. Conclusion :

La récurrence du personnage du Chat botté dans la série des quatre gravures du conte construit une vision particulière pour le lecteur. De la suite des illustrations ressort l’anthropomorphisme du chat, toujours dressé sur ses pattes arrière et adoptant des postures humaines. Il est donc facile de l’assimiler à un être humain et de comprendre que c’est bien lui le héros de ce conte éponyme.

Tout en inventant un personnage fantastique immortel (qui fera d’ailleurs une réapparition en tant que “Chat potté” dans le film Shrek 2, produit par Dream Works Animation), Gustave Doré se révèle fidèle à l’esprit du texte de Charles Perrault.

 

source : http://aguillon.info/2014/09/06/le-chat-botte-de-gustave-dore/

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Objectifs : Le Maître Chat ou le Chat botté au-delà de sa dimension merveilleuse est, sans doute, une critique implicite des valeurs de la société de l’Ancien Régime. Dans quelle mesure ce conte s’inscrit dans le registre merveilleux ? Dans la dimension morale du conte, à quel point les valeurs prônées dans ce conte sont-elles ambiguës ?

Ce récit est le quatrième conte en prose du recueil de Perrault, Contes de ma mère L’Oye, publié en 1697, après une première version parue en 1695. Dans ce conte, l’animal joue un rôle à part entière. L’histoire qui nous est présentée est l’ascension sociale fulgurante d’un pauvre fils de meunier dans la société de l’Ancien Régime grâce à l’intervention du chat domestique doué de parole.

1. Le conte merveilleux
a. Le surnaturel comme adjuvant très efficace
Equivalent fonctionnel de l’intervention d’une fée (celle de Cendrillon, par exemple), le chat permet au fils du meunier de devenir prince.

Le chat, personnage merveilleux ? Il appartient dans un premier temps à l’univers bien réaliste du pauvre héritage du meunier, au côté du moulin et de l’âne. Puis il se métamorphose en se personnifiant. Si la fée des « Fées » a le pouvoir de se métamorphoser en vieille dame ou en belle princesse, le chat le fait par déguisement : « Ne vous affligez point, mon maître, vous n’avez qu’à me donner un sac, et me faire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n’êtes pas si mal partagé que vous croyez. »
Comme dans Le Petit Poucet, les bottes sont un signe de force merveilleuse, mais celles-ci vient d’un bottier et non d’un ogre.

Quant à la parole du chat, elle a la rhétorique de celle des fées : d’abord consolatrice, puis donneuse de conseils, enfin prédisant l’avenir. De la même manière qu’une fée, le don est conditionnel : en échange de l’aide, il faut fournir des bottes et un sac. On peut remarquer que les conditions posées par les fées concernent le déroulement de l’aide non son obtention.

Ainsi minuit est la limite de la métamorphose de Cendrillon, cent ans la durée de sommeil de la Belle au bois dormant. Le chat ne pose pas de limite au développement de son aide, celui-ci s’ouvre alors dans la perspective absolue du pouvoir en visant le Roi. Les « tours de souplesse » fait par le chat réel conduisent le maître à ne pas désespérer « d’en être secouru. » Ce détail soulignant le raisonnement analogique du maître accuse, aussi le souci de vraisemblance recherché par Perrault au cœur même du merveilleux : cette analogie donne une motivation à la métamorphose du chat. (cf G. Genette « Vraisemblance et motivation » in Figures II).

Au secours, correspond l’obstacle merveilleux, l’ogre. Cet ogre ne dévore pas, ne menace pas. Il est riche comme le sera Barbe bleue. Un seul indice suggère son rapport à la nourriture, mais il est rapporté après sa disparition au plus-que-parfait : « une magnifique collation que l’ogre avait fait préparer pour ses amis ». Comme dans Le Petit Poucet, seule la ruse permet de venir à bout de l’ogre.
Maître imparfait des métamorphoses, le chat en impose à l’ogre. On le découvre possesseur de ce pouvoir féerique (voir Les Fées). Et pour en venir à bout le chat redevient chat ! Ruse d’hypocrite et jeu avec le lecteur : le chat avance masqué bien que toujours exposé. Ce masque paraît être à l’image du registre merveilleux dans ce conte, un code avec lequel on joue plutôt que des motifs pour émouvoir le lecteur.

b. L’espace merveilleux
Ce conte se déroule dans l’espace type du merveilleux. Du moulin au château, le changement de l’espace accompagne l’ascension sociale.

Des champs cultivés au château de l’ogre, nous passons de la culture nourricière à la barbarie destructrice. Mais cet espace est surtout un espace juridique plus que merveilleux. Le moulin est un héritage, les terres de l’ogre, les paysans qui la travaillent sont un enjeu de propriété.

Cet espace s’offre moins à la rêverie, à l’expérience existentielle (comme la forêt ou la fontaine) mais définit des rapports de forces dont l’enjeu est l’appropriation, l’avoir. Cette thématique est présente dans Le Petit Poucet où la possession des bottes assure une place dans la société et permet au cadet méritant de pourvoir au bien-être de ses aînés mais Le Chat botté fait de ce thème l’axe central des valeurs de ce récit.

2. Le conte moral
a. Un conte parodique nuisant à la lecture morale
Le chat et sa métamorphose traitent de façon parodique de l’intrusion du merveilleux dans le monde du conte. L’étude détaillée de sa métamorphose montre qu’avant de prendre la parole le chat entend et comprend les paroles de son maître qui déclare envisager le dévorer. N’en laissant rien paraître (« mais qui n’en fit pas semblant ») il demande à son maître des bottes et un sac.

Cette personnification consciente d’elle-même à travers cette demande d’accessoires fait du chat un être hypocrite, une allégorie de la dissimulation. C’est déjà le merveilleux mis en abîme par l’exhibition dans le récit de ce que le merveilleux traite par la surprise et l’inattendu.

Ce chat est aussi un être hybride, mi-humain, mi-chat. Dans son combat face à l’ogre, il redevient chat quand l’ogre est lion : « il gagna aussitôt les gouttières, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes qui ne valait rien pour marcher sur les tuiles » puis quand l’ogre est souris, il le dévore, en bon chat. C’est au moment où il est acteur et pas seulement orchestrateur de manipulations, donc au plus près d’une personnification achevée en humanisation héroïque (le combat contre l’ogre est une parodie d’épopée), que le chat reprend sa vraie nature.

Dans ses paroles, le chat est menteur. Il invite le futur Marquis à se baigner sans lui révéler son rôle de noyé. Face aux paysans, il menace : « vous serez tous hachés menu comme chair à pâté ». Autrement dit, il menace de les réduire en nourriture à chat ! Face au Roi, il flatte par des cadeaux.

Sa parole n’est jamais affirmative, mais impérative. Elle se pose comme un acte dans un système d’échange par lequel elle offre en attente de retour : gibier contre mariage, lion contre souris, acclamation contre chair à pâté. Il faut remarquer qu’avant toutes les actions du chat, il y a l’information, l’écoute, la prise de renseignements préalables à l’action. L’ouïe précède la parole afin de pouvoir adapter cette dernière.

La parodie est représentée par un jeu vertigineux de renversements : le plus pauvre des enfants devient le plus riche, le chat destiné à être mangé devient le dévoreur, ce chat, inutile héritage devient le plus utile, l’ogre laisse sa nourriture au Roi après avoir été mangé par le chat lui-même voué au même sort, le chat feint la mort pour capturer et tuer ses proies afin d’échapper à la mort promise par son maître, le maître du chat se voit concurrencé par le maître chat, le chat-chasseur ne nourrit pas son maître affamé mais offre la nourriture et fait passer son maître pour noyé, le chat menacé de finir en chair à pâté menace les paysans du même sort…

b. Les moralités ambiguës
• Moralité n°1 : l’héritage et l’industrie

Cette moralité oppose le « riche héritage » au « savoir-faire ». Le moraliste insiste sur les capacités individuelles, sur les ressources de l’être, sur l’apprentissage et l’action en opposition avec le pouvoir transmis, l’avoir, la jouissance de l’acquis. Cette moralité éclaire la spécificité masculine du conte. L’héritage n’est en place que dans la sphère des fils.

Cette moralité invite à relire le conte d’une étrange manière : en effet, le fils du meunier ne représente pas ce fils faisant un « riche héritage ». Ce conte paraît, en développant les notions de savoir et d’action, concerner le chat. Il serait un exemple pour un fils même fortuné. Non seulement le chat serait une figure de conteur mais aussi de courtisan. Il fait allégeance au Roi pour en attendre des bénéfices en retour. Il calcule son influence, adapte sa rhétorique à son interlocuteur. Le dernier mot du conte paraît contredire cette morale : le chat désormais se divertit, jouit donc de ses richesses comme un héritier.

• Moralité n° 2 : de l’importance de l’apparence en amour

Cette fois la morale réunit le fils du meunier et la princesse. On notera que la morale n’est pas dupe des apparences puisqu’elle ramène l’apparence du Marquis à la vérité de sa condition. Or la différence sociale n’est pas le sujet traité. Mais la moralité traite de la vitesse du sentiment (non sans ironie, « les yeux mourants », les rimes vitesse / jeunesse / tendresse) et met en valeur sa cause : l’apparence.

A nouveau le privilège est donné à la jeunesse. A nouveau le savoir-faire est mis en avant. Mais cette fois il ne s’oppose pas à l’avoir. Il est un moyen mis au service de la sincérité. La litote « n’en sont pas des moyens toujours indifférents » suggère que l’amour vient aux jeunes gens par l’apparence, la beauté, le soin apporté à ses manières.

L'essentiel 

Dans ce contexte où la morale se confronte à la situation extrême de la faim, elle doit s’accommoder des moyens pour parvenir à la subsistance. Le rôle de la faim et de la nourriture exprime cet état de nécessité qu’il faut surmonter (voir la dernière phrase du conte) et le jeu d’échange des prises de chasse qui passe de nourriture à don, de consommation immédiate à offre en attente de récompense développent l’idée d’une morale soucieuse des circonstances plus que des principes.

Cette morale pratique n’est pas héritée, fondée a priori par une loi universelle, elle est le fruit du génie humain. Elle est donc l’image de la littérature qui offre à l’instruction du lecteur l’image du monde complexe.


source : https://www.maxicours.com/se/cours/lecture-methodique-le-maitre-chat-ou-le-chat-botte/

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