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fredericgrolleau.com


Cours vidéo + quizz L'Etat (F. Grolleau) :" L'Etat est-il une menace pour la liberté ?"

Publié le 25 Avril 2020, 16:41pm

Catégories : #Philo (Notions)

Cours vidéo + quizz L'Etat (F. Grolleau) :"  L'Etat est-il une menace pour la liberté ?"

D'après la leçon vidéo (mooc philo) de Frédéric Grolleau en ligne ci-dessous : " L'Etat est-il une menace pour la liberté ?"
 
exercice 1 : prendre des notes pour rédiger une fiche de synthèse du cours vidéo
 
Traitement de la question en 4 temps / capsules vidéo
1) intro 
2) problématique & plan
3) encyclopédie : précisions sur le corpus des auteurs
4) ouverture vers d'autres sujets possibles sur la notion
 
exercice 2 : répondre aux quizz dédié (réponses en bas de page pour vous corriger après) :

1. La raison d'Etat désigne :

a) des tas de raisons

b) la justification pour l'Etat à transgresser le droit et la morale en vue de préserver l'intérêt national

c) l'impossibilité pour l'Etat à transgresser le droit et la morale en vue de préserver l'intérêt national

d) la spécificité d'une raison étatique qui de fait n'est jamais morale

 

2. Indiquez la bonne réponse. Dans l’état de nature, selon Rousseau, les hommes sont :

a) isolés et sans désir de s’associer.

b ) en compétition les uns contre les autres.

c) naturellement sociables

d) naturellement insociables

 

3. Selon Hobbes (XVIIe siècle), « l’homme est un loup pour l’homme », car :

a) l’homme aime porter un masque

b) l’homme a un instinct social comparable à celui d’un loup vivant en meute.

c) l’homme est fasciné par la liberté du loup

d) l’homme est naturellement en rivalité avec son semblable
 

4. Selon Aristote, l’homme est un « animal politique », c’est-à-dire un être éminemment sociable car :

a) il possède le langage, qui lui permet de convenir du juste et de l’injuste

b) il vit dans des société hiérarchisées, telles que celles des insectes.

c) il tend à construire des sociétés de plus en plus vastes

d) il a une nature sauvage
 

5. Kant nomme la tendance contradictoire de l’homme à vivre égoïstement tout en s’associant aux autres :

a) l’insociable amabilité

b) la sociabilité paradoxale

c) la sociable insociabilité

d) l’insociable sociabilité

 

6. Dans une démocratie libérale,

a) il n’y a ni dieu ni maître

b) c’est l'État qui protège la liberté, en la limitant par le droit.

c) c’est l'État qui empêche la liberté, en la limitant par le droit.

d) c’est l'État qui permet la liberté, en la libérant des lois juridiques.
 

7. Selon Kant, la morale :

a) est attendue dans le cadre de l'Etat, le législateur étant l'équivalent pour tous de la volonté autonome de chacun

b) est impossible dans le cadre de l'Etat, le législateur étant l'équivalent pour tous de la volonté autonome de chacun

c) ne peut se déployer qu'en dehors de l'Etat, le législateur ne pouvant être l'équivalent pour tous de la volonté autonome de chacun

d) est contradictoire avec l’ensemble des lois étatiques
 

8. Pierre Clastres soutient la thèse selon laquelle :

a) aucune société n’est étatique en soi

b) toute société est de type étatique

c ) L'État est une institution qui n'a pas toujours existé

d) société et Etat sont des formes d'organisation révolues

 

9. Indiquez quelle formule est la plus recevable :

a) L'État est une institution qui n'a pas toujours existé

b) L'État est une institution qui a toujours existé

c) L'Etat n'est pas une institution, il existe des Etats naturels

d) L'Etat est pas une institution mais un donné ethnologique universel

 

 

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Réponses :

 

 

1/ b) Au nom de la « raison d'État » (concept politique apparu au XVIIe siècle), de nombreux gouvernements ont par le passé justifié des actions transgressant le droit et la morale en vue de préserver ce qu'ils estimaient être l'intérêt national. Ce phénomène illustre bien l'ambiguïté de la puissance étatique et nous invite légitimement à envisager ses effets. Une telle puissance ne risque-t-elle pas de s'exercer au détriment des citoyens ? N'est-elle pas irrémédiablement vouée à contrarier leur liberté ?

 

2/ a) Dans la conception rousseauiste de l'état de nature, les hommes ne sont pas naturellement agressifs comme chez Hobbes mais ne sont pas non plus comme chez Aristote portés à se regrouper spontanément : c'est un « funeste hasard », une catastrophe naturelle, qui va les pousser à s'associer.

 

3/ d) Les hommes à l'état de nature sont tous égaux devant « la crainte de mort violente du fait d'autrui » dira Hobbes, soulignant la rivalité fratricide qui règne dans un tél état.

 

4/ a) L'homme est un être « zoôn logon » dit Aristote : le langage et la rationalité dont il dispose dès la naissance, le logos, lui permettent de juger, de décider et de trancher entre ce qui est bien ou mal.

 

5/ d) Cette insociable sociabilité présentée dans L'histoire universelle du point de vue cosmopolitique permet paradoxalement, par le jeu des égoïsmes libérés, de concourir à terme à l'avènement d'un état de moralisation de l'humanité.

 

6/ b) L'Etat n'entrave en rien la liberté mais la garantit en soumettant chacun aux lois qui valent pour tous, ce qui évite les débordements capricieux des agissements individualistes

 

7/ a) La morale qu'on doit attendre de l'Etat selon Kant n’est pas imposée de l’extérieur mais s’appuie sur la capacité du législateur à se représenter la volonté générale, à faire « comme si » un contrat originaire avait été passé entre les hommes pour déterminer la légitimité ou non d’une loi. Cette aptitude que Kant attribue au législateur repose sur l’aptitude de chacun à être son propre législateur, c'est-à-dire à ordonner ses actions à une règle.

 

8/ c) P. Clastres dans La Société contre l'État part d'un constat ethnologique : toute société n'est pas de type étatique. Celles qu'on appelle sociétés primitives ne connaissent pas l'État sous forme d'un pouvoir séparé opposant dominants et dominés.

 

9/ a) L'État est une institution qui n'a pas toujours existé : l'ethnologie a montré que des sociétés sans État sont possibles, sans que pour autant leurs membres ne s'entredéchirent. On pourrait alors concevoir de se séparer de cette institution qui ne paraît pas absolument indispensable pour la vie en communauté, et qui, en plus, nous bride dans nos élans.

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