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fredericgrolleau.com


Cours vidéo + quizz Le Langage (F. Grolleau) : " Peut-on dire que nos paroles nous trahissent ?"

Publié le 29 Mars 2020, 23:00pm

Catégories : #Ateliers audiovisuels

Cours vidéo + quizz Le Langage (F. Grolleau)  : " Peut-on dire que nos paroles nous trahissent ?"
D'après la leçon vidéo (mooc philo) de Frédéric Grolleau en ligne ci-dessous : 
" Peut-on dire que nos paroles nous trahissent ?"
 
exercice 1 : prendre des notes pour rédiger une fiche de synthèse du cours vidéo
 
Traitement de la question en 4 temps / capsules vidéo
 
exercice 2 : répondre aux quizz dédié (réponses en bas de page pour vous corriger après) :

 

1. La faculté du logos désigne chez l'homme son pouvoir de :

a) parler

b) suivre un but

c) croire au divin

 

 

2. "Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage." Quel philosophe a-t-il écrit cela ?

a) Nietzsche

b) Hegel

c) Bergson

 

3. Nous croyons souvent aux fictions, qui ne sont faites que de mots. Qu'est-ce que cela signifie ?

a) que le langage peut nous éloigner de la réalité.

b) que le langage permet de nous attacher à la réalité.

c) que le langage dit toujours la vérité

 

4. « C’est dans les mots que nous pensons ». Hegel veut dire par là que :

a) il est une pensée intuitive qui nous permet de quitter le langage

b) il n'y a pas de pensée pure au-delà du langage 

c) la pensée n'a pas besoin du langage pour être formalisée

 

5. La double équivocité du langage, lexicale et syntaxique, signifie que :

a) le langage ne sert à rien

b) le langage est source de vérité

c) le langage est source de confusion fondamentale

 

6. Noam Chomsky, avec sa grammaire générative, soutient que :

a) il y a une univocité fondamentale du langage

b) il y a une équivocité fondamentale du langage

c) il y a une nullité totate du langagae

 

7. Dans La science et la métaphysique devant l’analyse du langage) Carnap critique :

a) le discours qui se soumet à l'observation

b) le discours qui ne se soumet pas à la vérification

c) le discours de la logique positiviste

 

8. Popper établit dans sa démarche que les questions de mots sont :

a) sans importance

b) d'une grande importance

c) le moyen de la découverte scientifique

 

9. Au sujet du rapport entre parole et pensée on peut dire que:

a) nos paroles expriment toujours notre pensée

b) nos paroles ne nous trahissent jamais

c) nos paroles nous trahissent

 

 

 

----

Réponses :

1/ a) Pour Aristote, l’homme se caractérise principalement par la faculté du logos qui lui permet de penser, de juger, se représenter le monde, de le nommer et de faire des choix.

2/  a) Bergson soutient cette thèse, établissant que le langage est inapte à exprimer le sentiment et la sensation parce qu'il simplifie et rigidifie la pensée.

3/ a) le langage a le pouvoir de nous détacher du monde réel par la force de l'imagination.

4/ b) Pour Hegel, nos sentiments sont souvent mal rendus par la possibilité expressive de la langue mais restent tributaires des ressources de la langue pour être exprimés.

5/ c) La double équivocité du langage génère un brouillage entre signifiants et signifiés qui est selon Wittengstein (Tractatus logico-philosophicus) source de confusion fondamentale.

6/ a) Chomsky soutient dans La linguistique cartésienne la thèse de l’univocité fondamentale du langage, arguant que la structure profonde du langage est univoque tandis que la structure superficielle du langage est le lieu d'une équivocité de second degré, peu importante.

7/ b) Pour Carnap le discours de la tradition classique déborde d'énoncés dépourvus de sens qui ne relèvent pas de l'observation, à l'instar de la métaphysique.

8/ a) Popper  soutient que les questions de mots sont dépourvues d’intérêt : les mots ne servent qu’à exprimer les théories, non les constituer.

9/ c) On peut dire que nos paroles nous trahissent parce que le langage est inapte à exprimer correctement et complètement la pensée profonde. Ou parce que, ambigu et inconstant, il induit notre pensée en erreur, nous conduisant à produire des énoncés dépourvus de sens.

 

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