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fredericgrolleau.com


Muse," United States of Eurasia - Collateral Damage"

Publié le 14 Novembre 2019, 12:04pm

Catégories : #Philo & musique

Muse," United States of Eurasia - Collateral Damage"

United States of Eurasia est le titre du quatrième morceau de l’album The Resistance du groupe Muse, paru en septembre 2009. Il a été enregistré entre fin 2008 et le début 2009 à Milan avec le reste de l’album dans le studio personnel de Matthew Bellamy.

United States of Eurasia a été le premier extrait de l’album bien que n’étant pas officiellement un single, et est révélé pour la première fois dans sa longueur totale le 21 juillet 2009. Elle a été diffusée pour la première à la radio (la BBC), la veille sans l’intro au piano.

Le magazine musical NME publie une interview du groupe le 7 juillet, qui décrit United States of Eurasia comme un des « points culminants » de l’album, en révélant qu’elle introduit l’apogée du style vocal de Queen avec Bohemian Rhapsody et du Chopin, « un long trip cinémato-classico-rock »1. Le morceau finit sur le son d’un avion à réaction.

Il s’agit du premier morceau diffusé de l'album de Muse qui est sorti en guise de récompense à une chasse au trésor géante, menée par les fans du monde entier, via internet. Elle a été lancée le 13 juillet 2009 à 10 h GMT à la suite de la mise en marche du nouveau site officiel, sur le site « ununitedstateseurasia ». Ce jeu intitulé « Project Eurasia/Gran Ajedrez » a duré plusieurs jours.

Le titre
Le titre complet de cette chanson est United States of Eurasia (+ Collateral damage) La première partie du titre est dévoilée en mai 2009 après avoir été déchiffrée par les fans à l'une des partitions du morceau à partir d'une photo2. Le titre complet (+Collateral Damage) est dévoilé le 3 juillet.

Sonorité
À l’instar de Bohemian Rhapsody de Queen, ce morceau aborde une succession de différents styles. Il commence au piano et aux cordes avec un rythme calme et lent, puis arrive la batterie, les chœurs et la voix plus grave de Matthew Bellamy. À l’arrivée des chœurs, la ressemblance avec les voix et le style de Queen est plus que frappante à la première écoute.

À noter également le surprenant bridge orientalisant, qui semble tout droit sorti de la bande originale de Lawrence d'Arabie (composée par feu Maurice Jarre) mais on peut aussi reconnaitre les sonorités de Deep Purple notamment avec l'air de Rapture of the Deep et un chant plus rapide et entrainant, soutenu par une ligne de basse et de piano entêtante. Le morceau continue et est brusquement coupé par des chœurs chantant à l’unisson « Eura… Sia-sia-sia-sia… » puis se finit par un outro au piano de 2 minutes accompagné de cordes durant lequel on peut entendre des enfants jouer et rire ; il s’agit d’une partie de Nocturnes Op. 9 No. 2 de Chopin. Le morceau se termine par un décollage d’avion de chasse (un bruitage qui se continue (quelques secondes) dès le début de Guiding Light, la piste suivante de l'album. Cet « avion » est une sorte de transition entre les deux chansons). Dans le livre 1984, auquel cette chanson fait référence, des fusées sont continuellement lancées par l'Eurasie sur l'Angleterre, partie de l'Océanie. on peut supposer que cet avion à la fin de la chanson est une de ces nombreuses "bombes-fusées" eurasiatiques qui venaient pilonner l'Océanie.

L’origine
Ce morceau est inspiré de deux références littéraires que Matthew Bellamy cite : 1984 de George Orwell et Le Grand Échiquier (The Grand chessboard) de Zbigniew Brzezinski. Ces deux ouvrages traitent de conflits politiques, guerres, dictature américaine… impliquant l’Eurasie (Eurasia).

Lyrics/paroles

You and me are the same   Toi et moi sommes les mêmes
We don't know or care who's to blame    Nous ne savons ni ne nous soucions de qui est à blâmer
But we know that whoever holds the reigns   Mais nous savons que peu importe qui tient les reines
Nothing will change, our cause has gone insane   Rien ne changera, notre cause est devenue folle
And these wars they can't be won   Et ces guerres, elles ne peuvent être gagnées
And these wars they can't be won    Et ces guerres, elles ne peuvent être gagnées
And do you want them to go on and on and on?   Et veux-tu qu'elles continuent Encore et encore
Why split these states, when there can be only one?   Pourquoi séparer ces Etats, Quand il ne peut y'en avoir  qu'un ?
And must we do as we're told?   Et devons-nous faire ce qu'on nous dit?
Must we do as we're told?   Devons-nous faire ce qu'on nous dit ?
You and me fall in line     Toi et moi nous nous conformons
To be punished for unproven crimes    Pour être punis pour des crimes infondés
And we know that there's no one we can trust    Et nous savons qu'il n'y a personne en qui nous pouvons avoir confiance
Our ancient heroes, they are turning to dust    Nos anciens héros, ils deviennent poussière !
And these wars they can't be won     Et ces guerres, elles ne peuvent être gagnées
Does anyone know or care how they begun?    Quelqu'un sait-il ou se soucie-t-il de comment elles ont commencé ?
They just promise to go on and on and on    Ils promettent juste de continuer encore et encore
But soon we will see, there can be only one    Mais bientôt nous allons voir, qu'il ne peut y'en avoir qu'un
United States                        Etats-Unis !  
United States of                   Etats-Unis d'
Eurasia! Sia! Sia! Sia!            Eurasie ! Sie ! Sie ! Sie !
Eurasia! Sia! Sia! Sia!            Eurasie ! Sie ! Sie ! Sie !
Eurasia! Sia! Sia! Sia!            Eurasie ! Sie ! Sie ! Sie !

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Muse, la revanche
Dans la foulée du succès de son album « The Resistance », le trio britannique donne deux concerts au Stade de France. De quoi réjouir ses fans.

Dès la sortie de leur premier album, Showbiz, en 1999, les puristes du rock les ont boudés. Trop brouillons ? Trop bruyants ? Trop lyriques ? Les pronostics allaient bon train pour prédire à Muse une carrière qui ne dépasserait pas le stade? du feu de paille. Au mieux, on voyait en eux un ersatz de Radiohead ou de Queen. Qu'on le dédaigne ou qu'on l'encense, le rock épique et dense du trio mené par le chanteur Matthew Bellamy fait mouche des deux côtés de la Manche. Muse est pourtant né du désœuvrement de trois ados élevés dans la campagne anglaise (à Devon). À l'époque, Matthew et ses copains Dominic Howard et Christopher Wolstenholme se cherchent encore en prenant successivement les noms de Gothic Plague, Fixed Penalty ou Rocket Baby Dolls. Ils sont maquillés, plutôt violents et affichent déjà un goût pour les envolées lyriques débridées. Au fil d'albums comme Origin of Symmetry, Absolution, Black Holes And Revelations, la formation - qui a définitivement adopté le nom de Muse - multipliera les références à Rachmaninov, Bach, Berlioz ou Chopin. En France, ce sont surtout les ados et les trentenaires qui se précipitent pour applaudir leur show. De préférence en plein air, car c'est là que Muse peut s'abattre en toute liberté, exprimer sa puissance de scène et sa grandiloquence. Cela dit, les privilégiés qui ont pu les applaudir en concert privé au Théâtre du Châtelet, l'an dernier, ne s'en sont paraît-il pas remis. Le lustre et les balcons non plus, d'ailleurs, malmenés par les assauts répétés et bruyamment enthousiastes d'un public inhabituel dans ce lieu. En juin 2007, Muse a rempli deux soirs de suite le stade de Wembley, rassemblant plus de 100 000 spectateurs. Il foule cette semaine la pelouse de Saint-Denis pour présenter The Resistance. Un album ambitieux qui fait la part belle aux riffs de guitares, aux cordes et aux vocaux aériens. Plus épique encore que les précédents (certains le qualifieront sans doute de pompeux), l'opus flirte ouvertement du côté de Queen avec des morceaux comme Guiding Light ou United States Of Eurasia/Collateral Damage et s'achève en apothéose sur Exogenesis, une minisymphonie en trois volets. En pleine Coupe du monde, les premiers concerts de Muse au Stade de France (quasiment complets) sonnent un peu comme une revanche?

De solidees premières parties
En attendant le plat de Resistance concocté par Muse, sachez que le groupe a convié de belles formations en guise d'apéritif. Le vendredi : I am Arrows, le duo londonien The Big Pink et le groupe de rock indépendant de Birmingham Editors. Le lendemain, Devotchka ouvrira le banquet, suivi de White Lies avec sa new wave vintage et, enfin, les excellents acolytes de Kasabian, qui ont digéré et synthétisé quinze ans de brit pop et d'indie dance.

annie grandjanin


source :  https://www.lefigaro.fr/musique/2010/06/07/03006-20100607ARTFIG00720-muse-la-revanche.php


 

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