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fredericgrolleau.com


Otis redding, "This arms are mine" (1963)

Publié le 31 Octobre 2019, 23:01pm

Catégories : #Philo & musique

Otis redding, "This arms are mine" (1963)

These Arms Of Mine (Ces Bras (qui Sont Les Miens))

These arms of mine, they are lonely,
Ces bras qui sont les miens, ils sont seuls
Lonely and feeling blue.
Seuls et ayant le blues.

These arms of mine, they are yearning,
Ces bras qui sont les miens, ils brûlent de désir.
Yearning from wanting you.
Brûlent de désir de te vouloir.

And if you would let them hold you,
Et si tu voulais les laisser te tenir,
Oh how grateful I will be.
Oh, je serai si reconnaissant.

These arms of mine, they are burning,
Ces bras qui sont les miens, ils brûlent,
Burning from wanting you.
Brûlent de te vouloir.

These arms of mine, they are wanting,
Ces bras qui sont les miens, ils veulent.
Wanting to hold you.
Veulent te serrer.

And if you would let them hold you,
Et si tu voulais les laisser te tenir.
Oh how grateful I will be.
Oh, je serai si reconnaissant.

Come on, come on please let them.
Viens, viens s'il te plait, laisse les.
Just be my little woman.
Sois ma petite femme.
Just be my lover.
Sois mon amante.

I need me somebody, somebody to treat me right.
J'ai besoin de quelqu'un, de quelqu'un qui me traiterait bien.
I need your arms, loving arms to hold me tight.
J'ai besoin de tes bras, tes ravissants bras pour me tenir fortement.

I need your, I need your tender lips, to hold me,
J'ai besoin de tes, j'ai besoin de tes tendres lèvres, pour me garder,
To hold me together when I'm around you.
Pour me garder ensemble quand je suis près de toi.


Otis Redding a vu le jour le 9 septembre 1941 à Dawson en Géorgie, Quelques années plus tard, la famille Redding va vivre à Macon, d'où Little Richard est originaire. Otis a six ans de moins que Richard Penniman, mais celui-ci exercera sur le jeune Otis une influence déterminante car, bien sûr, ses "teen" années furent bercées par LUCILLE et GOOD GOLLY  MISS MOLLY.

A son exemple, Otis n'a plus qu'une ambition : suivre les pas de l'enfant du pays. Il commence à chanter en amateur tout en continuant à fréquenter la High School de Macon. Johnny Jenkins, le leader des Pinetoppers, le remarque et lui propose de se joindre au groupe. C'est ainsi que durant quelques années, Otis Redding va se produire avec le groupe dans les collèges et universités des états avoisinants où les Pinetoppers sont populaires.

C'est à 19 ans qu'Otis fera son premier disque au sein des Pinetoppers, puis sous son nom, mais sans grand succès. Il devra attendre 1962 et THESE ARMS OF MINE avant de sortir de l'anonymat. En novembre 1963 son nom est parvenu jusqu'à New York et il se produit à l'Apollo aux côtés de Ben E. King et Rufus Thomas.

À partir de ce moment les choses vont se précipiter un peu : il enregistre avec succès Mr PITIFUL, RESPECT, MY GIRL, SATISFACTION, MY LOVER'S PRAYER, I CAN'T TURN YOU LOOSE, FA FA FA PA FA, TRY A LITTLE TENDERNESS, TRAMP. C'est la consécration : non seulement il est connu et apprécié aux Etats-Unis, mais il fait des tournées en Europe avec grand succès. La première, en septembre 1966, est tellement encourageante qu'elle incite son manager Phil Walden, à revenir en Mars 67 avec toutes les vedettes Stax : Eddie Floyd, Arthur Conley, The Mar-Keys, Booker: T. & the M. G.'s, Carla Thomas, et Otis Redding bien sûr.  

 

A côté de son activité de chanteur, Otis avait fondé sa propre firme de disques, Jotis qu'il dirigeait avec Phil Walden. Pour Jotis, il découvrait de nouveaux talents,  Billy Young, Loretta Williams, et surtout Arthur Conley, dont il produira les disques également sur Fame et Atco. Otis dirigeait, toujours avec Phil Walden, une maison d'éditions musicales, Walco Music.

Tout allait pour le mieux, Otis avait réalisé son rêve d'enfance : il était célèbre, riche, et aimait le métier qu'il faisait. Il était marié à Zelma Redding et père de trois jeunes enfants. Il habitait un ranch de 300 acres à Round Oak, Géorgie. Il était question d'une nouvelle tournée européenne pour février 68. Le 10 décembre dernier il quittait Cleveland, Ohio, pour Madison, Wisconsin, dans son avion personnel avec cinq membres des Bar-Kays son secrétaire et le pilote. Juste à côté de l'aérodrome se trouve le lac Monona, pris par les glaces, il y a du brouillard... L'avion s'y écrase...

À 26 ans disparaît celui que beaucoup considère comme le meilleur chanteur Soul.

"que tu es impatiente, la Mort !"  (B. Vian)

 

SES DISQUES  

 par Jacques Périn

Comme nous l'avons dit plus haut, la première séance d'enregistrement à laquelle participa Otis fut faite en compagnie des Johnny Jenkins' Pinetoppers : le morceau s'appelle LOVE TWIST et paraîtra sur Atlantic. Puis on trouve Otis sur Finer Arts nous le nom d'Otis & the Shooters ce single paraîtra également sur Atlantic mais comme étant de Johnny Jenkins' Pinetoppers (pour plus de détails, reportez-vous à la discographie !). son premier disque sous son véritable nom sera fait pour Confederate puis repris par Bethlehem, sous-marque de King. (Ces quatre premiers morceaux seront réunis en Angleterre sur un EP Sue). Ces détails sont donnés pour respecter l'historique de la carrière d'Otis Redding car la valeur artistique de ces gravures est assez pauvre. A cette époque Otis est encore sous l'influence directe de Little Richard, nous le trouvons sans grande personnalité dans des thèmes ultra-rapides, avec un saxo-ténor suraigu.

Nous retrouverons Otis Redding deux ans plus tard, en 1962, chez Volt où sort THESE ARMS OF MINE/HEY HEY BABY. Les circonstances qui ont présidé à l'enregistrement sont assez singulières. Ce jour là, Otis accompagnait Johnny Jenkins au studio d'enregistrement de Memphis. Quand la séance fut terminée, il manifesta le désir d'enregistrer deux chansons qu'il venait de composer. Il faut croire que l'essai fut concluant puisque le disque non seulement fut édité peu après, mais obtint les faveurs du public et monta dans les charts du R & B. Son style vocal, en deux ans, a énormément évolué et nous nous trouvons en présence d'un chanteur à la voix bien placée et personnalisée. Certes, l'influence Little Richard subsiste mais lorsqu'il enregistrera LUCILLE, ce sera dans un style propre, déjà affermi.

Le premier LP d'Otis paraîtra sur l'étiquette Atco avec ses premiers succès THESE ARMS OF MINE, PAIN IN MY HEART, SECURITY, et de nombreuses reprises. Les albums suivants sortiront sur Volt :

 

Désormais Otis Redding est un grand du Rhythm & Blues. Sa voix a conquis l'Amérique et l'Europe, voix aux accents bouleversants, qui malaxe les mots et les phrases, les torture, les modèle jusqu'à leur donner ce caractère Soul, qui fait leur beauté. Décrire le Soul est chose malaisée, car c'est une chose interne, que l'on ressent ou non. Mais ce qui faisait l'extraordinaire qualité des enregistrements d'Otis, c'était un tout : une mélodie, une voix, un arrangement, des musiciens. Ces arrangements qui font honneur à tous les disques .Stax/Volt sont d'ailleurs conçus de façon très originale : lors de la séance d'enregistrement, le compositeur joue la mélodie au piano, entouré de tous les musiciens, et c'est à partir du simple thème que va naître cette orchestration, fantastique usine à swing ! (une étude sur ce sujet est en préparation pour un prochain numéro)

Otis reprit à son compte de nombreux morceaux créés par d'autres, mais toujours, il les a marqués de son sceau, et bien souvent, sa version éclipse l'original. Parmi ces reprises citons : SHAKE, CHANGE IS GONNA COME et d'autres titres de Sam Cooke (autre influence sur Otis); MY GIRL des Temptations ; SATISFACTION des Rolling Stones ; DOWN IN THE VALLEY de Solomon Burke ; YOU DON'T MISS YOUR WATER de William Bell ; SCRATCH MY BACK de Slim Harpo ; 634-5789 de Wilson Pickett ; DAY TRIPPER des Beatles ; etc...

Otis ne se risqua à chanter le Blues que deux fois et pourtant lors de ces deux expériences il fut tout simplement fantastique. Ces deux plages, ROCK ME BABY (de B. B. King) et HAWG FOR YOU de sa composition comptent parmi ses meilleures. Dans ces deux blues, les solos de guitare sont remarquables, le premier dû à Steve Cropper, le second à Otis lui-même. Car Otis, outre ses talents de chanteur et de compositeur, était un bon musicien. On peut l'entendre sur trois disques, tout d'abord à la guitare sur HAWG FOR YOU et MARY's LITTLE LAMB, et au piano derrière Billy Young dans SAME THING ALL OVER sur Jotis. Par contre, il est inexact qu'Otis ait joué de la guitare avec Arthur Conley dans SWEET SOUL MUSIC comme il avait été dit. En réalité, Otis se contentait de superviser la séance pendant que Moses Dillard tenait la guitare.

Le dernier LP d'Otis Redding enregistré en studio est le fameux "THE KING & THE QUEEN" comprenant douze duos Otis-Carla Thomas. Ce disque, s'il fut fait à l'emporte-pièce n'en comporte pas moins des réussites incontestables, témoin TRAMP d'après la composition de Lowell Fulsom et Jimmy McCracklin.

Quelques jours avant la mort d'Otis était mis en vente, en France, un double album, THE OTIS REDDING STORY, réplique du HISTORY OF OTIS américain, et qui groupe en deux LPs les plus belles productions d'Otis. Si vous avez peu ou pas de disques de lui, l'achat de cet album s'impose (Stax 69007/69008). Une série de dix 45 tours sera également éditée, réunissant en un coffret un somptueux MEMORIAL.

sur scène...

Paris a vu quatre concerts d'Otis lors de ses deux visites. La première fois le 10 septembre 1966 où il fêtait son 25ème anniversaire. La seconde fois le 21 mars 1967 avec la tournée "Hit the Road Stax".  

 

Voir Otis sur scène, c'est du délire et tous ceux qui ont eu cette chance me comprendront. Imaginez un fort gaillard en costume collant arpentant la scène à grands pas saccadés, et la comparaison avec un "joyeux laboureur" (dixit Kurt Mohr) est assez juste. Dès le moment où il prend possession du plateau, ne vous attendez plus à un seul moment de répit. Dans les morceaux rapides Otis respire la bonne humeur et la vitalité, dans les ballades il nous émeut. Mais quel que soit le tempo, Otis fait corps avec sa musique, il la vit dans toutes les fibres de son corps, il nous la fait sentir, et il nous communique sa joie ou sa peine. Et tout cela sans aucun artifice, mais de façon brutale, franche, virile...

Sur scène comme sur disque, Otis Redding était synonyme de travail bien fait et sincère, de qualité et de franchise. Avec lui disparaît une des plus grandes valeurs du patrimoine musical négro-américain. De cet homme exceptionnel, de cette oeuvre exceptionnelle, il ne reste aujourd'hui que 7 LPs qui nous aideront à ne pas oublier le plus grand chanteur soul qui se soit révélé au cours de ces six dernières années.

J. Périn

Tous les amateurs sincères de "Soul music" ont ressenti un choc à l'annonce de la mort d'0tis Redding. Certes, notre but n'est pas d'exploiter ce triste accident afin de faire d'Otis et des Bar-Kays des martyres du R & B, de parler d'apôtres comme nombreux l'ont fait depuis la mort de Buddy Holly dans des circonstances analogues.

Pour moi, Otis était le meilleur interprète de Soul, et si chacun est juge de cela, nous devons tout de même avoir conscience de la place prépondérante qu'il occupait dans la Soul Music, et par extension dans la Pop Music. Depuis cinq ans environ sa propre réussite était liée à l'accession du R & B aux premiers rangs des musiques populaires. Et je crois pouvoir affirmer qu'Otis et le Memphis Sound dont il est inséparable, ont complètement révolutionné le domaine du R & B, avec en particulier, l’apport d'arrangements (souvent basés sur quelques riffs) soigneusement étudiés, travaillés afin d'en tirer le plus grand pouvoir émotionnel. A cette orchestration s'ajoutait la voix d'Otis : rocailleuse, intense, saccadée, émouvante, virile. Et que l'on ne m'en veuille pas d'abuser d'adjectifs. Cette qualité des enregistrements d'Otis Redding nous la devons au travail d'équipe qui préside à toutes les réalisations Stax/Volt. Travail collectif des compositeurs, chanteurs, arrangeurs, et musiciens.

Otis jouissait auprès de tous les artistes américains et anglais d'une grande popularité qu'avaient su lui apporter son talent et sa gentillesse. Je pense que d’ici quelques mois nous serons mieux à même de mesurer le vide que laisse Otis dans le monde du Rhythm & Blues.

 

C'est un peu à Otis que revient le mérite d'avoir fait connaître au monde entier le R & B. Grâce à lui, l'authentique a remplacé l'ersatz et les copieurs furent remis à leur place. En plus de ses qualités vocales, reconnaissons qu'il ne céda jamais à la grandiloquence, ni à la guimauve, ni au style Broadway (contrairement à certains) ! Son art était si simple, si dépouillé, sa présentation si touchante, que les effets étaient directs, terriblement efficaces, au point qu'il devrait être reconnu comme le plus grand chanteur de jazz, et l'un des artistes les plus représentatifs de la pensée noire-américaine.

Il a rejoint Robert Johnson, Charlie Christian, Jimmy Blenton, dans ce petit groupe des très grands, morts très jeunes...
Michel-Ramonet

 

Otis n'était pas un chanteur-showman comme James Brown ou Wilson Pickett, c'était plus simplement LE chanteur de la ''soul music". Pourtant, sur scène il débordait d'une étonnante vitalité, Gentil et simple, son chant était le plus viril qui soit. Dans ses morceaux les plus violents, il brisait les mots, les concassait, les étirait, leur insufflant rythme et vie avec une force et un souffle éblouissant. Sa voix d'une étrange beauté tordue faisait revivre les mots archi-usés qu'il employait parfois dans les chansons d'amour qui demeurent à jamais inoubliables. Grâce à ses merveilleuses inflexions il apportait une couleur de tendresse et redonnait de l'âme aux ballades les plus éculées. En dehors d'un swing énorme confinant à la sauvagerie, il avait la sincérité et l'humilité des très grands.

Otis était le plus sobre, le plus émouvant. Otis n'eut certainement pas tout le succès qu'il méritait ou du moins peut-on penser que beaucoup l'ont aimé sans comprendre l'ampleur de son message.
Francis Baheu

 

C'est une effroyable réalité à laquelle j'ai mis près d'une semaine à me résoudre et, maintenant que le moment est venu d'en parler, les mots me manquent et m'apparaissent insignifiants.

Aussi je pense que, plutôt que de se perdre en commentaires emphatiques et qui, s'ils sont sincères, n'en demeurent pas moins vains et désuets, le plus grand hommage que l'on puisse rendre à celui qui était certainement notre SOUL BROS numéro un, actuellement, est encore d'écouter et de faire écouter ses meilleurs enregistrements. Pour cet hommage posthume, je pense en particulier à huit de ses plages (puisqu'il faut bien faire une sélection) qui me semblent parfaitement résumer toute la sensibilité et le rythme intimement combinés qui étaient la marque d'Otis.

Tout d'abord, un titre qui a surtout une valeur sentimentale, son premier succès, THESE ARMS OF MINE ; ensuite sa première véritable réussite à l'échelle nationale en même temps que sa première session avec l'équipe de Cropper : RESPECT puis le délirant SATISFACTION, une boutade grandiose ; OLE MAN TROUBLE, peut-être le plus émouvant de tous ; le sur'VOLT'ant I CAN’T TURN YOU LOOSE et le brûlant DON'T MESS WITH CUPID. Nous en arrivons alors au premier tournant dans la carrière d'Otis (qui restera, hélas, le dernier), je veux parler du bouleversant TRY A LITTLE TENDERNESS, qu'il est désormais inutile de présenter. Peut-être pouvons-nous terminer avec son dernier succès dans la même veine : le pathétique GLORY OF LOVE. Mais des titres comme HAVE MERCY, YOU'RE STILL MY BABY, GOOD TO ME et bien sûr I'VE BEEN LOVING YOU TOO LONG n'ont pas le droit d'être ignorés.

Ecoutez, réécoutez, achetez, faites acheter ces monuments Rhythm & Blues Moderne ; c'est "ça" LA véritable SOUL MUSIC. Pour les collectionneurs d'anecdotes, un petit détail cruel et qui, à n'en pas douter, entrera dans la légende :   Otis Redding est mort dans un accident d'avion quelques jours après qu'il ait obtenu son brevet de pilote...

Luc Tabare

J'avoue avoir connu deux pleines journées d'abattement, après cette nouvelle qui m'a laissé pétrifié, vidé...

Otis, c'était à lui seul un grand cri vivide et pathétique, lancé avec une effroyable précision parmi le patrimoine puant qui l'entourait, dans ce climat sensible aux contours mal déterminés où il a percé comme un grand trou net, sans bavures.

Roger Veinante

Ma première rencontre avec le nom d'Otis Redding remonte à quatre ans avec le disque APOLLO SATURDAY NIGHT. Ce fut le choc, par un après-midi de juin 63, et l'alcool aidant, nous étions tous unanimes, Kurt Mohr, Jacques Demetre, Serge Tonneau et moi : un chanteur de la valeur d'un Bobby Bland apparaissait sur la scène du R & B.  
Puis ce fut un nouveau choc avec un nouvel LP "SINGS SOUL BALLADS", perfection du chant et de l'orchestration. La suite fut aussi magistrale, la carrière d'Otis enthousiasma même une génération d'amateurs de Jazz, vieille vague, je peux l'assurer. Ces disques deviendront des classiques comme ceux de Bessie Smith.

Et, un soir, ce fut la nouvelle accablante, stupide : la technique moderne venait d'accomplir un nouveau crime, en la personne d'Otis Redding ainsi que des Bar-Kays dont l'avenir s'annonçait brillant. Chanteur de R & B, c'était avant tout un fils du jazz dans la grande tradition de Bessie Smith ou Billie Holiday. Il fut l'un des seuls à atteindre une telle dimension.

Aujourd'hui il ne nous reste de lui que des souvenirs de concerts extraordinaires, et des disques qui sont des chefs d'oeuvre. Il était un très grand de la musique Afro-Américaine, l'histoire du Jazz devra le consacrer.

source : http://www.otisredding.fr/biographie.htm

 

 

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