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fredericgrolleau.com


texte : trouver la thèse et la problématique du texte (ex. Aristote, Bergson)

Publié le 25 Février 2019, 17:25pm

Catégories : #philo (méthodologie)

texte : trouver la thèse et la problématique du texte (ex. Aristote, Bergson)

Pour votre explication d’un texte philosophique, vous avez besoin de dégager la thèse du texte et de formuler une problématique. Ces deux éléments se retrouveront dans l’introduction de votre explication. Dans ce tutoriel, nous allons voir comment trouver la thèse d’un texte et comment, à partir de cette thèse, formuler une problématique.

Qu’est-ce que la thèse d’un texte philosophique et comment la trouver ?

La thèse d’un texte philosophique est son idée principale, que l’auteur démontre ou explique, à l’aide d’autres idées. La thèse se formule en une phrase, la plus précise possible. Evitez de recopier une phrase du texte, car le correcteur estimera que vous n’avez pas fait l’effort de reformuler la thèse du texte.

Très souvent, la thèse du passage qui vous est proposé est située au début ou à la fin. Pour la trouver, repérez bien la manière dont la réflexion progresse : de quelle idée (la thèse du texte), les autres idées semblent partir ou vers quelle idée elles semblent converger.

Qu’est-ce que la problématique d’un texte philosophique et comment la formuler ?

Formuler la problématique d’un texte est beaucoup plus facile que pour la dissertation. En effet, il vous suffit d’inventer une question à laquelle la thèse répond. Pour que cette question soit problématique, il vaut mieux qu’elle soit formulée, de telle sorte à contenir un paradoxe.

Exemple d’application

Texte d’Aristote (extrait de La Politique I,2)

« Il est évident que l’homme est un animal politique, bien plus que n’importe quelle abeille ou n’importe quel animal grégaire. Car, nous le disons souvent, la nature ne fait rien en vain. Et seul parmi les animaux, l’homme est doué de parole. Certes la voix sert à signifier la douleur et le plaisir et c’est pourquoi on la rencontre chez les autres animaux (car leur nature s’est hissée jusqu’à la faculté de percevoir douleur et plaisir et de se signifier mutuellement). Mais la parole existe en vue de manifester l’utile et le nuisible, puis aussi, par voie de conséquence, le juste et l’injuste. C’est ce qui fait qu’il n’y a qu’une chose qui soit propre aux hommes et les sépare des autres animaux : la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste et autres notions de ce genre ; et avoir de telles notions en commun, voilà ce qui fait une famille et une cité. »

Thèse du texte : : L’homme est doué de parole, parce qu’il est fait pour vivre en société et a donc besoin d’échanger sur le juste et l’injuste avec les autres.
Problématique du texte : Pourquoi l’homme est-il, contrairement aux animaux, doué de parole, alors qu’il fait partie des animaux ?

Exercice d’entraînement

Vous pouvez faire cet exercice dans la zone des commentaires (ou sur la page « me contacter », si vous ne voulez pas que votre travail paraisse sur le site). Un corrigé vous sera proposé dans le Tutoriel n°3.

Dégagez la thèse et la problématique du texte de Bergson :

« Qu’arrive-t-il quand une de nos actions cesse d’être spontanée pour devenir automatique ? La conscience s’en retire. Dans l’apprentissage d’un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun de nos mouvements que nous exécutons, parce qu’il vient de nous, parce qu’il résulte d’une décision et implique un choix ; puis, à mesure que ces mouvements s’enchaînent davantage entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns les autres, nous dispensant ainsi de nous décider et de choisir, la conscience que nous en avons diminue et disparaît. Quels sont, d’autre part, les moments où notre conscience atteint le plus de vivacité ? Ne sont-ce pas les moments de crise intérieure, où nous hésitons entre deux ou plusieurs partis à prendre, où nous sentons que notre avenir sera ce que nous l’aurons fait ? Les variations d’intensité de notre conscience semblent donc bien correspondre à la somme plus ou moins considérable de choix ou, si vous voulez, de création, que nous distribuons sur notre conduite. Tout porte à croire qu’il en est ainsi de la conscience en général. Si conscience signifie mémoire et anticipation, c’est que conscience est synonyme de choix.

Corrigé de l’exercice du Tutoriel n°1

Avant de lire le corrigé, faites l’exercice du Tutoriel n°1

Plan du texte de Bergson sur la conscience (il s’agit du même texte que celui situé juste au-dessus) :

1e partie : « Qu’arrive t-il … et disparaît ». Situation où la conscience est absente : lorsque nous agissons par automatisme. Exemple de l’apprentissage d’un exercice.
2e partie : « Quels sont…ce que nous l’aurons fait? » Situation où la conscience est présente au plus haut degré : lorsque nous devons faire un choix important.
3e partie : »Les variations d’intensité … choix » Conclusion sur les variations d’intensité de la conscience : plus notre conduite implique de choix et plus notre conscience est présente.

 

source : http://ephilo.fr/these-problematique-texte-philosophique/

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