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fredericgrolleau.com


Giocare a scacchi con la morte, torna ‘Il settimo sigillo’ di Ingmar Bergman (Jouer aux échecs avec la mort, “Le Septième Sceau” d’Ingmar Bergman revient)

Publié le 5 Novembre 2018, 10:25am

Catégories : #Echos d'Italie

Giocare a scacchi con la morte, torna ‘Il settimo sigillo’ di Ingmar Bergman (Jouer aux échecs avec la mort, “Le Septième Sceau” d’Ingmar Bergman revient)

 

La Repub­blica

repubblica.it / cinema

Gio­care a scac­chi con la morte, torna ‘Il set­timo sigillo’ di Ing­mar Berg­man
In occa­sione dei cento anni dalla nas­cita del suo autore domani arriva nelle sale ita­liane il res­tauro, rea­liz­zato dallo Svenska Fil­mins­ti­tu­tet, di uno dei titoli più ico­nici del regista sve­dese. 
Nato osser­vando i dipinti nelle chiese e ascol­tano i Car­mina Burana

di CHIARA UGOLINI

04 novembre 2018

Su una spiag­gia danese un cava­liere, di ritorno dalle Cro­ciate insieme al suo scu­diero, incon­tra un essere di nero ves­tito, è la Morte che vuole por­tarlo con sé. Il cava­liere ha il sangue freddo di sfi­darla a una par­tita a scac­chi, se rius­cirà a bat­terla avrà salva la vita. In occa­sione del cen­te­na­rio della nas­cita di Ing­mar Berg­man e a cinquant’anni dall’uscita nelle sale ita­liane Il set­timo sigillo ritorna al cinema nella ver­sione res­tau­rata dallo Svenska Fil­mins­ti­tu­tet gra­zie all’impegno della Cine­teca di Bolo­gna per por­tare i grandi clas­sici del pas­sato sul grande schermo per cui furono concepiti.“Quando l’angello aprì il set­timo sigillo, nel cielo si fece un silen­zio di circa mezz’ora e vidi i sette angeli che sta­vano din­nanzi a Dio e furono loro date sette trombe” si legge nell’Apocalisse.

Aveva 39 anni il regista sve­dese quando concepì uno dei titoli più ico­nici della sua ricca fil­mo­gra­fia, ma quest’opera ha una genesi lunga che affonda le radici fin nella sua infan­zia.
“Da bam­bino mi capi­tava tal­volta di seguire mio padre nei suoi spos­ta­menti quando doveva offi­ciare messa nelle pic­cole chiese di cam­pa­gna dei din­torni di Stoc­colma — rac­con­tava lo stesso Berg­man, figlio di un pas­tore lute­rano -  Mentre mio padre par­lava dal pul­pito, e i fedeli pre­ga­vano, can­ta­vano o ascol­ta­vano, io concen­travo la mia atten­zione sul mondo segreto della chiesa, cos­ti­tuito da volte basse, mura spesse, pro­fumo di eter­nità, luce solare  che tre­mava sulla strana vege­ta­zione dei dipinti medioe­vali e sulle figure scol­pite sul sof­fitto e sulle mura. C’era tutto ciò che la fan­ta­sia può desi­de­rare: angeli, santi, dra­goni, pro­feti, demoni, bam­bini.
C’erano ani­mali estre­ma­mente spa­ven­tosi: i ser­penti del Para­diso, l’asino di Balaam, la balena di Jonas, l’aquila dell’apocalisse… In un bosco, la Morte era seduta e gio­cava a scac­chi­con un cavaliere…”

Quella sug­ges­tione infan­tile si raf­forza nell’osservazione di un affresco ano­nimo della fine del 1300, dipinto sul muro di una chiesa di cam­pa­gna nel sud dello Små­land, che raf­fi­gura un cava­liere, il suo scu­diero, un fab­bro, una strega al rogo e altre figure della Sve­zia medievale.

[…]

tra­duc­tion :

Jouer aux échecs avec la mort, Le Sep­tième Sceau d’Ingmar Berg­man revient
À l’occasion du cen­te­naire de la nais­sance de son auteur arrive demain dans les salles ita­liennes la res­tau­ra­tion, réa­li­sée par l'Institut suédois du film, d’un des titres les plus ico­niques du le met­teur en scène sué­dois [sorti en 1956, ndt].
Né en obser­vant les pein­tures dans les églises et en écou­tant les Car­mina Burana [can­tate scé­nique com­po­sée par Carl Orff en 1935–1936, les Car­mina Burana sont une par­tie des Tri­onfi, une tri­lo­gie musi­cale incluant les can­tatesCatulli Car­mina et Tri­onfo di Afro­dite. Le mou­ve­ment le plus célèbre est le chœur ini­tial O For­tuna, repris ensuite de manière écour­tée à la fin de l’œuvre. ndt]

par  CHIARA UGOLINI

le 04 novembre 2018

Sur une plage danoise un cavalier, de retour des Croisades avec son écuyer rencontre un être vêtu de noir : c'est la Mort qui veut l'emporter avec elle. Le cavalier a le sang-froid de la défier grâce à une partie échecs. S'il réussit à la battre, il aura la vie sauve. À l'occasion du centenaire de la naissance d'Ingmar Bergman et des cinquante ans de la sortie du film dans les salles italiennes, Le Septième Sceau revient au cinéma dans une version  restaurée grâce à l'Institut suédois du film et à l'engagement de la Cinéthèque de Bologne pour porter les grands classiques du passé sur le grand écran pour lequel ils furent conçus.

On peut lire dans l’Apocalypse que “Quand l’Agneau ouvrit le sep­tième sceau, il se fit dans le ciel un silence d’environ une demi-heure. Alors je vis les sept anges qui se tiennent devant à Dieu. Sept trom­pettes leur furent don­nées.“
Le met­teur en scène sué­dois avait 39 ans quand il conçut un des titres plus ico­niques que de sa riche fil­mo­gra­phie. Mais cette oeuvre a une longue genèse qui plonge ses racines jusque dans son enfance.

“Enfant, il m’arrivait par­fois de suivre mon père dans ses dépla­ce­ments quand il devait célé­brer la messe dans les petites églises de cam­pagne des alen­tours de Stock­holm — racon­tait le même Berg­man , fils d’un pas­teur luthé­rien. Pen­dant que mon père par­lait depuis la chaire, et que les fidèles priaient, chan­taient ou écou­taient, je concen­trais mon atten­tion sur le monde secret de l’église, consti­tué de voûtes basses, de murs épais, d’un par­fum d’éternité, de la lumière solaire qui trem­blait sur l’étrange végé­ta­tion  des pein­tures médié­vales et sur les illus­tra­tions gra­vées sur le pla­fond et sur les murailles. Il y avait là tout ce que l’imagination peut dési­rer : anges, saints, dra­gons, pro­phètes, démons, enfants. Il y avait des ani­maux effroyables à l’extrême : les ser­pents du Para­dis, l’âne de Balaam, la baleine de Jonas, l’aigle de l’Apocalypse… Dans un bois, la Morte était assise et jouait aux échecs avec un cavalier…”

Une ima­gi­na­tion enfan­tine qui se ren­force par l’observation d’une fresque ano­nyme de la fin de 1300, peinte sur le mur d’une église de cam­pagne dans le sud du Små­land et qui repré­sente un che­va­lier, son écuyer, un for­ge­ron, une sor­cière au bûcher et d’autres illus­tra­tions de la Suède médiévale.

fre­dric grolleau

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