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fredericgrolleau.com


"Black Mirror & lomepal : Peut on torturer sans sentir de culpabilité ?" - 2 - (exposé)

Publié le 20 Mai 2018, 09:15am

Catégories : #Philo (exposés)

"Black Mirror & lomepal : Peut on torturer sans sentir de culpabilité ?" - 2 - (exposé)

lire la partie 1 
 

Culpabilité du coupable (réellement)

La vérité est enfin révélée : Victoria a été reconnue coupable, avec son compagnon, d'avoir enlevé, torturé, puis incinéré une fille appelée Jemima, et d'avoir filmé ces horreurs à l'aide d'un téléphone portable. L'ours en peluche blanc de la petite fille est devenu le symbole de cette affaire et le nom du centre d’incarcération de Victoria. Dans cette prison elle  a été condamnée à vivre chaque jour des événements identiques au White Bear Justice Park, et est donc ramenée vers la maison sous les insultes de la foule, puis réinstallée dans la salle obscure ; sa mémoire est effacée pendant que le personnel de ce parc thématique rétablit le décor que Victoria découvrira à son énième réveil.

Cette fusion du divertissement de parc à thème avec la justice et la torture de criminels semble certainement être une expérience très attrayante pour les consommateurs. Cependant c’est un méthode de profiter de la souffrance d’autrui. Mais la question de connaître l’éthique de ce code moral ne semble pas déranger les acteurs et le personnel du parc. Il pensent sérieusement que ce qu’ils font est pour le bien commun, c’est une simple exécution de leur travail.

Cependant, il n’y a pas de vraies arguments qui incriminent Victoria, son réquisitoire est basé sur des témoignages de personnes qui n’étaient même pas présentes lors du crime.

Cette violence de sa punition attire l’attention loin du crime qu’elle a ou n’as pas commis. Cela ouvre des discussions sur l’éthique de la torture et la façon dont un publique voit celle ci. Quand nous voyons que le nom de sa prison contient le mot Justice, on se demande comment celle-ci est abordée dans cette dystopie.

On pourrait penser que c'est une punition appropriée pour les crimes qu'elle a commis, mais cela ne rend t-il  pas les participants et les acteurs pires que Victoria? Nous verrons dans al prochaine partie que c’est possible de contrer la culpabilité par la récompense.

 

2) CULPABILITÉ ÉQUILIBRÉE PAR RÉCOMPENSE (PAL PAL)

La culpabilité d’avoir torturer quelqu’un peut peser sur le mental, cependant il existe des situations dans lesquelles cette énorme culpabilité peut être balancée par la récompense qu’elle promet.

Gloire (lomepal)

Ici, l’autorité légitime, c’est Lomepal, qui s’improvise animateur de télévision. Un couple est invité sur le plateau afin de se prêter à un jeu plus que dangereux. S’ensuit une escalade de violence, chacun infligeant des souffrances à l’autre sous les exclamations du public et les encouragements de Lomepal. Ici la culpabilité de forcer un couple à s’entretuer est balancé par le gain de gloire, Lomepal poursuit donc avec son émission, toujours souriant même après avoir forcé un meurtre.

 

Argent (compétiteurs)

 La règle de ce jeu est le plus un candidat fait souffrir son partenaire, plus il gagne d’argent.

Lomepal est très critique de la société de consommation mais en même temps il est obsédé avec l’argent

dans son clip, Pal Pal, c’est un jeu télévisé un couple va être amené à se faire souffrir poussés par l’appât du gain et l’encouragement du public. Il veut montrer qu’on respecte bêtement les règles qui nous sont imposées si elles sont données par une personne qui semble être d’importance, comme un médecin, un policier ou même un professeur. Pendant tout le clip le couple se torture, poussés par l’argent et à la fin, après avoir assassiné son mari pour doubler ses gains, la participante se tient devant le publique, les larmes aux yeux mais le sourire aux lèvres ce qui montre parfaitement la contraste de la culpabilité contrée par la récompense matérialiste.

 

Divertissement (public)

Une autre critique de Lomepal apparait dans ce même clip, c’est l’insulte de la société qui pousse le crime par ses encouragements. Ici, c’est le publique, qui applaudit tout au long des tortures infligés. la culpabilité d’assister a un meurtre est presque ignorée puisque ils en tire un divertissement.

 


 

3)  SANS CULPABILITÉ  

sindividuation

La désindividuation est un concept psychologique qui est la perte la conscience individuelle quand entouré d’un groupe. Lorsqu’un individu fait parti d’un groupe il agit avec cela en tête et le poids de ses actions sont répercutées sur le groupe entier donc son sentiment de culpabilité est partagé dans le groupe.

En 1971, Zimbardo une psychologue concrétisa cette idée à l’aide d’une expérience en une prison simulée. Il a simulé un environnement carcéral dans le sous-sol de l'université de Stanford et a demandé à 24 étudiants de jouer le rôle de gardien ou de prisonnier. Ces 24 ont été pensivement choisis car ils n'avaient aucune anomalie physique ou mentale ni de casier judiciaire. Les prisonniers et les gardes, tous deux ont reçu des costumes appropriés à leurs rôles et ont été invités à se comporter respectivement à leur rôle.

Les individus des deux camps sont devenus si investis dans leurs rôles et se sont associés à leurs groupes respectifs à tel point que l'expérience qui devait durer deux semaines s'est terminée en six jours à cause du traitement sadique des prisonniers par les gardes.

 

 

Le rejet (Vietnam vétéran)

Le syndrome du Vietnam, a été utilisé au début des années 1970 pour décrire les symptômes physiques et psychologiques des anciens combattants revenant de la guerre du Vietnam, qui serons plus tard connue sous le nom de syndrome de stress post-traumatique. À la fin des années 1970, le syndrome du Vietnam n'était plus un terme médical et il avait obtenu une signification politique, inventée par Henry Kissinger et popularisée par président Américain Ronald Reagan pour décrire la réticence des États-Unis à envoyer des troupes dans des situations de combat à l’étranger suite à l’immense défaite des États Unis au Vietnam. Ce même syndrome a entraîner par la suite un rejet complet de la guerre du Vietnam par ses vétérans. Mais qu’il y a t’il de si choquant de cette guerre qu’elle engendrerais chez ses soldats un déni total?

Certains éléments rentrent en jeu lorsque l’on parle de l’amnésie collective des États Unis face à cette guerre; comme la défaite, les meurtres inutiles, le faux-pas du gouvernement et les mouvements anti guerre.

Nous parlons ici de l’effet de la défaite  du Vietnam et comment celle ci a impacter ses vétérans et le gouvernement qui pour la plupart veulent soit oublier cette guerre soit la nie. La culpabilité d’avoir tué des innocent à fait que l’effet même de désindividuation ne suffisait plus pour contrer celle ci. C’est pour cela que suite à leur défaite en Vietnam, plusieurs vétérans ont eu recours aux drogues et au suicide.

Cependant, il existe un certain type de personne qui semble être immune à la culpabilité car leur sens moral est défectueux, ils ne savent donc pas faire la différence entre le bien et le mal. Ils peuvent apprendre mais ils ne sentirons jamais de sentiment d’avoir fausser ou d’avoir meurtris quelqu’un; ce sont des sociopathe.

 

Sociopathe

Un sociopathe est une personne affectée de troubles de la personnalité entraînant un comportement asocial. Dans Le Mythe de Sisyphe, auteur français Albert Camus dit -: « [L’homme absurde] n'entend pas la notion de péché... On voudrait lui faire reconnaître sa culpabilité. Lui se sent innocent. A vrai dire, il ne sent que cela, son innocence irréparable » (II, 137). Nous fait penser automatiquement à un sociopathe , dont l’innocence est irréparable car elle est maladie. La culpabilité est donc un sentiment qu’il ne parviens pas à sentir. On pourrait se dire que un sociopathe vie avec une seule règle en tête, “Il n'y a pas de honte à être heureux tout seul » (La peste, II, p. 58) .

Instables, les sociopathe vivent au-dessus de leurs moyens, ils sont  impulsifs, avec une tendance à toujours faire retomber la faute sur autrui, ont du mal à avoir des activités professionnelles et des relations personnelles durables et saines. Ces comportements, ont un degré mineur, ne conduisent pas tous à la criminalité : ce n'est que le premier stade de la maladie, ce que l'on ne considère pas réellement comme une pathologie nécessitant de soins particuliers. Toutes ces caractéristiques peuvent s'exprimer à un degré mineur et, dans ce cas, ne pas relever de la pathologie. Comme toutes les maladies, il y a des stades à la sociopathie.

 

 

SOURCES

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-reconnaitre-sociopathe-et-comment-savoir-en-etes-michel-benezech-774195.html#LVgt5ZwzPfxEWdJs.99

http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/clip-lomepal-palpal-jeu-cruel/

http://www.clique.tv/dans-la-peau-dun-presentateur-tele-lomepal-critique-la-folie-de-notre-societe-dans-pal-pal/

 

 

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